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H?ros l?gendaire Canayen: Jean Baptiste Levreau de Langis!!! Une petite question au d?part?: Quel est, selon vous, le plus grand honneur que l?on peut faire ? son plus important ennemi? La r?ponse, pour moi, est ?vidente?: c?est d?effacer toute trace … Lire la suite

Joual-vert! Je suis certain que celui-ci, vous ne le connaissez pas!!!



H?ros l?gendaire Canayen: Jean Baptiste Levreau de Langis!!!

Une petite question au d?part?:

Quel est, selon vous, le plus grand honneur que l?on peut faire ? son plus important ennemi?

La r?ponse, pour moi, est ?vidente?: c?est d?effacer toute trace de son existence.

Et c?est exactement ce qu?ont fait les autorit?s Anglaises apr?s la Conqu?te. Ils ont d?truit toutes traces de l?existence de Jean Baptiste Levreau de Langis, sauf celles que les Canayens ont pu cacher.

Levreau de Langis fut une ?pine constante, avant et durant toute la guerre de sept ans, dans le talon de l?arm?e Anglaise.

Il est n? ? Batiscan le 11 octobre 1723, fils du lieutenant d?une compagnie de la marine L?on Levreau de Langis (veuf de Marguerite Trottier) et de Marguerite Jarret de Verch?re. La famille Levreau a certains liens avec celle de mes propres anc?tres les Lefebvre/Duclos qui habitent Batiscan eux aussi, ? l??poque.

Son parrain est Francois St-Georges de Cabanac et sa marraine?: Marie-Anne Nodi?re de La P?rade. Il est baptis? par le cur? Gervais Lefebvre qui eut maille ? partir avec Madeleine de Verch?res; celle qui, ?g?e de 14 ans, avait foutu toute une racl?e aux Iroquois et qui, plus tard, avait cass? les reins de l?un des deux ??sauvages?? qui attaquaient son mari, dans son salon, ? La P?rade.

En 1744 Il est parrain de son neveu Joseph Levreau. Il est alors ?cuyer ?g? de 21 ans.

Le 29 juillet 1749, il est t?moin au mariage de Denis Laronde Thibaudi?re et de Marguerite Suzanne Decelles Duclos ? Montr?al.

Il ?pouse Madeleine Maranda ? Batiscan le 8 f?vrier 1749. Il est ?g? de 26 ans et Madeleine de 21 ans. Elle d?c?de en donnant naissance ? un fils qu?ils appellent Louis. Lorsque celui-ci prend ?pouse, il est dit de ??p?re inconnu?? et il n?est pas mentionn? dans le testament de Jean Baptiste Levreau de Langis. Voil? suffisamment d?informations qui peuvent servir ? ceux qui adorent les cancans.

La carri?re militaire de Jean Baptiste commence au fort Beaus?jour en 1755. Il est ?g? de 32 ans. Celui en charge du fort est notre bon ami de l?Anse des m?res?: Monsieur de Vergor. Celui qui sera fait prisonnier pendant son sommeil lorsque les Anglais iront s?installer sur les plaines d?Abraham, le 13 septembre? 1759.

Jean Baptiste Levreau fait partie des 150 soldats des compagnies franches de la marine accompagn?es de 290 Acadiens et quelques Micmacs qui d?fendent le fort Beaus?jour. L?arm?e anglaise compte 2000 miliciens et 270 soldats r?guliers. Ils sont men?s par le lieutenant-colonel Robert Monckton. ?Les Acadiens se disaient ??neutres?? dans les combats entre Fran?ais et Anglais. Lorsque Monckton trouve des combattants Acadiens au fort Beaus?jour, il obtient l?excuse parfaite pour justifier la d?portation des Acadiens qui se fait la m?me ann?e.

Levreau de Langis est fait prisonnier par les Anglais. Ils ont la malheureuse id?e de le rel?cher et il revient tout de suite ? Qu?bec.

? son retour, sa renomm?e est d?j? faite et il est qualifi? ??d?officier au courage extraordinaire??. Personnellement, je ne vois rien encore qui puisse justifier cette r?putation. Louis de Courville dit le lui?: ???un officier qui se distingue par sa bravoure. Il agit, il est vigilant et est toujours pr?t ? aller en campagne??.

Bof! Moi aussi j?aime la campagne et ?a ne me donne pas un ??courage extraordinaire??.

Mais l? o? cela se corse, c?est que le lieutenant-g?n?ral Louis-Joseph de Montcalm, qui n?aime pas du tout les Canayens, ?crit ? Vaudreuil?: ?? Le Sieur de Langis de Montegron est r?guli?rement affect? aux t?ches d??claireur les plus importantes et les plus difficiles et il s?y distingue constamment??. Il dira, plus tard, au ministre Fran?ais de la guerre que Langis ???comprenait mieux la petite guerre que quiconque??. Il semble bien que les Anglais aient r?ussit ? effacer une partie des exploits de ce Canayen. Du moins celles d?avant 1755.

Donc, je suis bien oblig? de me pencher sur ses faits d?arme qui nous sont connus.

En 1755, il participe en tant qu??claireur ? la campagne du Lac Georges. Il est continuellement envoy? pour effectuer des raids et recueillir du renseignement. Il avance tellement loin en territoire ennemi qu?un journal anglais de l??poque fait ?tat de la terreur qu?il inspire. Les soldats anglais d?testent dor?navant entrer dans les bois se sentant constamment ?pi?s par Langis, ses canayens et ses ??sauvages??. Washington, encore jeune, d?plore que?: ?Il est impossible de d?crire la situation dans la quelle se trouve ce malheureux pays et les dangers auxquels il est expos?. Il y a toujours un si grand nombre de ??Fran?ais?? et d?Am?rindiens qu?aucune route n?est s?re??. Un colonel britannique d?clare?: ?? J?ai honte qu?ils (Les Canayens) aient r?ussi toutes les missions confi?s ? leurs ?claireurs alors que les n?tres ont toutes ?chou???. ?Il doit donc y avoir quelque chose de vrai, dans cette histoire, ? propos de Jean Baptiste Levreau de Langis.

Le 14 f?vrier 1756, il ?pouse, ?g? de 31 ans, la veuve de son oncle Jean Baptiste Jarret de Verch?res, Madeleine d?Aillebout de Manthet. Elle est ?g?e de 51 ans. Cette fois-ci, ce qui est assez exceptionnel dans notre histoire, c?est l??pouse qui eut un regain de jeunesse le soir de ce? 14 f?vrier. Le mariage est parrain? par le lieutenant-gouverneur ?Marquis de Vaudreuil et l??v?que Monseigneur de Pontbriand accorde une dispense d?affinit?? et une dispense des trois bans aux ?poux. Il ne devait plus y avoir beaucoup de monde oppos?s au mariage.

La m?me ann?e au Fort Oswego (Chouagen) du lac Ontario?:

Le gouverneur-g?n?ral Marquis de Vaudreuil parvient ? annuler les r?ticences de Montcalm et le d?cide d?attaquer le fort Chouagen. En fait, il s?y trouve 3 forts, mais seul celui de Chouagen peut supporter un si?ge. Leur garnison est form?e de 1800 des meilleurs soldats anglais.

En juin 1756, Langis est envoy? en mission de reconnaissance ? Chouagen. Il en rapporte un prisonnier. Il y retourne le mois suivant en pr?paration d?une attaque d?envergure. Au d?but d?ao?t, Langis et Drouet de Richerville m?nent des troupes en reconnaissance; une semaine plus tard, Chouagen est pris. Voyons l??v?nement?:

3000 soldats ??Fran?ais?? attaquent les 3 forts. Tous les soldats anglais se r?fugient au fort Chouagen.? Le 14 ao?t, le colonel James Mercer se fait d?capiter par un boulet de canon (Je lui avais dit de se baisser; mais il ne comprenait pas mon accent canayen) et une heure plus tard, le fort capitule. Les forts anglais sont ras?s et nivel?s imm?diatement. Les forces ??Fran?aises?? font 1700 prisonniers et saisissent les 121 canons du fort.

C?est la premi?re victoire de Montcalm au Canada. Dire qu?on a ?t? oblig? de l?y tra?ner presque malgr? lui.

En octobre de la m?me ann?e, Langis p?n?tre ? l?int?rieur de la colonie de New York avec des N?pissingues et des Pot?outamis. Il est accompagn? de Marin de la Malgue dont nous avons d?j? lu l?histoire.? Lui et Langis sont reconnus comme les meilleurs ? ??la petite guerre??.? Remarquez que Charles de Langlade est tout aussi efficace; mais l?histoire du Canada ne peut pas tous les nommer parce qu?on ne pourrait plus expliquer la conqu?te.

Au printemps suivant (1757) avec une centaine d?indiens, il tombe sur un groupe de 50 anglais en train de couper des arbres. Ce n?est ?videmment pas pour ses convictions ?cologiques qu?il en tue pr?s de 20 et en capture une demi-douzaine. Il a lui-m?me ?t? vu ? couper des arbres de temps ? autre.

Pendant les mois qui suivent, Langis patrouille la r?gion du fort Georges.

Un chroniqueur contemporain de l??poque ?crit?: ??Les avant-postes ont ?t? r?duits ? n?ant sur une superficie de plus de trois cent miles de longueur et g?n?ralement d?environ trente miles de largeur??.

En juillet 1757, L?vis l?envoie reconna?tre une route de terre entre Carillon et le fort Georges. Il r?ussit ? surprendre 2 groupes ennemis qu?il ?crase. Plus tard, en juillet toujours, Joseph Marin de la Malgue prend la t?te de 400 canayens et indiens pour aller v?rifier la rivi?re du chicot. Langis et son fr?re Alexis sont ? la t?te du contingent indien. ?Marin de la Malgue sera fait prisonnier et ne sera rel?ch? que 8 ans plus tard. Langis ram?nera ses hommes au Canada.

Le 7 octobre 1757, ???le sieur de Langy Montegron est parti par le fond de la Baye pour la petite guerre avec un d?tachement de 40 hommes dont douze Sauvages.??? raconte Bougainville.

En d?cembre 1757, Langis attaque le fort Lydius avec ses am?rindiens et rapporte 20 ??chevelures?? et 3 prisonniers. On apprend ainsi que 20 r?giments anglais arrivent d?Angleterre pour la campagne d??t?.

Autour du 15 mars 1758, Mr de la Durantaye part avec 200 Iroquois du Sault St Louis, suivit de Langis de Montegron.? Les rangers de Rogers leur ont tendu une embuscade et attendent les ??Fran?ais??. ? leur arriv?e, ils tirent un feu nourri sur l?avant-garde fran?aise command?e par la Durantaye. Sans attendre, les Anglais se mettent ? scalper les victimes, pendant que la Durantaye bas en retraite. Croyant ? leur victoire, les rangers avancent sur la Durantaye; mais Langis les a aper?u et les contournant, ?s?abat sur eux. Devant le spectacle de leurs compagnons scalp?s, la troupe de Langis s?enrage. Ils larguent leurs fusils et poursuivent le travail ? ? la mitaine ?? avec tomahawk, ???casse-t?te?? et couteau de chasse. Comme le raconte Pouchot?: ??Il s??tait joint 11 officiers ou volontaires ? ce d?tachement, dont 4 ?taient des r?giments venus derni?rement de l?Angleterre??. ?Les Anglais perdent ?norm?ment de soldats et sont presqu?enti?rement extermin?s. Le lieutenant Moore, l?enseigne Mac Donald, le capitaine Bulkeley, tous ces officiers sont tu?s ou bless?s. C?est un carnage pour les anglais, tandis que tel des b?tes fauves, les Canado-Am?rindiens d?ciment les rangs britanniques. Il faut dire que les rangers ?taient ha?s pour leur extr?me sauvagerie et massacres inutiles? Rogers fuit vers les hauteurs du Mont-Chauve. Cinquante hommes tombent encore durant la fuite. Langis et la Durantaye, maintiennent la pression sur les restes de la colonne ?parpill?e se repliant sur les hauteurs. L?obscurit? seule sauve quelques survivants de la compagnie de Rogers.

Cent quarante quatre scalps sont lev?s et 7 prisonniers sont captur?s. Rogers parvient ? fuir gr?ce ? l?obscurit?. Il ?tait le meilleur commandant des miliciens anglais mais n?a jamais pu vaincre Langis, le meilleur commandant des miliciens canayens. Rogers, dans sa fuite, laisse son manteau, ??sa commission et ses instructions?. Pouchot ajoute?: ????Nous e?mes dans cette affaire 5 Iroquois du Saut tu?s, un Nepissin du Lac et 3 autres Iroquois bless?s ? mort. C?est encore une action des plus vigoureuses des Sauvages. Ils avaient ? faire ? un d?tachement d??lite de volontaires, sous la d?nomination de d?couvreurs.??

?D?couvreurs? signifie dans l?esprit de Pouchot: ??claireurs? et on sait que les ?claireurs de l??poque ?taient tous des ?coureurs de bois?.

Le 6 mai 1758, du c?t? de Carillon, le ??D?tachement de Mr de Langy ? rapport? quatre chevelures??, selon Bougainville. ? la mi-mai, suite ? l?enl?vement de 4 hommes, 2 morts et 17 autres attaqu?s dans les bois, Langis part avec ses am?rindiens?en riposte pour obtenir des informations. Il ram?ne 3 prisonniers? Il repart peu de temps apr?s, le 17, avec 25 guerriers, vers Orange et fort Edouard. ??Dans ce mois, M.de Langis br?la 500 berges et la barque des Anglais sur le lac George, et prit ou tua 40 hommes qui les gardaient.??(Pouchot).? Le 31 mai, il est de retour ? Montr?al, ses guerriers ont pris 3 scalps. Le 13 juin, il part pour Carillon avec 80 guerriers 😕? Quelques Sauvages ont enlev? un Canadien vers le lac St Fran?ois.??(Bougainville). Il va y rem?dier.

Le 27 juin, Il ram?ne 19 prisonniers qu?il a captur? au lac St-Sacrement. Des rumeurs parlaient d?un ?tablissement anglais au fond du lac St Sacrement, sur les ruines du fort George. Ce n??tait que des rumeurs; mais maintenant Langis peut en confirmer la r?alit?.

Le 4 juillet Montcalm demande des volontaires parmi les officiers Fran?ais pour ?tre sous les ordres de Langis. Le nombre de volontaire est si grand qu?il faut en refuser. Langis est le seul commandant canayen dont la r?putation n?a jamais ?t? salit par aucun des soldats fran?ais.? Un capitaine et 7 ?lieutenants ?acceptent d??tre sous les ordres de Langis. Ils reviennent le lendemain pour pr?venir Montcalm de l?arriv?e de l?arm?e anglaise.

Repartant en ?claireur avec sa troupe, il rencontre par hasard, le 7 juillet, l?avant-garde ennemie. Celle-ci est men?e par le Lord brigadier Howe qui est le plus apte ? r?ussir l?entreprise contre le Canada. Il ne survivra pas au combat sanglant qui r?sulte de sa rencontre avec Jean Baptiste Levreau de Langis. Paix ait son ?me. L?arm?e qui arrive est celle du major-g?n?ral James Abercromby. Elle compte 15,000 soldats. L?arm?e fran?aise est forte de 3,600 combattants.

On a tr?s peu de compte rendu pr?cis de cette bataille de Carillon. On vente la bravoure des soldats fran?ais, le courage de Montcalm et on ne fait qu?une petite mention du cri du c?ur de L?vis lorsque le danger devient trop grand?: ??En avant Canayen!??.

Ce qui n?est pas mentionn? est que 3 groupes de Canayens sont plac?s sur les ailes de l?arm?e et leur mission est d?emp?cher le gros de l?arm?e anglaise de d?barquer. Ce qu?ils r?ussirent assez facilement vue la pr?cision de leur fusil. Langis est ? la t?te de l?un des groupes, Langlade du deuxi?me et Luc de la Corne en charge du troisi?me. Canardant les barques anglaises sans merci, ils laissent n?anmoins d?barquer les Anglais au compte-gouttes. Lorsqu?ils entendent le cri de L?vis ??En avant Canayens!??, ils se retournent et aspergent de plomb les soldats qui assaillent les fortifications. En un rien de temps, les anglais jonchent le sol, les officiers menant l?attaque sont tu?s et les survivants se replient comme des ??poules pas de t?tes?? en d?b?cle vers le bord du lac. Le feu nourri ne leur laisse pas le temps de consid?rer autre chose que la fuite. Les Anglais laissent sur le terrain 1944 morts dont 1610 soldats r?guliers. Les Fran?ais subissent 377 pertes. Voila la raison principale de la victoire de Montcalm ? Carillon. Mais n?en parlez pas, c?est secret et je ne peux pas vous dire ce qui pourrait arriver si jamais vous le racontiez.? Vous pouvez cependant dire sans crainte que Langis fut bless? ? la bataille de carillon; ??y?a aucun probl?me ? ?a??.

Malgr? ou peut-?tre ?? ? cause?? de cette victoire ? Carillon, d?pendamment du but vis? par lui, Montcalm change compl?tement de strat?gie et d?cide de combattre ??? l?europ?enne??. Il fait abandonner les forts de l?Ouest pour concentrer ses forces ? Qu?bec. C?est l? sa nouvelle strat?gie; du moins ??officiellement?? car cela va ? l?encontre du fait qu?avant que les Anglais ne deviennent trop pressant sur la ville de Qu?bec, il ?loigne L?vis de la ville. Il a probablement peur que celui-ci ne lance encore son fameux cri ; ??En avant les Canayens!??. Il a certainement raison car Qu?bec tombe juste avant que L?vis ne revienne sur place.

Par contre Langis, quant ? lui, ne cesse de harceler les Anglais. Principalement les rangers de Rogers qui ont commenc? ? br?ler les fermes des Canayens.

Lorsque les 142 rangers lancent un raid sur le village de St-Fran?ois-du-Lac ? partir de baleini?res, Langis, apr?s s??tre tordu de rire au sujet de leur peur de voyager en canots, se met ? leur poursuite. Il en tue 69 et ?chappe les autres qui s?en tirent in extremis.

Apr?s la chute de Qu?bec, Langis continue ses raids ? partir de l?Ile aux noix. En f?vrier 1760, il rencontre encore une fois Rogers parti d?Albany pour se rendre ? Crown Point. Langis lui tend une embuscade. La premi?re vol?e de tir tue les chevaux; mais Rogers et 7 des siens parviennent encore une fois ? s??chapper. Langis met la main sur 32 mousquets, 100 hachettes, 55 paires de mocassins et 3,961 Livres; la paie compl?te des troupes de Crown Point.

Six semaines plus tard, il se rend ? Crown Point et sans tirer un seul coup de fusil, capture 2 officiers anglais, un officier des rangers et 6 soldats qu?il ram?ne ? Montr?al.

La derni?re mention de Langy se lit dans le journal de Pierre Pouchot : ?Ce fut de l? que durant l?hyver on forma des partis qui amenaient toujours quelques prisonniers. Langis en fit encore d?heureux dans ce printems. Cet officier, le meilleur partisan des troupes de la colonie, qui avait si bien servi les deux derni?res campagnes, se noya malheureusement en voulant traverser la rivi?re dans un canot avec deux hommes. Elle n??tait pas absolument prise dans les bords ; mais un morceau de glace s??tant d?tach? tout-?-coup, il tomba sur le canot et le noya.??

Jean Baptiste Levreau de Langis se noie ? l??ge de 37 ans, pr?s de l??le des S?urs au printemps de 1760. Il est inhum? ? Longueuil le 1er juin de la m?me ann?e.

Vous vous cherchez un h?ros canayen? Il y en a plusieurs de disponibles; mais il n?y en a pas beaucoup d?aussi valeureux que ce Jean Baptiste Levreau de Langis n? ? Batiscan.

Andr? Lefebvre

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