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Jean-Marie et l’argent… des autres (1)

Le premier à s’écrier contre les profiteurs a un drôle de rapport lui-même avec l’argent, comme on va le voir. On sait que sa carrière politique n’a décollé que lorsqu’il a fait fortune lors d’un héritage… douteux. Sans argent, Jean-Marie LePen serait resté un obscur député poujadiste (1) borgne, portant bandeau sur l’œil et ânonnant des slogans réactionnaires.  Un œil perdu au combat, selon la légende, et en fait le résultat médical d’une dégénérescence, alors qu’il avait failli perdre l’autre (?) des suites d’une rixe au sortir d’un meeting électoral (2). Politiquement, les Pen mentent depuis toujours à leurs propres électeurs, comme l’a souligné avec brio le journal la Voix du Nord ces dernières semaines. Retour sur les gros profits passés de Jean-Marie, via des procédés loin d’être recommandables. Une aisance financière qui lui a donné une notoriété inespérée. Sans argent, il serait resté sans envergure. Mais il a vite professé une admiration sans bornes pour cet argent, au point que certains parlent de « fétichisme » à son égard. Voici donc Jean-Marie, l’admirateur et éleveur pourrait-on dire de lingots.

Fils d’un patron pêcheur disparu en lepen bateaumer en pleine guerre, dans des conditions tragiques (3); devenu pupille de la Nation, il ne roule pas sur l’or dans sa jeunesse. Il deviendra néanmoins propriétaire d’un langoustier à voiles de 17 mètres (un « skellig » en breton), le général Cambronne, aux marins célèbres : Olivier de Kersauson et Éric Tabarly. C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec un dénommé Henri Botey. Comme je vous l’ai racoEryx-nté ici même, le copain de Jean-Marie est un drôle de zig. Lors du baptême de Marine, la fille de Jean-Marie, il a rameuté à la maison un prêtre, un aumônier appelé Pohpot, qui est un peu spécial : c’est en effet celui de la prison de Fresnes ! Car Botey connaît bien le milieu : il exerce à Pigalle, en qualité de proxénète !!! Avec sa femme, Carmen Vallet, il régnait sur des bouges parisiens tels que La « Bohème », le « Yellow Dog », le « Tiffany », le « Sulky », ou le  » Lautrec « . « « Dans les années quatre-vingt-dix, on savait qu’il était derrière la plupart des établis­se­ments de Pigalle que nous contrô­lions, mais il appa­rais­sait moins direc­te­ment. Reste que, pendant des décen­nies, Botey a été aux bars à -tapin ce que Mme Claude était à la pros­ti­tu­tion de luxe. » » Il brasse déjà bboteyeaucoup d’argent et la première femme de JM LePen (Pierrette) s’en étonne. Surtout qu’elle ne voit alors passer devant elle que des billets et jamais de chèques, alors que Botey se fait serrer par le fisc et les impôts. Déjà !!! « Je l’ai connu quand j’avais 16 ans, raconte un de ses ex-employés, rencon­tré dans le quar­tier. C’était au début des années quatre-vingt. M. Botey c’était la Rolls-Royce, le manteau de vison et la montre à 30 plaques ! Mais un type adorable, toujours prêt à rendre service. Je me souviens qu’il tenait tout le quar­tier, les bars à tapin, les boîtes de nuit, les hôtels, tout ! Et je ne parle pas des autres affaires qu’il avait dans Paris. C’est simple : c’était le king ! ». Un drôle d’ami, avec lequel Jean-Marie part en croisière aux Caraïbes en louant un superbe yacht à voiles,  « L’Eryx II » (ci-contre à droite, c’est l’ancien bateau du comte de Vogüé – dont le château de Vaux le Vicomte, est la propriété familiale). Botey, ici à gauche, se fera (enfin) arrêter en 2011, le Figaro racontant alors comment il gagnait sa vie depuis… les années 60 : « les hôtesses travaillaient “au bouchon”. Le client devait payer une bouteille de champagne, facturée entre 200 € et 300 € avant de pouvoir monter avec une fille. Il devait ensuite débourser 200 € pour la passe. Si le client souhaitait quitter le bar avec l’une d’entre elles, il devait payer trois bouteilles »» En plus de la vente de l’alcool, les gérants gagnaient LE-YACHT brixaussi un peu plus de 100 € par client. « Les deux bars rapportaient environ 50 000 € mensuels »… de quoi faire de belles croisières, en effet. LePen traversera ainsi à la voile l’Atlantique et le Pacifique… en laissant ses enfants à quai. Marine le Pen le racontera dans son livre « A contre flots : « Ainsi, ils voyageaient énormément, sans nous. Les années de traversée du désert qu’a connues mon père ont en fait été des années de traversée des océans — au moment de ma naissance, c’était par exemple à bord du bien nommé «Cambronne», plus tard ce fut «l’Homme tranquille» I, puis II.  Les bateaux étaient «les voiliers bien sûr, les bateaux à moteur étant surnommés avec le plus grand mépris des « promèneldae-couillons ». Mes parents ont traversé tous les deux l’Atlantique, le Pacifique, ils sont allés aux Galapagos, à Tahiti… Le seul voyage que nous ayons lait ensemble, c’était à la Martinique aux vacances de Noël qui ont suivi l’attentat, clans un besoin alors évident de se retrouver tous. » On notera, chose amusante, qu’il existera aussi bel et bien un « Homme Tranquille III« , un ketch de croisière de 13,35 mètres dont le propriétaire n’était autre que… le révisionniste et milicien François Brigneau, (de son vrai nom Emmanuel Allot (4)) un bateau construit à Etel par le chantier Rameau, révélé ici par le Chasse-Marée. Le bateau de Le Pen pourrait donc ressembler au « Thalamus«  (dessiné par Sergent) sorti des mêmes chantiers en 1964 (visible à la Rochelle). Ou plutôt à l’Elda (ex Evenos, qui fait 13,40 m dont le plan date de 1931) construit par Macario (ici à droite). « L’Homme Tranquille » (sorti en 1967) était bien un type de bateau signé Victor Brix, en tout cas. Brix, un… russe blanc émigré en France en 1920 (5) ! Le Pen a donc  acheté des voiliers neufs, avant l’attentat de 1976, comme l’avoue sa propre fille – on va voir lequel un peu plus loin-, alors qu’il n’est plus député depuis 1962 et n’a que la SERP comme revenus (il entre à Minute en 1967). D’où sort alors son argent, cela reste bien mystérieux (seule son épouse peut alors avoir fourni l’argent nécessaire à cette époque). Botey, surnommé ici «  le seigneur des julots  » lui, se sépare en 1978 de sa compagne Carmen. Pour tasser l’affaire, il lui offre non pas un yacht mais un superbe hôtel particulier situé rue Boulainvilliers, dans le XVIe arrondissement : c’est tout simplement l’ancienne maison de rendez-vous de Mme Claude  (de son vrai nom Fernande Grudet, qui vient tout juste de décéder)….

Comment se sont-ils rencontrés ? C’est simple : en collant des affiches. Car Botey est d’extrême droite, et ne le cache pas : « Henry Botey et Jean-Marie Le Pen ? Une amitié qui se forge à l’époque de la candi­da­ture de l’avo­cat Jean-Louis Tixier-Vignan­cour à la prési­den­tielle de 1965, campagne dont le futur patron du FN était le chtixier plaidoirieef d’or­chestre et Botey l’un des suppo­sés soutiens finan­ciers. Il est vrai que, entre le soute­neur en chef de Pigalle et l’an­cien offi­cier para­chu­tiste, il exis­tait une cause sacrée commune : celle de l’Al­gé­rie française. » Tixier-Vignancourt ? Il suffit de revoir une de ses vidéos des années 60 pour la campagne présidentielle pour se faire une idée du personnage. A le réécouter, à brosser les gens dans le sens du poil, c’est plutôt le programme économique du FN d’ailleurs (« moins d’impôts »)…   camelot du roi, devenu avocat,  il sera celui des généraux des responsables de l’Organisation armée secrète (OAS) et des conjurés contre De Gaulle (le fameux « quarteron de généraux en retraite« ), mais il avait aussi été celui de…. Céline. Il avait aussi été secrétaire général adjoint à l’Information du gouvernement de Vichy de 1940 à 1941, où il avait été un spécialiste… de la censure cinématographique (6). L’homme avait alors engagé un jeune directeur de campagne à poigne : c’est Jean-Marie, bien sûr. Avocat, il défendra aussi Jean Bastien-Thiry qui sera fusillé le 11 Mars 1963, condamné à mort par la Cour Militaire de Justice après l’attentat du Petit-Clamart du 22 Août 1962.

serp henriotLe Pen, après Poujade, est resté un temps au Centre National des Indépendants et Paysans (le CNI qui deviendra CNIP), c’est là qu’il a croisé  Valéry Giscard d’Estaing : le second ne l’oubliera pas, car lors de l’élection présidentielle de 1974, se seront plus tard les nervis de Tixier-Vignancourt, à savoir ceux sous les ordres de JM Le Pen qui « protégeront » ses colleurs d’affiche, contre … rétribution (7). Battu aux élections législatives de 1962 (par René Capitant) le voilà quasi sans ressources. Pour y pourvoir, JM Le Pen se fait… éditeur musical. Il fonde en effet la SERP, qui a comme sortie vinylique la réédition des musiques du Reich. Logique, quand on connaît son co-éditeur : il s’agit de Léon Gaultier,  un ancien membre de la milice engagé dans la Waffen-SS !!! Les deux ont un ami commun  Victor Barthélemy, un ancien du Parti populaire français de Jacques Doriot !!! On reste « entre amis » de l’extrême droite. Mais l’argent gagné part dans les réglement des divers procès liés à ce qui a été édité :  Un mois à peine après sa création l’entreprise est poursuivie pour « complicité d’offense au président de la République et recel de bandes sonores obtenues en audience publique ». Cela concerne en effet un disque tout à la gloire de Jean-Marie Bastien-Thiry : l’extrême droite ne se refait pas et reste fidèle à ses idoles !!! israelSix mois plus tard, c’est un disque ayant pour héros le maréchal Pétain qui est interdit de distribution. Pour s’y retrouver autant en façade qu’en argent, la société décide de sortir un disque de chants d’Israël et un à propos de l’Union soviétique !!!  D’autres événements font baisser son maigre magot : bagarreur, il a sur le dos deux agressions à son actif ; l’une le 27 avril 1964, et l’autre plus grave, le 21 décembre 1965, où sa grosse chevalière a arraché l’arcade sourcilière d’un étudiant de sa propre corps de droit, à deux doigts de le rendre borgne. Il hérite de trois mois d’emprisonnement avec sursis et de 20 000 francs de dommages et intérêts). tv demainChez Tixier-Vignancourt aussi, les frasques de Le Pen commence à énerver :  en janvier 1966, Tixier-Vignancourt prend prétexte de la parution «d’une publicité nazie» (pour un disque de la SERP) dans l’organe du mouvement de l’avocat, «T. V. Demain» (qui n’était pas un programme de télévision !), ainsi que du projet de la sortie d’un disque des discours de Philippe Henriot dont Le Pen ne l’aurait pas informé, pour le déchoir de son poste de secrétaire général du parti. A ce stade là, personne ne parie sur l’avenir de l’ex député bagarreur et sans le sou. Au même moment, fort heureusement, juste avant 1968, des amis bien attentionnés le sauvent en lui offrant un poste de chef de publicité aux chez Minute et au Crapouillot, deux parutions d’extrême droite comme chacun sait. A ce stade de sa carrière, il est donc loin encore d’avoir fait fortune… !!!

lambertMais un événement sans précédent va lui donner le coup de pouce nécessaire à ses ambitions. Ou plutôt les révéler, vu que jusqu’ici il avait plutôt été le simple suiveur de son mentor Tixier-Vignancourt. Le 27 septembre 1976, l’obscur Hubert Lambert dit Saint-Julien (en photo ici avec sa mère), un petit bonhomme tout frêle, décède. Personne ou presque ne prête attention au fait qu’il est le principal actionnaire de la société Lambert Frères et Cie, et qu’il s’est lié d’amitié ses dernières années avec un certain JM Le Pen, dont il a affirmé partager les idées. Il venait alors régulièrement au siège du FN  en Rolls-Royce… car Lambert, qui a la santé fragile (il est aussi alcoolique), en a, de l’argent, et même beaucoup, comme il l’avait déjà démontré quelque temps auparavant : « en 1973, il convie Jean-Marie Le Pen à un dîner. Hubert Lambert arrive avec une serviette en cuir. Selon Roger Mauge, l’un des hagiographes de Jean-Marie Le Pen, les deux hommes auraient tenu le dialogue suivant, en rapport avec les premières élections législatives auxquelles le FN participe (mars 1973) : « – Il faut absolument que tu te présentes aux prochaines élections, Jean-Marie […]. Je t’ai apporté 300 000 francs pour ta campagne électorale. Ils sont là […].
– Tu es très généreux, Hubert. […] Permets-moi de me servir de cet argent pour saupoudrer partout où nous présenterons une candidature. (…) Hubert plaisante :– Aucune importance ! Prends, et rends-moi la serviette. Elle pourra encore servir ! »…

maisonEt effectivement : trois ans plus tard, en 1976, Hubert Lambert meurt, donc, et on découvre que dans son dernier testament qu’il a fait de Jean-Marie Le Pen son exécuteur testamentaire et son unique héritier. On évoquera jusqu’à 7 formulations successives du testament. Ce qui n’est pas du goût de la famille, qui clame que la main tenant la plume qui a signé le testament à plusieurs reprises était tenue alors que son propriétaire n’avait plus toute sa tête à lui. Après des menaces de procès, la famille qui n’apprécie guère les médias, cède, et un accord à l’amiable est conclu : « Philippe Lambert, cousin du disparu, intente un procès en nullité de testament. Il se désiste en 1977, car un « arrangement » est trouvé : les cousins Lambert gardent les ciments, les parts industrielles et un gros chèque. La validité « morale » de l’héritage a maintes fois été contestée. Notamment par Jean-Maurice Demarquet, médecin de Lambert et compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, enrôlé en 1976 pour déclarer Lambert « sain d’esprit quand il a testé » en faveur de Le Pen. Mais qui s’avoue « surpris », comme Jean Antonelli, l’autre médecin de Lambert. Il s’interrogeait, le 15 octobre 1985, dans Le Monde : « Lambert ne devait pas mourir si tôt, si vite ». Voilà en tout cas Jean-Marie qui part dans la vie politique lesté de 30 millions de francs de l’époque (4,5 millions d’euros), d’un grand hôtel particulier à Saint-Cloud et même de la maison de la mère d’Hubert Lambert. Alors qu’il vient d’étre choisi pour diriger en 1972 le nouveau parti d’extrême droite appelé Front National, LePen n’éprouve aucune envie de mélanger sa récente fortune et les finances de ce parti, qui est presque au bord de la ruine. Etrangement, pourtant, il fait de sa grande demeure le siège de son parti, à l’étage. Mais personne ne parle sur place de la fortune acquise: le sujet est tabou chez les cadres du parti ! Comme le dira un de ses proches, rappelé récemment à l’aide alors qu’il s’était fâché avec lui « sans Lambert, pas de FN. Sans Le Pen, pas de Lambert » avoue Lorrain de Saint Affrique qui est aussi son conseiller en communication. « L’héritage Lambert change considérablement la vie de Jean-Marie Le Pen sur les plans politique et personnel. Il lui permet de faire – comme il l’entend – de la politique. L’ancien président du FN devient propriétaire du domaine de Montretout, sise au 8 parc éponyme. Jean-Marie Le Pen y reçoit encore aujourd’hui dans son bureau, à l’étage de cette imposante bâtisse qui domine tout Paris. Cette demeure n’a pas seulement été le lieu d’habitation de la famille Le Pen et le quartier général du FN pendant de nombreuses années. C’est aussi un symbole pour l’ancien président du FN qui désire laisser son nom dans l’Histoire. Montretout est un lieu singulier : le premier propriétaire, Napoléon III, l’avait offert à son chef de cabinet, Jean-François Mocquard. Hubert Lambert le lègue à Jean-Marie Le Pen en 1976. » Dont acte. Voici l’obscur ex militaire dans les pas de Napoléon (troisième du nom) ! Fait notable, Jean-Marie le Pen avait déjà hérité en 1974, d’un autre supporter lui aussi : « de Julien Le Sabazec », d’un testament écrit « entre deux tentatives de suicide ». Sa fragilité n’a pas joué : « je suis avant tout respectueux de la volonté du défunt », avait déclaré Le Pen » dans un document qu’avait retrouvé Libération en 1985. « Julien Savazec, gendarme, avait légué lui aussi sa petite fortune, 500 000 F, à Jean-Marie Le Pen. Dans une lettre à la famille, Le Pen s’était engagé à lui fournir une sépulture. Un reportage de Canal Plus a révélé que Julien Savazec a été enterré à même le sol. » Jean-Marie aurait-il menti à la famille du défunt ?

lepen maison exploséeLa même année, mais un peu avant, son ami Botey est sorti de deux années de prison, mais à peine dehors, il a évité de peu la mort dans l’explosion d’un colis piégé et, le 16 avril 1987, on lui a tiré dessus à coup de gros calibre (un 11,43). Ce qui n’empêche pas JM Le Pen de continuer à faire de la voile avec lui, notamment… à Punta Cana, leur lieu de villégiature préféré comme on l’a vu. Cette violence, on l’a oublié depuis, fait aussi parti de la vie politique au sein du FN  du moment : le 2 novembre 1976, une explosion souffle la villa Poirier, au N°9; dans le XVe arrondissement de Paris. C’est là où habite JM Le Pen, sa femme et leurs trois filles : Marie-Caroline, Yann, et Marine, la petite dernière. Tout un pan de l’immeuble de 5 étages à été mis par terre par au moins 5 kilos de dynamite, et JM Le Pen habitait au 4eme. 12 appartements ont été dévastés. Les trois filles étaient au 5eme étage avec leur gouvernante. La bombe avait bien été déposée sur le palier même des Le Pen !!! Un vrai miracle que personne n’ait été tué ce jour-là !!! Qui donc a intenté à la vie du tout nouveau leader ? Et à sa famille, car ceux qui ont posé la bombe à cet endroit savaient qu’il n’était pas seul ce soir-là ? Qui donc a voulu supprimer toute la famille Le Pen, enfants compris ?

lepen maison souffléeAujourd’hui, je m’étonne toujours que cet épisode soit autant ignoré (la presse avait quelque peu ignoré JM LP pour faire la une sur le cas d’un bébé miraculé, qui aurait été projeté au sol du 5eme étage pour en sortir vivant). JM Le Pen, interviewé ce jour-là par la télévision fait manifestement l’étonné (ça se voit sur la photo, où il joue au parfait ahuri) et se présente comme « victime du terrorisme » et affirmera que ce sont toujours les « innocents qui payent« , selon lui. Tout le monde connaissait pourtant la dangerosité de certains membres de son propre parti, ces anciens de l’OAS et ces anciens poseurs de bombes, justement. Une des composantes du FN, justement. Car le parti dont il vient d’hériter est divisé, la concurrence du Parti des forces nouvelles (PFN), étant alors forte. Deux ans plus tard à peine, un ancien membre de son bureau politique, exclu puis réintégré, François Duprat meurt dans l’explosion de sa voiture piégée, le 18 mars 1978, au petit matin. Cet attentat-là a parfaitement réussi : il meurt déchiqueté, sa femme, à ses côtés, en réchappe, mais elle est gravement atteinte. Etrangement, il préparait un livre qui faisait peur à beaucoup : intitulé « Argent et politique« , il s’attaquait en effet au financement des partis !!! Le Pen, dès l’annonce de sa disparition, avait aussitôt accusé l’extrême gauche, mais était ensuite revenu un mois après accuser le Parti des forces nouvelles (PFN) né le le 11 novembre 1974.GUD manif La rivalité entre les deux groupes dataient de la dissolution en 1972 d’Ordre Nouveau (en même temps que la Ligue Communiste d’Alain Krivine) qui a effectivement généré les deux monstres : c’est Alain Robert, ancien dirigeant d’Ordre Nouveau, qui était allé Le Pen comme dirigeant dans le but manifeste d’en faire une potiche, qu’il aurait manipulé selon son bon vouloir. Le  21 juin 1973, l’annonce d’un meeting d’Ordre Nouveau à la Mutualité avait fait l’objet de heurts très violents avec la Ligue Communiste : on avait relevé 71 blessés chez les policiers… le thème choisi était (déjà, et on semble l’avoir oublié) « Halte à l’immigration sauvage ! » le lendemain, le gouvernement avait renvoyé dos à dos les deux groupes en annonçant leur dissolution. Au FN, une rapide scission avait mené à la création du PFN : les ex Ordre Nouveau croyaient mener par le bout du nez Le Pen, ils avaient vite dû déchanter JM s’étant vite révélé plus coriace que prévu : parmi eux, Alain Robert, ancien membre du mouvement Occident et fondateur du GUD, mais aussi Anne Méaux, d’Ordre nouveau (retrouvée comme conseillère élyséenne sous Sarkozy lors de l’affaire Mittal), Pascal GauchonFrançois Brigneau (mort en 2012Roland Gaucher ou le dessinateur Jack Marchal (le créateur du rat noir du GUD). On notera que Gérard Gachet, journaliste à Valeurs actuelles et au Figaro, chroniqueur en 2007 sur I-Télé sera nommé sous Nicolas Sarkozy comme porte-parole du ministère de l’Intérieur (de janvier 2008 à janvier 2012)…GUD -2 l’extrême droite d’Occident avait on le rappelle beaucoup essaimé plus tard dans une droite « présentable » (façon Marine Le Pen aujourd’hui !) en proviendront en effet Alain Madelin, Alain Robert, Patrick Devedjian, Hervé Novelli, Xavier Raufer. Le groupe extrémiste, manifestement, avait bien des raisons d’en vouloir à Le Pen, qu’ils avaient pris de haut, manifestement. Comme d’autres au sein même du Parti auraient pu en vouloir à Jean-Marie pour sa gestion tout personnelle de l’argent du parti, Duprat l’avait-il inclus dans son livre ???   Qu’en était-il déjà de l’argent du parti à cette époque ? Duprat lui faisait déjà beaucoup d’ombre, avaient remarqué certains (8), alors que JM Le Pen semblait effectivement beaucoup l’admirer et le respecter, en apparence. Mais à peine disparu, il confiera à Jean-Pierre Stirbois le nettoyage du parti des amis de Duprat. Tout la famille Le Pen, alors sans appartement, se retrouve hébergée quelque temps chez le giscardien Jean-Marie Le Chevallier, l’ancien directeur de cabinet de Jacques Dominati, qui passera au FN en 1984 pour devenir maire de Toulon en 1995. Battu dès 1998, il partira s’installer à Marrakech jusqu’en 2007. Il avait été condamné deux fois entre temps : le  , à un an de prison avec sursis et à 100 000 francs d’amende pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de confiance et le ,  à un an de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et 30 000 francs d’amende, pour subornation de témoins, (affaire Poulet-Dachary). Les amis de Jean-Marie se ressemblent tous… à croire. Heureusement pour lui, l’héritier Lambert meurt au bon moment… pourrait-on dire…

maisonLe voilà donc soudainement riche, Jean-Marie, à poser en famille devant son nouveau bien immobilier, avec cet héritage tombé du ciel, et lui de se prendre en effet pour Napoléon (III, re rêvons pas), entouré de sa cour familiale. Il pointe désormais à l’Impôt sur la Fortune », inventé en 1982. Sa première femme, Pierette Lalanne, claque pourtant la porte en 1984, partie avec le journaliste Jean Marcilly, auteur… d’une biographie de Le Pen (« Le Pen sans bandeau« , elle divorce en effet en 1987), et elle avait alors évoqué l’existence d’un compte en banque en Suisse alimenté de façon fort mystérieuse (comme elle évoque en même temps les liasses de Botey, beaucoup ont fait le lien !). Dans le magazine Globe puis chez Ardisson le 15 avril 1988; la même Pierette ira plus loin encore sur l’argent et Jean-Marie. Elle affirmera d’abord avoir apporté en mariage 3 millions, dont elle n’a plus jamais revu la couleur (ni le parti non plus), puis affirmera devant Ardisson que certains avaient aidé son ex-mari lors de sa campagne électorale : Dassault (?), Romain Marie (alias Bernard Antony) et Olivier d’Ormesson (devenu grâce à cela président du groupe Eurodroite au parlement européen (9) chacun lui ayant apporté 2,50 millions de francs… « en liquide, pour Romain Marie » notamment, confirme Pierrette.. Et plus surprenant encore, 4 millions provenant de Gustav Pordea, qui aurait été un agent des services secrets roumains, la fameuse Securitate (le journal le Matin de Paris a été condamné plusieurs fois pour diffamations pour l’avoir énoncé)… une affirmation  (sur le versement de 4 millions) que le Sunday Times avait pourtant clairement déjà révélée en 1985. Selon le journal, l’agent traitant de Pordea aurait été Costel Mitran.  Il avait essayé d’entrer dans d’autres partis et avait fait la même offrepordea de « 500 000 dollars » globale à  l’Union pour la Démocratie Francaise (UDF) et le Rassemblement pour la République (RPR), les deux partis ayant décliné l’offre… mais pas Jean-Marie. C’est lors s’une rencontre au 266 Boulevard Saint-Germain chez la comtesse Madeleine de Solliers et Jacques de Ricaumont, puis au  56 rue de Varenne, en face même de Matignon, en 1984, que Pordea aurait alors joint Le Pen. L’argent aurait été déposé à la banque Darier de Genève. C’est le propre fils du banquier qui avait acheminé l’argent en billets dans des valises, au domicile même de Pierrette LePen, au 36 avenue Théophile Gautier, toujours son témoignage. Selon  le livre « Histoire secrète de la corruption: Sous la 5e République », Pordea aurait été un agent double travaillant aussi pour la DST. Le même livre affirme que le pouvoir en place (celui de Mitterrand) savait donc tout de Pordea, et que de le révéler au grand jour aurait pu faire « exploser en vol » JM Le Pen, ce qui n’a manifestement pas été fait… en tout cas, Gustave Pordea avait ainsi pu rejoindre le Front National, le haut tarif annoncé le propulsant surprenant quatrième sur la liste pour les élections européennes de 1984 !!! Bien entendu au FN, personne dans le parti n’avait vu la couleur de cet argent versé lui aussi, on le rappelle… en liquide !!!

milletDe l’argent, JM LePen en reçoit aussi par une autre filière. Celle de ses admiratrices. Car l’homme plait, indubitablement : à 27 ans, c’est déjà un ancien combattant et il est devenu le plus jeune député de France. Et elles sont nombreuses : on lui prête même un flirt avec Luce Millet – ici à droite avec JMLP – la fort jolie mère de… Yann Piat (Yannick Annabelle Milletune mère auxiliaire féminine de l’Armée de terre (la future députée étant née à Saïgon en 1949, « de père inconnu »  et elle est devenue ensuite sa filleule, lorsqu’elle a été recueillie par l’Assistance Publique). Le prestige de l’uniforme lorsqu’il revient d’Indochine ou de ses trois mois (seulement) de guerre d’Algérie. Mais d’autres admiratrices assistent à ses meetings et certaines ne lui glissent pas que des mots doux dans des enveloppes. Telle Solange Léonet, la femme d’un pharmacien de Sens, âgée de 75 ans déjà en 1984. « L’affaire Léonet commence au début février 1984, à la salle Vaulabelle d’Auxerre, expliquent Péan et Cohen (dans leur livre « LePen, une histoire française »…) » La très riche Solange Léonet (…) remet à Le Pen une enveloppe. Elle est fort épaisse : elle contient 120 000 francs en billets de banque. Dès lors, l’affaire est trop sérieuse pour en laisser la gestion à des militants locaux. Jean-Marie Le Pen tient à s’occuper personnellement des relations avec Mme Léonet ”. Ah oui ?  Il se rend fréquemment à Sens pour recevoir son enveloppe, voire des lingots à la fin de la vie de la pharmacienne, poursuivent les auteurs. A plusieurs reprises, le président du Front national fait même le déplacement à Sens en hélicoptère, où il vient percevoir les espècespharmacuie good de la veuve. (…) “ Les remises de fonds étaient grosso modo mensuelles. Et ont duré de février 1984 à août 1992, date de la mort de Mme Léonet. Le Pen a été de surcroît désigné comme son légataire universel. Combien a-t-il personnellement touché ? Impossible évidemment de connaître exactement le montant. Il se chiffre, en tout cas, en millions de francs ”, raconte aujourd’hui Jean Coupat, alors secrétaire départemental du FN de Saône-et-Loire (…) ”. Un Coupat plutôt partisan de Bruno Gollnisch, qui n’hésitera pas à parler de « Front Familial » à la place de Front National… Coupat, alors conseiller régional de Bourgogne M.N.R, se signalera plus tard, en décembre 2003, en envoyant un courrier au recteur d’Académie de Chalon après qu’un enseignant d’Education Civique du lycée Mathias ait diffusé « Hexagone » de Renaud dans sa classe de seconde, avec un texte du groupe Sniper, sans savoir ce pourquoi l’enseignant avait choisi ces deux textes. Sa plainte, relayée par les médias fera un flop mémorable. J’ai moi-même diffusé Hexagone dans ma classe de troisième, en 1974… un an avant sa sortie en album, car Renaud la chantait sur scène, où je l’avais piratée, une chanson anti-peine de mort, surtout et anti…. Vichy. Il chantait aussi en concert « Si Michel Sardou n’était pas là« … chanson qu’il n’a en revanche jamais enregistrée. Péan et Cohen avaient été mis en examen pour diffamation en octobre 2013 à la suite de cette révélation concernant Le Pen. Cohen est décédé le même mois d’un cancer.

Mais on n’en a pas encore terminé avec la saga de l’argent chez Jean-Marie. Dans la deuxième partie nous assisterons au décollage de sa carrière politique… grâce à l’argent de l’héritage déjà décrit ici, ainsi qu’à son insatiable avidité pour l’argent, et surtout les lingots.

GhotofMomo

(1) le poujadisme, premier mouvement politique composé intégralement de « beaufs » intégraux, ainsi résumé par Wikipedia : « le poujadisme peut être considéré comme une des dernières expressions d’un mouvement de révolte des classes moyennes 1. On compte parmi les députés poujadistes des bouchers, des boulangers, des épiciers, des libraires. Les méthodes musclées sont monnaie courante durant les manifestations poujadistes. Le mouvement dispose d’un service d’ordre qui n’hésite pas à faire le coup de poing. Jean-Marie Le Pen, député poujadiste après les élections législatives de janvier 1956, s’inscrit dans cette lignée. Il a intégré dans l’idéologie de son Front national à la fois la protestation contre les élus, les partis dominants, l’État prévaricateur, l’affirmation d’une identité nationale française contre tout ce qui la menacerait : l’immigration, l’Europe, le fisc ». C’est en quelque sorte un « TeaParty » ancestral. Le mouvement s’appelait l’Union de défense des commerçants et artisans (UDCA).

(2) survenue le  28 mars 1958; date à laquelle il était venu soutenir son ami… algérien, Ahmed Djebbour, Français de confession musulmane qui souhaite être élu (député de la circonscription Alger de l’Algérie française, de 1958 à 1962). Rappelons qu’à cette époque, le même Le Pen avait fait un discours enflammé à l’Assemblée Nationale sur l’Islam… enflammé, dans le sens d’être le supporter de cette religion à ce moment là… !!! Ahmed Djebbour, avait été blessé à Paris le 26 juillet 1958 lors d’un attentat du FLN et était aller se reposer à La Trinité-sur-Mer…chez Jean-Marie Le Pen. Il défendait évidemment les harkis. Plus tard,  en 1986, la fille Djebbour, Soraya deviendra la première femme musulmane élue au conseil régional d’Île-de-France sous l’étiquette Front national… elle quittera assez vite le parti en dénonçant l’utilisation de sa personne à des fins électorales et « les propos racistes anti-musulmans » qui y régnaient…!!! En 1958, Le Pen est pro-islam, en 1989 il affirme tout le contraire. Toute la vie de Le Pen est ainsi.

(3) son chalutier a explosé lorsqu’il a remonté une mine dans son chalut, le . Son corps ne sera retrouvé qu’une semaine plus tard, à Saint-Gildas-de-Rhuys.

musso brigneau(4) comme revenus, Brigneau affiche ses collaborations journalistiques à « Paroles françaises, journal du Parti républicain de la liberté détenu par André MutterLa Dernière LanterneIndépendance françaiseFrance dimanche, Le Rouge et le noir, Constellation, La Fronde, Rivarol, Ciné monde, L’Auto-Journal, la Semaine du Monde, éditorialiste, Télé Magazine, Paris Presse-L’IntransigeantL’Aurore et enfin collaborateur et Minute » selon Wikipédia et ceux de ses ouvrages « les « Éditions du Clan » dans les années 1960, puis les Publications F.B., qui ont édité ses propres livres et ceux d’auteurs de la même mouvance de pensée, comme Les Mémoires de Porthos, souvenirs de l’ancien milicien Henry Charbonneau. Ayant cessé au début 1998 les activités des Publications F.B., il publie ensuite plusieurs livres sous le label Auto-édition F.B. »  Un exemple est donné ici à droite du genre d »ouvrages pour enfants qu’il édite…. (c’est toujours disponible en ligne dans un site de littérature ultra-catholique ! qui édite aussi du Jean Robin, sur les franc-maçons ou le « Néoconservatisme, un mouvement juif », ou même l’incroyable et inacceptable « Histoire de l’antisémitisme vue par un goy et remise à l’endroit » de l’inepte Hervé Ryssen !!! En DVD, on tombe sur du Xavier Dor (anti-avortement), du Laurent Obertone, du De Villiers ou… même du Léon Degrelle !!!). Cela suffit-il à Brigneau pour s’offrir un tel bateau de croisière neuf ?

(5) surprenant personnage : fort actif au début de sa carrière, il travaille beaucoup trop. En 1936, en effet après un excès de travail et de fatigue, tombé en dépression, il tue sa mère. Interné dans un hôpital psychiatrique, il n’en est sorti que vingt ans après, pour se remettre à travailler avec le même acharnement !

(6) il fera interdire  La Grande Illusion de Jean Renoir, pour« incitation à la haine de l’Allemagne » !!!

(7) le procédé semble avoir connu une suite avec Philippe Péninque, lui aussi ancien du GUD, et qui a ouvert le compte en banque de Jérôme Cahuzac. : « la lumière sied mal aux « rats noirs », emblème du GUD, « syndicat étudiant » d’extrême droite dont il fut membre. N’était l’affaire Cahuzac, l’avocat et ami – parmi d’autres anciens responsables d’extrême droite – du ministre du Budget déchu aurait tranquillement évité les micros tendus, nuisibles au conseil occulte en politique, dont il fait profession. Car voilà, bien que Marine Le Pen mette en scène l’épuration des éléments sulfureux du FN de papa, elle a gardé des contacts parmi ces anciens gudards qui faisaient la loi dans la faculté de droit d’Assam. « Si le fait d’être un ami de Marine Le Pen est un délit, alors je suis un criminel », expliquait un Philippe Péninque acculé, il y a quelques jours, sur i-Télé. Elle-même 
reconnaît bien volontiers son amitié avec ce confrère, avec qui elle a défendu des anciens du GUD poursuivis pour « voies de fait » dans les années 1990. Logique que les « rats noirs » pullulent encore dans son entourage. Péninque y a un rôle crucial : relever financièrement le FN après 2007. Mais ses affaires ne s’arrêtent pas à la porte du FN. Dans sa biographie Ma descente aux enfers, le boxeur Christophe Tiozzo raconte comment il a été ruiné en confiant son argent à Péninque, avec qui il aurait « réglé » une partie du contentieux d’homme à homme. Ce qui n’a pas calmé l’avocat, habitué du coup de poing. Mais il a fait des affaires dans un style plus feutré. Cultivant depuis longtemps les relations bancaires franco-suisses, il apparaît, rappelle Karl Laske dans Mediapart, dans une autre affaire politico-financière : l’avocat a « ouvert des comptes en Suisse pour des sociétés de sécurité ayant reçu des fonds en espèces » lors de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995. Des sociétés « liées à l’extrême droite » qui ont obtenu « le marché de la sécurisation de meetings du candidat ».

(8) revenu au siège du parti il aurait alors dit, juste après la mort de Duprat : « Vous voyez, mes petits, quand je vous disais que la politique n’est pas un jeu… »

(9) Wiki : « En 1987, offusqué par les propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz nazies, Olivier d’Ormesson lui demande de s’excuser. Mais devant le refus qui lui est opposé, l’eurodéputé démissionne à la fois de son poste de président de groupe parlementaire et du Front national, précisant qu’il accordera quand même sa signature de maire à Jean-Marie Le Pen pour qu’il soit présent à l’élection présidentielle de 1988. » En 1989, Olivier d’Ormesson rejoint le CNI accompagné ou suivi d’anciens élus ou cadres du FN, qui avaient eux quitté le parti suite au calembour de Jean-Marie Le Pen sur « Monsieur Durafour-crématoire », en septembre 1988.

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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2 Commentaire

  1. avatar

    Très intéressant, bravo pour ce travail !
    Petite coquille : « Le seul voyage que nous ayons lait ensemble » lait=>fait (sous la pub pour le brix)

  2. avatar

    euh faute de frappe il semble en effet…