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22 janvier 2012 |
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vu 367 fois Si les circonstances de cette découverte, rendue possible par la déforestation, sont plutôt malheureuses (52.000 km² de forêt amazonienne disparaissent ainsi chaque année), elle n’en demeure pas moins exceptionnelle : ces vestiges de routes et de bâtiments aux formes géométriques sont en effet tout ce qui reste d’une civilisation encore inconnue des scientifiques, et qui aurait peuplé l’Amazonie.
L’hypothèse était dans l’air depuis au moins deux décennies, à mesure que les archéologues accumulaient les artefacts. Mais le tout était difficile à démontrer, les denses forêts amazoniennes ne se laissant pas approcher si facilement.
Il a fallu une dizaine d’années de travail à l’équipe qui vient de publier dans la revue Science pour « déterrer » et dresser une carte: pas moins de 19 villages, certains entourant des habitats plus petits, reliés entre eux par des routes, certains protégés par tranchées, une agriculture apparemment bien réglée sur l’ensemble du territoire, et de la coupe d’arbres dans certains secteurs choisis. Le tout dans une région appelée le haut-Xingu, au centre de l’actuel Brésil.
Plus de 200 structures de type circulaire ou rectangulaire ont été retrouvées au coeur de la forêt amazonienne après que celle-ci a subi une importante déforestation pour les besoins en alimentation du bétail. 260 avenues, fossés, digues et enceintes ont été recensés, pour un total de 19 villages.
En comptant 300 travailleurs pour chaque construction, cette région aurait compté 60.000 habitants.Des routes sont rattachées à ces travaux, preuves de la présence passée d’une civilisation évoluée. Les scientifiques ont estimé l’âge de certains sites à 750 ans voire à 1800 ans pour d’autres.
Certains villages abritaient jusqu’à 5000 habitants, un chiffre conséquent pour l’époque et surtout, pour ce genre de région puisque la population devait se contenter des ressources de la forêt, l’océan étant très éloigné.Les formes géométriques indiquent une probable signification symbolique, peut-être utilisée pour des cérémonies.
Aujourd’hui, la région est toujours habitée par des peuples indigènes, mais en petits nombres; et d’un niveau technique et culturel moins avancé que ce qu’on vient de découvrir. Rien ne permet d’affirmer que ceux-ci sont les descendants de ceux-là.
L’équipe américano-brésilienne dirigée par Michael Heckenberger, de l’Université de Floride à Gainesville, décrit dans son article des villages disposant d’une place centrale, et des routes de 20 mètres de large qui profitent de l’alignement du Soleil; deux détails qui nécessitent un degré élevé d’organisation. Il faut en effet pour cela une société dont tous les efforts ne sont plus uniquement voués à la survie (chasse, pêche, cueillette), mais dont une partie peut être dirigée vers les calculs astronomiques ou l’architecture. Sans parler d’une organisation politique, laquelle est indispensable pour gérer des zones réservées à l’agriculture et d’autres, à l’exploitation forestière. Et pour simplement partager les ressources dans une aussi épaisse forêt, où les pluies et les sols arides limitent les possibilités d’expansion et rendent certaines années bien plus dures que d’autres.
La zone, couvrant approximativement un millier de kilomètres carré, aurait été habitée pendant au moins un millier d’années, quoique le sommet de cette civilisation se situerait plus précisément entre les années 1200 et 1400.
D’où venaient-ils? Au cours des deux dernières décennies, d’autres archéologues ont tenté de démontrer que des sociétés avaient eu un impact sur la région du fleuve Amazone. Mais l’Amazone, c’est grand: des tertres en terre battue ont été découverts près de l’embouchure, du côté de l’Atlantique, et des digues de même que des barrages érigés par des pêcheurs ont été mis à jour de l’autre côté du continent, en Bolivie. Sans compter des sols enrichis par de l’engrais et des arbres à fruits cultivés, toutes des traces de sociétés plus complexes que les sociétés de chasseurs et de cueilleurs qu’ont observés les explorateurs européens au cours des siècles suivants.
Toutes ces traces sont-elles liées entre elles, où n’y avait-il qu’un seul point central, qui a influencé, de loin en loin, les peuples indigènes du reste de l’Amazonie? Pour l’instant, la balance penche plutôt vers la seconde hypothèse: il est déjà difficile d’imaginer qu’une civilisation avancée ait pu survivre longtemps dans un environnement aussi hostile qu’une jungle tropicale, il est encore plus difficile d’imaginer qu’elle ait pu couvrir un territoire aussi large que celui, plus au Sud, des Incas. Les archéologues de l’Amazonie ont encore du boulot…
Rappel :
Au XVI émé siècle Francisco de Orellana remonte jusqu’aux sources du fleuve Amazone. A son retour l’expédition parle d’une région à l’agriculture riche et sophistiquée, à haute densité démographique, où la population habite aussi bien des fermes isolées que de grands villages entourées de hauts murs. Ses chroniques décrivent des villages disposant de vastes réseaux commerciaux, dirigés par des chefs de grand prestige. La légende naît d’un “pays de l’Eldorado”.
Les expéditions suivantes ne trouveront plus que quelques tribus isolées de chasseurs-cueilleurs, principalement nomades, et une organisation sociale et politique presque aussi limitée que l’agriculture.
Il est établit que dés le XVIIème siècle les espagnols dispersèrent les communautés indigènes en une écrasante répression de guerre et d’esclavage..
Dans un essai intitulé La cité perdue de Z , David Grann raconte l’histoire d’un Bandeirante portugais qui, poussé par l’attrait de l’or, avait entrepris un périlleux voyage en Amazonie. A son retour, il prétend avoir vu les ruines d’une ancienne cité, perchée sur une montagne. Cette ville grandiose était pourvue de larges avenues, d’arches en pierre, de statues et d’un temple orné de hiéroglyphes.
En 1906, le colonel Percy Fawcett (1867-1925), qui inspira Le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle, est approché par la Royal Geographical Society de Londres afin d’établir une cartographie des frontières entre le Brésil et la Bolivie. Quelques années plus tard, il écrit dans son rapport : « Des rumeurs font état de pygmées, de mines perdues et de ruines anciennes. Rien n’a été exploré de ce pays au-delà de quelques centaines de verges ceinturant les cours d’eau ».
En 1914, la découverte du manuscrit du Bandeirante portugais, à la bibliothèque nationale de Rio de Janeiro, le renforce dans ses croyances et l’incite à se lancer dans une nouvelle expédition. Malheureusement, la Royal Geographical Society refuse de subventionner ce projet jugé non sérieux. Percy Fawcett, à la limite d’être destitué de son poste, décide d’entreprendre à son compte la recherche de la mystérieuse cité à laquelle il a donné le nom de point « Z » sur ses cartes. Il n’en reviendra jamais.
Moins d’un siècle plus tard, il semblerait que les archéologues soient près de confirmer l’intuition de l’excentrique explorateur britannique.
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Croire que de telles dispositions structurales peuvent être âgée de seulement 750 ans ou même 1800 ans n’a aucun sens.
Elles sont impossibles dans une forêt telle que l’Amazonie qui est supposée être une forêt primaire. Celle-ci est une forêt intertropicale, sinon équatoriale.
Si ces structures sont des constructions humaines, il est probable qu’elles furent faites avant que l’endroit soit « équatorial ». Ce qui date de quelque années avant il y a 1800 ans.
Ou encore, à une époque où le climat était complètement différent parce que le niveau océanique était 120 mètres plus bas qu’actuellement. Ce qui date de 12,000 ans.
Amicalement
Elie l’Artiste
13:35, le Jeudi 26 janvier 2012Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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