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collage of green nature landscape with planet Earth above it

L’énergie offre une alternative à la décroissance

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Quand le club de Rome publie en 1972 le rapport intitulé, Les limites de la croissance, la communauté scientifique se persuade que notre modèle de développement n’est pas soutenable. Aujourd’hui, l’innovation du secteur énergétique est cependant en mesure de nous offrir une alternative à la décroissance.

Trouver l’équilibre de la croissance dans un monde fini

Au Centre National de la Recherche Scientifique, le chercheur Gaël Giraud considère que « l’externalisation de la consommation d’énergie par le biais des importations conduit à sous-estimer l’influence de l’énergie dans l’évolution de la croissance économique ». Pour autant dans l’interview qu’il accorde au blogueur du journal Le Monde, Matthieu Auzanneau, il se montre moins pessimiste que les conclusions du club de Rome en 1972…

Comme le souligne le consultant Jean Marc Jancovici sur le site Manicore, l’équipe Meadows prophétisait à l’époque que « la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un « effondrement » du monde qui nous entoure ». Or justement, le penseur du CNRS estime à présent que l’Europe et le Japon sont en mesure de lancer une transition énergétique en s’appuyant sur « d’excellents ingénieurs et une population à la fois riche et très éduquée ».

Toutefois, il y a fort à penser qu’ainsi que l’affirme l’explorateur Alain Hubert « l’équation énergétique décidera de l’avenir du monde ». D’où l’exercice extrêmement délicat qui a été confié à la ministre Ségolène Royal, avec le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte. Pour résumer simplement, l’objectif est de subvenir à la hausse de la consommation énergétique tout en diminuant les émissions de CO2.

Les solutions offertes par l’innovation technologique du secteur de l’énergie

D’ailleurs, comme l’indiquait la Fédération des Services Energie Environnement lors d’un colloque co-organisé par l’ADEME et l’AMORCE, « la transition énergétique ne se limite pas à la question du mix électrique ». Surtout en France où le facteur carbone est déjà largement inférieur à la moyenne européenne grâce notamment au premier parc nucléaire du continent. Ainsi, comme les plus part des spécialistes de l’énergie, la FEDENE explique qu’il faut prioritairement travailler sur les consommations thermiques; autrement dit, réduire notre dépendances aux énergies fossiles !

Une volonté qui reste pour l’instant un vœu pieux puisque le cadre d’action en matière de climat et d’énergie pour la période 2020/2030, fixé par l’Union Européenne, affirme que notre dépendance aux importations d’hydrocarbures va augmenter de 80 à 90% en 2030. Paradoxalement, un rapport de Greenpeace Chine, montre que l’Empire du milieu vient d’atteindre son pic de consommation de charbon, entre autres grâce aux nouvelles centrales ultra-critiques qui obtiennent un bien meilleur rendement énergétique.

Malgré ces raisons d’espérer, Serge Latouche qui rêve d’une « abondance frugale », estime que la croissance n’est tout bonnement pas souhaitable. Cependant l’ancien Premier Ministre socialiste, Michel Rocard, met en garde les idéalistes : « la décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile »…

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