Accueil / T Y P E S / Chroniques / Kant interpr?t? par untel Jean-Michel Muglioni … et moi

Kant interpr?t? par untel Jean-Michel Muglioni … et moi

Kant interpr?t? par untel Jean-Michel Muglioni … et moi. « Qu’est-ce que les Lumi?res ? » (Hatier, 1999).

Sapere aude ! Oser savoir ! Acc?der aux Lumi?res consiste pour l’homme ? sortir de la « minorit? » o? il se trouve, pour entrer dans sa « MAJORIT? ». ?tre « MINEUR » – ’pour ne pas dire ’MINABLE’ – c’est refuser de se servir de son propre entendement, sans la direction d’un autre. La cause de cet ?tat de minorit? est le MANQUE DE COURAGE ? se servir de son entendement … La L?CHET? est la cause qui fait qu’un aussi grand nombre d’hommes pr?f?rent RESTER MINABLES, plut?t que de s’affranchir de toute direction ?trang?re. L?chet? aidant, il est si ais? d’?tre minable. Ce qui fait alors que d’autres se pr?tendent nos tuteurs. ET ils sont nombreux ? vouloir « guider » les autres dans leurs choix. Aussi nombreux que ceux qui tiennent pour – I N T O L ? R A B L E – ce pas vers leur « MAJORIT? ». ET qui se convainquent du « DANGER » qui les menace si ils essaient de PENSER SEULS !
Avis ? nos ?LITES et POLITICARDS qu?b?co/canadiAn-fran?aises, entre COLLABOS et VENDUS, subjugu?s par leur M?DIOCRIT? CUISTRE.

… Oui mais penser QUOI et COMMENT PENSER !? De dire Muglioni que j’abr?ge en interpr?tant, soulignant et ponctuant (1%) – « Nous nous imaginons g?n?ralement que (1) NOS PENS?ES sont n?cessairement les n?tres, et (2) que NOS CROYANCES nous appartiennent en propre. … Chacun tient ? ce qu’il appelle (3) SES OPINIONS PERSONNELLES. CHACUN SE CROIT !. Comprendre, suppose donc que nous prenions conscience que NOUS NE PENSONS PAS/PAS PAR NOUS-M?MES, et que nous n’y parviendront que par un long apprentissage ; et comprendre cela suppose QUE NOUS OSIONS D’ABORD ’REMETTRE’ en question nos propres croyances et m?me NOTRE FA?ON D’?TRE vis-?-vis de nos croyances, c’est-?-dire notre attitude int?rieure ? l’?gard de nous-m?mes.

Mais comment admettrons-nous que la plupart de nos PENS?ES – celles-l? m?mes que nous disons personnelles —, ne sont pas vraiment nos pens?es !? Qu’elles sont en nous des PR?JUG?S, c’est-?-dire des CROYANCES dont nous ne sommes pas les ma?tres, et qui proviennent de notre histoire OU de notre temp?rament ! Qu’elles viennent de causes ext?rieures ET NON de notre propre jugement ! Nous leur avons donn? notre assentiment, nous y avons acquiesc?, nous leur avons dit OUI – c’est cela CROIRE ! MAIS nous avons dit OUI, de telle sorte qu’elles SONT EN NOUS, sans pourtant avoir ?t? r?ellement PENS?ES par NOUS !

Voil? une id?e fort difficile ? comprendre ; et la comprendre c’est ouvrir la porte ? la philosophie … La difficult? vient ici de ce que les hommes que nous sommes, TIENNENT ? leurs pens?es et ADH?RENT naturellement ? leurs croyances. Chacun a son avis sur beaucoup de questions, et AIME FAIRE VALOIR SON OPINION PERSONNELLE. … OR, sommes-nous pr?ts ? admettre que nos pens?es – nos croyances, nos opinions personnelles – sont, ou peuvent n’?tre QUE V?TEMENT EMPRUNT? ?

CAR, prendre pour n?tres des pens?es que nous n’avons pas r?ellement pens?es, C’EST NOUS TROMPER sur nous-m?mes ! Nous REFUSONS d’imaginer que nos pens?es pourraient n’?tre que des croyances ?trang?res, car ELLES NOUS COLLENT (OUAIS !) ? LA PEAU, et nous croyons qu’elles nous appartiennent en propre. … Il nous est difficile de s?parer de nous-m?mes, ce que nous croyons ?tre une part de nous-m?mes. « Pourtant si nous ’affirmons’ que nous sommes sinc?res, quand nous pr?tendons avoir des opinions personnelles, QU’EST-CE qu’une opinion personnelle ?

Ce sont des pens?es auxquelles nous tenons ; ce sont des CROYANCES qui constituent NOTRE PENS?E ou m?me NOTRE ?TRE : MAIS que nous croyions tout ce que nous croyons, que nous en soyons persuad?s, cela signifie-t-il que nous sommes vraiment CAPABLES d’en RENDRE RAISON et de DIRE SUR QUOI se fonde notre CONFIANCE ? Que chacun s’interroge r?ellement lui-m?me, et se demande si ses opinions personnelles et TOUT CE QU’IL CROIT SAVOIR, viennent de ce qu’il a r?ellement examin? les questions sur lesquelles il se prononce.

Auquel cas, ces pens?es sont vraiment les siennes, elles sont r?ellement personnelles ; SINON, s’il croit SANS avoir vraiment examin? L’OBJET DE SES CROYANCES, il faut admettre qu’elles ont pris place en lui, sans qu’il les ait soumises ? son jugement ; elles peuvent ?tre celles de sa FAMILLE, de ses MA?TRES, de ses LECTURES, de son JOURNAL ou de ses ?missions de T?L?VISION ; il peut les avoir adopt?es PAR OPPOSITION ? sa famille, OU ? tel ou tel MILIEU SOCIAL, … contre lesquels il se r?volte ; elles peuvent encore provenir simplement DE SON TEMP?RAMENT ou de ses INT?R?TS DU MOMENTS !

Qui ne s’est pas aper?u un jour, qu’en r?alit? il avait cru dans une situation donn?e, CE QUI L’ARRANGEAIT ! Ce que croyaient CEUX QU’IL AIMAIT ! Ce qui ?tait DANS L’AIR DU TEMPS !? Il est assez ais? de r?pondre ? cette question, une fois qu’on a bien voulu se la poser. C’EST S’INT?RROGER VRAIMENT, QUI EST DIFFICILE !

… LES HOMMES QUE NOUS SOMMES ONT R?PONSE ? TOUT ! (AH ! HA !). Nous exigeons ?tre consult?s sur tout — mais n’oublions-nous pas g?n?ralement, QUE POUR SAVOIR IL FAUT APPRENDRE – ET QU’AVOIR DES OPINIONS N’EST PAS/PAS SAVOIR ! La plupart de nos pens?es sont des pens?es toutes faites … pens?es qui sont en nous et que nous croyons n?tres, alors que nous ne les avons PAS/PAS r?ellement form?es par un LIBRE et COMPLET examen de LEUR V?RIT?. Rien n’est plus proche d’un PONCIF – d’un lieu commun sans originalit? – que la ch?re id?e personnelle ; rien n’est moins LIBRE. Nos croyances les plus fortes sont g?n?ralement des CLICH?S, (OUF !) ou tout simplement, l’?cho de notre ?poque. Nous prenons pour n?tre, ce qui n’est que DU PR?T-?-PENSER. (OUF !) Au lieu d’?tre juges de ce que nous pensons, nous COLLONS ? nos opinions » …

FJP – Fin de citation de J-M Muglioni citant Emmanuel Kant. PENSATE brava gente, PENSATE !, comme dit mon philosophe pr?f?r?, toujours bien vivant, l’italien Luciano de Crescenzo, dans « Les grands philosophes de la Gr?ce antique » (Livre de poche, biblio essais N° 4306, $15.50), dont la lecture m’a ?t? sugg?r? par le chroniqueur au Devoir-de-tous-les-combats Louis Cornellier, auteur d’un « Plaidoyer pour l’id?ologie tabarnacos » et apologiste du JOUAL comme patois national au Qu?bec + la primaut? de la litt?rature qu?b?coise sur l’universelle ! ? la d?charge de Cornellier j’ai achet? plusieurs livres sugg?r?s dans ses chroniques, m’en sentant que plus inform?.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Coke en stock (CCXCVII) : les surprises de la periode Covid19

D’autres surprises sont apparues durant cette période exceptionnelle, notamment l’arrestation surprise d’un membre éminent du ...

3 Commentaire

  1. avatar

    Je ne sais pourquoi mais je saisis très mal le propos de monsieur Perrier. Critique littéraire, critique d’un livre, exposé philosophique avec un ton d’ironie. Tout cela, peut-être. Monsieur Perrier a omis de nous présenter l’auteur dont il est question dans son article : Jean-Michel Muglioni. Et l’objectif qu’il vise en citant abondamment monsieur Muglioni et son livre sur Kant.

    Quod nullum est nullum producit effectum.

    Pierre R.

  2. avatar

    Le lecteur sera à même de juger de la rigueur de l’article proposé et de la rigueur de la réponse à un commentaire qui se voulait non pharisien mais de clarification. Vous auriez pu tout aussi bien exposer votre point de vue sans recourir aux citations hors contexte du philosophe Kant. Permettez-moi de vous citer : OR, sommes-nous prêts à admettre que nos pensées – nos croyances, nos opinions personnelles – sont, ou peuvent n’être QUE VÊTEMENT EMPRUNTÉ ?

    Pour ce qui est de vos indications sur le latin, sachez que la citation est un axiome de jurisprudence.

    Pierre R.

  3. avatar

    Article nul. Aucun intéret. Kant-on mele politics et philoosophie.