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La cause principale du ch?mage est?

 

MINARCHISTE:

Le march? du travail est un march? qui est fortement r?glement? partout dans le monde. L?ampleur de cette r?glementation varie d?un pays ? l?autre, mais en g?n?ral on y retrouve certains des ?l?ments suivants?:

  • Salaire minimum
  • N?cessit? d?obtenir un permis de travail
  • Avantages sociaux obligatoires
  • Indemnit?s de licenciement
  • Restrictions sur les mises ? pied et d?lais d?avis
  • Adh?sion forc?e ? un syndicat
  • Limitations des heures d?ouvertures des commerces
  • Assurance-ch?mage et autres indemnit?s.

Sans n?cessairement m?opposer ? ces lois, il faut r?aliser que celles-ci augmentent consid?rablement le co?t de la main d?oeuvre. Si on prend le Br?sil par exemple, un pays qui se situe en milieu de peloton quant ? la flexibilit? de son march? du travail, les avantages sociaux atteignent en moyenne 66% du salaire. Lorsque le co?t de quelque chose augmente, la demande diminue. Le travail n??chappe pas ? cette loi, c?est pourquoi ces mesures contribuent au ch?mage.

 

Par exemple, le salaire minimum agit comme un prix plancher; c?est-?-dire qu?il force un certain type de travailleurs, en l?occurrence ceux ayant un faible niveau de comp?tence, ? demander un salaire plus ?lev? que ce qu?on serait pr?t ? leur payer pour leur travail.

Les prix planchers font en sorte de faire augmenter l?offre et de faire r?duire la demande, cr?ant ainsi un surplus. ?tant plus ?lev? que le salaire du march? pour un travailleur sans comp?tence ni exp?rience, le salaire minimum fait en sorte d?attirer certaines personnes sur le march? du travail (par exemple des d?crocheurs scolaires), mais il fait aussi en sorte de faire augmenter les co?ts des entreprises qui emploient ces travailleurs, qui par cons?quent en embaucheront moins. Donc, le salaire minimum augmente l?offre de travailleurs de ce type, tout en en r?duisant la demande. Cette situation cr?e un surplus; et sur le march? du travail, un surplus se traduit par une augmentation du ch?mage. Le salaire minimum peut donc faire augmenter le ch?mage.

? l??t? 2007, le salaire minimum a augment? de $0.70 aux ?tats-Unis pour atteindre $5.85/heure. L??t? suivant, il a augment? ? $6.55 and et en juillet 2010 ? $7.25. Je ne m?oppose pas ? ce que ces gens puissent avoir de meilleurs revenus et un niveau de vie plus d?cent (bien que j?aimerais qu?ils le fassent en suivant de la formation, en am?liorant leurs comp?tences et en acqu?rant de l?exp?rience), il n?en demeure pas moins que le prix de la main d?oeuvre non-qualifi?e a augment? de +41% en deux ans. Le taux de ch?mage total a presque atteint 20% par la suite. Un part de cette augmentation est attribuable au marasme ?conomique qui pr?valait ? l??poque, mais il n?en demeure pas moins que ces augmentations ont nuit ? l?emploi.

Lorsque le prix de quelque chose augmente autant, il est normal qu?on en utilise moins, surtout durant une r?cession. Lorsque le prix demand? pour un bien est plus ?lev? que ce que vous pouvez vous permettre, vous ne l?achetez pas. Le salaire minimum a donc forc? ces gens ? augmenter le prix auquel ils offrent leur travail et les employeurs n?ont pas pu suivre. Devrions-nous ?tres surpris du taux de ch?mage ?lev? qui a pr?valut par la suite aux ?tats-Unis?

D?ailleurs, le salaire minimum, r?serv? aux emplois ? faible comp?tence, n?est g?n?ralement qu?une situation temporaire dans la vie d?un individu. Aux ?tats-Unis, environ 66% des travailleurs au salaire minimum en vienne ? gagner plus que le salaire minimum apr?s un an. Environ 38% des travailleurs au salaire minimum sont des adolescents vivant chez leurs parents. Plus de 97% de tous les travailleurs am?ricains gagnent plus que le salaire minimum d?s l??ge de 30 ans.

Il y a des ?tudes qui tentent de d?montrer que le salaire minimum n?a pas d?effet n?gatifs sur l?emploi, voire m?me qu?il a des effets positifs. ?trangement, ces ?tudes concluent qu?une hausse du salaire minimum attire plus de gens sur le march? du travail ce qui permet aux entreprises de combler des p?nuries de main d?oeuvre et permet aux entreprises de r?duire leurs co?ts en abaissant leur taux de roulement de personnel.

Cette hypoth?se impliquerait que le salaire optimal pour les profits serait parfois plus ?lev? que le salaire minimum, mais que l?employeur pr?f?re s?en tenir au salaire minimum, qui cr?e une sorte de balise ou d?ancre (? anchor bias ?). L?employeur se retrouve donc ? sous-payer ses employ?s comparativement ? ce qu?ils valent sur le march? ce qui lui cause des manques de main d?oeuvre et un taux de roulement ?lev?. Ce biais est un ph?nom?ne souvent attribu? au salaire minimum et aux contr?les de prix en g?n?ral. Donc, dans ce cas, la hausse du salaire minimum vient en quelque sorte att?nuer ce biais en rapprochant le salaire minimum du salaire de march?? Autrement dit, cet ajustement corrige une faille caus?e par l?existence m?me du salaire minimum! Sans le salaire minimum, les employeurs offriraient des salaires plus ?lev?s qui leur permettraient de combler tous les postes vacants et d?obtenir un taux de roulement satisfaisant, sans ?tre influenc?s par cette balise et sans s?imaginer (faussement) que cela diminuerait leur comp?titivit?.

En g?n?ral, il n?est pas surprenant de voir que le salaire minimum a un effet limit? sur l?emploi dans la mesure o? il est suffisamment bas. La plupart des gens seront d?accord pour dire que si le salaire minimum ?tait relev? ? $50/heure au Qu?bec, les effets sur l?emploi seraient significativement n?gatifs. Mais augmenter le salaire minimum de $9.50 ? $10.45 par exemple, soit 10%, ne changerait pas grand chose aux co?ts d?op?ration de la plupart des entreprises et donc n?aurait pas de cons?quences significatives sur l?emploi. Pour une entreprise dont 40% des co?ts sont de la main d??uvre et dont 30% de la main d??uvre est au salaire minimum, cela repr?sente une hausse de seulement 1.2% des co?ts totaux?pas de quoi d?clencher une restructuration.

Il y a cependant deux questions importantes ? consid?rer quant au salaire minimum qui ne sont couvertes par aucune ?tude ? ce jour?:

1) Est-ce qu?un salaire minimum plus ?lev? favorise le d?crochage scolaire plus h?tif?

2) Est-ce que l?abolition ou la baisse du salaire minimum permettrait ? certains emplois d?exister ou de sortir du march? noir?

? mais il est pratiquement impossible de le mesurer ? d?faut d?avoir acc?s ? un univers parall?le.

Dans le m?me ordre d?id?e, les indemnit?s de licenciement ?lev?es et les longs d?lais d?avis requis avant les mises ? pied rendent le cong?diement d?un employ? plus difficile et plus co?teux. Dans ce contexte, l?employeur est r?ticent ? embaucher de nouveaux employ?s puisqu?il sait que si les affaires prennent une mauvaise tournure, il aura de la difficult? ? licencier des employ?s pour ?viter la faillite. Il utilisera davantage d?employ?s temporaires et ? temps partiel. Ces r?glements contribuent donc aussi au ch?mage. Cette r?ticence ? embaucher sera d?autant plus accentu?e si les co?ts d?embauche sont ?lev?s.

Dans la plupart des pays industrialis?s, une assurance-sant? est offerte par l?employeur et constitue une forme de r?mun?ration. La raison de cette situation est qu?? une certaine ?poque, les contr?les de prix impos?s par le gouvernement emp?chaient les employeurs d?augmenter les salaires. Les assurances devinrent donc une mani?re de contourner la loi pour arriver ? conserver ou ? attirer des employ?s parmi les plus comp?tents. Ces avantages sociaux devinrent une mani?re de bonifier le salaire et ce syst?me perdure encore aujourd?hui. De nos jours, les travailleurs auraient peut-?tre avantage ? d?sarrimer leur assurance-sant? de leur emploi car une telle fa?on de faire r?duit ?norm?ment la flexibilit? du march? du travail et le dynamisme de l??conomie. Pourquoi?? Parce que certaines personnes h?siteraient moins ? quitter leur emploi (perdant ainsi leur assurance-sant?) pour d?marrer une entreprise en raison de l?incertitude ainsi occasionn?e (surtout aux ?tats-Unis o? de telles assurances couvrent la majorit? des co?ts de soins de sant?). Voir ceci cet ?gard.

Le graphique suivant pr?sente le taux de ch?mage de 30 pays industrialis?s (OCDE) class?s en deux groupes?: l?un est compos? des pays ayant un march? du travail flexible alors que l?autre comprend les pays avec un march? du travail non-flexible. Le classement a ?t? ?labor? selon le Rapport 2012-2013 sur la Comp?titivit? Globale du Forum ?conomique Mondial et est bas? sur la flexibilit? des salaires, la rigidit? du travail, la lib?ralit? des pratiques d?embauche et de mise-?-pied, ainsi que les co?ts de mise-?-pied.

On peut voir que les pays avec un march? du travail non-flexible ont un taux de ch?mage constamment plus ?lev? que ceux qui ont un march? du travail plus flexible. L??cart moyen sur 22 ans est de 1.6%.

Flexibilit?1

Et si on ne prend que le premier et le dernier quintile quant ? la flexibilit? du march? du travail, on obtient un r?sultat encore plus probant, soit que l??cart moyen de taux de ch?mage sur 22 ans est de 2.7%. C?est ?norme?!

Flexibilit?2

Ainsi, plus le march? du travail est flexible (c?est-?-dire moins r?glement?), moins le ch?mage sera ?lev?.

En novembre 2009, l?hebdomadaire The Economist a publi? un article int?ressant qui faisait un lien entre l?augmentation du taux de ch?mage et la flexibilit? du march? du travail dans diff?rents pays. L?article visait ? d?montrer l?efficacit? des ??stabilisateurs ?conomiques??, tels que l?assurance-ch?mage, durant les r?cession.

Les chiffres d?montrent effectivement que les pays Europ?ens, o? le march? du travail est moins flexible et o? l?assurance-ch?mage est plus g?n?reuse, ont vu leur taux de ch?mage augmenter moins que les pays o? le march? du travail est plus flexible, c?est-?-dire o? il est plus facile et moins co?teux de mettre les gens ? pied, comme les ?tats-Unis et la Grande-Bretagne (voir graphique ci-bas).

L?un des m?canismes utilis?s, notamment par l?Allemagne, consiste ? subventionner les salaires des employ?s qui ont vu leurs heures coup?es ? cause de la r?cession, ce qui incite les entreprises ? couper des heures plut?t qu?? renvoyer leurs employ?s. D?autres, comme la Su?de, permettent aux firmes de diff?rer le paiement de s?curit? sociale ? plus tard, ce qui leur permet d?am?liorer leurs flux mon?taires temporairement. Les autres pays reconnus pour ce genre d?interventions sur le march? du travail sont la France et les Pays-Bas.

Ainsi, durant la r?cession qui a suivi la crise financi?re de 2008 allant jusqu?en novembre 2009, le taux de ch?mage de la Zone-Euro n?a augment? que de +2.6%, relativement ? +5.4% pour les ?tats-Unis et +2.7% pour la Grande-Bretagne. En apparence, la formule europ?enne semble avoir mieux fonctionn? durant la r?cession.

Ce qu?il faut observer par contre est que le taux de ch?mage d?avant la crise aux ?tats-Unis ?tait de 4.4%, en Grande-Bretagne il ?tait de 5.2% , alors qu?en Zone-Euro il ?tait de 7.1%. Le taux de ch?mage actuel (au moment de la parution) ?tait de 9.8% aux ?tats-Unis, 7.9% en Grande-Bretagne et 9.7% en Zone-Euro (8.1% en Allemagne, 8.3% en Su?de et 10.0% en France).

Ainsi, il semble que durant les p?riodes de croissance, le taux de ch?mage soit significativement sup?rieur dans les pays o? le march? du travail est inflexible et o? il y?a des stabilizateurs ?conomiques, et que durant les r?cessions, les taux de ch?mages sont similaires pour les deux?

Cette situation fut aussi observ?e au Canada. Entre 2007 et 2010, les provinces ayant le march? du travail le moins flexible (Qu?bec et Maritimes) ont vu leur taux de ch?mage augmenter moins que les autres (Alberta, Colombie-Britannique), m?me si celles-ci ont augment? leur salaire minimum davantage entre temps.

Il est vrai que ces stabilisateurs amortissent le choc de la r?cession, mais ils emp?chent la r?cession de faire son travail. Ils font en sorte de faire perdurer les causes fondamentales de la r?cession. Ils bloquent le flux de ressources humaines entre les industries o? il y a de la sous-capacit? et celles o? il y a de la surcapacit?; des industries mourantes vers les industries naissantes et prometteuses. Ils font en sorte d?allonger la p?riode de marasme ?conomique et de ralentir la reprise; c?est pourquoi ces pays qui ont des stabilisateurs ?conomiques accrus et un march? du travail inflexible se retrouvent avec une ?conomie qui cro?t moins vite et qui maintient un taux de ch?mage plus ?lev? tout au long du cycle ?conomique. D?ailleurs, le taux de ch?mage europ?en a continuer d?augmenter par la suite, alors que celui des ?tats-Unis s?est stabilis? et a commenc? ? diminuer.

En somme, il est vrai que ces interventions sur le march? du travail stabilisent quelque peu?le taux de ch?mage durant les r?cessions, mais le co?t ?conomique ??long terme?de cette stabilit? est tr?s ?lev?.

Les pays Nordiques

Au niveau de la flexibilit? du march? du travail, il y a d??normes diff?rences entre le Danemark et les autres pays Scandinaves. Le Danemark se classe 10e sur 144 pays (par le World Economic Forum), alors que la Norv?ge se classe 63e, la Finlande 68e et la Su?de 92e. Les ?tats-Unis sont 13e et le Canada 9e.

Pourquoi une telle diff?rence entre le Danemark et les autres? ? cause de la ??flexi-s?curit?. Cette politique permet une grande facilit? de licenciement pour les entreprises (volet flexibilit?) et des indemnit?s longues et importantes pour les salari?s licenci?s (volet s?curit?). Les ch?meurs ont aussi de fortes incitations ? reprendre un emploi (obligations de formation, suivi, sanctions financi?res, etc). En dix ans, le Danemark a r?ussi ? diviser son taux de ch?mage de moiti? et le temps de ch?mage est tr?s court (ces r?formes ont ?t? introduites entre 1994 et 1996).?Entre 1994 et 2011, l??cart entre le taux de ch?mage du Danemark et celui de la Su?de et de la Finlande a ?t? en moyenne de 3.1%.

Au niveau de l?assurance-ch?mage, pour avoir acc?s ? des revenus?d?cents en cas de perte d?emploi,?les Su?dois doivent?souscrire ? un fonds autonome d?assurance ch?mage priv?, on en compte une trentaine en Su?de. L?adh?sion ? ces fonds d?assurance priv?s se fait sur une base volontaire. La prime pay?e varie en fonction du risque que vous avez de perdre votre emploi.? Ces fonds d?assurance ch?mage se?concurrencent les uns les autres et? il est possible d?augmenter la qualit? de sa couverture.

Par ailleurs, plusieurs de ces pays n?ont pas de code du travail, ni de salaire minimum, ni de dur?e l?gale du travail. Les pays Scandinaves encouragent les d?parts ? la retraite tardifs; en Su?de, les aides de l??tat sont supprim?es pour les retraites avant 65 ans. De plus, les pays Scandinaves affichent des taux de syndicalisation tr?s ?lev?s, mais les pouvoirs des syndicats y sont plus limit?s qu?au Qu?bec. Leur attitude est plus collaboratrice et les gr?ves sont tr?s rares.

Lorsqu?on regarde les chiffres, on constate trois choses?: 1) en raison de la rigidit? de leur march? du travail, les pays Scandinaves ont souffert de taux de ch?mage nettement sup?rieurs au reste de l?OCDE; 2) ce sont surtout la Finlande et la Su?de qui sont les moins flexibles et qui ont eu les taux de ch?mages les plus ?lev?s; 3) le Danemark quant ? lui, gr?ce ? sa flexi-s?curit?, a b?n?fici? de taux de ch?mage tr?s inf?rieurs ? la moyenne de l?OCDE.

Leur march? du travail inflexible est donc l?un des principaux d?fauts du mod?le Scandinave, sauf pour le Danemark.

Chomage scandinave

Cependant, on note que les taux de participation de la main d?oeuvre sont plus ?lev?s que la moyenne de l?OCDE pour tous les pays Scandinaves. Pourquoi? Il semblerait que le mod?le Scandinave fait en sorte que les ch?meurs ont moins tendance ? se d?courager et ? sortir de la population active. Peut-?tre que le taux de participation des femmes est aussi plus ?lev? en Scandinavie (c?est le cas pour la Su?de comparativement au G8, mais celui du Canada est plus ?lev?).

Conclusion

Les observations empiriques d?montrent sans contredit que plus un march? du travail est flexible, plus le ch?mage sera bas. Plus il est co?teux et difficile de mettre des gens ? pied lorsque les choses tournent mal, moins un employeur sera tent? d?embaucher des gens. Un march? du travail rigide freine donc les perspectives de croissance des entrepreneurs et ralentit donc l?investissement et la cr?ation de richesse. Donc, un march? du travail inflexible nuit non seulement ? l?emploi pr?sent, mais aussi ? la croissance de l?emploi futur.

La principale justification de la r?glementation du march? du travail est de fournir un certain filet de s?curit? en cas de mise ? pied. Ceci dit, certains pays comme le Danemark montrent la voie ? cet ?gard en garantissant un filet de s?curit? sans trop nuire ? la flexibilit? de leur march? du travail, b?n?ficiant par le fait m?me d?un taux de ch?mage inf?rieur.

Les articles ant?rieurs qui ont inspir? cette synth?se sont les suivants?:

http://minarchiste.wordpress.com/2009/11/17/la-flexibilite-du-marche-du-travail-et-les-recessions/

http://minarchiste.wordpress.com/2010/11/15/pourquoi-y-a-t-il-du-chomage-partie-2/

http://minarchiste.wordpress.com/2012/02/20/analyse-du-modele-scandinave/

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