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Centpapiers

  • La dérive fasciste des États-Unis

    19 mai 2007 | 7 commentaire(s) | vu 938 fois

    The Middle East, with two-thirds of the world’s oil and the lowest cost, is still where the prize ultimately lies*

    - Dick Cheney, 1999

    Par démocratie, nous nous entendons pour dire que le peuple peut agir collectivement sur son avenir en discutant librement, dans les forums publics et ailleurs, de sujets fondamentaux le concernant en ayant accès à toutes les informations pertinentes pour faire un choix éclairé, rationnel et raisonnable. Pour ce faire, deux conditions sont essentielles à la réalisation de cet objectif démocratique :

    1. Un système d’éducation qui refuse d’être inféodé aux courants éphémères, modes et autres influences extérieures pouvant le museler, l’orienter idéologiquement ou le manipuler en fonction d’intérêts corporatistes sectaires. Plus prosaïquement, un système scolaire indépendant en est un qui enferme, dans son corpus, la connaissance du monde dans un cadre critique exempt de censure par des intérêts corporatistes, syndicaux ou communautaires de tous genres

    2. Promouvoir et protéger l’indépendance médiatique en refusant la concentration économique, le biais idéologique et la propagande politique. Des médias libres sont des institutions qui se placent en porte-à-faux des pouvoirs politiques, économiques et syndicaux que la puissance transcende une philosophique égalitariste d’une démocratie juste et représentative

    Leur système d’éducation, malgré les apparences, souffre de carences majeures que le journaliste d’enquête Greg Palast place en exergue de son ouvrage Armed Madhouse . À titre d’exemple, l’État de New-York fait passer des tests finaux (high state exams) aux enfants de huit ans dont le contenu recèle des questions aussi « savantes » que celles-ci :

    En 1999, ces deux sœurs (Serena et Venus Williams) semblaient invincibles en double, au tennis. Ce qui veut dire qu’elles jouaient :

    A- Deux parties dans la même journée

    B- Une contre l’autre

    C- Avec deux balles en même temps

    D- Ensemble

    Autre perle accouchée par le New York school board (équivalent du ministère de l’éducation du Québec) :

    L’histoire raconte que la majorité des futures vedettes du tennis a appris à jouer avec des entraîneurs de clubs privés (choix de réponses avec photos dans le livre de Palast) :

    A- Bâton de baseball

    B- Raquette de tennis

    C- Court de tennis

    D- Endroit où les gens se rencontrent

    Dans les Collèges et Universités, plusieurs départements et facultés sont commandités par des entreprises privées. Des campus, bâtiments et bibliothèques portent le nom de riches entreprises ou entrepreneurs. Pour ces établissements scolaires, il s’agît d’une façon efficace de financer leurs opérations. Pour les entreprises commanditaires, l’objectif est triple : décupler leur prestige corporatif et social en s’associant à une institution de haut savoir ; augmenter la visibilité de l’entreprise auprès des étudiants ; s’assurer un contrôle idéologique en balisant implicitement ou explicitement les contenus universitaires (ce qui doit s’enseigner ou non). On comprend sans doute mieux pourquoi 59 millions d’Étasuniens ont voté Bush en 2004 !!!!!!

    Exercer un contrôle idéologique sur le système d’éducation ne suffit pas aux néo-conservateurs. L’abrutissement et l’acculturation doivent aussi se manifester dans les médias populaires. Orientation des consciences et manipulation psychosociologique prennent différentes formes : quiz à outrance avec prix titanesques, sport, émissions où la vénération des stars est récurrente et omniprésente et, plus important encore, biais idéologique des médias en faveur de l’impérialisme américain par une vacuité de toute contestation du pouvoir par les journalistes et médias.

    Le Fairness Doctrine et son abrogation par Reagan en 1988

    En 1928, le gouvernement américain vote la Fairness doctrine, une loi qui offre aux américains le droit d’obtenir une information variée, juste, complète et pertinente de la part de médias locaux et nationaux. Sans se substituer au système scolaire public et privé, cette présence médiatique entend bonifier la démocratie en y ajoutant les ondes publiques à l’offre informative aux citoyens de ce pays. Cette législation comporte trois obligations fondamentales que les organisations médiatiques doivent respecter pour conserver le privilège d’exploiter une licence médiatique :

    1. Offrir des nouvelles dans le créneau de 18hrs tous les soirs, et ce, même si l’information est moins (ou pas du tout) rentable que du divertissement

    2. Offrir des débats contradictoires sur des sujets d’intérêt public en invitant, dans les émissions d’information, des protagonistes identifiés aux différents spectres de l’échiquier politique, idéologique, économique et socioculturel

    3. Empêche la consolidation médiatique en méga entreprises

    Cette décision, rappelons-le, intervient quelques décennies après la belle époque du capitalisme sauvage (1860-1900) dans ce pays, lequel se caractérisait par une dictature des lois du marché, un darwinisme social rigide et impitoyable dont les seuls gagnants étaient les entrepreneurs les plus féroces et amoraux. Cette loi de 1928 prend aussi le relais des pères fondateurs qui, en 1783, se questionnaient sur la nature démocratique que devait prendre leur pays. Il y avait, d’une côté, Thomas Jefferson qui était favorable au suffrage universel alors que de l’autre côté du spectre, Madison, Hamilton et Adam considéraient qu’une bonne démocratie reposait sur la culture et la perspective intellectuelle que ses dépositaires devaient avoir et entretenir.

    Ces trois futurs présidents avaient une vision du pays où chaque citoyen aurait en sa possession les connaissances et l’information requises pour exercer son rôle avec diligence, vision et perspective. Dans cette mouvance, ils forcèrent la Virginie (et les 12 autres colonies) à adopter un loi qui punirait, par une sentence de prison, les citoyens qui négligeraient de fréquenter l’école…

    En 1945, constatant qu’en Allemagne, Hitler et Goebbels permirent la concentration extrême des médias entre les mains de mains peu nombreuses – réduisant ainsi la parole publique à une seule voix officielle, la dissidence étant ridiculisé ou traité d’anti-patriotique – le gouvernement des États-Unis décida de renforcer la loi de 1928 en réaffirmant les bases non négociables de la démocratie médiatique : concurrence accrue, multiplicité des sources et des voix disponibles, contrôle serré de la concentration des entreprises médiatiques, protection de l’intérêt public en élargissant les cadres démocratiques des ondes publiques etc.

    En 1988, le néo-conservateur et Président en fonction, Ronald Reagan, décide, pour des considérations idéologiques et par opportunisme politique, d’abroger cette loi, permettant ainsi, entre autres, la concentration économique des médias. Les conséquences sont désastreuses : en 15 ans, plus de 80% des journalistes d’enquête ont été congédiés ; Les correspondants étrangers, notamment à ABC, sont passés de 47 à 0 ; les salles de nouvelles, réputées non rentables, évacuent les questions d’intérêt public pour se concentrer sur le rendement, les actionnaires et le contenu rentable dont le divertissement et le sensationnalisme acculturateur ; enfin, 5 personnes (multinationales) contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité des 14000 stations de radio, 5000 postes de télévision, 80% des journaux et du contenu Internet dont ce pays regorge.

    Ces multinationales ont des intérêts variés et tentaculaires : équipement militaire, assurances, finance, ingénierie, pharmaceutique, etc., ce qui neutralise tout journaliste voulant jouer le rôle de chien de garde contre les abus des pouvoirs politique et économique dont ces compagnies (et bien d’autres) peuvent se rendre coupable.

    Conséquences d’une telle concentration médiatique sur la démocratie

    It’s amazing what you can see when you look*

    - Yogi Berra

    Considérant que les médias de gauche (liberal) sont très minoritaires et faibles au pays de l’oncle Sam – Vous connaissez Mother Jones, Nation magazine, Rolling Stone, Pacific radio, Air america, Randy Rhodes, Gore Vidal, Noam Chomsky, Vivian Forrester ? – John F. Kennedy jr et Greg Palast, invités à l’Université Columbia en mai dernier, prennent acte du déficit démocratique qui avantage nettement les impérialistes de droite et qui propagent une information biaisée, fausse et teintée d’un sectarisme guerrier.

    L’héritier des Kennedy, professeur de droit à Pace University et grand défenseur des causes environnementales dans son pays, vient rendre compte du Peper report, un sondage de la Public policy institute de l’Université du Maryland dans lequel ont abat des préjugés tenaces sur la morale des Américains en fonction de leur appartenance politique. Les États rouges (républicains) et bleus (démocrates) vivent dans deux mondes différents, ce qui n’est pas nouveau dans ce pays.

    Selon les rouges, dont le niveau d’éducation est inférieur à la moyenne nationale, les bleus, par leur permissivité, leur tolérance et leur libéralisme, offrent un cadre de vie qui rime avec criminalité, sexualité, pornographie et divorce. Or, le sondage dit exactement le contraire : Les États du Nord sont les plus sécuritaires, la pornographie y est moins présente, les divorces moins nombreux et la criminalité est de loin inférieur à ce que l’on trouve dans les États du Sud (Rouges), notamment le Texas.

    Ce sondage, divisé en trois parties, permet aussi de mieux saisir la désinformation que l’on retrouve dans les médias. Les rouges, s’abreuvant à Russ Limbaugh, Fox news et Talk radio, disent à 84% (même pourcentage que chez les bleus) qu’ils n’auraient jamais cautionné l’agression illégale et immorale en Irak, si :

    1.Ils avaient su qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive dans ce pays

    2.Saddam Hussein n’avait rien à voir avec les attentats du 11 septembre 2001

    3.L’invasion n’avait pas reçu l’aval de la rue arabe et de leurs alliés occidentaux

    Non seulement les citoyens américains n’ont-ils jamais été informés adéquatement de ces réalités, mais Fox news, CNN et autres Talk radio ont fait volontairement de la rétention d’information – autrement dit de la propagande – pour le bénéfice des entreprises américaines impliquées et du gouvernement, lequel a, comme nous le verrons un peu plus loin, subrepticement fusionné avec la grande entreprise nationale. Autrement dit, ils ont été victimes de manipulation des esprits à des fins de légitimité politique, économique et militaire. Pourtant :

    1. 70% des Américains croyaient, en 2002, que Saddam Hussein était le commanditaire principal des attaques sur le World trade center

    2. 65% que l’Irak possédait des armes de destruction massive (vendues par Rumsfeld dans les années 1980 et utilisées quand ce pays était en guerre avec l’Iran)

    3. 64% croyaient que l’administration Bush supporte le protocole de Kyoto et les lois internationales sur le travail

    4. Tout cela est faux, bien évidemment.

    - Le vol d’élections dans l’apathie générale

    L’élection présidentielle qui a rendu le journaliste d’enquête Greg Palast célèbre est celle de 2000. Étasunien de naissance et réfugié en Angleterre depuis l’imposition du Patriot Act (nous y reviendrons) en 2001, Palast travaille maintenant pour la BBC de Londres. Il est celui qui a révélé le stratagème électoral frauduleux qui a permis à Georges W. Bush de voler la victoire à Al Gore.

    Jamais traitée par les grands réseaux américains pour ne pas froisser les actionnaires, les républicains et leur marge de profit par une instabilité inutile pour les affaires , cette nouvelle est symptomatique des accointances néo-conservatrices des grands médias (ceux qui rejoignent la masse) avec l’administration Bush. Le frère de Georges, Jeb, a fortement contribué à son élection en plaçant des amis au pouvoir judiciaire qui, le temps venu, ont permis à Georges d’être déclaré gagnant même si il avait recueilli moins de votes que Al Gore.

    Mais il y bien pire. Les élections de 2004 ont été volées en Ohio et dans tous les États de la fédération par un stratagème que Carl Rove, adjoint du vice-président Dick Cheney, a malencontreusement fait parvenir par courriel à Greg Palast en 2005.

    Commençons par le commencement, les résultats officiels dans l’Ohio :

    Les hommes :

    51% ont voté pour le démocrate John Kerry
    49% ont voté pour le républicain Georges Bush

    Les femmes :

    53% ont voté pour Kerry
    47% ont voté pour Bush

    Le gagnant : Georges W. Bush par 5000 voix. Nombre de bulletins rejetés : 152 000

    Comment peut-on arrivé à un tel résultat ? Palast cherchait la réponse depuis 1 an et demi quand les 500 courriels de Rove ont été envoyés au mauvais nom de domaine (georgesbush.org au lieu de georgesbush.com), lequel appartient à un de ses amis. Ces listes d’électeurs, qui ont été empruntées à la US election assistance commission par Rove et son équipe, comprennent les noms et adresses de 700 000 citoyens disséminés sur tout le territoire américain, des Noirs, Hispaniques, Autochtones et autres Asiatiques vivant dans des quartiers populaires. Des électeurs, disent les républicains, qu’on veut faire enlever des listes parce qu’ils ne vivent pas à la bonne adresse. Des fraudeurs selon eux. Après avoir dit à Palast que ces listes provenaient de leurs donateurs. Un retournement de veste qui sent mauvais.

    La vérité est ailleurs. La loi électorale américaine prévoit que tout citoyen doit posséder une adresse civique valide pour pouvoir voter. Carl Rove a donc utilisé les listes de noms de soldats envoyés à l’étranger, leur a fait parvenir, via la Commission électorale, une lettre cachetée confidentielle dans laquelle on leur demande de confirmer leur lieu de résidence. Évidemment, ils ne peuvent le faire, étant retenus à l’étranger au sein de l’Armée américaine. La lettre retourne donc intacte à l’expéditeur. Et malgré le fait que tout soldat servant sa patrie à l’étranger conserve son droit de vote, le Parti républicain a fait annuler ces votes lors des élections présidentielles de 2004.

    À l’échelle nationale, ce sont 3 006 380 votes enregistrés qui ont été rejetés. Selon Palast, si vous êtes noir, vous avez 900% de chance de voir votre vote rejeté, 500% si vous êtes hispanique et 200% si vous êtes autochtone. Historiquement, ces groupes votent très largement pour le Parti démocrate. La nouvelle n’a jamais été reprise par les grands médias américains. Pourtant, la loi électorale (voters law) a été violée par le Parti républicain. Cette loi, votée en 1965, proscrit la discrimination ou le racisme sous toutes ses formes dans le traitement des électeurs américains. Mais j’oubliais, les grands médias étaient occupés avec Tom, Kathy, Brad, Angelina, Michael et le football, des événements économiquement plus rentables…

    La stratégie des néo-conservateurs et l’assaut contre la démocratie

    Robert Kennedy jr est avocat spécialisé en droit environnemental. Défendant ces causes depuis plus de 10 ans, il s’est plusieurs fois accroché avec la grande industrie polluante de son pays. Il constate, depuis quelques années, une propension au mariage incestueux entre le gouvernement fédéral et l’industrie. Dans la plupart des ministères fédéraux , on retrouve d’anciens lobbyistes, relationnistes et dirigeants d’entreprises agricoles, industrielles et militaires dans des postes de direction. Ils ont Infiltré le gouvernement pour orienter les décisions et les lois en fonction de leurs intérêts égoïstes, au détriment de l’intérêt commun, donc de la démocratie.

    Le danger, dit Kennedy, est la prise de contrôle du gouvernement par la grande industrie. Les germes du fascisme sont là, dit-il citant le « Duche » lui-même, Benito Mussolini, dictateur italien des années 1920-1930 qui en connaissait la philosophie mieux que quiconque. La fin de la démocratie, en fait, où les intérêts et le diktat de l’économique sur les droits humains, environnementaux, démocratiques, individuels, la liberté de presse, de conscience, de l’État et sa finalité occidentale, la modernité.

    Ayant signé la préface de la nouvelle édition du classique de Barry Goldwater, The conscience of a conservative publié à l’origine en 1955, Kennedy trace une ligne entre le conservatisme américain et le néo-conservatisme des faucons de la Maison Blanche. En voici les grandes lignes :

    Le conservatisme de Goldwater :

    1. Gardien de la Constitution des États-Unis d’Amérique, laquelle protège les droits individuels, l’égalité entre les individus et leur intégrité physique

    2. Protège la concurrence et le libre marché

    3. Assure et protège la séparation entre l’Église et l’État

    4. Assure la continuité de l’Abeas Corpus, la volonté

    populaire, le contrat social entre tous les citoyens de ce pays

    Le Néo-conservatisme des faucons :

    1. Détruit la Constitution, le libre marché et la concurrence

    2. Fait la promotion de la torture

    3. Détruit l’Abeas corpus, élimine la séparation entre l’État et l’Église

    - Le Patriot Act et la théorie de l’inside job des attentats du 11 – 09 – 2001

    L’objectif des néo-conservateurs est la destruction systématique des bases démocratiques de la société américaine pour le bénéfice exclusif de la grande bourgeoisie impérialiste des États-Unis. Kennedy rappelle que durant la Guerre froide, plus de 15 000 missiles soviétiques équipés d’ogives nucléaires étaient pointés en permanence sur des villes américaines. Durant la guerre civile de 1861-1865, 600 000 américains ont été tués, ce qui équivaut à 6 millions de morts aujourd’hui (toutes proportions gardées). Jamais, dit encore Kennedy, le gouvernement tenta d’altérer les droits et libertés des citoyens durant ou après ces événements. Pourtant, le clan Bush adopta, dans les semaines qui suivirent les attentats du 11-09-2001, le Patriot Act, un document qui permet :

    1. Violer la vie privée des individus

    2. De les espionner sans mandat par l’écoute électronique

    Selon avocate constitutionnelle Connie Fogal , l’adoption de cette loi a été planifiée et préparée longtemps avant les attentats du 11 septembre. Il est impossible, selon elle, d’accoucher d’une loi aussi complexe dans un délais aussi court après les attentats. Des juristes expérimentés et formés en droit ont peine à pénétrer les subtilités de ce document, dit-elle en substance.

    Le journaliste de la CBC, Neil MacDonald, a mis la main sur un document préparé par un think tank* néo-conservateur qui voulait redéfinir la politique étrangère des États-Unis. Le document, intitulé Rebuilding US defence, a été rédigé un an avant les attentats terroristes par Donald Rumsfeld, Dick Cheney, Lewis Leeby, John Bolton, Richard Perle et un certain Paul Wolfowitz récemment accusé de népotisme à la Banque Mondiale, des gens bien en scelle au pouvoir exécutif à Washington. Leur objectif est clair : faire des États-Unis une puissance incontestée dans le monde. Leurs moyens :

    1. Que les E-U abandonnent le traité des missiles anti-balistiques (affaire classée)

    2. Augmenter la présence militaire américaine dans le monde pour protéger ses intérêts : Nouvelles bases en Géorgie, Irak et Philippines

    3. Être la police du monde en neutralisant l’ONU et tout autre État contestataire

    4. Forcer des changements de régime là où les intérêts américains sont névralgiques

    Mais, dit MacDonald dans son reportage, pour arriver à leurs fins, les néo-conservateurs doivent espérer une autre catastrophe, un cataclysme de la taille de Pearl Harbour. Un an plus tard, les villes de New York et Washington étaient attaquées. Drôle de coïncidence, non ?

    Cet événement, que plusieurs aux E-U attribuent aux terroristes d’Al-Quaeda, n’a jamais été défié par les médias américains. Au contraire, pour justifier le déploiement tout azimut de l’impérialisme américain, les grands médias ont contribué à la manipulation des consciences en évitant soigneusement de questionner le gouvernement et ses agences sur les incongruités suivantes :

    1. Comment se fait-il que 6 des terroristes présumés sont, encore aujourd’hui, vivants ?

    2. Comment se fait-il que les photos de présumés terroristes aient été divulguées dans les heures suivant l’attaque sans même savoir qui avait revendiqué la paternité des actes en question ?

    3. Comment se fait-il qu’aucune agence gouvernementale n’ait alerté les autorités politiques sur le déplacement massif de titres de American Airlines et United Airlines à la bourse de Chicago, une semaine avant le 9 sept. 2001 ? Historiquement, ces titres n’avaient jamais connu un tel volume de ventes, affirme le porte-parole du Chicago stock exchange, l’organisme qui a relevé l’anomalie

    4. Comment se fait-il qu’aucun avion de chasse ne se manifesta en une heure et demi, c’est-à-dire entre le premier accident sur New York et le dernier sur Washington ? Connaissant le délire sécuritaire de ce pays et la proximité de bases aériennes des deux capitales (politique et économique), il est étonnant, dit l’ancien ministre des affaires étrangères de l’Angleterre, Michael Meacher, qu’on ne puisse trouver une autre explication à ce laxisme

    5. Que la tour 7 du WTC ait été détruite par implosion contrôlée quelques heures après l’effondrement des tours jumelles sans que personne n’en parle, ni dans les médias, ni dans le rapport de la Commission sur les attentats. Danny Jowenko, expert en démolition contrôlée, ne savait pas que la tour 7 de 47 étages avait été démolie ; il est impossible que cette démolition contrôlée puisse avoir été préparée si rapidement, disait-il à MacDonald. Cette opération prend plusieurs semaines à emballer

    6. Que la tour 7 renfermait les bureaux de la Securities and exchange commission, un organisme fédéral qui enquêtait, entre autres, sur une fraude de 70 milliards de dollars dont Enron était une cible importante. Plus de 4000 dossiers incriminant ont été détruits par une planification minutieuse de cette démolition

    7. Qu’une dame du New Jersey, observant les tours du WTC brûlées de chez elle avec des jumelles, eût aperçu, sur la rive de la rivière Hudson non loin de chez elle, 3 hommes sur une camionnette en train de se réjouir bruyamment des attentats, se faisant des high five comme trois gamins qui viennent faire un mauvais coup. Pendant ce temps, le Mossad (Services secrets de l’État d’Israël) procédait à des simulations en territoire américain. Connaissant la réputation de ce service, il est facile de faire le lien

    Il n’est pas étonnant que ces informations, qu’on retrouve également dans l’ouvrage de Michel Bougnon-Mordant*, et malgré une censure patriotique primaire des médias, aient fini par pénétrer la masse américaine. En effet, un sondage produit en octobre 2006 révèle que plus de 33% des Américains considèrent maintenant les attentats du 11 septembre 2001 comme ayant été commandités de l’intérieur (an inside job) et que 88% des Américains croient que Bush a menti au peuple américain. Ce qui fait dire à Kennedy que 80% des républicains sont des démocrates qui s’ignorent. Cette observation, Kennedy la confirme régulièrement sur le terrain lorsqu’il rencontre, lors de conférences, des Sudistes républicains à qui il expose les faits que les médias inféodés au grand capital et à Bush refusent de dévoiler.

    Malgré la censure la tentative d’orientation des consciences des médias américains et de leur gouvernement, il semble encourageant de constater que la vérité puisse percer le mur du patriotisme aveugle, lequel est gonflé à la testostérone et exploité par les autorités à des fins impérialistes et antidémocratiques.

    Finalement, pourquoi le clan Bush aurait-il commandité ces événements ? Question à laquelle Palast apporte une explication simple et juste : Sous Clinton, le baril de pétrole était à 20$ ; sous Bush, le même baril de pétrole n’est jamais tombé sous les 50$. Et Bush est un produit de l’industrie pétrolière…


    *Le Proche Orient, avec 2/3 des réserves mondiales de pétrole au meilleur prix disponible, demeure l’endroit où se trouve ultimement le gros lot

    1- Pp.310-311. Édition Dutton, New-York, 2006

    * C’est incroyable ce que vous pouvez voir quand vous prenez la peine de regarder

    2- Greg Palast, http://www.youtube.com/watch ?v=du9QWpCWbbY

    3- Greg Palast, The best democracy money can buy, Plume, 2004

    4- Conférence de Palast et Kennedy à l’Université Columbia, mai 2007. Disponible sur Youtube en 8 parties à l’adresse suivante : http://www.youtube.com/watch ?v=du9QWpCWbbY. Sur cette question, visionnez les parties 7 et 8

    5 – Reportage de Neil MacDonald, journaliste à la CBC, sur les attentats du 11 – 9 – 2001 à New York

    http://video.google.com/videoplay ?docid=-5224963246223576086&hl=en

    * Groupe de recherche et de réflexion en politique

    * Etats-Unis, La manipulation planétaire

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  • 7 commentaires

    • J.F.William

    En effet…

    « We are watching a poorly staged rendition of Wag the Dog, interpreted for the morbidly stupid and performed by the criminally insane. «  – Jules Carlysle

    Notre réalité médiatique est évidemment bien autre !

    « Les médias changent le monde et l’humanité avec. Ils sont l’usine où se fabrique le « réel » ; ou ce qui en tient lieu ; ou ce qui l’a remplacé. Nous ne sommes pas sûrs qu’il y a un autre côté de l’écran devenu le miroir du monde. » – Élisabeth Lévy

    Le visionnement du documentaire de la BBC « The Century of the Self «  devrait remettre les pendules à l’heure pour quiconque possède encore quelques neurones qui pétaradent et que la réalité issue des faits intéresse encore ;)

    À voir ici via Google vidéo : The Century of the Self

    « If we understand the mechanism and motives of the group mind, it is possible to control and regiment the masses according to our will without their knowing it. » – Edward Bernays / « father of public relations » He called this scientific technique of opinion molding the « engineering of consent ».

    « The Power of Nightmares » et une compréhension de l’utilisation du concept de « False Flag » complète la donne…

    À voir ici via Google vidéo : The Power of Nightmares

    Historique des opérations « False Flag »

    Going to War : The American use of War Pretext Incidents (1846-2003)

    « Of course the people don’t want war. But after all, it’s the leaders of the country who determine the policy, and it’s always a simple matter to drag the people along whether it’s a democracy, a fascist dictatorship, or a parliament, or a communist dictatorship. Voice or no voice, the people can always be brought to the bidding of the leaders. That is easy. All you have to do is tell them they are being attacked, and denounce the pacifists for lack of patriotism, and exposing the country to greater danger. » — Herman Goering at the Nuremberg trials

    « If you tell a lie big enough and keep repeating it, people will eventually come to believe it. The lie can be maintained only for such time as the State can shield the people from the political, economic and/or military consequences of the lie. It thus becomes vitally important for the State to use all of its powers to repress dissent, for the truth is the mortal enemy of the lie, and thus by extension, the truth is the greatest enemy of the State. »

    — Joseph Goebbels, German Minister of Propaganda

    Dans la section : Quoi de neuf sous le soleil ?

    INFO HISTORIQUE

    Wall Street’s Plot to Seize the White House :
    Facing the Corporate Roots of American Fascism

    « Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu’il contribue largement à mettre en scène. » – A.Rindel

    • Pierre JC Allard

    Excellent article. Le lien entre la montée du fascisme aux USA et la mise en tutelle des médias est bien clair. Permettez-moi d’envoyer encore plus d’eau au moulin en ajoutant un mot sur le fascisme, sur la manipulation et sur un espoir de rédemption.

    Pierre JC Allard

    • GSM

    Tout allait bien dans cet article jusqu’à ce que le 11 septembre devienne un complot juif… au point 7 de la dernière partie. Certes, on peut toujours délirer sur des événement exceptionnels tels que le 11 septembre, mais à partir du moment où on voit forcément un complot juif, comme dirait l’auteur « il est facile de faire le lien ». Dommage de tomber là dedans, le début de l’article était très pertinent…

    • Anonyme

    BALZAC : on ne meurent pas pour la patrie mais pour les industriels.

    • Anonyme

    20 USD le pétrole sous Clinton et 50 USD sous Bush !
    Et alors ?
    La marge bénéficiaire des marchands de pétrole et dérivés est encore plus grande quand la cotation du brut grimpe. L’argument ne tient pas à mon avis.
    La WTC 7 qui s’effondre, c’était évidemment préparé. Et là, mystère total !

    Bonjour,
    Nous souhaiterions publier sur notre site NON à la GUERRE, à la rubrique Articles, cet excellent article qui a retenu toute notre attention.
    Nous en donnez-vous l’autorisation, étant bien entendu que nous citons scrupuleusement la source de toutes nos parutions ?

    Merci d’avance pour votre réponse.

    Bien cordialement.

    Dominique MIRA pour le comité de coordination de l’Action NON à la GUERRE – Citoyen Libre (www.nonalaguerre.com)

    Un regard différent sur l’actualité américaine : « Regard sur les Etats-Unis ». Chaque jour retrouvez une information claire et objective sur la politique, l’économie et la société américaine. Ce blog offre une vision critique sur les évènements Outre-Atlantique. Alliant articles de fonds, analyses et focus factuels, ce blog a pour ambition de vous faire découvrir les facettes multiples d’une puissance à la fois dérangeante pour certains et fascinante pour d’autres.

    Alors n’attendez plus, venez découvrir « Regard sur les Etats-Unis » :
    http://reu-oi.blogspot.com/

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