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La Ligne du temps

Le premier graphique plus bas représente la ligne du temps à partir de 2 000 après J.C. jusqu’à 8 000 avant J.C.  étalée de A à K, respectivement. L’avantage d’un tel graphique est de montrer l’importance et la durée des civilisations, cultures etc.

Plusieurs faits remarquables y apparaissent.

Le premier constat important pour les Québécois (en A), qui devrait améliorer les connaissances historiques de M. Justin Trudeau (et de plusieurs autres), est que la durée de la période de la Nouvelle France est pratiquement aussi longue que celle de « son » Canada depuis 1760, lorsque nous avons laissé l’Angleterre s’installer dans le pays. Parce que si les gens de Québec, ce qui n’est jamais mentionné, n’avaient pas accepté d’ouvrir les portes de la ville, les Anglais retournaient chez eux bredouilles le surlendemain.

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Ce « fait » historique indiscutable étant établi, regardons maintenant la durée des civilisations antérieures.

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Ce qui saute aux yeux, par la suite, est l’extraordinaire durée de la civilisation égyptienne en lui incorporant la période prédynastique, qui selon Sethi Ier commence en 5 300 av J.C. (en H) lorsque les « Horus » arrivent par bateaux. Elle aurait eu alors une durée de 5 273 ans (fin en 27 av J.C.). Ce qui devient la plus longue durée d’une civilisation jamais atteinte jusqu’à maintenant. On remarque également que cette arrivée des Horus se produit une centaine d’années après la création du Bosphore.

Mais je remarque un petit détail que je trouve encore beaucoup plus important. C’est la date de l’apparition de la ville d’Eridu (entre H et I), établie selon les fouilles archéologiques officielles. Cette ville apparait tout de suite après la création du Bosphore qui inonda le grand littoral de la Mer Noire. Et comme les Sumériens nous disent qu’Eridu fut la première ville sumérienne, habitée par les « Puissants », construite après « le Déluge », nos scribes sumériens ne divaguaient pas et avaient raison. Car pour eux, l’inondation de la Mer Noire, en 30 jours selon les géologues (la Genèse dit 40 jours), fut un « déluge ». L’important est qu’ils nous indiquent ainsi que leurs « Puissants » (et non leur « dieux ») étaient originaires du littoral de la Mer Noire. Ce qui est une information capitale pour comprendre l’origine de la notion de « divinité » comme on peut l’expliquer de la façon suivante :

Ces fameux « Puissants » avaient échappé au cataclysme provoqué par la hausse des niveaux océaniques suite à la fonte des glaciers datant de 10 000 avant J.C. et ils avaient continué d’évoluer pendant 5 000 ans additionnels avant d’être obligés d’évacuer rapidement leur contrée.

Sur le même graphique on remarque que l’agriculture est apparue officiellement en 8 000 avant J.C. (en K). Mais si on regarde le graphique de la période antérieure qui suit :

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On découvre que l’agriculture existait en Égypte vers 15 500 avant J.C.

Voir sur Google au XVIe millénaire on trouve :

15 500 av. J.-C. Inventions, Découvertes, Introductions :

Égypte : l’agriculture, avec des indices probables de culture sans lendemain (ceci n’est qu’une disgression confirmée par le qualificatif « probable »), des céréales dans la vallée du Nil.

Cette donnée indique que si l’agriculture des céréales existait en Égypte à cette époque, elle devait exister d’autant plus sur les littoraux océaniques (5 000 ans avant la fonte des glaciers), puisque les hommes s’installent toujours près de l’eau et non dans les montagnes. On peut même supposer que l’agriculture sur le littoral était plus avancée et plus productive que celle de la vallée du Nil, puisque les hommes s’y trouvaient certainement en plus grand nombre.  Cela explique également les découvertes datant de 17 000 ans, de faucilles fabriquées en incrustant des microlithes dans une tige courbée (c’est toute une job!) pour soi-disant, couper du blé sauvage de temps en temps, à la « vas comme ça pousse ». C’est plus logique, donc plus justifiable et surtout moins décourageant de fabriquer une telle faucille si on fait vraiment de l’agriculture.

Les « Puissants » des Sumériens auraient donc bénéficié d’une évolution sans aucun problème, pendant toute la durée entre -15 500 et 5 300 av J.C. C’est-à-dire une durée de 10 200 ans, sans interruption après l’installation de l’agriculture productive.

Notre propre civilisation a installé l’agriculture productive vers 3 000 av. J.C. (Sumer). Ce qui nous donne une période d’évolution de 5 015 ans et huit mois, au moment où vous lisez ces lignes. C’est-à-dire que nous avons bénéficié d’une durée évolutive de 5 184 ans de moins que les « Puissants » des sumériens. Il est donc assez probable que nos Sumériens avaient également raison de qualifier ces « émigrés de la Mer Noire » de « Puissants » et « d’êtres supérieurs aux hommes »; car ils avaient évolué deux fois plus longtemps que nous ne l’avons fait nous-même jusqu’ici. Les mathématiques ne mentent pas.

Lorsque ces « Puissants » ont pris le contrôle sur les trois quart des territoires habités de l’époque, vers 3 200 av J.C., la notion « d’êtres supérieurs aux hommes » s’est installée dans l’esprits de nos ancêtres et son influence « politique » a suivi. L’histoire de cette « politique » est racontée dans la Genèse et sa suite du « livre ». Le mouvement fut initié par le « putsch » de Marduk qui a voulu s’établir « dieu suprême » vers 2 000 av J.C. Ceci se déroule à l’époque du dénommé Abraham. Les religions du « livre » ont, par la suite, servi à installer un « Dieu unique » à la tête d’un système prônant « l’élitisme » pour certains et « l’humilité » pour les autres. Ce qui a abouti à notre « démocratie représentative » où les « représentants du peuple » sont mieux traités et mieux considérés que le peuple lui-même. Si cela n’explique pas notre situation actuelle, je ne sais plus comment je pourrai vous l’expliquer, joual-vert!

Évidemment, les Amérindiens, ayant émigré en Amérique du Nord bien avant la création du Bosphore, n’ont pas subi ce conditionnement « élitiste ». C’est pourquoi, chez eux, la liberté de chacun était primordiale. Un chef devait être un assez bon orateur pour « convaincre » les membres de sa tribu; sinon, lorsqu’il partait dans son expédition, les autres restaient couchés dans leur wigwam. Ajoutons que tous les membres de la tribu étaient égaux puisque chacun possédait une certaine aptitude qui servait à l’ensemble. C’est encore une preuve additionnelle que l’influence de ces « êtres supérieurs aux hommes » s’est manifestée partout sauf en Amérique du Nord.

J’espère qu’un jour, nos réflexions s’attarderont à cette explication logique et « normale » sur les méfaits de la notion de « religion » telle qu’elle nous fut inculquée. Chez nos Amérindiens la seule notion qu’ils avaient adopté était tout à fait naturelle. C’était ce que nous pourrions appeler la « notion de survie ». Elle se décrit de la façon suivante : Le « Maître de la vie » était « pro-survie » et le Manitou était  « anti-survie ». C’est d’ailleurs pourquoi nos Indiens ne comprenaient pas à quoi pouvait bien servir la nécessité, selon les missionnaires, de faire des « dons » à quelque chose de déjà « bon » en soi. Ils voyaient plus de logique dans un besoin de faire des dons à quelque chose de mauvais pour atténuer sa « méchanceté ». Avouons qu’ils n’étaient pas si bête les « sauvages ».

Amicalement.

André Lefebvre

 

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

 

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