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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
5 février 2012 |
12 commentaire(s) |
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Peu de québécois et de québécoises connaissent l’origine du parc des Braves, du Monument des Braves, de la rue des Braves, de la rue Murray, De Lévis, de Bougainville, Dalquier, Fraser, Holland, Saunders, Monckton.
Pour connaître et comprendre notre histoire, mais aussi celle de notre ville de nos institutions, il faut relire certaines pages d’histoire, il faut aussi revivre les grandes batailles épiques qui ont forgé l’histoire et notre culture. L’histoire du Canada est ancrée sur les conflits et les guerres entre les nations. Nous allons donc revivre un instant la plus grande page d’histoire de l’Amérique Française :La Bataillesdes Plaines du 28 avril 1760 :LA REVANCHE (Appelée à tort par les historiensla Bataillede Sainte-Foy).
Pour le grand historien et politicien britannique Francis Packman, (Packman : 1760). Cette grande bataille historique du 28 avril 1760 « a fait un jour trembler dans la balance du pouvoir le sort de Québec et de toute l’Amérique. »
Dès 7 heures, ce matin du 28 avril 1760, après avoir enterré dans les bancs de neige 850 hommes morts de froid, de Syphilis et de petite vérole, Murray sort d’une ville en ruines que Wolfe et Monckton rasée au sol 7 mois plus tôt (40 000 boulets 10 000 bombes incendiaires). Les «hauteurs de Québec» (PLAINES) sont recouvertes de cette neige abondante laissée au lendemain de la pire tempête de l’hiver. Murray et l’ingénieur Holland ont recencés 3500 hommes encore valides pour cette grande entreprise. Il a fait glisser sur des traîneaux, jusqu’en haut dela Butteà Neveu ses 22 gros canons de campagne par ses 120 canonniers et artilleurs. Il entend montrer à l’ennemi le type de guerre éclair qu’ il entend livrer. Cette très grosse artillerie 20 fois plus puissante que l’armée française devait pulvériser l’ennemi et le couvrir de gloire comme Wolfe 7 mois plus tôt.
Les 2 armées se tiennent sensiblement au même endroit qu’à la 1e bataille des plaines, celle du 13 septembre 1759, mais en positions inversées.
L’armée de Murray est adossée aux fortifications et elle s’étire sur 2 rangées. (voir plan ann.) –du haut du sentier de l’Anse au Foulon jusqu’au Moulin Dumont (Parc des Braves).
Murray est cet Highlander, ce petit bout d’homme très ambitieux qui entend bien refaire le même coup que Wolfe 7 mois plus tard, pour se couvrir de gloire à son tour.
En bas dela Butteà Neveu il reconnaît Lévis, De Boulamarque, De Bougainville et le reste de l’armée française et les 2 petits canons de campagne qu’ils ont réussis à traîner. Ils ont marché toute la nuit sous les éclairs et la neige dans la pire tempête de l’hiver. Ils sont en loques, gelés et crottés L’armée française compte 3500 réguliers, intégrés dans 5 bataillons. On y a intégré des milices canadiennes père et fils, (3000), ainsi que des acadiens, des Irlandais catholiques, des Écossais (63) auxquels se sont ajoutés 81 serviteurs et soldats noirs.
L’armée de Murray est aussi hétéroclite. Elle compte (33%) d’Américains (Royal Americain), des Irlandais (25%), des Britanniques (23%) mais aussi des Écossais Higllanders (15%), ainsi que des Allemands et des Suisses loués (4%) et quelques éclaireurs et Amérindiens.
Dans cette armée hétéroclite, il compte surtout sur ses compatriotes Highlanders, les féroces guerriers de Simon Fraser, seigneur de Lovât. Depuis la défaite de leur père à Culloden (1746) ces paysans des hautes terres ont tout perdu. Ce sont maintenant des mercenaires souvent embrigadés de force, kidnappés ou sortis des prisons anglaises. Ces descendant directs des Vikings sont illettrés pour la plupart. Ils ne parlent ni l’anglais, ni le français. Plusieurs ne savent même pas pourquoi ils se battent, où ils sont. Plusieurs sont à l’image des jeunes canadiens qu’ils affrontent. Ils ont une moyenne d’âge de 17 ans et ils mesurent en moyenne 5 pi4 po. Le mythe du géant highlander s’effrite.
Avec ses Highlanders comme toujours installés au centre de lignes Murray chevauche le haut des Buttes à Neveu. Il voit bien cette armée française disloquée, détrempée désorganisée, qui a avancé à marche forcée toute la nuit dans la pire tempête de l’hiver.
Il ordonne immédiatement le pilonnage. Plusieurs officiers (De Boulamarque) sont blessés, tués ou gravement mutilés. La grosse artillerie anglaise a déjà fait ses dégâts. Voyant son armée se faire tailler en pièces, De Lévis ordonne immédiatement le retrait à l’abri dans les bois (rue des Braves moulin Dumont).
Prenant ce mouvement pour une retraite générale, Murray ordonne comme le matin du 13 septembre 1759 la charge des Highlanders de Simon Fraser, du Kennedy et du Otway. Cependant, les hommes et les bêtes s’enlisent dans la neige, empêchant ainsi les gros canons de campagne « tonner » derrière eux.
L’héroïsme du colonel Dalquier du régiment de Béarn qui refuse de reculer et qui pousse ses soldats et les jeunes canadiens sur l’ennemi stoppe net la charge des Highlanders et du Royal Américain. Dans cette 2e symphonie de la bataille des plaines les soldats s’affrontent maintenant au corps à corps, à l’arme blanche (baïonnette et couteaux contre claymores) dans plusieurs interminables combats au corps à corps, une partie de l’après midi.
1200 anglais et 800 français et canadiens resteront au sol. La 2e charge au Claymore du Highlanders de Simon Fraser sera cette fois stoppée par les terribles grenadiers du régiment deLa Sarre, mais aussi par un groupe de jeunes canadiens pères et fils. Les jeunes ont entre 14 et 17 ans. Ces jeunes héros s’attaquent plus tard aux artilleurs et aux canonniers sur le haut de la butte à Neveu. Ils sont en train de rabattre la linge arrière de l’ennemi (Anse au Foulon) sur son côté droit (des Braves).
Voyant l’encerclement, Murray ordonne la retraite après 5 heures de combat. Pour éviter l’encerclement, l’armée Anglaise laissera derrière elle tous ses canons, tout son matériel, mais aussi ses morts et ses blessés que les amérindiens s’empresseront de scalper. Cette retraite désordonnée, cette grande fuite en panique débutera de la rue des Braves jusqu’au sentier du chemin St-Louis, en passant par l’ovale des plaines, jusqu’aux portes de la ville.
En cet après midi du 28 avril 1760, le Chevalier Johnstone affirme que l’ennemi en panique avait les canadiens et les amérindiens aux trousses et que. « sans un ordre de rappel les canadiens et les diables rouges seraient rentrés dans la ville avec l’ennemi et l’auraient repris. » Pour l’historien britannique Francis Packman, durant ces longues minutes historiques du 28 avril 1760 : « Le sort de Québec et de toute l’Amérique a tremblé un instant dans la balance du pouvoir ».
Il y a plus de 250 ans s’est donc écrite la plus grande page d’histoire de la ville de Québec et de l’Amérique Française. Cette grande page d’histoire a forgé notre culture, notre histoire et gravé nos espaces de vie. L’épopée a aussi ceinturé des parcs (Parc des Braves) délimité des quartiers (quartier Montcalm) et élevé des monuments sur les lieux mêmes de l’action.
Plusieurs rues ont été gravées du nom des belligérants : Les rues De Lévis, De Bougainville, Vauquelin, Saint-Ours, Senezergues, De Guyenne, Royal Roussillon, Murray, Holland, Frasers, Moncton, Aberdeen, Saunders.
Certaines rues (Frasers –De Lévis) résonnent encore du choc du Claymore sur la baïonnette. L’épopée a souligné la bravoure, montré le courage sur les gravures et les monuments, mais elle a aussi ennobli des criminels de guerre dont les rues et les monuments (Monckton, Wolfe) provoquent souvent l’étonnement et la gêne des visiteurs.
*** C’est sur les vestiges du Moulin Dumont que fut érigé au X1X siècle le monument des Braves
Pierre Lépine Ma ph.D
RÉFÉRENCES :
Gervais J. Lavoie C LA BATAILLEDESAINTE-FOY DU 28 AVRIL 1760 : L’espoir pour sauverla NouvelleFrance.Sommaire Été. Automne 1985 no 2 3 Bibliothèque Monique Corriveau. 971.44701
Guilmor D. & Turgeon P. : Le Canada, une histoire populaire. Des origines à la confédération, Fides, Bibliothèque nationale du Québec.
Douglas & McIntyre, Northern Armageddon: theBattleof thePlains of Abraham.
Lanctôt Gustave, Histoire du Canada 1713-1763, Bibliothèque nationale du Québec, 1964.-
Knox John : THE SIEGE OFQUEBEC 1759-60. Bibl. Nat. 250 P
Macleod Peter, La vérité sur la bataille des plaines d’Abraham, Éditions de l’Homme, 2008.
Enfin quelqu’un qui « commence » à parler positivement des combattants « canayens », Ouf! Merci.
À cette bataille, était présent Charles Michel de Langlade; un canayen dont on parle très peu (surtout qu’il est métis) et pourtant, il n’y a qu’un seul combat où nous ne fûmes pas victorieux, et il fut de tous ces combats. Il est le type même des « coureurs de bois » dénigrés par l’histoire.
Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Michel_de_Langlade
et
http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=2080&&PHPSESSID=ychzfqkvzape
C’est un héros canayen dont s’est approprié le Wisconsin.
Il ne faut pas leur garder rancune car nous en avons plusieurs et eux, très peu. Sauf que nous, nous les gardons dans l’oubli.
Amicalement
André Lefebvre
08:30, le Mercredi 1 février 2012Voici la statue du Chevalier François Gaston de Lévis. Cette statue historique, oeuvre de Louis-Philippe Hébert, orne la façade de l’Assemblée nationale du Québec.
Pour voir celle-ci consulter le lien suivant:
Honneur à Lévis et les braves de 1760.
Soldat Sanspareil
Chevalier de St-Véran
2ème bataillon du régiment de la Sarre
Vive le Roy!
http://www.regimentdelasarre.ca
http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
http://www.tagtele.com/profil/Sanspareil
http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
François Mitterrand
Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
07:42, le Vendredi 3 février 2012Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
Plaque commémorative Les Français victorieux
Pour en savoir plus consulter les liens suivants:
http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneImage.do?refImage=1026
Hommage aux victorieux de 1760!
Soldat Sanspareil
Chevalier de St-Véran
2ème bataillon du régiment de la Sarre
Vive le Roy!
http://www.regimentdelasarre.ca
http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
http://www.tagtele.com/profil/Sanspareil
http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
François Mitterrand
Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
03:04, le Samedi 4 février 2012Quoi de mieux que d’entendre l’histoire de la bouche même de celui qui l’a vécu?
Amicalement
André Lefebvre
04:35, le Samedi 4 février 2012Quoi de mieux que d’entendre l’histoire de la bouche même de celui qui l’a vécu?
Amicalement
André Lefebvre
04:35, le Samedi 4 février 2012Discours prononcé le mercredi, 18 juillet 1855, par l’Honorable P. J. O. Chauveau: surintendant de l’éducation pour le Bas-Canada à la cérémonie de la pose de la pierre angulaire du monument dédié, par souscription nationale, à la mémoire des braves tombés sur la plaine d’Abraham, le 28 avril 1760.
Pour en faire la lecture consulter le lien suivant:
http://www.archive.org/stream/cihm_22528#page/n5/mode/2up
Bonne lectures et découvertes!
Soldat Sanspareil
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François Mitterrand
Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
07:54, le Samedi 4 février 2012Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
Monument des Braves
CHRONOLOGIE
Année début
Année fin
Historique
1855 Pose de la première pierre le 18 juillet 1855 sous la présidence du gouverneur général du Canada, sir Edmund Walker Head. La cérémonie devait avoir lieu le 25 juin, mais ayant su qu’un navire de guerre français était dans les eaux du Saint-Laurent, la cérémonie est retardée et le capitaine du navire, invité. (Site : Banque de données CCNQ)
1860 Á l’occasion du centenaire de la bataille, on installe la base du monument á l’emplacement du moulin de Dumont.
1861 Le 24 juin, le piédestal ainsi que la colonne de fonte sont érigés. Des démarches sont effectuées auprès de la France pour que celle-ci lui fasse don d’une statue symbolisant Bellone, déesse romaine de la guerre. (Site : Banque de données CCNQ)
1863 Inauguration du monument entier le 19 octobre.
1864 Le 30 juin, le terrain devient la propriété du gouvernement et monument national par un acte du Parlement. Ce terrain avait été acheté aux héritiers Tourangeau par la S.S.J.B. de Québec en 1855 et aussi une autre parcelle de terrain de Julien Chouinard au même moment. (Site : Banque de données CCNQ)
1892 Restauration du monument : Colonne du monument repeinte 3 fois d’une composition de bronze et de vernis, statue retouchée, base du monument resolidifiée. L’aménagement paysager, entourant le monument, est également complété avec 5000 pieds carrés de gazon. (Site : Monuments de Québec)
1908 Le monument et le terrain deviennent la propriété de la Commission des champs de bataille nationaux.
1914 Deuxième restauration et suppression de la clôture qui entourait, à l’origine, le monument.
1970 Le monument est déplacé de 24 pieds pour laisser place à l’élargissement du chemin Sainte-Foy.
Soldat Sanspareil
Chevalier de St-Véran
2ème bataillon du régiment de la Sarre
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François Mitterrand
Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
07:58, le Samedi 4 février 2012Plaque du Moulin Dumont
http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=700
Le moulin de Dumont et la bataille de Ste-Foy
http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376165&qryID=73866835-92b7-4215-8e43-0173a4b2c613
Le récit de la Victoire de Ste-Foy 28 avril 1760
http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376162&qryID=73866835-92b7-4215-8e43-0173a4b2c613
Hommage aux braves de 1760!
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09:19, le Samedi 4 février 2012Lettres du chevalier de Lévis concernant la guerre du Canada (1756-1760)
Pour en faire la lecture consulter le lien suivant:
http://www.archive.org/stream/duchevalierconcer02levirich#page/n9/mode/2up
Honneur à Lévis!
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12:09, le Samedi 4 février 2012[...] La bataille des plaines du 28 avril 1760: La revanche Partager :e-mailImprimerFacebookDiggRedditStumbleUpon vu 250 fois Voter [...]
16:38, le Lundi 13 février 2012Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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Lartiste a répondu:
février 1st, 2012 à 09:09
Cette bataille est celle que je raconte dans:
http://www.centpapiers.com/les-canayens1-les-souliers-dbeu-boeufs/44557
Mais je ne savais pas que les « canayens » n’ont pas prit Québec à cause d’un ordre de rappel. C’est encore pire que ce que j’avais cru.
Élie l’Artiste
Lartiste a répondu:
février 1st, 2012 à 09:14
Et dans:
http://www.centpapiers.com/les-souliers-dbeu2/44781