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La dictature du capital!

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MINARCHISTE :

? force de survoler la blogosph?re depuis plusieurs ann?es, je me rend compte d?une chose bien malheureuse?: les id?es socialistes sont encore bien vivantes en occident. Malgr? la pauvret?, les millions de morts, les guerres, la famines, les p?nuries, l?oppression, les mesures totalitaristes, le socialisme est toujours vivant!

 

? ses premi?res heures, le socialisme a r?ussi ? obtenir un certain soutien de la population et on peut le comprendre car ces r?volutions visaient peut-?tre les bourgeois, mais elles visaient aussi (voire surtout) des monarchies f?odales, des dictateurs sanguinaires ou des th?ocrates oppressifs. Cependant, ce soutien s?est vite ?rod? lorsque les failles du syst?me se sont mises ? appara?tre. Se d?barrasser de la bourgeoisie aristocratique, militaire ou th?ocratique ?tait peut-?tre une bonne chose sans cons?quence, mais se d?barrasser de la bourgeoisie entrepreneuriale a ?t? une erreur fatidique car avec les entrepreneurs est disparu un savoir-faire crucial que m?me les socialistes modernes n?arrivent pas ? appr?cier.

Les entrepreneurs sont un v?ritable lubrifiant pour l?engrenage productif. Ils sont la cl? de vo?te quant ? la planification de la production, l?allocation des ressources et la coordination des facteurs de production. Sans eux, ces ?conomies ?taient vou?es ? la ruine et elles ont toutes plong? dans le chaos les unes apr?s les autres. Hayek a d?ailleurs obtenu un prix Nobel pour avoir su si bien expliquer ? quel point cela ?tait in?vitable (voir ceci).

Sans propri?t? priv?e des moyens de production et sans march? concurrentiel sur lequel transiger les ressources, il n?y a aucun moyen de comparer les co?ts d?opportunit?s parmi les diff?rentes utilisations alternatives des ressources. Les planificateurs ne disposent donc d?aucune information ? savoir si les ressources sont bien utilis?es ou gaspill?es. Sans profit pour signaler la cr?ation de valeur, les planificateurs n?ont aucune id?e ? savoir si le produit fini est davantage utile que les autres produits qui auraient pu ?tre fabriqu?s avec les ressources utilis?es. Car en effet, un produit ??utile?? et un produit ??rentable?? ne sont que les deux faces d?une m?me m?daille.

Pourtant, les socialistes persistent ? croire en leur syst?me. Selon eux, l??chec des nations socialistes n?est attribuable qu?? des facteurs externes, et/ou ? une mauvaise ex?cution du ??plan??, ou mieux encore, le ??vrai?? socialisme n?a jamais vraiment ?t? mis en place, seulement une forme de capitalisme d??tat. Il a ?t? ?cras? par ??l?imp?rialisme occidental?? (oubliant que cet imp?rialisme n?est rien d?autre que l??closion d?une forme de socialisme au sein m?me des gouvernements occidentaux, voir ceci).

Pour eux, les nations d?Am?rique latine qui ont embrass? des politiques socialistes ont fait d??normes progr?s ?conomiques ces derni?res ann?es, et figureraient parmi les pays les plus riches du monde si ce n??tait de l?interf?rence des ?tats-Unis! Pourtant, quand on observe l??volution de ces pays, on constate que les politiques socialistes y ont ?t? un vecteur de pauvret?, alors que les politiques lib?rales ont ?t? b?n?fiques.

  • L?Argentine? Un pays qui est pass? de plus riche d?Am?rique ? r?publique de banane ? cause du socialisme. M?me son de cloche en Bolivie. Le Venezuela?? Un pays qui manque de papier de toilette (et dieu sait qu?ils en ont de besoin avec les politiciens qu?ils ont)? Le Br?sil? Qui a fait quelques progr?s gr?ce ? une l?g?re lib?ralisation, mais qui est en train de faire marche arri?re d? au regain du populisme socialiste. Et finalement il y a le Chili, qui est celui qui a le plus lib?ralis? et qui, co?ncidence, est le seul pays de la r?gion qui a fait du progr?s ?conomique ces derni?res ann?es et qui a m?me atteint l?OCDE. Et ne me parlez pas de Cuba?qui commence ? se sortir du trou en adoptant graduellement des politiques lib?rales.

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Pourtant, on observe encore de nos jours que les nations dont le niveau de vie est le plus arri?r? sont celles o? l??tat ? et sa menace d?expropriation ? emp?che toute forme d?accumulation de capital productif. Dans ces pays, plut?t que d?investir leurs ?pargnes dans l?innovation technologique et la machinerie, les gens ach?tent des diamants et les avalent pour les garder en lieu s?r, hors des mains du gouvernement. Dans les pays d?velopp?, la protection de la propri?t? priv?e a permis des investissements ? grande ?chelle dans la production. Les pays qui pillent l??pargne, nationalisent les entreprises et bloquent le progr?s ?conomique sont condamn?s ? sombrer dans le marasme et la pauvret?.

Ceci dit, les socialistes voient le profit n?ont pas comme un signal d?montrant qu?une production rend service ? la soci?t?, engendrant un produit qui vaut plus que les ressources utilis?es pour le fabriquer, mais bien comme une preuve qu?il y a eu exploitation d?un quelconque prol?taire. Ils ne voient pas l?accumulation du capital productif comme une source intarissable d?enrichissement pour la soci?t? qu?il faut maintenir et accro?tre ? grands coups d??pargnes pour les g?n?rations futures, mais bien comme un signe d?injustice et d?avarice; une pile de ressources ? redistribuer au gr? du vent. Consommons toute la r?colte, et au diable les semences de l?an prochain!

Pour eux, les peuples sont pr?sentement soumis ? une dictature?: celle du capital.

La dictature du capital?

Pour tout bon socialiste, il existe deux classes d?individus?: les travailleurs et les bourgeois (qui poss?dent le capital et l?utilisent pour exploiter les travailleurs). ? leurs yeux, il semblerait que les bourgeois obtiennent une trop grande part du ??g?teau?? au d?triment des travailleurs. Voyons voir ce qu?il en est.

J?ai constitu? un petit ?chantillon de grandes entreprises canadiennes op?rant dans diff?rentes industries et ayant pignon-sur-rue au Qu?bec?: la Banque Nationale du Canada, l?assureur-vie Industrielle-Alliance, la p?troli?re Suncor (qui op?re dans les sables bitumineux, des raffineries et qui poss?de des stations services), la mini?re Osisko (la m?chante qui a fait d?plac? une partie du village de Malartic), l?entreprise d?imprimerie et de m?dias Transcontinental (qui publie le journal Les Affaires ainsi que plusieurs magazines), les chemins de fer Canadien National, les cin?mas Cineplex, l?entreprise de t?l?communications Telus (qui oeuvre dans le fil, le sans-fil et le c?ble/satellite) et l??picier M?tro.

Le graphique suivant montre la r?partition des profits d?op?rations, que je d?finit ici comme ?tant les ventes moins le co?t des marchandises, les loyers, les frais ?nerg?tiques et autres d?penses que les salaires. Le graphique ci-bas montre la r?partition de ces profits. J?ai s?par? les salaires des dirigeants (soit les 5 employ?s les mieux pay?s). On constate que les salari?s ??ordinaires?? obtiennent la plus grosse part de la tarte. Les dirigeants quant ? eux n?ont que 1% de celle-ci (on peut donc continuer ? les surnommer le ??1%??!).

Le gouvernement obtient 12%, ce qui peut sembler bas. Cela s?explique par le fait que les int?r?ts et l?amortissement sont d?ductibles d?imp?ts. Ainsi, en pourcentage du revenu imposable, le taux effectif d?imposition moyen des entreprises ?tudi?es se chiffre plut?t ? 37%. Ce chiffre est pouss? ? la hausse par les redevances pay?es par Suncor et Osisko aux gouvernements, lesquelles j?ai ajout?es au solde de l?imp?t. Cependant, je n?ai pas pu inclure les taxes municipales, qui ne sont pas indiqu?es aux ?tats financiers et font partie des d?penses d?op?ration. La part du gouvernement est donc sous-estim?e par ce calcul.

Les investissements en immobilisations et dans le fonds de roulement repr?sentent un pourcentage ?lev?, totalisant 32%. Ces sommes servent ? augmenter la capacit? productive de ces entreprises. Nous y reviendront dans la section suivante.

Finalement, on constate que les ??capitalistes?? n?obtiennent qu?une maigre part du g?teau. Les int?r?ts vers?s aux cr?anciers ne repr?sentent que 4% des profits, alors que les dividendes et rachats d?actions s??l?vent ? moins de 11%. Donc au total, les capitalistes obtiennent 15% des profits d?op?rations avant salaires, int?r?ts, imp?ts et amortissement.

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Source?: Rapports annuels de 2012, disponible sur les sites web de ces entreprises. Je peux fournir un tableur contenant toutes les donn?es d?taill?es sur demande.

Ainsi, chers socialistes, en quoi cette r?partition est-elle in?quitable ? vos yeux?

Par ailleurs, ?tes-vous conscients qu?une bonne part des actions et obligations de ces entreprises sont d?tenues directement ou indirectement (dans des fonds de pension) par les travailleurs ordinaires, et donc que ??bourgeois?? et ??travailleurs?? sont dans bien des cas les m?mes personnes? D?ailleurs, la Caisse de D?p?t du Qu?bec est un actionnaire et cr?ancier significatif de ces entreprises.

La juste part du capital

Pour certains socialistes, la part des capitalistes devrait ?tre pr?s de z?ro, tout comme celle des dirigeants. L??tat devrait ramasser leurs parts ? travers des imp?ts plus ?lev?s pour financer son expansion. Cela serait une v?ritable catastrophe. Les dirigeants ex?cutifs des grandes entreprises jouent un r?le primordial?: ils g?rent l?allocation du capital dans l?entreprise. Leur responsabilit? consiste ? ce que le capital soit utilis? de la mani?re la plus optimale possible, de fa?on ? produire la plus grande quantit? de richesse possible.

Un ?picier comme M?tro aurait-il d? investir dans des scanneurs laser ou augmenter le nombre de caisses par magasin pour mieux g?rer le trafic (heureusement, la premi?re option fut retenue il y a des ann?es malgr? le co?t sup?rieur de l?investissement)? Devrait-il investir dans des magasins plus volumineux ou plut?t ouvrir davantage de petits magasins locaux? Devrait-il agrandir ses centres de distribution existants ou en ouvrir de nouveaux? Devrait-il sous-traiter le transport de marchandises ou le g?rer lui-m?me? Devrait-il acqu?rir un petit concurrent ou tenter de lui ravir des parts de march??

Par exemple,? en 2011, M?tro a acquis la petite cha?ne d??piceries ethniques Adonis. Une meilleure gestion des co?ts a permis de d?gager des synergies, qui seront r?investies dans les op?rations. Certains magasins ont ?t? relocalis?s dans d?anciens Super C, dont les locaux ?taient plus spacieux, ce qui a permis de grandement am?liorer l?exp?rience du consommateur (je vous le confirme en ce qui a trait au magasin de Laval).? De nouveaux magasins seront ouverts au Qu?bec et en Ontario, ce qui cr?era des emplois et facilitera la vie aux clients. Adonis b?n?ficiera du pouvoir d?achat de M?tro en ce qui a trait ? son offre de produits d??picerie conventionnels lui permettant d?offrir de meilleurs prix, alors que M?tro pourra utiliser Adonis et son grossiste Phoenicia pour bonifier son offre de produits ethniques dans ses magasins, au grand plaisir de ses clients.

Ces d?cisions n?cessitent une analyse complexe et une ex?cution sans faille. Une bonne partie de la r?mun?ration des dirigeants de ces entreprises d?pendra de la qualit? de ces d?cisions et de leur ex?cution. ? cet ?gard, l?impact sur les profits est une mesure qui traduit bien le succ?s ou l??chec. G?n?ralement, les int?r?ts des actionnaires ET des consommateurs vont de pairs. Quand les consommateurs sont contents, les profits ont tendance ? en b?n?ficier.

Cependant, la pierre d?assise de ces d?cisions est l?investissement. Sans lui, l?entreprise stagne et aucune richesse n?est cr??e. Et pour financer ses investissements, l?entreprise doit faire des profits apr?s imp?ts. Plus l??tat lui en laisse, plus elle sera en mesure d?investir pour cr?er de la richesse. Si l??tat prend tout, il n?y a pas d?investissement et pas de cr?ation de richesse.

Notez par ailleurs que le profit joue un r?le important pour allouer les ressources. Une entreprise qui sert bien ses consommateurs fera plus de profit, et si elle fait plus de profit, elle aura davantage de capital ? investir dans sa croissance. Ainsi, gr?ce au profit, les bonnes entreprises (du point de vue des consommateurs) prennent de l?expansion ? notre grand plaisir, alors que les mauvaises sont ?vinc?es?sauf si le gouvernement en veut autrement?

Finalement, la r?mun?ration du capital est essentielle, sinon personne n??pargnerait. Pourquoi prendriez-vous un risque de perte en investissant votre ?pargne durement gagn?e dans une entreprise si la perspective d?obtenir ?ventuellement des dividendes n?existait pas? Dans ce cas, vous enfouiriez cette ?pargne sous votre lit et l?investissement tomberait ? sec. C?est ce qu?on observe dans les pays pauvres.

Le b?cheron?:

Prenons l?exemple d?un b?cherons qui ne dispose que d?une hache. Avec celle-ci, il ne peut que couper et ?brancher deux arbres par jour, pour un prix de $100 l?unit?, ce qui lui procurerait $200 de revenu par jour si la demande ?tait assez forte ? ce prix plut?t ?lev?. Il d?cide d?alors d??tre embauch? par l?entreprise d??mondage de Pierre Allard. Gr?ce ? ses scies m?caniques, les ?mondeurs d?Allard Inc. coupent 12 arbres par jour et ne charge que $30 par arbre, pour un revenu quotidien de $360 par employ?. Pierre paie un salaire horaire de $35 ce qui ?quivaut ? $245 par jour. La diff?rence de $115 va aux actionnaires de Allard Inc., qui emploie 5 ?mondeurs, pour un revenu total de $575 par jour. Apr?s les co?ts d?administration, il reste $345 de profit. Apr?s imp?ts, cette somme diminue ? $260.

Allard a eu l?id?e de cette entreprise en discutant avec son bon ami Andr? Lefebvre. Ce dernier a ?pargn? une somme durement gagn?e pour sa retraite et cherchait un moyen de la faire fructifier ? un rendement sup?rieur ? ce qu?offre les d?p?ts bancaires. Il a donc contribu? au capital de d?part de Allard Inc., ce qui finan?a l?acquisition des scies m?caniques en ?change d?une part de 10% des profits. Andr? obtient donc $26 par jour en retour sur son investissement. Les $234?restants, vont ? Pierre Allard, qui s?occupe de g?rer le personnel, la paie, la comptabilit?, la publicit?, la facturation et tout ce qui touche ? la gestion de l?entreprise, choses pour lesquelles notre b?cheron n?est pas tr?s connaissant et qui exigent environ 60 heures de travail par semaine.

Ainsi, gr?ce ? l?investissement en capital dans les scies m?caniques financ? par l??pargne d?Andr? et au talent d?entrepreneur de Pierre, notre b?cheron a augment? ses revenus ce dont il se r?jouit d?autant plus que ceux-ci sont maintenant plus r?guliers et certains, et les consommateurs y gagnent aussi car le prix du service est beaucoup plus bas. Quel est donc le probl?me avec cette coop?ration volontaire entre les trois individus? Si Andr? ne touche pas sa part des profits, il n?investira pas son ?pargne dans l?entreprise et les scies m?caniques ne seront pas achet?es. Peut-on dire qu?Andr? ??exploite?? ce pauvre b?cheron qu?il fait travailler pendant que lui joue ? la p?tanque? Il ne faut pas oublier qu?Andr? a travaill? toute sa vie pour ?pargner la somme qui a servi ? acqu?rir les scies. M?me son cloche du c?t? de Pierre, sans qui toute cette organisation ne tiendrait pas la route.

La dictature des bureaucrates

?videmment, le capital dont disposent les ??bourgeois?? n?a pas enti?rement ?t? obtenu en satisfaisant les besoins de la soci?t? en ?change d?un profit. Beaucoup d?entre eux (voir ceci) ont profit? de privil?ges octroy?s par le gouvernement pour s?enrichir. Par exemple, les profits des banques sont largement attribuables aux privil?ges mon?taires qui leurs ont ?t? accord?s par le gouvernement, qui maintient en plus l?oligopole ? l?aide de la r?glementation. Ces m?thodes n?ont rien ? voir avec le processus de cr?ation de richesse d?crit ci-haut, et pourraient plut?t ?tre qualifi?es d?anti-capitalistes. Malheureusement, les pouvoirs qui permettent aux politiciens d?octroyer ces privil?ges sont en quelque sorte des vestige de l?id?ologie socialiste.

Le probl?me avec les socialistes, qu?ils soient nostalgiques de L?nine ou militants pour Qu?bec-Solidaire, est qu?ils veulent utiliser et accro?tre la taille du gouvernement pour arriver ? leurs fins; c?est-?-dire piger dans le ??grand capital?? au profit des travailleurs et des pauvres ainsi que r?glementer le commerce de mani?re ? atteindre des objectifs ??moralement sup?rieurs?? au profit, comme par exemple la subvention des arts ou la r?duction des gaz ? effet de serre. Ils ne se rendent pas compte que ce faisant, ils se tirent une balle dans le pied et en viennent ? reproduire, au ralenti, l??chec des r?gimes socialistes du 20e si?cle.

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Pourquoi? Parce qu?en donnant plus de pouvoir aux politiciens, ils leurs permettent de nous enchainer! Les industries ne sont pas toutes comme celle de M?tro, c?est-?-dire concurrentielles, car l?intervention du gouvernement les rend moins concurrentielles par l?interventionnisme, que ce soit par la r?glementation, le protectionnisme, les subventions, les fonds d?investissement ?tatique, les entreprises d??tat, les PPP, les contrats sans appel d?offre, l?expropriation, etc. De nos jours, les politiciens sont des professionnels dans leur domaine, qui consiste ? se faire ?lire et ? s?assurer un apr?s-carri?re confortable. Pour ce faire, ils doivent acheter les client?les ?lectorales. Et lorsqu?il est question des grandes entreprises, ils y arrivent en marchandant leur pouvoir.

1)????? Faire adopter des lois et r?glementations qui sont aussi complexes et vagues que possible. Il sera ainsi plus facile d?octroyer des privil?ges, passe-droits et ?chappatoires. Les grandes entreprises aiment bien la r?glementation puisqu?elle constitue une barri?re ? l?entr?e contre les nouveaux concurrents. Cela b?n?ficie aussi aux professionnels de la complexit??: comptables, avocats, fiscalistes, notaires et consultants, qui seront de bons employeurs pour les politiciens apr?s leur carri?re politique.

2)????? Maintenez la formation de cartels et d?oligopoles. Les entreprises qui en b?n?ficient vous en seront reconnaissantes plus tard.

3)????? Centraliser le pouvoir autant que faire se peut. Le pouvoir centralis? vaut plus cher que le pouvoir diffus.

Que peut obtenir un politicien/fonctionnaire en ?change? Aux ?tats-Unis, il obtiendra des sommes colossales pour financer sa campagne, chose limit?e au Canada, bien que? les employ?s cl?s des entreprises b?n?ficiaires des largesses d?un politicien n?h?siteront pas ? donner le maximum permis par la loi. Outre la contribution financi?re, le politicien pourra obtenir le soutien m?diatique d?une entreprise ou d?un homme d?affaires connu. Ces entreprises pourraient commanditer un ?v?nement organis? par une fondation ch?re ? ce politicien, ou encore faire un don directement ? cette fondation. Finalement, ce politicien pourrait obtenir un excellent emploi apr?s sa carri?re de politicien, pour lui et les membres de sa famille.

L?autre chose que tout bon politicien doit faire est accro?tre la d?pendance de la population ? ses programmes, le tout financ? par les taxes et imp?ts. Autrement dit, les politiciens nous ach?tent avec notre propre argent. Par exemple, au Qu?bec, le Parti Qu?b?cois a pris le pouvoir en achetant le vote des ?tudiants, c?est-?-dire en promettant de ne pas hausser les droits de scolarit?.

Finalement, tout bon politicien doit cro?tre son empire bureaucratique. En adoptant toutes ces r?glementations et en complexifiant les lois, le gouvernement a besoin d?une plus grande arm?e de fonctionnaire, lesquels ont des conditions de r?mun?ration compl?tement d?connect?es du march? du travail. Ces fonctionnaires constituent de nos jours une classe sociale privil?gi?e. Si la classe moyenne se fait ?vincer, c?est bien par eux. Aucun politicien n?a les moyens politiques de s?opposer aux syndicats de la fonction publique. Ainsi, ? chaque n?gociation, ces travailleurs obtiennent encore plus que ce qu?il n?ont d?j?, ce qui creuse encore plus le foss? entre eux et le reste de la population. Et comme ils ne produisent rien ou ? peu pr?s, tout ce qui leur est accord? doit ?tre subtilis? aux autres classes de travailleurs, dont la plupart sont moins riches.

Dans cet environnement, ce sont les bureaucrates qui dictent l??volution de l??conomie. Que vous vouliez d?marrer une entreprise, embaucher des gens, introduire un nouveau produit sur le march?, construire un ?difice, exporter ou importer, il faudra que ce soit approuv? par le gouvernement. Si vous investissez ? la bourse, la question n?est pas de savoir quelle entreprise est en meilleure position de cr?er de la richesse, mais bien de pr?voir si la Fed continuera le ??quantitative easing??, si Obama approuvera Keystone XL, si le cabinet Harper imposera des contr?les sur les prix du sans-fil, si le gouvernement Ontarien continuera de subventionner l??nergie ?oliennes, si le gouvernement Kirchner permettra aux mini?res comme Yamana d?avoir acc?s aux intrants n?cessaires ? la production, si les banques canadiennes seront affect?es par d?autres changements de r?gles d?assurance hypoth?caire ? la SCHL, si le Surperintendant des Institutions Financi?res permettra aux banques de vendre de l?assurance-vie en succursale, si le gouvernement Russe reformera le cartel de la potasse avec Uralkali, si le gouvernement Chinois adoptera un nouveau programme de stimulation ?conomique, etc?

Ainsi, ce sont les gouvernements qui tirent les ficelles, pas les capitalistes. Et non seulement ces ficelles ligotent les ?l?ments les plus productifs de nos soci?t?s, mais en plus le contr?le du pantin est fort payant.

Conclusion

En somme, la v?ritable lutte des classes n?opposent pas les capitalistes aux prol?taires, mais bien le gouvernement (politiciens, fonctionnaires et alli?s), lequel exploite la population par la taxation, la r?glementation et m?me la guerre. Dans une soci?t? o? le gouvernement serait d?centralis? et de taille limit?e, il n?y aurait pas de pouvoir ? marchander, pas de lobbys, pas de privil?ges. C?est ?a la v?ritable juste sociale et la v?ritable libert?. Pas le socialisme, qui n?est qu?une bo?te de Pandore qui devrait rest?e scell?e ? jamais.

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    Le facho de service !… ( Peut-être qu’il faut en garder un et annuler l’exécution prévue par Lénine : « nous pendrons le dernier capitaliste avec la corde qu’il nous aura vendue » !… Ce serait dommage pour une corde aussi historique !…