Accueil / S O C I E T É / assuetudes / La culture des oignons robots

La culture des oignons robots

Suivre une autorité c’est rejeter l’intelligence. Accepter une autorité c’est se soumettre à la domination ; c’est se laisser subjuguer par un individu, un groupe ou une idéologie religieuse ou politique. Et cette sujétion est un déni à soi-même, non seulement d’intelligence mais aussi de liberté.

Krishnamurti, De l’éducation. 

***

Le monde n’est plus pareil. Avant, on avait le temps de s’asseoir et de parler. Maintenant, personne n’a de temps. Personne n’est disponible. Ils vivent longtemps, mais ne voient pas les journées passer, ni les êtres…  (Un paysan turc )

***

Le fascisme libéral mondial, étatisé et bien installé a le don et les outils fournis par les peuples eux-mêmes, de faire de l’humain le robot tampon  entre l’homme et la machine. La discipline est l’art de tétaniser l’humain, avec une éducation de cordes invisibles qui transforme le malléable en une statue d’idées et de concepts arrêtés…

Figés, en rangs d’oignon… Le cerveau est construit en forme de poireaux: hauts, allongés, mais sans champs de vision circulaire.

À travers toutes ces implantations que l’on nomme éducation, il n’y a rien en terme de compréhension de l’amour humain qui n’a rien de romantique. Dans cette lutte montante des guerres nécessaires, on voit là le fruit de la haine, issu de l’isolationnisme volontaire qui anime les états. De fait, ils ne savent plus ce qu’est la liberté de penser, assis sur leurs idées reçus, leurs dogmes, leur prétendue idéologie. Ils sont eux aussi une machine dans une machine servant à répandre un art de vivre destructeur. Et voici et voilà la somme de toutes les guerres inutiles.  Il existe des agglomérateurs de vérité: ils sont payés ou convaincu d’être le meilleur cuisinier de la recette de ce qui est bien pour les autres…

Dans un monde autant déchiré, brisé, on continuera à offrir le même buffet froid et sans cœur. Si l’éducation n’a pas pour premier but de se questionner sur nos réussites et nos échecs, nous ne pouvons plus avancer d’un seul pas. Sauf dans les armées, et sous ordre hurlé.

En rendant les parents pareils à des robots pris dans leur travail et dans la complexité de la vie, c’est l’État qui prend en charge les enfants. Autrement dit c’est une structure, non un acte d’amour.

Au lieu de nous transformer pour être meilleurs, nous sommes transformés pour être les pires. Mais pis encore, nous l’ignorons… N’est-ce pas là le plus grand signe de méconnaître ce  qui nous mène à notre perte? Et l’aveuglement? Nous ne la voyons plus. Nous considérons les choses qui nous détruisent comme nécessaires et normales.

Il existe de plus en plus de ces robots qui ne sont pas fait de métaux et de boulons, mais de chair et de sang, et , si on creuse un peu, d’âme.

Gaëtan Pelletier

 

Commentaires

commentaires

A propos de Gaëtan Pelletier

avatar

Check Also

Quand Romain Gary relativisait l’inceste

Le film « La promesse de l’aube » (sorti le 20 décembre 2017) vient de remettre en ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *