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La gestion de la main-d’oeuvre vieillissante: un d?fi de taille

Workers Packing Chipped Beef, 1910

 

Le viellissement actuel de la main-d??uvre au Qu?bec et au Canada est une r?alit? ? laquelle toutes les entreprises doivent faire face. En effet, le bas taux de f?condit?, l?allongement de l?esp?rance de vie, l?entr?e sur le march? du travail retard?e par les ?tudes et le taux d?immigration insuffisant contribuent ? cr?er des d?fis de taille quant ? la gestion efficace des ressources humaines.

Depuis 30 ans, on assiste ? un augmentation du nombre de travailleurs de 55 ans et plus qui Les gens restent sur le march? du travail plus longtemps. Les bouleversements que connait l??conomie depuis une dizaine d?ann?e laissent croire que cette tendance risque de perdurer. Or, la politique d??viction de la main-d??uvre traditionnellement utilis?e ne convient plus ? la nouvelle r?alit? ?conomique. C?est pourquoi une adaptation cons?quente des pratiques de gestion des ressources humaines des entreprises doit s?op?rer.

S?il y a une certitude concernant la prise de retraite, c?est qu?elle s?est consid?rablement transform?e depuis que les travailleurs de la g?n?ration des baby boomers ont commenc? ? prendre leur retraite.? Or cette p?diode de prise de retraite anticip?e fait conna?tre ses premiers effets n?gatifs. En fait, les retrait?s anticip?s de la fonction publique ont habituellement un fond de retraite qui leur permet de maintenir un bon niveau de vie. Par contre, ces jeunes retrait?s co?tent tr?s cher ? l??tat et une trop grande utilisation de la retraite anticip?e a cr??e certaines p?nuries, par exemple dans le r?seau de la sant?. D?autre part, les autres retrait?s anticip?s sont souvent forc?s de constater que les prestations de retraite offertes par l??tat ne sont pas suffisante pour leur assurer un niveau de vie convenable. Plusieurs retournent sur les march? du travail, ce qui est difficile ?tant donn? l?existence des pr?jug?s li?s ? la main-d??uvre vieillissante. On note d?ailleurs une augmentation de la pauvret? chez les personnes ?g?es.

Il est largement avantageux pour les entreprises de conserver leur main-d??uvre viellissante le plus longtemps possible pour ?viter de cr?er une p?nurie de main-d??uvre qualifi?e, mais ?galement pour conserver un certain ?quilibre et pour tirer profit des larges connaissances et de l?exp?rience de ces travailleurs. Le graphique suivant d?montre que le nombre de travailleurs suit une pente descendante, ce qui risque de se traduire par une p?nurie de travailleurs qualifi?s dans certains domaines.

N?anmoins, dans les faits, en 2005, l??ge m?dian de la retraite ?tait de 61,4 ans chez les hommes et de 59,7 ans chez les femmes au Qu?bec. Des ?tudes ?contredisent l?id?e selon laquelle les travailleuses et les travailleurs de 45 ans et plus sont moins productifs, moins motiv?s ou moins pr?ts ? acqu?rir de nouvelles comp?tences [?]. Ces travailleuses et travailleurs ne sont pas non plus davantage expos?s aux accidents de travail et ? la maladie, donc plus souvent absents de leur travail que les plus jeunes? (Tremblay,2001).

Bien que la strat?gie d??viction de la main-d?oeuve, qui se traduit par la mise ? la retraite anticip?e apr?s 45 ans, soit encore trop r?pandue, des entreprises ont mises en place des mesures pour conserver leur main-d??uvre vieillissante plus longtemps. Certaines sont ax?es sur la gestion des carri?res, qui concerne la planification et le d?veloppement des carri?res, ainsi que les mouvements de la main-d??uvre. D?autres mesures concernent l?adaptation des conditions de travail et ont trait ? l?am?nagement du temps de travail, ? l?adaptation du poste de travail, ? la r?mun?ration et aux avantages sociaux.

Le concept de retraite progressive

En terme de conservation de la main-d??uvre vieillissante, le concept de retraite progressive est important. En fait, la retraite progressive signifie que le travailleur se retire d?une fa?on graduelle du march? de l?emploi gr?ce ? une r?duction ou ? un am?nageant de ses heures de travail, une diminution de sa charge de travail ou un am?nagement du poste de travail.

Afin de rendre plus accessible le concept de retraite progressive, le r?gime de retraite de la R?gie des rentes?a subit des modifications en 1997. Ainsi ?? partir de 55 ans et avec l?accord de son employeur, un travailleur qu?b?cois peut, tout en continuant ? travailler ? temps partiel, r?duire ses heures de travail pendant quelques ann?es et toucher des prestations d?un r?gime priv? de retraite? (Tremblay 2001).

Outre la mise en place d?un programme de retraite progressive, il existe plusieurs pratiques de gestion des ressources humaines dont les entreprises peuvent tirer profit pour conserver la main-d??uvre vieillissante. En effet, des ?tudes d?montrent qu??on peut susciter l?int?r?t d?un plus grand nombre de travailleurs ?g?s quant ? leur maintien en emploi ou ? leur retour sur le march? de l?emploi en bonifiant l?am?nagement du temps de travail et des t?ches?(Tremblay 2001).

Dans le m?me ordre d?id?es, dans un m?moire du R?seau FADOQ de 2007, on mentionne que des am?liorations notables peuvent ?tre apport?es en ce qui concerne la transformation des emplois. En ce sens, de meilleures conditions de travail, des postes mieux adapt?s, des mesures ergonomiques, l?assignation d?un tuteur, le temps partiel, l?horaire flexible, le partage de poste et le d?sengagement progressif sont toutes des mesures qui pourraient contribuer ? tirer profit de la pr?sence des travailleurs a?n?s dans les entreprises qu?b?coises. En outre, au sens plus large de la gestion des carri?res, le R?seau FADOQ recommande ?l?acc?s aux ?valuations de performance, la mobilit? verticale et lat?rale, l??largissement des t?ches et le d?veloppement de la polyvalence, ainsi que la gestion ? long terme des emplois et la planification des carri?res?, sans oublier la formation des travailleurs ?g?s.

Les pratiques ? ?viter

?S?il existe des conditions favorables ? la conservation des travailleurs ?g?s, il existe ?galement des pratiques de gestion ? ?viter. Il faut tirer profit des exp?riences r?alis?es en entreprise et ?viter de reproduire les m?mes erreurs. Ainsi, les entreprises du Canada ont adopter une tendance ? utiliser des politiques d??viction de la main-d??uvre vieillissante financ?s ? l’aide des surplus actuariels des fonds de retraite.

Or, malgr? ses apparences de mesure rentable ? court terme, la strat?gie d??viction de la main-d??uvre vieillissante entra?ne des d?savantages de taille ? long terme. D?abord. l??viction produit d?importantes pressions financi?res sur les r?gimes de retraite publics et priv?s parce qu?il fait augmenter le nombre de personnes ?g?es inactives par rapport aux personnes ?g?es actives. Puis, l??viction se substitut aux politiques actives concernant les travailleurs ?g?es, politiques qui devront ?tre mises en place ?ventuellement. Enfin, l??viction peut cr?er l?illusion qu?un travailleur qui prend sa retraite ? 55 ans a la garanti d?avoir un niveau de vie ad?quat. Pourtant, la conjoncture ?conomique laisse projeter que la ?libert? 55? est un mythe pour la plupart des retrait?s, d?autant plus que la proportion d?a?n?s qui vivent sous le seuil de la pauvret? au Qu?bec et au Canada est en hausse constante.

Les pratiques ? promouvoir

La strat?gie la plus souvent utilis?e par l?ensemble des entreprises concernant une meilleure gestion de la main-d??uvre vieillissante est la retraite progressive. Les quatre premi?res mesures propos?es sont des pratiques d?am?nagement et de r?duction du temps de travail qui ont fait leur preuve en terme d?efficacit?, tandis que la cinqui?me mesure a davantage trait ? la gestion des carri?res.

?Le travail ? temps partiel

L?un des probl?mes concernant la retraite, c?est qu?une coupure drastique s?effectue habituellement entre la p?riode o? le travailleur s?adonne ? des activit?s professionnelles ? temps plein et celle o? il se retrouve ? la retraite ? temps plein. Ainsi, le travailleur qui n?a pas pr?par? sa retraite convenablement constate qu?il dispose d??norm?ment de temps libres dont il ne sait pas trop quoi faire. Bien que plusieurs travailleurs r?int?grent la march? du travail apr?s la prise de la retraite pour cette raison, il serait plus simple et plus avantageux, ? la fois pour les travailleurs et pour les entreprises, d?instaurer un r?gime de retraite progressive se traduisant par le travail ? temps partiel. Cela faciliterait le cheminement de la diminution des heures de travail et l?agmentation des heures de loisirs personnels.

Il existe plusieurs options lorsque l?on parle de temps partiel. Ainsi, le travailleur vieillissant pourrait d?cider de travaille 6 heures par jours pour un total de 30 heures par semaine. Comme les possibilit?s d?am?nagement d?horaire ? temps partiel sont grandes, il est plus facile de trouver une formule qui convienne aux travailleurs vieillissants. De plus, des ?tudes ? ce propos confirment que ?certaines personnes pr?f?rent travailler ? temps partiel parce que cela r?pond mieux ? leurs convenances; elles prennent alors leur travail plus ? c?ur et se montrent plus loyales envers leur entreprise? (Bergeron, 2006). Ainsi, le travail ? temps partiel peut ?tre b?n?fique ? la fois pour les travailleurs et pour l?entreprise en terme de productivit?, de satisfaction et de motivation.

La semaine r?duite ? quatre jours

Dans le m?me ordre d?id?e que le travail ? temps partiel, la semaine de travail r?duite ? quatre jours est une mesure de r?duction du temps de travail susceptible de contribuer au maintien en emploi des travailleurs vieillissants. Pour ces derniers, la semaine de travail de quatre jours signifie plus de temps pour les loisirs personnels et les responsabilit?s familiales. Par contre, il ne faut pas confondre la semaine comprim?e en quatres jours (environ 40 heures/semaine) et la semaine r?duite ? quatre jours (environ 32 heures/semaine), qui ne produisent pas les m?mes effets.

3. Le t?l?travail

Le t?l?travail repr?sente une pratique de r?am?nagement du temps de travail de plus en plus populaire. Par le t?l?travail, les travailleurs peuvent travailler chez eux, chez des clients ou dans un centre de t?l?travail de l?entreprise. Les t?l?travailleurs restent en contact avec l?entreprise gr?ce aux technologies de l?information et de la communication. Par contre, le t?l?travail ne peut pas s?appliquer ? tous les postes, de telle sorte qu?il est plus r?pandue chez les employ?s de bureau et chez les cadres.

De plus,??le t?l?travail offre au personnel les avantages d?une structure souple, le confort de son domicile ou le choix d?un lieu qui convient ? son mode de vie. Pour l?organisation, les avantages de cette formule se traduisent souvent par une baisse de co?ts, une productivit? accrue et un niveau ?lev? de satisfaction personnelle du personnel?(Shermerhorn, 2006).

?Le partage de poste

Le partage de poste est ?galement une mesure d?am?nagement du temps de travail qui gagne ? ?tre connue. Il s?agit en fait d?une ?formule qui consiste ? r?partir la totalit? des t?ches d?un poste de travail ? temps plein entre deux travailleurs ou plus, selon des horaires convenus entre eux et avec l?employeur?(Shermerhorn, 2006). D?ailleurs, les sp?cialistes des ressources humaines affirment que le partage de poste est une formule des plus utiles en ce qui a trait ? l?am?nagement du temps de travail.

Pour r?soudre la probl?matique concernant les travailleurs vieillissants, le partage de poste pourrait constituer une solution int?ressante en ce sens qu?elle favorise le transfert de connaissances entre les titulaires du poste. Ainsi, il serait possible de partager le poste entre un travailleur vieillissant et un jeune travailleur afin d?encourager le transfert de connaissances et d?assurer une meilleure contribution du travailleur ?g?. Il serait ?galement envisageable de partager un poste entre deux travailleurs vieillissants, voire m?me davantage.

Les avantages habituellement observ?s quant ? cette formule r?side dans le fait que le partage de poste permet ? l?entreprise de s?attacher ? des travailleurs talentueux dont elle ne pourrait pas tirer profit autrement.

La formation qualifiante

La formation qualifiante est une composante de la gestion des carri?res. Bien qu?elle ne concerne pas uniquement les travailleurs vieillissants, c?est une composante dont il faut se soucier ?tant donn? des changements engendr?s par les technologies de l?information et des communications. Or, il semble que l?acc?s aux possibilit?s de formation d?croit avec l??ge et que certaines entreprises favorisent le recours ? la retraite anticip?e plut?t qu?? la formation, ce qui repr?sente un probl?me en soi. Cependant, si ?certaines entreprises h?sitent sur la rentabilit? de la formation des salari?s ?g?s, d?autres consid?rent en revanche que, ? tout ?ge, la formation aux nouvelles technologies devient vite obsol?te et les plus ?g?s, m?me s?ils apprennent moins vite, constituent de bons cobayes pour tester la compatibilit? entre les nouvelles proc?dures de travail et les anciennes?(Valenduc etVendramin,2006).

De plus, il existe plusieurs id?es pr?con?ues, parmi lesquelles on suppose que les travailleurs ?g?s de plus de 45 ans et plus ne veulent plus apprendre ou tout simplement qu?ils ne sont plus capable d?apprendre. Or, ces deux suppositions sont fausses et souvent, il suffit d?adapter les m?thodes de formation afin de faciliter l?apprentissage des travailleurs qui n?ont pas re?u de formation depuis plusieurs ann?es. La formation qualifiante permet aux employ?s de tous les ?ges d?avoir des connaissances ? jour et de d?velopper des comp?tences qui permettront d?atteindre les objectifs de l?entreprise.

?Conclusion

La d?finition traditionnelle de la retraite est l?arr?t net et d?finitif des activit?s professionnelles. On s?entend maintenant pour dire que la retraite devrait ?tre synonyme de transition graduelle op?r?e au moyen de mesures d?am?nagement et de r?duction du temps de travail comme le travail ? temps partiel, la semaine de travail de 4 jours, le t?l?travail et le partage de poste. De plus, la probl?matique du vieillissement de la main-d??uvre met ?galement en perspective l?importance de g?rer les carri?res et de promouvoir la formation.

?La n?cessit? de prolonger l?activit? des travailleurs vieillissants sur le march? du travail repr?sentera un d?fi de taille au cours de la prochaine d?cennie. Or, c?est d?finitivement en am?liorant de mani?re importante l?am?nagement des t?ches et le temps de travail, que ce d?fi pourra ?tre relev? avec brio.

 


Sources

BERGERON, Pierre G. La gestion dynamique. Concepts, m?thodes et applications 4e ?dition, Montr?al, Cheneli?re ?ducation, 2006, 653 pages.

SHERMERHORN Jr, John R. Comportement humain et organisation. 3e ?dition, Montr?al, Renouveau p?dagogique, 2006, 593 pages.

TREMBLAY, Diane-Gabrielle. D?une culture de retraite vers de nouvelles fins de carri?re?? Qu?bec, ?ditions Saint-Martin, 2011, 143 pages.

VALENDUC, G?rard et Patricia VENDRAMIN. ?Les comp?tences des travailleurs vieillissants, au-del? des st?r?otypes, un besoin de reconnaissance?[en ligne]. La lettre EMERIT, no.4, Avril 2006. Page consult?e le 2011-09-07. URL?: http://www.ftu.be/documents/ep/EP-competvieil.pdf

 

 

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6 Commentaire

  1. avatar

    On se rend tout de suite compte qu’il n’est pas question de la gestion des « sous » que le travailleur a accumulé dans son plan de retraite géré par le gouvernement. Cet argent qui est si mal géré que les prévisions ne sont pas atteinte et ne suffisent pas aux retraités.

    Ce que l’on fait plutôt est d’essayer de garder au travail les personnes les plus âgées en les aspergeant de « compétence » et « d’expérience ». On ne considère pas du tout le coût personnel relié au travailleur et on envisage de diminuer ses « heures de travail »; autrement dit ses « revenus » face aux mêmes dépenses quotidiennes personnelles.

    Vite! Il faut sauver le système. L’abrutissement de la jeunesse ne suffit pas; il nous faut y inclure les personnes âgées.

    Prenons en compte que le système profite à tous. Il fournit les pilules à chacun pour tenir debout.

    J’adore ces études géniales.

    Au XVIIe siècles les gens mourraient à l’âge de 80 ans sauf ceux tués par les indiens où morts à la naissance.
    Au XIXe siècle les gens mourraient à 65 ans, sauf ceux morts à la naissance ou victimes d’épidémies.

    Aujourd’hui, nous n’avons pas encore atteint la moyenne d’âge, au décès, qui existait au XVIIe siècle. Bravo pour notre fameux système. On y gagne sur tous les fronts.(Evidemment, celui qui dit « on », s’exclut ),

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  2. avatar
    Catherine-Aimée Roy

    Réponse @ Elie l’Artiste:

    Vous dressez un portrait fort négatif des solutions visant à éliminer les pratiques d’éviction de la main-d’oeuvre vieillissante. Pourtant, ces solutions ont fait leur preuve et gagnent à être adoptées par les entreprises.

    En fait, la formation qualifiante ne vise pas seulement à «asperger les travailleurs âgés de compétences». Elle permet d’ajuster le savoir-faire des travailleurs aux changements organisationnels ou structurels. Le fait d’acquérir de nouvelles connaissances a un effet motivant chez les travailleurs, en plus d’être excellent pour leur estime et leur confiance personnelle.

    De plus, la diminution des heures de travail chez les travailleurs vieillissants est habituellement bien accueillie, en ce sens ou les jeux de la fiscalité font en sorte qu’une diminution de quelques heures de travail a un impact moins significatif que l’on pourrait l’imaginer sur le chèque de paie. Il existe également des programmes gouvernementaux qui viennent combler les écarts salariaux trop grand. De façon générale, les travailleurs vieillissants n’ont plus autant de dépenses qu’au début de leur carrière (maison et voiture déjà payées) et ils aiment bien disposer de plus de temps libre pour s’adonner à des loisirs ou autres.

    Enfin, il est vrai que les fonds de retraite gouvernementaux sont mal gérés. Certaines personnes semblent penser que ces fonds leur permettra d’avoir une retraite dorée et qu’ils n’ont pas besoin d’investir ailleurs… C’est une erreur bête.

    Cordialement,

    C4R

  3. avatar

    « Enfin, il est vrai que les fonds de retraite gouvernementaux sont mal gérés. Certaines personnes semblent penser que ces fonds leur permettra d’avoir une retraite dorée et qu’ils n’ont pas besoin d’investir ailleurs… C’est une erreur bête. »

    Une erreur bête de la part de qui???

    Êtes-vous en train de dire que c’est une erreur de penser que nous pouvons nous attendre à une « bonne gestion »?

    Remarquez que ma vision pessimiste n’est que le résultat de ce « fait » que vous endossez tout comme moi.

    Pour le reste c’est du bla-bla de la part des autorités; comme d’habitude.

    Quant à l’éviction de la main d’oeuvre vieillissante, on oublie que c’est le résultat d’une décision personnelle de chacun; et non d’une organisation de la « ruche » sociale.

    Cette crainte du manque de main-d’oeuvre est « future »; actuellement, le problème n’existe pas encore.

    On engraisse la peur d’avoir peur encore une fois.

    Amicalement

    André Lefebvre

    • avatar
      Catherine-Aimée Roy

      C’est une erreur INDIVIDUELLE que de croire qu’on peut vivre décemment seulement avec une rente du gouvernement. Quant à la gestion des fonds destinés aux rentes de retraite, elle peut en effet être améliorée.

      Quant à l’éviction de la main-d’oeuvre vieillissante, ce n’est pas tant une décision personnelle. Quand une compagnie profite d’une restructuration pour acquérir du sang neuf et envoie à la  »retraite » tous les employés de 45 ans et plus, c’est loin d’être une décision personnelle. Je n’invente rien.

      Enfin, l’intention de l’article n’était pas  »d’engraisser la peur d’avoir peur » mais bien d’envisager des solutions censées à une problématique réel. Ce n’est peut-être pas un problème qui vous touche personnellement, toutefois, j’ai rencontré un grand nombre de baby boomers qui pensaient prendre leur retraite à 50 ans comme leurs contemporains de la fonction publique. Or, la plupart de ses travailleurs sont conscient qu’étant donné qu’ils n’ont pas investi dans un régime de retraite privé, ils devront travailler jusqu’à l’age de 65 ans pour conserver une certaine qualité de vie à la retraite. Tel est le portrait actuel du marché du travail, que vous en soyez conscient ou pas.

  4. avatar

    « C’est une erreur INDIVIDUELLE que de croire qu’on peut vivre décemment seulement avec une rente du gouvernement. »

    Vous avez probablement raison. Comment peut-on s’attendre à vivre décemment d’une rente que l’on nous a chargé de façon indécente?

    Quant à:
     » Tel est le portrait actuel du marché du travail, que vous en soyez conscient ou pas. »

    Ce qui m’intéresse au niveau du marché du travail est de m’assurer qu’il y a assez d’ouvertures pour les jeunes qui s’y présentent beaucoup plus que pour les « vieux » qui le quittent.

    Au sujet de l’envoie à la retraite des 45 ans, moi, j’appelle ça : « une mise à pied ». Est-ce qu’on a trouvé là un moyen de faire baisser les statistiques sur le chômage? Ça ne me surprendrait pas outre mesure.

    J’ajouterais, au sujet de la main d’oeuvre vieillissante, qu’on est aussi « vieillissant » à 25 ans qu’à 45 ans. Comme quoi les « paroles » des résultats d’études, ne veulent rien dire de précis.

    Mais, la vie est belle; que vous en soyez consciente ou pas.

    Je vous souhaite une merveilleuse journée.

    Amicalement

    André Lefebvre