Inscrivez-vous pour participer au site : commentez, rédigez et communiquez !
http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
24 janvier 2008 |
2 commentaire(s) |
vu 359 fois
La crise financière mondiale actuelle qui se dessine est une belle allégorie de la répartition des pouvoirs dans notre société. J’admets que l’utilisation du terme « allégorie » est un choix plus esthétique que pragmatique, puisqu’il s’agit plus amplement de la réalité… Alors, une question : pour ce qui est du phénomène de panique humaine qui occasionne les soubresauts économiques à court terme, qui en détient les leviers ? Pas vous ni moi, sauf si vous travaillez dans un domaine qui touche à la spéculation.
Donc, notre seul levier est notre pouvoir d’achat — et minimalement nos votes (quelle bonne blague !) —, et il semble que seule la confiance au système permet de nous rendre, nous les consommateurs, plus chauds ou plus froids à la consommation. Au total, c’est la peur qui guide les gens de la Bourse, c’est la peur qui guide le peuple. Pour faire un constat analytique simple, c’est terrorisant. Le capitalisme, tel qu’il se pratique aujourd’hui, est effroyable.
Mais, il suffit de laver la pollution avec des statistiques de croissance économique bien ficelées pour que cela ne le soit plus… Après le blanchiment d’argent, l’économie est javellisante !
Il reste que le coût de notre confort est plus élevé qu’on le croit : La Presse canadienne fait état d’une étude qui « met en lumière les dommages écologiques que les pays pauvres supportent pour permettre indirectement aux pays prospères de maintenir leur niveau de vie ». Alors, la mondialisation ne serait pas que positive, puisqu’il y a un écart causal évident entre les pays riches et les pays pauvres qui, bien qu’ils « n’aient contribué qu’à raison de 1,3 pour cent aux gaz destructeurs de la couche d’ozone, [...] payeront 15 pour cent de la facture en termes d’impact sur la santé. »
En gros, il y a de l’iniquité, de la pollution partout, qui aura assurément des répercussions globales et on devrait se fermer les yeux, laisser la science spéculative faire son travail, et foncer tout droit en scandant la croissance et le progrès à tout prix. Voilà le plan.
Les systèmes boursiers et leurs laquais sont comme un pistolet sur la tempe de l’humanité. Il faudra que le pouvoir d’achat se transforme en pouvoir d’acheter responsable, cette sangsue boursière mourra alors de sa belle mort, laissant la place à un système plus respectueux de la vie.
j’ai bien l’impression que lorsque la sangsue éclatera, gorgée de sang ,nous éclaboussera…..c’est le passage obligé pour renaitre…..ou pour naitre, »l’enfantement dans la douleur » !
16:58, le Jeudi 24 janvier 2008Je ne cacherai pas le fait que j’ai d’immenses problèmes avec la Bourse. D’une part, les initiés, lorsqu’il transige des millions d’options empochent de gros profit en faisant chuter derrière leurs grosses transactions la bourse. Le petit épargnant en subit les soubresauts sans ne pouvoir rien faire.
C’est sans parler des voleurs comme Vincent Lacroix qui traumatise le marché de l’épargne et des placements.
La Bourse, c’est de rapporter le plus d’argent, le plus rapidement, au détriment des épargnants qui en paient le prix de leur santé financière et au détriment des citoyens des pays sous-développés qui en paient le prix de leur santé physique.
21:28, le Jeudi 24 janvier 2008Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
15
vu 9 813 foisTous droits réservés, Cent Papiers 2006-2011 | Roule sous Wordpress
Bad Behavior has blocked 3353 access attempts in the last 7 days.
Premium Wordpress Plugin