Accueil / T Y P E S / Articles / L?art de cultiver la guerre, celle des sexes et d?autres

L?art de cultiver la guerre, celle des sexes et d?autres

ELYAN

Les guerres trouvent leurs origines dans une volont? d’imposer soit ce qui n’a pas pu ?tre n?goci?, soit ce qui n’a pas su ?tre r?silient. Il y a les petites et les grandes guerres, mais aucune n’arrive ? ?pargner l’int?grit?. Il y a in?vitablement des victimes contraintes dans l’adversit? et ce sont celles qui ne portent aucun flambeau.

Ainsi les guerres de sexes, de races, de couleurs, de langues, de religions, de classes sociales, foment?es par des esprits?enferm?s, entretenues par la haine, adoss?es ? un mur de honte, sont les guerres, celles qui un jour tuent derri?re les portes closes d’une maison ou sur un champs de bataille. Les pertes s’empilent, t?moins tant des victoires que de d?faites. Elles appartiennent d?sormais ? la seule unification des opposants, symboles fig?s ? jamais, rompus de leurs racines, fauch?s au bien.

Qu’en est-il du f?minisme? Au d?part il s’agissait d’une lutte, comme toutes les luttes qui ont men? ? extirper du n?ant la compr?hension. Cette compr?hension qu’am?nent les luttes offre la lib?ration ? tous les individus, d?sormais en mesure de conna?tre ce qu’ils ignoraient, soit d’eux-m?mes, soit des autres. Ainsi, un droit l?s? a pu ?tre reconnu, soit celui d’?tre un humain ? part enti?re et ? partir de l?, comme pour toutes les luttes, dispara?t?la notion de sexe, de race, de couleur, de langue, de religion et de classe sociale, puisque le droit existe. ?S’encha?ne donc, avec lenteur, un processus de r?insertion bas? sur les valeurs humaines g?n?rales transform?es, lesquelles fleurissent avec le temps jusqu’? porter fruit. Les sous-luttes qui suivent ont pour objet de veiller ? ce que le droit reconnu ne soit pas bafou?, jusqu’? ce qu’il n’y ait plus de sous-luttes dans un monde id?al.

Il faut cependant remarquer que nul n’est ? l’abri de sous-luttes puisqu’on ne serait pas dans un monde id?al et pour cause, puisque l’on peine ? acqu?rir les notions de paix, de libert?, d’?galit? et de fraternit?, ce qui sous-entend que chacune de ces sous-luttes fait partie du lot commun bien imparfait que l’on tente d’am?liorer parfois collectivement, mais d’abord individuellement. Il ne sert ? rien de conqu?rir une libert? si l’on demeure encha?n? au pass?, fragilis? ainsi plut?t que confiant en soi et d?termin?. C’est cette fragilit? que l’on retrouve trop souvent apr?s les luttes qui entretient des cha?nes invisibles et un ?tat d’esprit biais?.

On verse alors dans de nouvelles luttes de sous-luttes par n?gligence, par habitude, par peur, par l?chet? ou encore par d?sir de vengeance. S’installe alors la boucle sans fin qui reprend la lutte pour gagner du terrain l? o? devait pousser et fleurir un espace commun ? tous et o? la moisson naturelle deviendra d?sormais impossible. ?Cette fois on se dirige vers la guerre sans pays.

Quand est-il donc du f?minisme pur et dur? ?Nous n’en sommes plus ? ce type de discours depuis que le droit des femmes a ?t? reconnu, m?me si dans les faits il existe ce qu’il serait convenu de nommer des pr?jug?s maintenant et que ceux-ci seulement battent de l’aile ou du b?ton, la libert? non assum?e portant deux visages.. Il en va bien s?r autrement en certains endroits dans le monde, mais chaque peuple livre ses combats et en cultivant la solidarit? avec chaque personne qui vit l’oppression et l’exclusion, la force du droit commun universel et de la pens?e libre arrive toujours ? trouver ?cho.

Avant d’?tre des ?tres sexu?s, nous sommes des individus, portant chacun nos r?les et nos limites, bien s?rs ceux qui sont inh?rents et non acquis. Une fois que nous savons ce qui est inh?rent et non acquis, nous pouvons juger de la pertinence de ce qu’on tente de nous imposer. Il y a l? les m?mes ingr?dients que pour toute forme peu acceptable de compromis qui d?naturent l’individu.

Et comme pour ces compromis peu acceptables, chaque individu quel qu’il soit doit pouvoir puiser dans ses propres ?lans pour assurer sa libert?, son autonomie. Etre aid? est toujours souhaitable quoique cela ne dispense personne d’avoir une vision plus large et d?finie de ce qu’est l’autonomie qui est le seul pouvoir moral commun ? chacun de nous.

D?s qu’on arr?te d’agir pour le bien commun, en restreignant son autonomie, on tire au flanc sa propre identit?. Et le mot bien a toute sa connotation parce qu’il implique qu’on doive y verser de notre nature, celle-l? m?me qui d?finit nos actions et qui nous retourne la certitude d’?tre ? notre place entre ce corps impos? et cet esprit en devenir. Pour soigner sa propre identit? afin de fournir ? l’esprit sa dose de nourriture et ainsi pouvoir rendre ? la vie toute forme d’action respectueuse de ses fondements, il faut d’abord utiliser le v?hicule qu’il nous offre, qu’il porte des talons hauts, qu’il soit en chaise roulante, qu’il gazouille aux anges, ou qu’il arbore une moustache.

Il y a peu de choses qu’on ne peut faire lorsqu’on a pour vision de ne pas infl?chir la volont? requise. La difficult? est bien d’obtenir une vision juste, claire et raisonnable et de garder en t?te comme un tr?sor ce que notre propre libert? peut avoir d’essentiel pour tout ce qui nous entoure, tout ce qui nous est confi? et tout ce que nous accueillons en le d?couvrant. On peut b?tir des mondes ainsi. F?minisme? ah oui en fait il en ?tait question aussi, comme s’il fallait ralentir le pas et surveiller ses arri?res, de crainte d’apprendre ? cultiver l’humain. sans?sexe, ni race, ni couleur, ni langue, ni religion, ni classe sociale.

La libert? individuelle n’est nullement un produit culturel,
Sigmund Freud

J’ajouterais que la libert? individuelle porte le fardeau de la preuve que l’on doit s’en faire.
Elyan

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Les ailes de la liberté

Dans l’air du temps. Il fut un temps jadis où le maintien de l’ordre était ...