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La haine, mal incurable

Effets secondaires irréversibles.

De cette crise qui risque fort de s’éterniser tant tous les ingrédients qui y ont été distillés sont d’abord pensés pour fracturer la société, diviser les nations, insuffler la peur, la méfiance et la suspicion. Le mensonge a été le moteur premier d’une stratégie qui ensuite a visé à faire de l’argent de tout et surtout de nos vies.

Il a fallu avaler des couleuvres, renoncer à des droits, accepter des régressions immenses pour au final se contenter de n’être plus que des pions dans les mains d’apprentis sorciers. La science a voulu prendre le pouvoir, bien aidée par des politiques incapables de convaincre autrement que par la sanction, la menace et la contrainte. Depuis longtemps les pédagogues savent que ce sont les pires solutions pour obtenir l’adhésion de tous.

Puis la mayonnaise a fini par prendre en constituant deux camps, assez inégaux numériquement mais pareillement odieux dans leur manière de penser l’autre camp. Les chantres du miracle vaccinal vouent désormais les inquiets, les sceptiques, les hostiles, les réfractaires au vaccin à la mort lente, sans assistance médicale et avec tous les coûts à leur charge. Un sentiment d’une remarquable humanité, la même qui du reste laisse les pays pauvres à l’écart de la solution vaccinale. Ceux-là ont tout oublié de la fraternité, de la charité et de l’amour du prochain.

Les autres s’en prennent non aux décideurs mais à ceux qui œuvrent en conscience pour venir en aide aux autres : pharmaciens, infirmiers, médecins. Ils deviennent intolérants niant aux autres le droit de ne pas penser comme eux. Ils se font ainsi aussi tyranniques qu’un pouvoir qui n’agit que par la contrainte à la différence qu’eux sont dans l’illégalité. Pour ne pas être en reste dans la nouvelle empathie sanitaire, ils vouent les vaccinés à la mort sous le nième variant, enfant illégitime de vaccins mortifères.

Pour corser le tout, les références historiques pleuvent dans les deux camps avec une exagération qui n’a rien à voir avec la réalité d’une pandémie qui ne peut se comparer aux fléaux du passé. C’est une fois encore en jouant à plaisir d’une communication anxiogène et répétitive à la nausée que le pouvoir a voulu créer cette comparaison fallacieuse. Le Covid n’est ni la peste, ni le choléra, ni même la grippe espagnole. Mais en face, pour symboliser les dérives de l’Apartheid sanitaire, l’étoile jaune est venue ternir le débat. Comparaison hideuse, indigne et sans aucun objet.

Cependant, la facilité des uns à bénéficier des droits désormais retirés aux autres atteste que le naturel revient vite au galop, qu’une majorité peut se penser légitime à bénéficier de droits qui sont interdits aux autres. C’est cette suffisance de ceux qui exhibent ce Pass(e) de la honte qui entraîne des réactions plus exécrables encore chez ceux qui se sont exclus d’eux-mêmes de ce droit.

Dans les deux camps, le même prosélytisme, la même morgue, la même certitude quasi mystique en une pensée qui se prive radicalement du doute, de la raison, de la tolérance et de la sagesse. Tout ceci ne peut mener qu’à la fragmentation, au conflit, au pugilat et pire encore car il y a des dirigeants qui soufflent sur les braises, attisent l’incendie pour des fins électorales.

Il n’est pas de mon propos de savoir qui a raison et qui a tort. Je crois du reste que la vérité n’est pas si simple à débusquer dans ce maquis de contradictions et de données erronées, falsifiées et même fabriquées de toutes pièces chez les uns et chez les autres. Je tiens simplement à vous mettre en garde et vous appeler à retrouver la raison.

La haine est un mal bien plus insidieux que cette redoutable maladie. Quand elle s’insinue ainsi, elle a des effets à long terme, souvent irrémédiables et terriblement nuisibles, parfois mortels. Je ne sais qui pense tirer profit de cette plaie purulente qui touche désormais en profondeur toutes les composantes de notre réseau personnel : famille, amis, collègues, voisins, relations, inconnus… Nous sommes au bord de l’implosion et nul vaccin ne viendra réparer cela.

Prophétiquement vôtre.

C’est Nabum

 

Le tonneau de la haine

La Haine est le tonneau des pâles Danaïdes ;
La Vengeance éperdue aux bras rouges et forts
A beau précipiter dans ses ténèbres vides
De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d’efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps.

La Haine est un ivrogne au fond d’une taverne,
Qui sent toujours la soif naître de la liqueur
Et se multiplier comme l’hydre de Lerne.

– Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur,
Et la Haine est vouée à ce sort lamentable
De ne pouvoir jamais s’endormir sous la table.

Charles Baudelaire

 

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