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La formation d’un trou noir

trou noir1 - CP

Suite à la description du tissu de l’espace transpercé par l’énergie de masse pour former un trou noir que nous avons vu lors du dernier article, je vais tenter de vous décrire, ici, la formation graduelle d’un trou noir.

Ceux qui ont déjà lu mes articles sur la nature de la masse se rappelleront que la masse est une énergie et donc, qu’elle « agit » au lieu de « réagir ». Et comme l’accrétion de matière est une « réaction » à la présence d’une déformation de la géométrie de l’espace, la matière ne se comporte pas comme de l’énergie de masse  « active” mais plutôt comme de l’énergie de masse « figée » dans un certain volume (particule).

Cette énergie de masse est « cinétique » et se manifeste par unmouvement contraire à celui de l’expansion dans tous les sens et toutes les directions (ce qui signifie que l’expansion de l’univers n’est pas « orientée »). La conséquence de ce mouvement contraire à l’expansion est qu’il se manifeste sur un seul point précis de l’espace (donc mouvement  orienté)qu’on appelle alors le centre de gravité.

Le résultat est que cette poussée énergétique bloque le mouvement d’expansion du point et, si elle est assez « énergique », parvient à faire reculer le point, centre de gravité, sur son parcours antérieur. Autrement dit, le centre de gravité « recule »dans le temps vers son « origine ». Il faut toujours être conscient que l’espace est également une représentation du temps. Si vous regardez le Soleil, par exemple, l’image perçue est celle du Soleil d’il y a huit minutes et non du Soleil au moment présent. La distance entre votre œil et le Soleil représente donc une durée tout autant qu’une distance. C’est pourquoi on dit que l’univers est formé d’espace-temps.

Évidemment toutes les particules de matière sont considérées comme possédant  cette « énergie de masse », en réalité, chacune des particules de matière se retrouvent confinées dans un volume d’espace de leur environnement propre  où se manifeste cet affrontement entre ce mouvement contraire appelé gravitation et l’expansion universelle. Le volume d’espace où se retrouve la matière est toujours sous l’emprise du mouvement contraire à l’expansion, c’est-à-dire : sous l’emprise de la gravitation. Il n’existe pas de matière dans un volume d’espace en expansion; par contre, les volumes d’espace sous l’emprise de la gravitation se retrouvent toujours dans un plus grand volume d’espace en expansion. L’espace-temps est plat mais certaines portions sont courbes; un peu comme un pain aux raisins est de la mie de pain dont certaines parties sont des raisins.

L’intensité énergétique d’un volume d’espace gravitationnelaugmente par l’ajout d’énergie de masse qui s’associe à celle « poussant » déjà le centre de gravité. Habituellement, dans un volume d’espace gravitationnel, on retrouve une particule de matière au centre de gravité de cet espace.  L‘ajout d’énergie de masse se produit donc par l’ajout de particules de matière (elles-même entourées d’énergie de masse) « augmentant la poussée » sur le centre de gravité.

Toute particule de matière occupe un centre de gravité personnel relié à la déformation de l’espace qu’elle occupe et qui l’entoure. Le processus pour augmenter l’énergie de masse d’un volume d’espace gravitationnel se fait au moment où la particule qui s’ajoute rencontre l’obstacle formé par la particule déjà présente au centre de gravité. Aussitôt qu’il y a contact des particules, le volume d’espace gravitationnel de la nouvelle venue s’imbrique dans le volume d’espace gravitationnel déjà présent en adoptant le même centre de gravité.   Et comme cette particule de matière devient alors sous l’emprise de l’énergie de masse dirigée vers le centre de gravité qu’elle vient d’adopter, la nouvelle particule « tente » d’aller occuper son nouveau centre de gravité. Rencontrant, sur sa route, la particule déjà installée à ce centre de gravité, la nouvelle particule poussera sur l’ancienne pour la déloger. Toutes les autres particules qui s’ajouteront aux deux premières particules de matière « agiront » de la même façon et tenteront toutes d’aller occuper le centre de gravité commun. C’est ainsi que la poussée sur le centre de gravité sera de plus en plus intensive au fur et à mesure de l’ajout de particules de matière. Évidemment, toute nouvelle particule voulant atteindre le centre de gravité, s’installera à l’endroit qui n’est pas encore occupé, le plus près du centre . De sorte que les particules s’installent AUTOUR du centre et que la « poussée » sur ce centre arrive de « toutes les directions ».

La poussée plus intense de « l’énergie de masse » déformera de plus en plus la géométrie de l’espace autour du centre de gravité commun.  C’est ainsi qu’augmentera le volume de la déformation de l’espace-temps autour du volume de matière.

Il est à remarquer que pour avoir une augmentation d’énergie de masse « active » sur le centre de gravité d’une déformation, il est indispensable que les particules de matière entrent en contact les unes avec les autres et qu’elles « veulent » occuper ce centre de gravité commun. Toute matière en orbite autour d’un centre de gravité n’ajoute rien à l’énergie de masse du centre de gravité commun tout simplement parce que cette matière en orbite ne tente pas d’occuper le centre de gravité et ne « pousse » donc pas sur ce centre. Voilà une différence d’interprétation conséquente à la notion d’Einstein versus celle de Newton. Chez Newton les « forces » agissent « à distance » sans lien physique; ce sont des « forces magiques »; chez Einstein, les « supposées « forces » ne sont que des conséquences de la situation environnementale.

Pour donner un exemple facilement compréhensible à cette nécessité de contact pour produire la « poussée » de l’énergie de masse, la raison pour laquelle vous ne flottez pas dans l’air, c’est que l’énergie de masse de votre corps vous pousse vers le centre de gravité de la Terre. Vous participez donc, de cette façon, à augmenter l’énergie de masse de la Terre. Évidemment certains participent plus que d’autres. C’est une question… d’embonpoint.

Cette notion est tout à fait la notion contraire de celle de Newton où les masses s’attirent les unes aux autres. La réalité est que les masses de matière possèdent une énergie propre qui les retient en une unité matérielle (pierre, homme, femme, planète, patate etc). Lorsque le volume d’espace gravitationnel qui entoure une unité de matière n’est pas soumis à un autre volume d’espace gravitationnel plus important, il répond au mouvement de l’expansion de l’univers en tant qu’unité stabilisée. C’est le cas des galaxies et de certains objets « errant » librement dans l’espace.

Vous possédez maintenant la notion de la nature de la masse et nous pouvons passer à…

La Formation d’un trou noir

Il nous faut savoir que le noyau de l’atome est formé de protons et de neutrons; et que si nous incrustons un électron à un proton, celui-ci se transforme alors en neutron.

La formation d’un trou noir ne peut être vraiment conceptualisée sans connaître les trois limites de Chandrasekhar. Les limites de Chandrasekhar sont des limites de «résistance à la pression ». Elles se rencontrent lors du processus d’effondrement de la matière. La première est celle qui se présente lorsqu’on tente de repousser les électrons vers les noyaux d’atome pour produire une étoile appelée une naine blanche. Cette limite est la résistance à cette poussée par les électrons. La deuxième est celle rencontrée lorsqu’on veut pousser un électron pour « l’introduire »  dans un proton pour transformer celui-ci en neutron. Cette limite est la résistance à cette poussée par le noyau de l’atome. C’est cet événement qui produit une étoile à neutron. La troisième limite est celle rencontrée lorsqu’on veut pousser les trois quarks qui se trouvent à l’intérieur d’un neutron, les uns sur les autres. Cette limite est la résistance à cette poussée par les neutrons.

Voyons maintenant le cheminement du processus vers un trou noir par l’accumulation de particules de matière détenant de l’énergie de masse.

L’énergie de masse présente dans le volume gravitationnel que nous considérons fut suffisante pour traverser la première limite de Chandrasekhar et la « poussée » de l’énergie de masse a réussit à faire reculer les électrons jusqu’au noyau des atomes. Nous sommes arrivés à la situation où les électrons se font « clouer les épaules » contre le « pourtour » du noyau des atomes par la « poussée » des particules de matière qui veulent se rendre au centre de gravité. Les noyaux d’atomes sont composés de protons et de neutrons. Que croyez-vous qu’il arrive lorsque les électronsse font compresser encore plus intensivement contre ces protons et ces neutrons?

Eh oui! Exactement! L’électron le plus près d’un proton « se réfugie » (en fait est repoussé) à l’intérieur de celui-ci et transforme ce proton en neutron. Les neutrons ne peuvent pas « accueillir » d’électrons, donc les autres électrons sont expulsés de la masse de matière comme  le jus d’une orange que l’on écrase. Pas besoin de décrire le dégât que cela peut faire dans une cuisine; alors imaginez dans l’univers, autour d’une naine blanche qui est compressée de la sorte. Résultat, notre naine blanche se transforme en étoile à neutron. Cela n’est pas trop compliqué à comprendre, puisqu’on vient de voir que tous les protons sont devenus neutrons; alors…?

Mais dites-moi; est-ce que ces foutues particules vont finalement arrêter de pousser un jour? Elles arrêtent de pousser lorsque l’intensité de l’énergie de masse produite par  la quantité de matière est atteinte. Dans notre cas présent, nous nous sommes assurer d’avoir assez de matière pour produire un maximum d’énergie de masse.

Donc, éventuellement oui, les particules cesseront de pousser, mais malheureusement, pas encore à ce moment-ci. Entêtées, elles entreprennent maintenant de compresser les neutrons eux-mêmes. Alors là, elles n’ont qu’à bien se tenir; car le neutron est composé de trois quarks occupant l’espace de 50% du neutron, l’autre 50% étant formé des gluons. Résultat: c’est solide un neutron ce n’est définitivement pas « plein de vide » comme un atome! Sauf que… les gluons sont l’origine, la « source originelle », des quarks. Un gluon se désintègre, dans 70% des cas, en un quark Up et un antiquark Up qui eux sont l’origine des autres genres de quarks.

Ajoutons que ces gluons sont tous originaires du centre du neutron. Là où, dans un trou noir, nous retrouvons une ouverture appelée une singularité. Eh oui! Personne ne l’a encore dit, mais l’origine de tout notre univers est une singularité primordiale qui est cette ouverture sur l’ère de Planck, comme on l’a déjà vu ailleurs. Et si tout en est originaire, il est évident que les gluons en sont, eux aussi, également originaire.

Comme le mouvement général des particules dans une déformation gravitationnelle est de pousser vers le centre de gravité, les neutrons se trouvant au centre de la masse de l’étoile sont écrasés peut à peu vers cette singularité qui apparaîtra bientôt. Les quarks sont rapprochés les uns des autres, malgré la solidité de la troisième limite de Chandrasekhar.

En fait, l’événement se déroule, au départ, à l’intérieur du neutron occupant le centre de gravité. Chacun de ses trois quarks est repoussé peu à peu vers le centre de ce neutron où l’attend patiemment (ou encore, oû se produit) l’ouverture sur l’ère de Planck. Les quarks sont repoussés vers leur passé ou leur origine, parce que la direction expansionniste « vers le futur » fut réorientée dans le sens contraire à partir d’une singularité initiale, comme on l’a vu lors de la production des déformations spatiales.

On sait par expérience que les gluons se désintègrent en quarks. Ce n’est pas très long que les premiers quarks redeviennent des gluons (réintégration au lieu de désintégration) et que lorsque la longueur d’onde atteint 10-14m, les gluons, écrasés de plus en plus au point de perdre une de leur dimension pour devenir une particule bidimensionnelle, sont bien obligés, sous la poussée qu’ils subissent, de repasser en sens inverse l’ouverture de la singularité; et, à contrecœur, retournent à l’ère de Planck (le gluon continue de se comporter comme un liquide, comme le plasma de quarks et de gluons le faisait).

Une fois le mouvement « retour aux sources » est enclenché, le processus s’étend rapidement à toutes les particules autour de la singularité (centre de gravité) qui s’engouffrent dans l’ouverture en entraînant toute la « masse ». En réalité la masse est disparue lors de la transformation du plasma de quarks et de gluons en plasma de gluons; puisque le gluon n’a pas de masse. Il ne reste, finalement, de ce côté-ci de la singularité, qu’une déformation maximale de la géométrie du tissu de l’espace que l’on appelle un trou noir.

Cette dernière information est un secret que je vous demande de ne dévoiler à personne. Car rien, dans la science actuelle, n’a encore stipulé que la masse, c’est à dire l’énergie de masse, disparaisse dans la singularité au fond du trou noir. Je me demande encore pourquoi d’ailleurs. Actuellement on dit qu’un trou noir possède une masse énorme. Probablement parce que, pour eux, c’est la « masse de matière » qui déforme l’espace.

Mais je me demande comment ils peuvent penser cela puisqu’une masse est le résultat d’une « accrétion » (accumulation) de particules? Alors comment des particules peuvent-elles « s’accrétionner » s’il n’y a pas la présence d’une déformation de la géométrie de l’espace AVANT l’accrétion formant la masse de matière? Ah oui! C’est vrai, j’oubliais. Ils croient encore que les masses de matière s’attirent; mais seulement quand c’est indispensable; dans les autres cas, la notion de déformation de la géométrie de l’espace reprends ses droits.

Mais on sait que c’est faux; les masses ne s’attirent pas, lorsqu’en contact, elles se poussent l’une et l’autre pour atteindre un centre de gravité, comme des voyageurs aux portes d’un métro à l’heure de pointe, et la déformation spatiale responsable de la topologie de son espace est l’effet d’une réorientation du mouvement « expansif » en celui d’un mouvement « contractif ». Mais…chut! C’est un secret!!!!

Par contre, si vous voulez une autre description nuancée de mon opinion sur la formation d’un trou noir accompagnée de l’argumentaire (dans une discussion) avec un physicien du CNRS, vous trouverez cela à:

http://www.sur-la-toile.com/discussion-234621-1-Limites-de-Chandrasekhar-vers-la-formation-d-un-trou-noir..html

Voila le genre d’arguments « personnels » qu’un expert oppose a un « néophyte » :-)

Il va sans dire que mon interprétation n’est pas acceptée par les « experts »; donc, faites-vous votre propre opinion ou servez-vous de votre Foi.

André Lefebvre

Auteur de L’Histoire… de l’univers

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