Accueil / T Y P E S / Articles / L??piphanie de la m?chancet

L??piphanie de la m?chancet

PIERRE JC ALLARD

C?est un ?change avec un autre auteur des 7 du Qu?bec qui m?a pouss? ? ?crire cet article. Je trouve symbolique de le faire ce 6 janvier, cette f?te chr?tienne de la r?v?lation de la nature profonde des choses, car je vais arracher ici brutalement le voile d?Isis.

Je le fais parce que je constate, ? mon grand ?tonnement, que nombreux sont ceux ? et des meilleurs ? avec qui je partage un d?sir de changer cette soci?t?, qui en per?oivent tous les travers et les crimes et en voient clairement l?injustice, comme la mis?re qui en d?coule, gardant n?anmoins un scotome qui leur cache le plus impardonnable de l?infamie du Syst?me: sa m?chancet? gratuite.?? Il faut que l?on prenne conscience de cette horreur, que la mis?re du monde est voulue, planifi?e, organis?e.

La pauvret? n?est pas que la cons?quence malenconteuse d?une carence, agrav?e par un partage in?quitable, comme si, les plus forts s??tant servis, il n?en restait plus assez pour les faibles; la situation r?elle ne correspond pas ? ce sc?nario.? La situation r?elle ? et elle est si ?vidente qu?il faut que son ?ducation et l?information qu?on lui donne gardent le citoyen lambda en ?tat d?hypnose pour qu?il ne le voit pas ? c?est qu’il y en a amplement pour tous.

Tous les besoins des pauvres pourraient ?tre combl?s sans que les riches n’aient a renoncer ? la satisfaction d’un seul de leurs d?sirs mat?riels. ?Il suffit de laisser les pauvres produire. La pauvret? na?t quand les porcs de notre syst?me, s??tant nourris, d?f?quent dans l?auge pour en priver les autres.

Pour bien le voir, il ne faut pas ?tre grand clerc; il suffit de comprendre d?abord ce qu?est la richesse, puis comment ceux qui la poss?dent nous en privent.

La vraie richesse, c?est la r?alit? des biens et des services dont vous jouissez.?Pour disposer en abondance, voire en surabondance, des biens qui font que l?on est riche plut?t que pauvre, il suffit de prendre les ressources que nous DONNE la nature, utilisant une ?nergie que la nature nous donne aussi, et de les transformer en ce que nous voulons. On le fait par le travail.? C?est ce qu?on appelle PRODUIRE.

Il faut seulement savoir comment le faire, ce que nous permettent l?expertise et les connaissances dont la science et la technologie nous ont dot?s. Il ne faut rien d?autre pour produire que la mati?re (?nergie) et le TRAVAIL. R?p?tons-le: seul le travail cr?? la richesse. Il le fait en transformant la mati?re de ce qu?elle est en ce que nous voulons qu?elle soit. Simple.

Encore plus evident,?si l?on parle de services plut?t que de biens tangibles, car la mati?re elle-m?me, alors, a un r?le d?croissant et tout se joue sur la competence. Toute valeur devient de plus en plus intangible? La notion traditionnelle de capital comme un troisieme facteur de la production est une fumisterie.

Une fumisterie, car le capital – dans son sens physique d?outils, d??quipement, de resources -n?est qu?une mati?re d?j? transform?e en T-1 par un autre travail. La transformation ne change rien ? l??quation. Passez du capital ??physique?? ? un capital mon?taire, et c?est encore plus clair?: vous n?avez rien chang? ni produit, vous avez simplement introduit une symbolique qui facilite la manipulation des ?l?ments? et permet une fumisterie plus subtile.

La monnaie n?est qu?un symbole. Elle ne change rien ? ce que l?on peut produire avec: 1) une mati?re donn?e,?arriv?e ? un stade donn? de pr?-transformation,?et 2) un travail habilit? par la connaissance des expertises requises qui am?nera cette mat?re au stade suivant. RIEN.? La monnaie (l?argent) est un facilitateur, sans plus.? Elle n?a d?autre valeur que celle qu?on lui accorde.? D?s qu?on parle d?argent on joue donc avec des illusions. Vous ?tes sous hypnose. Personne ne conteste plus ?a aujourd?hui? mais on pr?f?re parler d?autre chose.

On ne dit de la monnaie que des sottises et l?on n?en parle que pour le faire oublier. On le fait mieux oublier quand on en discute dans le sabir de ces ?conomistes dont parle Bonafi sur un autre article aujourd?hui et qui s?ajuste ? celui des financiers pour couvrir une mystification et une escroquerie en marche depuis des si?cles. Des si?cles, car la mystification existe depuis qu?il y a des banquiers.

Rien de vraimnet nouveau, mais? on a fait un pas de g?ant dans l?application dela fourberie, toutefois, depuis que l??tat marche main dans la main avec les banques? Car l?illusion de la valeur de la monnaie est d?sormais impos?e par la force?. La monnaie qui n?a aucune valeur, prend celle que l??tat vous impose de lui reconna?tre? et elle aura? d?sormais cette valeur que vous lui reconnaissez ? parce que l??tat a la force pour lui.

Cela dit, Il faut voir: 1) que la diff?rence entre richesse et mis?re tient ? ce que vous produisez; 2) que les seuls vrais facteurs de production sont la mati?re et le travail; 3) que nous n?avons encore ?( nous en aurons, mais c’est une autre question) aucune p?nurie de mati?res premi?res, sauf pour la production de biens de haute technologie qui ne sont PAS prioritaires pour r?sorber la mis?re, et 4) que les ressources humaines sont surabondantes et n?exigent que d??tre form?es.? Il faut alors se demander POURQUOI l?on ne produit pas pour tous les besoins de l?humanit? ?

Posez cette question et l?on vous dira?: ??Nous n?avons pas l?argent pour le produire??.? Mais de quoi parle-t-on??? On ?voque la condition absurde de la disponibilit? d?une monnaie, qui n?a aucune valeur intrins?que, d?un facilitateur dont la preuve est largement faite qu?on le cr?e de fa?on tout a fait discr?tionnaire.? Comme Paulson l?a fait en 2008. Comme la F?deral reserve nous dit qu?elle le fera plus que jamais ceyye ann?es et la suivante, pour des trillions de dollars ($ 000 000 000 000,)? juste pour poursuivre la manipulation financi?re et boursi?re actuelle.?? Pourquoi ne le fait-on pas pour que les ressources humaines dont nous disposons puissent transformer les ressources naturelles que nous avons? et produire ce qu?il faut pour mettre fin ? la pauvret? ? On pourrait le faire? en 2 ou 3 ans.

On ne le fait pas, parce qu?un petit groupe de poss?dants, trouvent leur sens ? la vie en sp?culant et en s?amusant de la mis?re des autres. ?Ils ne le font pas pour s?enrichir, il n?y a rien qu?ils n?ont pas, rien qu?ont les pauvres que les riches pourraient leur enlever? et si ces derniers veulent plus d?argent, ils s?en cr?ent et se le donnent.? Il n?y a plus AUCUN rapport de cause ? effet entre la masse mon?taire globale et la partie infime qui sert ? la production.? Moins de 1% des transaction financi?res ont trait a des achats de biens et services reels.

La finance n?est qu?un jeu.? Il faut le voir. Le jeu est entre riches et les pauvres ne sont que des pions sans importance sur l??chiquier. Le jeu des uns est devenu plus important que la vie des autres. Je l?avais ?crit, il y a longtemps, mais le moment est venu d?y resonger et d?en m?diter les consequences. Tous ensemble, mais aussi chacun pour soi.

Pourquoi ce jeu cruel ? Pourquoi le font-ils. C?est une question plus subtile, qui implique ce qu?est la nature humaine et le sens de la vie.? Mais il n?est pas n?cessaire de r?pondre ? cette question subtile pour que vienne l??piphanie.?? L??piphanie, c?est le r?veil de la transe, en s?extirpant des m?andres d?un vocabulaire fait pour nous endormir?? On s??veille? et on a la r?v?lation ?blouissante qu?ils sont m?chants.? Le reste est une autre histoire.

Pierre JC Allard

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

J’avais trouvé Charlie… il y a 50 ans

Oh, voilà qui est délicat à rédiger comme éloge funèbre. Charlie Daniels qui vient de ...

One comment

  1. avatar

    (Y)
    «On s’éveille… et on a la révélation éblouissante qu’ils sont méchants.»

    Il y a vraiment des êtres méchants. Cela va au-delà des erreurs, des passages de la vie qui nous révèlent parfois que nous n’avions pas toute la conscience pour agir de la meilleure façon. Ces personnes font du mal une chose qui se répercute sur plusieurs individus, au-delà du rôle qu’elles ont pu jouer concrètement et le fait qu’elles aient interféré à un moment dans nos vies révèle un enchaînement de préjudices que nous n’aurions pu soupçonner.

    Le mal dont ces gens nous ont atteint se répercute sur ceux qui nous entourent. Il ralentit incroyablement toutes les minutes de notre vie que nous aurions pu consacrer à faire encore mieux, à être. Il y a même des gens de qui l’on doit s’éloigner totalement, tant ils mettent d’emphase à nous nuire chaque fois qu’ils en ont l’occasion.

    Plusieurs individus considèrent les autres comme des sous-produits, ce qui les légitime de s’en remettre à leurs démons intérieurs.

    Bref, il n’y a qu’aux portes du coeur que tout est juste et bon. Certaines personnes ont tellement peur de n’être qu’elles-mêmes, qu’elles sont prêtes à jouer les jeux les plus dangereux, y compris celui de devenir inhumaines.

    Je ne crois pas qu’il soit utopique de s’en remettre à l’humanité en tout, car même au-delà de l’impuissance qui parfois tient lieu de frein et nous empêche d’être celui ou celle qui finira par bulldozer ce qu’il ou elle rencontre, ceux et celles qui ont pourtant pu choisir ont parfois fait le choix de reléguer leur vie à mettre leurs priorités à agir pour être dignes d’eux-mêmes avant tout, ce qui tend à laisser croire que la vie a ses préceptes fondamentaux dont nous ne saisissons pas le but ultime, mais qui pourtant nous rappellent à eux plus on sait de quoi nous sommes atteints et ce qu’il nous en coûte pour nous en guérir.

    «La finance n’est qu’un jeu.» Celui qui ne les oblige même pas à connaître les individus.