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La couverture m?diatique d’une temp?te de neige

Est-il utile de couvrir une temp?te de neige au Qu?bec ?

Durant le courant de la journ?e de dimanche, et en continu dans la journ?e de lundi, les divers m?dias au Qu?bec ont couvert ce qu’il est convenu d’appeler LE sujet de l’heure : la temp?te de neige.

Peu importe le m?dias, qu’il soit sur le web, ? la t?l? ou en version papier, un nombre infini d’articles ont ?t? ?crit sur le sujet, contournant l’objet de la temp?te de toutes les fa?ons, sans jamais s’en ?loigner vraiment. Est-ce une premi?re autant de neige si t?t ? Est-ce un d?r?glement climatique ? Y’a-t-il des routes de ferm?es, des accidents routiers, des retards et des probl?mes avec le d?neigement ?

Il semble qu’il importe peu que le sujet soit utile et v?ritablement solide, il y a une course ? la couverture, de qui parlera le plus, le mieux, le plus pr?cis?ment de l’apocalypse saisonnier d’une province qui ne semble jamais s’y habituer.

Car si il est utile d’informer la population sur les r?percussions qu’engendre un tel acharnement de Dame nature, est-il n?cessaire que cet ?v?nement prenne cette place pr?pond?rante ?

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    Jean-Philippe

    Excellente question. Je dois vous dire que sur les radios d’Europe (RFI et France Info, BFM), la nouvelle a été tenue pour prioritaire. Plus. Nous étions du nombre des pays cités (Québec et Ontario, avec 1 mort sur la route). Dame Nature retrouve – lorsqu’elle se manifeste – ses droits et sa préséance.

    Pierre R.

  2. avatar

    8 pages dans La Presse ce matin.

    Le Journal de Montréal titrait hier « Tempête infernale ». Pfff.

    Y’a-t-il quelque chose que je n’ai pas compris si je sujet ne m’intéresse pas ?

  3. avatar

    Jean-Philippe

    Aurions-nous perdu l’habitude des tempêtes de neige pour en faire la nouvelle de la semaine ? Les plus vieux s’en rappellent, les plus jeunes découvrent… peut-être avant de se recouvrir davantage. Tuques, mitaines, foulard, parquas… etc.

    Pierre R.

  4. avatar
    Jean-Philippe Wauthier

    Pierre,

    C’est effectivement une question qu’il faut se poser. Ou peut-être encore plus : avons nous une mémoire si courte ou plutôt est-elle sélective ?

    Ou peut-être est-ce tout simplement le désir violent de « faire » de la nouvelle « d’actualité », le plus près possible de ce que vivent les gens.

    Et ce n’est pas tant la couverture de la tempête qui surprend plus que l’ampleur de sa couverture…

    Définitivement troublant, pour un peuple de la neige….

  5. avatar

    Je ne suis pas d’accord. Ces couvertures médiatiques ont une fonction de cohésion sociale qui n’est pas à négliger.

    La tempête a bouleverser la routine de bien de centaines de milliers de gens. À l’échelle microtemporelle, c’est bel et bien un événement particulier qui s’inscrit dans le quotidien et qui mérite d’être couvert pour sa singularité. Nous avons vécu collectivement cette tempête. Que les média nous offrent un instantané de ce que l’Autre à vécu durant cette tempête ne peut que nous rapprocher un peu plus de lui.

    Reste finalement la « noblesse » du sujet, et c’est là que le bât blesse. Bien sûr, une tempête c’est moins sexy que d’autres sujets pour un intellectuel, mais, contrairement à d’autres sujets, nous l’avons vécu tous ensemble. Laissons donc les gens avoir le plaisir de partager un peu leur vécu.