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L?actualit? de la d?pense publique

Madame, Monsieur,

Je tiens tout d?abord ? vous adresser mes meilleurs v?ux pour l?ann?e 2011.

Je tiens ?galement ? vous rassurer sur le probl?me d?affichage qu?a rencontr? LeCri.fr ces derniers jours. Ce probl?me est ? pr?sent r?solu.?Vous pouvez donc ? nouveau vous connecter en toute s?curit? sur notre site.
Les d?buts d?ann?e ?tant toujours propices aux pronostics, vous pourrez d?couvrir sur notre site l?article ? Pr?dictions pour 2011 ?, traduction depuis l?anglais d?un article du site am?ricain?Alternative Right. Pour son auteur, Alex Kurtagic, 2011 va voir le creusement des d?ficits, la hausse des imp?ts et l?inflation. Son analyse concerne les ?tats-Unis, mais pourrait s?appliquer aussi ? la France. C?est ? lire ci-dessous, en esp?rant que l?auteur se trompe :
Pr?dictions pour 2011

Encore plus de d?ficits

Dans une d?mocratie, les politiciens ne peuvent s?emp?cher de promettre plus que ce qui est v?ritablement en leur pouvoir. M?me si le syst?me est biais? afin de pouvoir continuer ? respecter son mod?le d?origine, et m?me si ? chaque scrutin les ?lecteurs sont amen?s ? devoir choisir entre des options quasi-identiques, tout politicien cherchant ? conserver son emploi ou ? am?liorer ses perspectives personnelles et professionnelles s??vertue ? ?tre consid?r? par les ?lecteurs comme le moins mauvais des choix ? faire. La grande similitude, ? l?int?rieur des partis, et entre les partis et les politiciens, est ainsi ? l?origine d?un environnement tr?s concurrentiel qui encourage les politiciens ? ?tirer et ? d?former la v?rit?, voire ? mentir purement et simplement avant une ?lection, quitte ? avoir par la suite ? se soucier de masquer les promesses non tenues une fois (de retour) aux affaires.

Toute tentative visant ? r?duire les d?ficits budg?taires sera d?courag?e par la crainte des cons?quences ?conomiques susceptibles d?entra?ner des troubles sociaux. Il faut bien reconna?tre que la discipline, la retenue et les privations sont une v?ritable abomination pour une culture de consommation. Les ?lections qui ont lieu tous les quatre ou cinq ans renforcent l?aveuglement g?n?ral en permettant d??viter la douleur et en cr?ant l?illusion d?une reprise entre chaque scrutin, lequel aura la priorit? sur la fondation d?une ?conomie stable sur le long terme. Ainsi, pour 2011, la priorit? sera donn?e au regonflement des bulles sp?culatives et aux solutions rapides, en utilisant tous les subterfuges imaginables pour maintenir les indicateurs ?conomiques aussi longtemps que le parti au pouvoir le restera. La m?thode la plus ?vidente et ?lectoralement payante pour y parvenir est de creuser les d?ficits ou, exprim? plus honn?tement, de recourir ? la cr?ation mon?taire, qui permet aux hommes politiques en place de d?penser imm?diatement, sans augmenter les imp?ts ou r?duire les programmes sociaux, tout en reportant les cons?quences (imp?ts et inflation) jusqu?? apr?s les prochaines ?lections.

Bien qu?il y ait une certaine inqui?tude dans l?opinion par rapport au niveau ?lev? de la dette, et m?me si le renflouement des banques a provoqu? la col?re du peuple, les difficult?s ?conomiques que vivent actuellement les citoyens sont toujours associ?es ? la r?cession, un ph?nom?ne ?conomique r?current aux causes variables et n?buleuses. Par cons?quent, m?me si l?on peut penser que le pouvoir des politiciens va subir une perte suppl?mentaire de prestige (principalement due ? leur incapacit? ? relancer l??conomie assez rapidement), tout porte ? croire que ceux-ci seront en mesure de g?rer le d?clin une ann?e suppl?mentaire.

Encore plus d?imp?ts

Les citoyens se sont habitu?s ? des niveaux extr?mement ?lev?s de dette publique ces derni?res ann?es. Qu?il n?y ait pas encore eu de soul?vement de masse est peut-?tre d? en partie au succ?s du maintien des illusions ?conomiques et ? la capacit? des ?conomies occidentales ? se reposer sur leurs lauriers. Le montant inimaginable de la dette et l?incapacit? du public ? comprendre les cons?quences personnelles de ces chiffres colossaux restent ?galement des ?l?ments d?explication. Pourtant, m?me si ce th?me a cess? d??tre sujet ? controverses, la vitesse de croissance de la dette peut encore temporairement poser des probl?mes aux politiciens. Pour l?instant, cela met une limite (constamment repouss?e) ? la somme d?argent qui peut ?tre imprim?e, ce qui signifie que l?excuse de la r?duction du d?ficit continuera ? ?tre utilis?e afin de lever des imp?ts toujours plus ?lev?s. Cette mesure ?tant impopulaire, l?accent sera mis sur la dissimulation de l?augmentation r?elle de ce fardeau en utilisant des m?thodes indirectes. En 1997, Tony Blair avait ?t? ?lu au Royaume-Uni apr?s avoir assur? ? ?la classe moyenne que son parti ne tol?rerait pas une quelconque confiscation de revenus par un gouvernement fiscalement hostile et irresponsable. Malgr? cela, la charge fiscale s?est tout de m?me alourdie par une pl?thore de taxes indirectes et invisibles, qui ont ?t? r?guli?rement augment?es alors que l?imp?t sur le revenu a ?t? maintenu au m?me niveau, voire ramen? ? un niveau l?g?rement moindre.

Si vous pensez que la charge fiscale est lourde aujourd?hui, elle pourrait bien dans le futur ?tre consid?r?e comme anodine en comparaison avec ce qui pourrait advenir. En 1932, le taux maximal d?imp?t sur le revenu aux ?tats-Unis avait ?t? port? ? 63 % et augment? de fa?on constante jusqu?? la taxation de 94 % de tous les revenus sup?rieurs ? 200 000 dollars en 1945. Pire encore, le taux le plus ?lev? ?tait rest? autour de 90 % jusqu?en 1964. Au Royaume-Uni, l?imp?t sur le revenu des particuliers a atteint 98 % des gains sup?rieurs ? 20 000 livres sterling (?quivalant ? 155 247 ? ou 168 000?? en 2010) : 83 % pour un revenu normal, et un suppl?ment de 15 % pour les revenus provenant de dividendes et d?investissements. Bien que nous soyons encore loin de tout cela, nous pouvons imaginer qu?avec une s?rie assez grave de crises de panique et, peut-?tre, une guerre, les politiciens pourraient bien se trouver pr?ts, s?ils n?y sont pas contraints par les circonstances et/ou la gauche radicale, ? consid?rer ce genre de spoliation fiscale.

Encore plus d?inflation

M?me att?nu? par l?augmentation de la fiscalit?, le creusement du d?ficit (financ? par la cr?ation mon?taire), restera un instrument de choix : d?une part, les imp?ts ne peuvent ?tre port?s au-del? d?un certain point avant de mener ? la r?volte ; d?autre part, le d?ficit budg?taire dans le secteur public reste une grande ?nigme pour la majorit? des gens et leurs pr?occupations quotidiennes. Les cons?quences, qui ne se font sentir que des ann?es plus tard, peuvent ?tre report?es encore par la cr?ation des fonds suppl?mentaires, et ne sont pas g?n?ralement attribu?es par l?opinion publique ? la fameuse planche ? billets. N?anmoins, lorsque l?offre de monnaie augmente plus vite que l?offre de biens et de services, la valeur de la monnaie diminue, et les prix s?ajustent ? la hausse. De tr?s importantes quantit?s d?argent ont ?t? imprim?es depuis le d?but de la crise financi?re actuelle en 2007, et la R?serve f?d?rale am?ricaine, agissant en son nom propre, a imprim? beaucoup plus que par le pass? connu ou imagin? dans le cadre de sa politique de renflouement des banques ?trang?res aux Etats-Unis. On estime ainsi que ce sont environ 2 480 000 000 000 euros qui ont ?t? artificiellement cr?es, soit l??quivalent du produit int?rieur brut (PIB) de l?Allemagne. Une grande partie de cet argent reste stock?e dans les entrailles du syst?me bancaire. Si et quand il sera finalement lib?r?, on peut s?attendre ? de forts ajustements ? la hausse du prix des biens de consommation et des services. Nous n?allons pas n?cessairement revivre les sc?narios de l?Allemagne de Weimar ou du Zimbabwe, et si nous devons nous en rapprocher, cela pourrait encore prendre des ann?es pour y arriver, mais nous allons in?vitablement assister ? une augmentation du ? co?t de la vie ? par rapport aux revenus en 2011.

Alex Kurtagic pour Alternative Right

Traduction : Roman Bernard et Marion Messina

Publi? Par Le Panda ? la demande de la Revue LE CRI

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  1. avatar

    Plus de déficit, plus d’impot et plus d’inflation monétaire…
    C’est trop facile à faire comme prédiction. 🙂
    Mais c’est malheureusement une prédiction qui a toutes les chances de se réaliser.

    Bonne année 2011 quand mème!

  2. avatar

    @FRANCOIS J,
    Mais c’est malheureusement une prédiction qui a toutes les chances de se réaliser.
    ============
    Effectivement c’est bien ce qui peut nous pendre au nez. :-[

    Merci de ses voeux pour 2011, que je renvoie avec le plus grand plaisir.

    Bonne soirée FRANCOIS, le Mur de l’Atlantique, ne connait pas de limites 🙂

    Nous devrions effectivement réagir de maniére plus tranchante, mais LE CRI est là !!

    Le Panda