Accueil / L O C A L I S A T I O N / QUEBEC / Politique québécoise / A.D.Q. / L?antisyndicalisme r?actionnaire de G?rard Deltell
Plus ?a change, plus c?est pareil ? l?Action D?mocratique du Qu?bec. D?un chef ? l?autre, le m?me paradigme id?ologique demeure malgr? les d?boires ?lectoraux de cette formation politique. Ce qui se veut anachronique pour un parti qui pr?ne le changement? Le dogmatisme de droite et l?antisyndicalisme primaire pullulent encore parmi les rangs de l?ADQ, comme le t?moignent [...]

Politicoblogue - Parce que la politique est partout...
L?antisyndicalisme r?actionnaire de G?rard Deltell

L?antisyndicalisme r?actionnaire de G?rard Deltell

Plus ?a change, plus c?est pareil ? l?Action D?mocratique du Qu?bec.

D?un chef ? l?autre, le m?me paradigme id?ologique demeure malgr? les d?boires ?lectoraux de cette formation politique. Ce qui se veut anachronique pour un parti qui pr?ne le changement?

Le dogmatisme de droite et l?antisyndicalisme primaire pullulent encore parmi les rangs de l?ADQ, comme le t?moignent les r?centes d?clarations n?gatives du chef, G?rard Deltell, ? propos de l?entente de principe conclue entre le gouvernement et ses salari?s syndiqu?s.

Pourtant, ici, le front commun syndical a fait preuve de bonne volont? en acceptant une moyenne de 1,2% par ann?e de hausse salariale qui pourra ?tre bonifi?e si l??conomie reprend en vigueur. On s?entend que 1,2% n?est pas excessif, car l?inflation a atteint une moyenne de 1,72% par ann?e au Qu?bec depuis 2004 et que le taux d?inflation annualis? pour avril 2010 fut de 1,9% (selon Statistiques Canada). Ce sont, en soit, des ?l?vations salariales timides pour le demi-million d?employ?s de l??tat.

Et m?me si ces hausses se voyaient indexer au co?t de la vie, comme le pr?voit l?accord, les revenus suppl?mentaires de l??tat en parall?le avec la croissance de l??conomie combleraient ais?ment la diff?rence. Il faut aussi mettre en lumi?re qu?une partie de ces concessions salariales reviendra dans les coffres du gouvernement via l?imp?t sur le revenu.

De plus, le corps des employ?s de l??tat, le plus nombreux parmi les ?tats de l?Am?rique du nord, a jou? un grand r?le au Qu?bec dans l?att?nuation de la crise ?conomique. La pr?sence d?une masse de consommateurs poss?dant un pouvoir d?achat stable a contribu? au maintien de l??conomie. En effet, le Qu?bec s?est relativement bien sorti de cette tornade r?cessionnelle au contraire de la majorit? des pays de l?OCDE.

Ainsi, la position de l?ADQ surprend. On se serait n?anmoins attendu ? plus de souplesse et de d?sir consensuel pour un parti ? la d?rive dans la faveur de l??lectorat. La seule raison soutenant ce point de vue ne peut qu??tre id?ologique. L?ADQ pourfend les syndicats, point. Pour ses sympathisants, les syndiqu?s sont des exploiteurs, voire des bandits, et ne m?ritent simplement pas d?exister. Mario Dumont, co-fondateur et ancien chef de ce parti, l?a lui-m?me soutenu : les syndicats n?existent que pour ramasser les cotisations syndicales de leurs membres.

En somme, Deltell fait la m?me erreur que Dumont : il se borne obstin?ment dans un carcan id?ologique en d?pit de l?opinion du public et il en paiera aussi la note.

Il attaque cette entente en affirmant que le gouvernement ne pense pas ? la classe moyenne qui devra, selon lui, d?bourser les frais financiers de cette convention collective.

Mais Deltell se met les pieds dans les plats. Apr?s tout, les travailleurs de l??tat repr?sentent une partie importante de la classe moyenne. En fait, ils composent pr?s du quart de tous les contribuables qu?b?cois (d? moins ceux qui en paient). Ajoutez ? cela les conjoints ou conjointes de ces employ?s et l?on arrive ? la moiti? des salari?s ? impos?s ? du Qu?bec qui seraient affect?s par une diminution des conditions de travail des fonctionnaires pr?n?e par l?ADQ! Il n?est alors pas ?tonnant que les id?es amen?es par ce parti ne trouvent pas preneurs parmi la population.

Finalement, Deltell se bat comme un diable dans l?eau b?nite. Il multiplie les sorties d?magogiques dans l?espoir de rallumer l?ancienne flamme de l?ADQ ayant brill?e de tous ses feux lors de la campagne ?lectorale de 2007.

Cependant, son parti est actuellement en crise. Sa dette se chiffre ? 640 000$ et il ne compte que 5 000 membres en 2010. Or, ce n?est pas en tapant encore une fois sur le mouvement syndical, une recette qui a maintes fois prouv? son inefficacit?, que G?rard Deltell pourra faire remonter la pente ? l?ADQ.

Publi? sur Homo Politicus

Politicoblogue – Parce que la politique est partout…

L?antisyndicalisme r?actionnaire de G?rard Deltell

Share/Bookmark

Articles reli?s

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Adieu à 2018!

Le Brexit est populiste – et Adieu à 2018!   Chers lecteurs, L’année 2018 ne ...

2 Commentaire

  1. avatar

    «Plus ça change, plus c’est pareil à l’Action Démocratique du Québec.
    D’un chef à l’autre, le même paradigme idéologique demeure malgré les déboires électoraux de cette formation politique. Ce qui se veut anachronique pour un parti qui prône le changement…»
    🙂 Ce n’est pas le changement idéologique du parti que l’ADQ veux changer, c’est la scène politique Québécoise…

    «Le dogmatisme de droite et l’antisyndicalisme primaire pullulent encore parmi les rangs de l’ADQ»
    Ici, je trouve l’accusation bien forte. L’ADQ ne touche la droite que du bout des orteils. Ils sont bien loin de pouvoir êtres accusés de dogmatisme de droite et d’antisyndicalisme primaire.

    «On s’entend que 1,2% n’est pas excessif, car l’inflation a atteint une moyenne de 1,72% par année au Québec depuis 2004 et que le taux d’inflation annualisé pour avril 2010 fut de 1,9% (selon Statistiques Canada). Ce sont, en soit, des élévations salariales timides pour le demi-million d’employés de l’État.
    Et même si ces hausses se voyaient indexer au coût de la vie, comme le prévoit l’accord[…]»
    J’aime bien comment vous nous dites que l’augmentation n’est que 1,2% avec une inflation de 1.9%. Et nous affirmez ensuite que ce 1,2% est par dessus l’inflation…
    Combien d’employés n’ont eux que que 1.8% (et moins) d’augmentation au Québec cette année ?
    Combien ont eu 3.1% comme les employés du gouvernement ?

    «Il faut aussi mettre en lumière qu’une partie de ces concessions salariales reviendra dans les coffres du gouvernement via l’impôt sur le revenu.»
    🙂 Piètre consolation ici. C’est comme dire à un commerçant victime d’un hold-up: «consolez-vous, c’est quelqu’un du quartier et il va revenir acheter à votre commerce avec cet argent»…

    «De plus, le corps des employés de l’État, le plus nombreux parmi les états de l’Amérique du nord, a joué un grand rôle au Québec dans l’atténuation de la crise économique. La présence d’une masse de consommateurs possédant un pouvoir d’achat stable a contribué au maintien de l’économie.»
    J’ai de grands doutes à ce sujet mais là n’est pas la question. Même si cela était vrai, cette affirmation ne justifierais en rien l’augmentation de salaire, elle ne fait qu’essayer de justifier cette masse d’employés étatiques.

    «On se serait néanmoins attendu à plus de souplesse et de désir consensuel pour un parti à la dérive dans la faveur de l’électorat. La seule raison soutenant ce point de vue ne peut qu’être idéologique. L’ADQ pourfend les syndicats, point.»
    Donc selon vous, avoir une idéologie basée sur des principes, s’en tenir à ses valeurs, c’est négatif ?
    Au lieu d’attaquer les principes de base de la position de l’ADQ, vous semblez essayez de la discréditer pour avoir de tels principes ( ce qu’elle n’a même pas en plus… 😉 ).

    «En fait, ils composent près du quart de tous les contribuables québécois (dû moins ceux qui en paient). Ajoutez à cela les conjoints ou conjointes de ces employés et l’on arrive à la moitié des salariés « imposés » du Québec qui seraient affectés par une diminution des conditions de travail des fonctionnaires prônée par l’ADQ!»
    Cette affirmation n’a qu’un petit problème: elle laisse de coté l’autre moitié des «salariés imposés» qui eux devront payer le prix de cette entente.

    «Or, ce n’est pas en tapant encore une fois sur le mouvement syndical, une recette qui a maintes fois prouvé son inefficacité, que Gérard Deltell pourra faire remonter la pente à l’ADQ.»
    Donc ce que le mouvement syndical dit est: nous sommes assez nombreux pour faire plier le gouvernement en notre faveur, raison pour accéder à nos demandes….

    Si l’ADQ ne plie pas à ces menaces, c’est tout à son avantage. Ce que vous dénoncez comme étant une idéologie est au contraire: une idéologie…
    Pensez-vous vraiment qu’avoir une option politique basée sur des principes bien clair et définis, de s’en tenir à ces principes dans ses prises de positions est négatif ?

  2. avatar

    N’est-ce pas un chef syndical qui a dit au gouvernement: « Si vous avez besoin de 1 milliard pour payer nos augmentations de salaire, vous n’avez qu’à taxer plus la population »?

    Drôle de conseil de la part d’un « défenseur des travailleurs ». J’ai peut-être mal compris cette énoncé lorsqu’il fut fait?

    Ce que j’apprend dans l’article çi-haut, c’est que le quart ces « travailleurs » du Québec rémunérés au-delà du revenus moyens de la population, sont une dépense pour la société. Je trouve cela plus qu’inquiétant.

    Une société dont l’économie est basée sur la « production intérieure brute » se doit de rencontrer certaines dépenses opérationnelles pour fonctionner socialement. Les avocats, les médecins, les gestionnaires, les employés gouvernementaux et les membres du gouvernement sont ces dépenses que doivent accepter ce genre d’économie. Je ne suis pas contre, c’est une situation normale.

    Cependant, 1/4 de la société étant des employés gouvernementaux, combien représentent la partie des « autres dépenses sociales » énumérée plus haut? Un autre quart serait-il trop peu?

    Donc, au moins, la moitié de nos travailleurs seraient une dépense pour l’économie au lieu d’être des producteurs du PIB?

    Cela ne m’est plus surprenant que le gouvernement soit obligé de « pressuriser le citron » des « travailleurs productifs ». Évidemment, il ne peut pas séparer ceux qui sont « productifs » de ceux qui sont « une dépense », donc il presse tout les travailleurs. Résultat: la moitié de cette « pressurisation citronale » s’ajoute à la dépense encourue qui se doit d’être payée par ceux qui produisent.

    Aussi longtemps que l’économie restera basée sur le PIB, on ne pourra jamais me faire croire que nous avons une économie de « services ». Un « service » est une dépense pour le PIB. La supposée « économie de service  » actuelle est de la fausse représentation ou simplement une farce pas drôle du tout.

    André Lefebvre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.