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Je r?vais d’un autre monde (7)

7. Stylus fantasticus?: L’Homme dans l’espace

Parfois quand on parle d’un syst?me sans argent on s’entend demander ??Mais comment on fera pour payer les trucs sans argent????. C’est incroyable qu’un manque d’imagination n’arrive pas ? se figurer un concept pourtant clairement expliqu?, comme c’est compl?tement habituel que ce manque d’imagination interdise aux id?es salvatrices de faire leur chemin. C’est vraiment de la science-fiction, on donne la solution, et m?me l?, ils ne la voient pas.

Au dernier ?pisode j’ai employ? une m?taphore peu commune par laquelle l’arbre se dessinais depuis les feuilles vers le tronc, c’est ? dire, en commen?ant par sa forme finale, puisque c’est elle qui figure dans l’ADN au d?part. C’est aussi l’all?gorie de la fa?on dont doivent se r?aliser les choses (se concevoir les syst?mes, appara?tre les id?es), il ne faut pas aboutir ? un r?sultat, mais partir du r?sultat obtenu. C’est entre les deux bornes du d?but et de la fin que se d?veloppe un projet, et c’est pareil dans l’ADN, certaines parties sont plus d?velopp?es (par exemple la jambe chez la mouche est tr?s primitive).

Par le pass? j’avais aussi expliqu? que quel que soit le syst?me social d?sir?, on s’en moquait, il n’y avait qu’? commencer par faire tout de suite ce ? quoi on veut aboutir, commencer par distribuer l’utile ? ceux qui en ont besoin, puis voir ensuite comment on justifie tout cela, et fabriquer par d?duction le syst?me qui s’impose de lui-m?me.

Le paradigme que j’ai invent?, propos? et expliqu?, pour la premi?re fois sur Terre, du cr?dit-droit, est r?volutionnaire sur plusieurs plans. Non seulement il r?sout tous les probl?mes mais il r?sout surtout les probl?mes non encore connus, ?tant donn? la souplesse que produit le fait que les noeuds du r?seau social soient li?s en eux de fa?on adaptative, au lieu d’?tre rigides.

Ce qui est difficile en toute conception d’un syst?me c’est de relier l’objectif du syst?me avec ses moyens dont on dispose pour sa r?alisation, de concilier l’id?e et la mati?re. L’id?e, c’est l’homme, et la mati?re, c’est l’espace. Le fait que l’Homme navigue dans un espace figuratif enti?rement psychologique, est d?j? en soi de la science-fiction du plus haut degr?s artistique qui soit?! (oui, l’espace autour de nous est de nature psychologique, c’est une construction mentale qui relate de fa?on symbolique l’effort qu’il faut faire pour aller d’un point ? un autre, une illusion fabriqu?e par le cerveau).

Concevoir un syst?me social pour les humains rel?ve du m?me art, il s’agit de, et il ne peut s’agir que d’avoir une id?e fulgurante, au moins suffisamment motivante pour fournir l’?nergie n?cessaire ? ce que sa mise en oeuvre soit pleine et enti?re, patiente et passionn?e.

Finalement le paradigme du capitalisme est que l’empirisme produit sans faire expr?s des id?es fulgurantes, et qu’on doit avoir la foi en cela. Cela annihile par avance toute vell?it? d’avoir des id?es fulgurantes. Mais ce qu’il s ne savais pas, c’est qu’? l’?re de l’informatique, on sait qu’un syst?me se con?oit uniquement d’une seule mani?re?: en r?injectant dans l’existant les donn?es et l’exp?rience acquise gr?ce ? l’existant. L’?re informatique est l’?re des id?es fulgurantes?!

Cela ne peut pas, et ne doit surtout pas ?tre le fruit d’une divagation culturelle qui complique les choses au cours du temps, tel que c’est le cas actuellement pour notre syst?me social bas? sur le stupide argent.
C’est comme la libert?, c’est comme la connexion au Champ Akashique, ?a s’obtient gr?ce ? un beau mouvement, empli de gr?ce et de don de soi?; ce n’est pas donn? gratuitement, quoi qu’il ne s’agisse pas d’argent pour le prix qu’il co?te. Par contre ce qui est certain, si on parle de prix, c’est qu’il est raisonnable?! Il est m?me logique, et comme tout dans la nature, c’est un bon investissement.

Pour bien comprendre ce principe je vous propose d’observer les effets sur ce que furent jadis, dans l’ancien monde, appel? des transactions. On va voir que tout l’astuce du concept du cr?dit-droit se situe dans le ph?nom?ne de la trinomie.

On consid?rait l’argent comme une non-marchandise, courant le risque qu’elle le devienne, ce qu’il ne manqu?t pas de faire.
Quand l’argent ?tait une non-marchandise, la transaction consistait en un vendeur et un acheteur, sachant que le vendeur recevait une compensation par une ?quivalence qui lui permettait d’obtenir bien plus de choses que ce que l’objet qu’il vendait lui permettait d’obtenir.

H? Edmond, donne-moi ton tracteur?!
Mais j’en ai besoin moi?!
Alors je te donne de l’argent en ?change et tu pourras aller en acheter un autre.
Mais ?a va me prendre du temps?!
L’argent que je te donne int?grera une compensation, avec laquelle tu pourras acheter d’autres choses en plus de ton tracteur. Alors, ?a marche??
Bon ben OK.

Ainsi le prix est ?tabli de t?te, grosso-modo, en fonction des informations connues et de la n?gociation. Pour bien voir le sch?ma de notre (je veux dire l’ancienne soci?t?) il y a, superpos?s (se lit de bas en haut)?:

la d?mocratie
la r?publique
l’?tat de droit
la libert? de contrat
les Droits de l’Homme

Quand un jour la d?mocratie craque, en raison de l’insuffisance du syst?me social ? r?soudre les probl?mes qu’il provoque lui-m?me, tous les ?tages inf?rieures craquent ?galement.

Bam
Bam
Bam
Bam
Les droits de l’homme

Seul le dernier socle r?siste ? cet effondrement. Soudain, il devient visible, alors qu’il ?tait masqu? par le reste.

Tr?s vite il s’est produit que la marchandise dont on ?tait le plus s?r de la valeur ?tait l’argent lui-m?me.
Du coup les transactions sont devenues binominales, autant celui qui veut l’argent que celui qui veut le produit sont des acheteurs, ils inter-ach?tent ce que l’autre poss?de, sachant toutefois que l’argent gagn?, lui, n’est pas biod?gradable, mais cela, bien que ce soit d’une extr?me importance, n’entre pas en ligne de compte dans le prix.
Les termes de ??acheteur?? et ??vendeur?? sont des leurres?! Car le vrai acheteur est celui qui veut obtenir l’argent des gens, en ?change de quoi il leur fourni des objets qu’il est bien oblig? d’acheter.
D?s lors les vendeurs sont des acheteurs d’argent, ? qui ils refourguent des objets d?gradables).

C’est tr?s important de bien voir que la transaction est devenue binominale, pour comprendre la suite.

Le paradigme du cr?dit-droit banni ces pratiques, en raison de ce que la valeur des marchandises est estim? de t?te de fa?on approximative sans aucune autre raison ou r?f?rence que l’ensemble du syst?me, ce qui produit la propri?t? que le syst?me dans son ensemble est compl?tement d?viant car il ne se r?f?re ? rien de concret, ? part au moins une chose qui est certaine?: l’argent est toujours aspir? par les plus riches en permanence. Il fonctionne comme une limaille aimant?e.

Avec le syst?me du cr?dit-droit, la transaction doit d’abord ?tre justifi?e par le syst?me?: il s’agit d’un trin?me?: d’un c?t? on a deux op?randes, que sont les deux noeuds du r?seau qui op?rent une transaction, et de l’autre on a un op?rateur, qui est le syst?me, ou du moins la partie du syst?me qui vient l?gif?rer / avaliser / justifier la transaction.

Ce ne sont ni l’acheteur d’objet ni l’acheteur d’argent qui font de la transaction (et essayant de s’arnaquer mutuellement), c’est le syst?me qui la permet (en se fondant sur des raisons tangibles).

On avait aussi, par le pass?, ?mit notre soucis de ce que le vendeur de marchandise qui r?cup?re de l’argent, soit l?gitimement soucieux de ne donner ses marchandises qu’? des gens qui ont gagn? honn?tement leur argent, car si il ne se soucie pas de cela, en vendant sa marchandise, il ne fait rien d’autre que de se rendre complice du crime qui a men? le client ? obtenir son argent sale.
M?me s’il ne le sait pas, on consid?re cela comme un crime par inadvertance.
Dire que l’argent n’a pas d’odeur n’est rien d’autre qu’une d?nonciation de la brutalit? du capitalisme.

Ainsi quand on parle de l?gif?rer la transaction, il s’agit de s’assurer qu’un certain nombre de param?tres on bien ?t? remplis afin de la rendre effective. Et ces param?tres peuvent ?tre nombreux. Il est logique d’interdire la transaction si le client n’a pas le droit de se procurer une marchandise, pour diverses raisons (car ses droits peuvent ?tre utilis?s dans une certaine mesure, qui d?pend de sa participation ? la collectivit?, autant que de la juste r?partition des biens si il en consomme trop, ou si c’est trop dangereux pour lui sp?cialement, etc etc…). Il est logique de l’interdire si la marchandise a ?t? jug?e comme provoquant des troubles, des l?sions, ou si sa fabrication engendre une pollution extraordinaire, ou en raison, comme cela existe d?j?, d’une notation fournie par des organismes qui ?voquent la responsabilit? ?thique ou ?cologique du fabricant.

Cela est int?ressant de s’arr?ter sur ce point une seconde, c’est que ?a existe d?j??! On peut recevoir sur son portable, en scannant le code-barre d’un produit avec la cam?ra de son t?l?phone, les informations sur sa fabrication, les origines, les probl?mes de sant?s occasionn?s, ? partir de quoi l’organisme fournit une note (en nombre d’?toiles).
Dans le cadre qui nous int?resse, ce genre d’information fait partie int?grante du droit d’acqu?rir un produit, ou du moins de son prix.
C’est ? dire que ces organismes sont tr?s prometteurs de ce que l’avenir nous r?serve, sans compter que si on n’avait fait que de pr?dire son existence pour justifier le concept du cr?dit-droit, on ne nous aurait pas cru.

En effet, parmi les soucis qui concernent l’?chelle globale, il est vital d’int?grer dans les prix des notions telles que l’emprunte ?cologique, l’?thique, et surtout ce ? quoi je pense le plus, la notion de rendement et d’utilit?.

Tout cela, entre en ligne de compte quand une transaction a lieu, et de cette mani?re, la transaction est avalis?e sous certains conditions, ou interdite tout simplement.

Regardons un autre exemple de science-fiction de l’homme dans l’espace, comment il se d?brouille en apesanteur quand il n’a aucun rep?re ni aucun appui, j’ai nomm?, les groupes sociaux plong?s dans un monde de l’argent.

Deux exemples que j’ai utilis?s dans le pass?, sont la gente militaire, et le monde de l’entreprise?:

Que penseriez-vous qu’il se passerait si on disait aux militaires qu’ils devaient acheter leur ?quipement avec leurs propre argent, pourvu qu’on leur en donne assez, acheter ses armes, ses avions, ses bombes, ses tenues de combat, aller au McDonald ? midi si ils veulent manger, etc etc…

Et que se passerait-il si dans une soci?t? on disait aux employ?s, pourvu qu’on leur en donne les moyens, de se d?brouiller pour s’acheter leur ordinateur, leur mobilier de bureau, payer leurs facture de t?l?phone et d’?lectricit?, changer la moquette, remplacer les ampoules, tout cela ? leur frais??

Dans le cas des militaires et des entreprises, c’est clair, si ils devaient op?rer de cette mani?re, ils ne s’en sortiraient jamais.

Bin l? pour le syst?me social pris dans son ensemble, c’est pareil?: on ne ‘en sortira jamais.

Cette d?monstration est limpide, mais notre objectif est d’identifier les raisons tangibles pour lesquelles on ne s’en sortirait jamais si on devait proc?der de la sorte.

Simplement, ? l’?chelle individuelle, (si on laissait faire le lib?ralisme) il est tr?s probable que ?a finisse comme cela, l’employ? devant acheter lui-m?me ses fournitures. Apr?s tout, ?a existe d?j?, un photographe, un informaticien freelance, poss?de son propre mat?riel d’autant plus qu’il est le mieux plac? pour savoir de quoi il a besoin. Y compris son environnement, ses conditions de travail son model?s en fonction de ce qu’il juge comme ?tant optimal, et si un stupide venait lui ordonner de faire autrement, son travail serait de moindre qualit?.

C’est aussi un peu ce qui arrive chez les vendeurs, on leur dit ??ton salaire est fixe?? (alors l? il se dit ??youpi, je vais pouvoir travailler moins pour gagner autant?? et juste apr?s on lui dit ??mais il est au minimum syndical, si tu veux plus, tu dois vendre plus, et un int?ressement tu recevras??. Alors l? l’employ? devient au moins aussi racoleur et arnaqueur que le serait celui qui gagne vraiment le plus d’argent dans l’affaire (son entreprise). En fait il h?rite de l’esprit de l’arnaqueur.

Ces deux exemples donnent ? ?tre vus sous l’angle du cr?dit-droit, pour trier ce qui est justifiable et ce qui ne l’est pas.

Si on cherche ? identifier les raisons pour lesquelles il est stupide de confier aux individus la charge qui devrait ?tre confi?e ? l’organisme auquel il appartient, (que ce soit l’entreprise, la fonction publique ou le syst?me social dans son ensemble), on revient immanquablement sur les objets qui ne sont pas de la responsabilit? individuelle mais collective. Ce sont les ??biens publics??.

Dans l’entreprise, la fonction publique et la soci?t?, les biens publics sont ceux pour quoi personne n’est pr?t ? investir un centime mais dont tout le monde a besoin. Si on demandait ? chaque de participer au prix que co?te le bien collectif, il r?pondrait ??ah oui mais moi je ne m’en sers qu’? 0,0000001% donc je ne paierai pas plus que ce prix-l?.

C’est pr?cis?ment pour ?viter ces discussions fastidieuses que le principe de soci?t? a ?t? invent? par l’histoire humaine. Dans les anciennes civilisations, le lib?ralisme n’?tait pratiqu? qu’? l’ext?rieur des villes et pays, mais jamais ? l’int?rieur. Le mouvement auquel on a assist? a ?t? l’impr?gnation du lib?ralisme jusqu’? l’?chelle des individus, sans qu’aucune argument ? la fois tangible, et ? la fois qui ne soit pas une tergiversation, ne puisse ?tre entendu?; c’est ? dire sans que rien ne freine ce mouvement, jusqu’au moment o? devait appara?tre les grandioses lacunes et destruction que cela avait engendr?.

Ainsi, identifier les raisons tangibles de dire ce qui doit appartenir au public ou au priv?, peut tr?s bien ?tre consid?r? comme la plus grande des priorit?s de notre ?poque.

Inutile de croire que le r?sultat de cette enqu?ta va donner des r?ponses claires et nettes.
Cela n’est possible que pour un esprit ?triqu? qui ne sait pas g?rer un niveau de complexit? sup?rieure. Lorsqu’on parle de l’homme dans l’espace (espace syst?mique), de la mise en relation entre l’id?al et le faisable, tout est partiellement pr?sent dans tout.

Il y a de l’espace public et de l’espace priv? dans chaque objet.

Si on utilise une voiture on utilise une route, si on prend une photo avec son bel appareil, on a besoin des gens et des paysages sur l’image. C’est en raison de cette r?alit? que se fonde tout le concept de droit ? l’image, des copyrights, des droits d’auteur?: comme ils sont partie int?grante de propri?t?s rendues priv?es, alors elles voudraient ?tre consid?r?es elles aussi comme telles, afin d’en retirer l’argent qui y correspond, apr?s une estimation purement psychologique.

Parler de communisme est aussi stupide que de parler de capitalisme car la r?alit? du monde est que tous les objets sont des combinaisons astucieuses entre le priv? et le public.

Il devrait devenir int?ressant dans un proche avenir que se forment des groupements d’achat, afin qu’ils fassent les achats en masse en profitant des prix qui sont meilleurs qu’au d?tail, pour ensuite les redistribuer ? leurs adh?rents en raison du savant calcul qui permet ? chacun d’obtenir ce qui lui est d?.
Ce savant calcul combinerait le montant de l’adh?sion et les besoins sp?cifi?s, puis un algorithme rendrait pour chacun la liste de ce ? quoi il a droit au sein de ce groupement.
Ce sch?ma pourrait ?tre celui d’un prototype de soci?t? fonctionnant sur le principe du cr?dit-droit.

Ce qui est int?ressant dans une telle op?ration est de d?limiter ce qui appartiendrait au public et au priv?. Ainsi cette coop?rative pourrait avoir comme objet de produire des biens publics en plus de distribuer les biens priv?s. De cette mani?re ils mettraient ? disposition de son public des cr?ches, des h?pitaux, des transports en commun, etc…

Dans ce cadre, certains objets trop co?teux ne seraient pas vendus mais confi?s en usufruit. Pour proc?der ? cela il faut mettre en rapport l’usage individuel et l’usage collectif d’un tel objet.

Eh Edmond, j’ai besoin de ton tracteur.
D’accord, mais comme il me coute 12 et que je m’en sers pendant 6… combien de temps tu veux t’en servir??
Disons 4.
Alors dans ce cas tu dois participer, ? partir du moment o? tu t’en sers, ? hauteur de 4/(6+4)*12 du co?t d’entretien et du remboursement du prix de la machine??.
Ok, ?a me para?t juste. (apr?s avoir v?rifi? avec sa calculette)

(Ce petit dialogue montre d’une fa?on toujours aussi primitive et r?ductrice que le pr?c?dent comment fonctionne l’ensemble du syst?me).

Il se passe la m?me chose quand on veut rendre l’eau (rien que ?a) payante, alors pourtant qu’elle constitue 70% du corps humain, des v?g?taux et de la terre toute enti?re.

Ah oui mais l’eau il faut la traiter, la canaliser, la distribuer, etc… et ? la moindre de ces op?rations, les op?rateurs exigent une contrepartie qui justifie leur travail, comme si, ? part ce salaire, rien ne justifiait de faire ce travail.

Dans le cadre d’une gestion collectivis?e comme celle que suppose le concept du cr?dit-droit, il est inutile et aberrant de prendre ? l’utilisateur ce qu’on doit donner au travailleur qui fait que cela fonctionne. L’ensemble de la collectivit? assume le fait que les gens qui font ce travail obtiennent les m?mes droits que ceux qui, dans la coop?rative, se contenteraient de payer une adh?sion pour b?n?ficier des marchandises qu’elle veut redistribuer.

En int?grant une capacit? de fabrication ? cette coop?rative prise pour l’exemple, elle perd son caract?re de ??primitive??, elle devient un prototype plus proche du monde meilleur promis par celui du cr?dit-droit.

Ainsi, en participant au bon fonctionnement d’un bien public le travailleur acc?de ? des biens priv?s sans passer par l’argent puisqu’il a obtenu les droits qui avalisent les transactions qu’il voudrait faire.
Il est ?vident que ces droits soient insuffisants pour acqu?rir, par exemple, un avion, mais pas pour acqu?rir son usufruit durant un court lapse de temps, et encore moins pour faire un petit aller-retour sur une plage tranquille.

Ces droits, ne peuvent pas ?tre cit?s nominativement. Ou du moins, ce sera peut-?tre le cas dans une phase primitive du d?veloppement de l’applicatif d’affectation du cr?dit-droit, mais le but de l’op?ration est d’obtenir des r?gles g?n?riques qui permettent, en fin de compte, de reproduire ce que le concept de l’argent a tant de facilit? ? faire.

Pour arriver ? cela, il va falloir franchir une ?tape technique et logicielle qui n’est pas n?gligeable.
(Mais bon, ce petit job ayant pour but de justifier la fabrication de choses nuisibles, c’est un bon investissement).

Quand l’institution (de traitement des eaux par exemple) ?tait ?tatique, les normes ?taient strictes, les proc?dures rigides et lentes, ce qui a engendr? toute une image de marque des institutions publiques de ??technocrates??. Combin? au fait que ces biens publics sont indispensables et qu’on peut exercer un v?ritable racket sur les utilisateurs, ils ont tr?s vite pr?f?r? devenir priv?s et ? but lucratif.

Avec le concept du cr?dit-droit il n’est pas question de ne payer les gens qui travaillent ? produire des biens publics qu’en raison des possibilit?s financi?res qui sont disponibles.
On leur dit m?me, comme aux h?pitaux et aux ?tablissements scolaires ??vous avez tous les moyens dont vous avez besoin ? votre disposition??.

La raison d’?tre d’une institution comme celle du traitement des eaux n’est possible ? remettre en question que dans des cas qui sont non ?lucid?s.
Aussi ce qui constitue un salaire ou un int?r?t pour ceux qui travaillent dans ces institutions, est l’acquisition de droits.

Cette acquisition se fait ex-nihilo, ce sont des droits qu’on ne confisque ? personne, ou du moins, on les confisque ? l’ensemble du syst?me pour une quotte-part infinit?simale. Si il y a 100 disponibles pour 99 personnes, il y aura 100 disponible pour 100 personnes, mais en m?me temps 100 personnes b?n?ficieront de ce que cette institution est capable de produire.

La question de l’?quivalence consiste donc ? mettre en rapport ce qui est apport? et ce qui est confisqu? ? 99 autres personnes.

Cette question de l’?quivalence met en rapport deux objets qui appartiennent ? des dimensions diff?rents, le fait d’avoir une gestion de l’eau qui soit potable (jeu de mots?!) et ce que cela retranche comme richesse ? l’ensemble des citoyens (c’est ? dire les marchandises que ces travailleurs obtiennent le droit de prendre).

Cette question est ? la base de la raison d’?tre de cette cha?ne de production, et si elle ne devait concerner qu’une petite partie des gens et non tous, il ne serait pas pour autant question de ne le faire payer qu’? ses utilisateurs.

Comme on l’a vu avant, tout le r?seau social est intimement connect?, ce qui est permit aux uns, permet ? d’autres ? leur tour de faire leur travail.

Donc si on cherche ? ?tendre la port?e de l’analyse de l’incidence d’une production, on a vite fait de constater qu’une production qui ne concerne qu’une partie du public dans une premi?re approximation, va finalement concerner tout le monde si on ?tend ce champ d’analyse.

Par exemple les routes servent ? tout le monde, mais ne servent qu’? ceux qui ont des voitures, ainsi ceux qui n’ont pas de voiture (en l’absence de droits, d?s ? l’?ge, l’handicap, le travail, etc…) pourquoi doivent-ils participer ? ce qu’il y ait des routes?? En deuxi?me instance, la raison est que c’est par ce biais qu’il peut recevoir les autres marchandises auxquelles ils ont droit. Avec ce exemple, en ?tendant le champ ou la port?e de l’utilit? de seulement un cran, on arrive ? obtenir que l’ensemble de la population est concern?e par le fait qu’on se fatigue ? cr?er et entretenir des routes, que cela soit en premi?re ou en seconde instance.

Il en va de m?me pour tout, ? tel point que m?me des notions jusqu’ici compl?tement ignor?es comme le bien-?tre dans son travail peuvent impacter positivement l’ensemble de la soci?t?.

Plein de gens se demandent pourquoi on donne des allocations aux pauvres alors que eux travaillent pour les obtenir. Mais si ils ?taient capables de penser en terme de seconde et autres instances, on verrait que leur propre travail serait beaucoup moins bien pay? si les pauvres n’?taient pas soutenus. (sans compter que ce serait la guerre civile?!).

Tous ces facteurs doivent ?tre pris en compte si on veut que le calcul soit juste. Et tout au long du d?veloppement du syst?me du cr?dit-droit, il ne s’agira jamais que de justifier le plus profond?ment possible le syst?me d’affectation des droits.

Il n’est pas question non plus de dire ??ton travail dans la compagnie des eaux qui sont un bien public te donnent le droit ? deux briques de lat, deux paquet de p?tes, et un oeuf au plat par jour??.
Ce serait une insulte ? l’informatique que de faire cela?!

L’affectation des droits est une valeur compl?tement relative. Elle doit ?tre capable de dire ??tu as droit ? 3000 calories par jour, tu as droit de faire varier ce chiffre de 100%, tu as droit d’acheter un mois de nourriture d’un seul coup?? mais par le calcul des seules calories les droits deviennent insuffisants si par exemple on veut acheter un mois de nourriture toutes les semaines.

Dans ce cas, le syst?me bloque la transaction. Et la raison pour que ce blocage ait lieu est tr?s intimement reli?e au ph?nom?ne de justice sociale, c’est que si une personne d?valise un magasin, toutes les autres seront l?s?es. Il est vrai que, m?me si cela est stupide, cela est parfaitement autoris? avec le concept de l’argent?: si je suis milliardaire et que je veux emb?ter tout le monde, je rach?te toute la nourriture. Rien ne m’en emp?che. Et ? force de faire cela, une loi appara?tra au bout de dix ans pour dire ??il est interdit d’acheter toute la nourriture??.

Ainsi donc arrive le grand final de ce r?cit sur le cr?dit-droit, au moment o? le Stylus Fantasticus prend le dessus sur tous les arguments, comme pour nous rappeler que les choses les plus grandioses, les plus fantastiques, sont avant tout les plus humaines et les plus justes.

La technique

Regardons, en y pensant, les autres avantages de l’argent-droit.

Il n’est pas fabriqu?, on ne doit rien ? personne quand on le fabrique, la seule raison de la fabriquer et d’affecter une partie des richesses existantes ? ceux qui en ont besoin.

Le seul moyen de faire proprement ce calcul est de le confier ? des algorithmes.

Ces algorithmes vont ?tre ?cris une fois pour toute, et comporter des param?tres d’influence de plus en plus vastes.
En fait c’est un syst?me informatique qui au d?but sera compos?, dans sa phase primitive, de diff?rentes sections, puis au fur et ? mesure qu’il va grandir, ces sections vont s’influencer mutuellement, car elle vont revenir capables, dans leur ensemble, de pr?voir et d’anticiper des variations qu’on aura d?couvertes entre temps.

En effet la crainte que peut susciter le concept du cr?dit-droit est que (si on utilise ??l’ordinateur du diable??, qui est un principe de d?veloppement informatique par lequel l’erreur-syst?me est provoqu?e sciemment) par exemple, le gouvernement interdit la vente de moyens de d?fense ? tout le monde dans le but de l’attaquer. Cette question est tr?s int?ressante ? ?tudier.
En temps normal on a vu que la politique algorithmique est le fruit d’un consensus d?mocratique, c’est cela qui injecte les conditions requises pour affecter des droits.
Cela contraste ?videmment grandiosement avec, par exemple, le fait que l’ONU autorise le l’utilisation et donc avalise la commercialisation de bombes ? l’uranium appauvri qui pollue la terre pendant 600 000 ans. La question est donc de s’int?resser ? comment les droits sont fabriqu?s.
Les droits sur fabriquent sur les raisons, et ces raisons doivent ?tre soutenues par des d?monstrations, avant d’?tre compar?es ? d’autres solutions (souvent on utilise le mot ??raison tangible?? pour bien appuyer cela).

Au-del? de la crainte l?gitime selon laquelle les droits seront mal affect?s, et malgr? la recommandation de ce que les droits soient toujours sup?rieurs aux besoins afin de laisser ??du jeu?? dans les rouages, il est certain que la raisons des droits ne cessera jamais de grandir.
Si par exemple une personne boiteuse a les m?mes droits qu’une autre personne non boiteuse, et qu’on emp?che aux deux d’avoir acc?s ? des b?quilles en fondant notre algorithme sur la pr?sence d’un accident r?cent, il est logique qu’il faille ajouter une nouvelle condition ? cet algorithme pour dire ??OU SI?? ? le gars est boiteux de naissance.
C’est un exemple rigolo mais il sert ? formaliser la conception de la justice qui fonde les raisons d’accorder ou non des droits. Cet exemple tout b?te a pour objet d’illustrer comment on passe du ph?nom?ne de justice ? son application pratique. Et j’aime autant rajouter?: sans algorithmes, on pouvait toujours essayer, mais devant la complexit? du ph?nom?ne, on ne pourra jamais plus s’en passer.

Le principal ? retenir, c’est que c’est un ordinateur g?ant qui va gouverner le monde, et affecter les richesses de la mani?re la plus ?quitable possible.
Le logiciel, ne fera que ce qu’on lui dira de faire, et pour obtenir cet effet il sera muni de slots de param?tres.

Le principe de slot vide est ?l?mentaire en programmation, car on sait d?s le moment de la conception que le logiciel va ?voluer, et d?s le d?part on a une id?e de comment il va ?voluer?: c’est ? dire, on ne sait pas en quoi il va ?voluer, mais on sait au niveau technique comment ces ?volutions vont venir affecter les fonctions existantes.

La plupart des param?tres, comme je l’ai expliqu?, peuvent provenir d’autres op?rations en cours, ils sont donc automatiques. Eux-m?mes sont fabriqu?s ? partir des capteurs que poss?de le syst?me sur la vie sociale. Ces capteurs disent, et alertent, de qui a besoin de quoi, qui a droit ? quoi, ce qui est disponible, comment l’acheminer, combien de temps ?a va prendre, et sugg?rer les r?ponses les plus optimales.

L’optimum, est un second paradigme crucial. Toute la m?canique et la logistique consiste toujours ? chercher ce qui est optimum.
D?s lors qu’il s’agit de concilier la libert? de choix avec les r?ponses optimales propos?es par un syst?me informatique, celui-ci ne se situe plus qu’au niveau des solutions qui sont propos?es.
On sait tr?s bien que ces solutions sont propos?es en fonction de ce qui est param?tr? et connu par le logiciel, et la libert? de choix, elle, juge la pertinence des solutions propos?es par notre super-ordinateur. Et si il s’av?rent qu’elles ne conviennent pas, alors on ajoute d’autres param?tres qui viennent se mettre dans les slots qui sont pr?vus ? cet effet, autant qu’on peut on corriger l’influence de ceux qui existent d?j?.

Le nombre d’op?rations qu’il faut g?rer est faramineux, il est absurde d’imaginer confier cela ? des fonctionnaires qui t?chent du papier avec des tampons recouverts d’encre.
Par contre le ph?nom?ne de justice sociale va s’obtenir par les r?glages qu’on peut apporter ? la machine, c’est ce que j’appelle la politique algorithmique.
La plupart rigole encore quand je parle de cela, mais c’est seulement parce qu’ils sont trop loin de comprendre en quoi c’est in?vitable que cela finisse par exister.
La complexit? allant en croissant, il ne sera plus question de l?gif?rer sur telle et telle loi, ? par occasionnellement, si par exemple on d?couvre que la scolarit? est nuisible pour le cerveau des enfants, alors une loi ira corriger la fa?on d’?duquer. On ira m?me red?finir ce que signifie ???duquer?? (il faut dire?: ??construire l’intelligence??).

Mais pour la plupart des r?glements, tout ce que fait le cr?dit-droit sera d?cid? de fa?on macroscopique en l’appliquant de fa?on g?n?rique au logiciel qui accorde ces droits.

Le travail du politicien consiste ? observer les effets produits par les m?canismes existants, et ? les comparer ? ce qui lui semble, ? lui et ? ses concitoyens, ?tre ??juste??. Comme ces motifs sont tr?s variables, il est l?gitimes que, superpos? ? la m?canique qui r?git les droits, on ait une couche molle du syst?me sur laquelle on peut agir de fa?on ? modeler les r?sultats pour qu’ils soient plus conformes ? ce qui para?t ??juste??. Cela est tr?s important quand on sait ? quel point cette notion est variable dans le temps et l’espace.

Cette question est toujours la m?me dans la conception d’un logiciel, plus il progresse, plus il tient compte d’un grand nombre de facteurs, et plus cela permet de se demander si, tant qu’? faire, on ne pourrait pas le faire fonctionner ? partir d’un super-facteur plus vaste au lieu d’une addition ing?rable de petits facteurs.

La vie sociale

Comme le cr?dit-droit peut ?tre fabriqu? sans rien co?ter d’autre que l’op?ration algorithmique qui a permit de le fabriquer, il va ?tre de bon ton de stimuler les gens avec cela.

Comme il n’est que question de redistribuer l’existant, il faut que les gens fabriquent cet existant (ou au moins les robots qui fabriquent cet existant).

La motivation pour cela n’est pas que l’acc?s ? de nouveaux privil?ges, sachant qu’ils ne peuvent pas d?passer le seuil de ce qui est tol?rable du point de vue de la d?cence (ce qui en passant produit une fantastique ?conomie de richesses, vous l’aurez not??!).

L’accomplissement professionnel, le fait d’avoir ? voyager en raison de son travail, le fait d’avoir ? travailler avec les gens ou dans les domaines auxquels on aspire, constituent autant de motivations pour une vie professionnelle.

De nombreux secteurs professionnels ne sont, de toutes fa?on d?j? aujourd’hui, accessibles qu’apr?s ?tre pass?s par d’autres qui sont une formation pr?alable, comme un chemin qu’on suit.
(en g?n?ral le chemin ? suivre dans les grandes entreprises c’est que m?me les plus intelligents doivent aller porter des colis quand ils sont en bas de l’?chelle – je pense que cela pourrait beaucoup s’am?liorer).

Il y a aussi les travaux laborieux,
aujourd’hui le capitalisme est ma?tre parce qu’il force les gens ? faire les travaux laborieux voire mortels, mais nous sommes tous d’accord pour dire que ces travaux doivent cesser. Pour cela il y a deux facteurs, en premier la robotisation des travaux laborieux, et en second une meilleure r?partition des charges horaires.

Par exemple on peut dire, qu’un travail laborieux de trois heures par jour produit les m?mes droits qu’un autre de six heures. Dans ce cas, cela motiverait ? nouveau les d?m?nageurs de pianos, sachant que le quotient de leur emploi leur lib?re beaucoup plus de temps libre.
(eh oui il y a des solutions ? tout?!)

On peut aussi prendre en comte l’efficacit? dans un travail, et d?motiver les personnes qui ne sont pas faites pour cela de devenir des politiciens en leur affectant une plus grande charge de travail ou un moindre salaire (suivez mon regards…)

Il est aussi possible de rendre les ?tudes, primaires, secondaires et m?me apr?s, r?mun?r?es. Car un citoyen qui s’instruit est un citoyen qui prend de la valeur pour toute la soci?t?, si bien que, au contraire d’aujourd’hui o? il faut payer pour se faire assommer (et tricher pour d?crocher le dipl?me qui ensuite est bu sans aucune forme d’analyse critique pour trouver un emploi) on pourrait accorder des droits accrus ? ceux qui d?cident de prolonger le plus possible leur instruction autant culturelle que technique, cumulant les comp?tences, au gr? de ce dont ils ont envie. Ce faisant, ils accumulent des droits qui leur permettent ensuite, eh oui ce n’est pas que de l’argent, d’acc?der ? des postes plus avanc?s.

C’est amusant comme notion, l? o? les ??pistonn?s?? pouvaient acc?der ? des postes inimaginables pour des citoyens normaux, ici les droit, et donc la loi dirait, mieux que ne le font les dipl?mes, le droit de faire tel ou tel emploi.

Cela sera amusant car quelqu’un de qualifi?, dont la soci?t? a besoin, n’aurait peut-?tre pas ??le droit?? de faire un travail trop peu productif, ou dans ce cas, il serait pay? moins bien que d’autres moins form?s que lui.

La d?mocratie

les citoyens ?mettent leurs voeux, ce qui constitue les bonnes r?ponses aux examens des politiciens, dont on compare ensuite les r?ponses avec les d?sirs des citoyens.

Le paradigme du cr?dit-droit est propre ? inspirer de nombreuses mutations.

Le principe de d?mocratie s’exprime habituellement par un vote populaire parmi un panel tr?s r?duit de gens s?lectionn?s par une sorte de ??s?lection naturelle?? (ou loi du plus fort). Alors les gens doivent choisir parmi ce qui est propos? et c’est qu’on appelle la d?mocratie. (qu’on oser appeler la d?mocratie).

Dans un monde o? le droit prime sur les moyens, et les moyens sont r?partis en fonction des droits, on s’attend ? ce que la d?mocratie fasse le m?me bond ?volutif en terme de complexit? et d’intelligence.

On a vu que le monde politique peut aller se disperser en comit?s motiv?s par la poursuite des objectifs ?volutifs communs, capables de mettre en oeuvre leur r?alisation et qui auraient au pr?alable ?t? agr?ment?s par un vote populaire.

La d?signation de personnes qui repr?sentent des mirco-r?seaux sociaux peut lui aussi ?tre am?lior?.
Quand un groupe social poss?de un d?sir ou une aspiration, cela peut ?tre mesur? et traduit en combinant leurs discussions. Au sein m?me de ces groupes, peut se d?gager des attentes.
Ses leaders d’opinion seront s?rement ceux qui ont le plus de succ?s dans leur clairvoyance et les analyses qu’ils proposeront.
Mais pour autant ce n’est qu’en comparant les d?sirs et aspirations du groupe et du candidat qu’on pourrait raisonnablement ?lir un repr?sentant pour un groupe social.
C’est ? dire que la m?thode qu’on peut proposer consisterait ? faire un examen du candidat.
D’une part, cet examen serait corrig? par des professionnels qui attestent autant de l’?quilibre mental du candidat et de son niveau psychotechnique et psychoaffectif, que sur l’?thique et de ses points de vues.
Mais ce qui ferait la validit? d’un examen, en gros les bonnes r?ponses qu’on attend de lui, serait calibr? par les aspirations et les arguments du groupe social.
En gros, d’un c?t? on demande au peuple de ??voter?? sur des questions pr?cises, des opinions, des projets, des aspirations, bref tout un questionnaire, et le jeu pour le candidat sera lui aussi de r?pondre ? ce m?me questionnaire. Ainsi, serait d?sign? ???lu?? celui dont les r?ponses ?taient les plus proches de celles obtenues par l’ensemble du groupe social auquel il appartient, que cela soit une classe professionnelle ou toute une organisation politique.

Conclusion

Les solutions offertes par l’argent-droit offrent un grand panel de solutions aux graves injustices sociales de notre ?poque qui n’a aucun sens de l’organisation, de la planification et de la pr?voyance, et qui vit dans une illusion qui ne nous sauvera pas de la r?alit?.

Au regard des r?volutions qui s’enclenchent un peu partout dans le monde, et malgr? que ces r?volutions soient accompagn?es de contre-coup des poss?dants qui d?guisent leurs guerres en r?volutions, il est certain que la fibre la plus profonde de la conscience de l’humanit? est d?j? au courant de ce que la plupart refusent de voir, c’est ? dire l’impossibilit? de continuer dans la voie que nous avons prise, sans vraiment l’avoir d?cid? en toute conscience.

Une voie prise en toute conscience, serait tr?s nettement plus efficace pour r?soudre les injustices sociales que mille an d’?volution politique d’un monde gouvern? par les poss?dants.
(Car finalement s’ils ?taient intelligents ils pr?neraient la justice sociale afin de rester en place, mais peut-?tre que ?a les amuserait moins, je sais pas…).

Et surtout une voie prise en tout conscience ?a veut dire en ?tant au courant ? l’avance des buts qu’on se fixe, des m?thodes et des techniques qui existent pour y parvenir, et des tr?s nombreux probl?mes qu’il faut r?soudre.

Ce monde-l?, n’est impossible que dans l’esprit des poss?dants. Ils ne pourront jamais y penser ou en avoir l’id?e, et si on la leur soumettait, ?videmment ils n’y croiraient pas une seconde.

Pourtant c’est la solution la plus simple et la plus juste qu’on puisse envisager, son seul inconv?nient, c’est que les poss?dants du monde d’aujourd’hui n’auront plus droit ? rien.

L’id?e du cr?dit-droit s’est impos?e au moment de l’?criture de ce texte.
Au d?part il ne s’agissait que d’?num?rer les probl?matiques et les contraintes qui pr?sidaient ? la cr?ation ex-nihilo d’un syst?me social fonctionnel.
Puis est venu la partie qui se rend compte de ce que l’argent, c’est le droit.
Rien que cela aurait normalement d? faire hurler toute la plan?te, mais je ne m’inqui?te pas, ?a viendra. Oui, l’argent, c’est le droit. Ils ont le droit de faire des guerres, parce qu’ils en ont les moyens et que cela rapporte plus d’argent que ce qui est investi. C’est ?a votre soci?t?.

On a vu que si on veut faire stopper la fabrication de CD-ROM en plastique, il fallait s’assurer que tout le monde s’y retrouve, en plus de la satisfaction de participer ? un grand plan pour sauver le monde, qui n’a pas de prix. Et pour obtenir cela, il faut ?tre coh?rent, si il faut l?gif?rer sur qui a droit ? quoi, en raison de quoi, alors il faut que cela concerne tout le syst?me.

On a vu aussi que les transactions ?taient devenues binominales, dans la mesure o? les deux sont acheteurs de ce que poss?de l’autre, et que les deux cherchent ? s’arnaquer mutuellement, contrairement ? l’id?e d’origine, o? l’argent ?tait juste une valeur temporaire en laquelle on pouvait faire confiance.

Mais la r?alit? de ce monde est que ce en quoi on peut l?gitimement vraiment faire confiance est la justice social, et donc, cette justice sociale doit prendre forme d’une m?canique informatique (informatique car elle g?re l’information qu’on veut voir prise en compte dans le calcul).

Enfin on a fr?l? du bout des doigts le centre de tous les probl?mes, la m?canique du syst?me, en mettant en ?vidence ce qui met les gens en relation dans la soci?t?. Cela nous a ouvert les yeux sur le principe d’adaptivit? inh?rent au concept de cr?dit droit, produisant l’effet que le syst?me soit toujours en ?volution, sans cesse am?lior?.

C’est tout la rigidit? mentale de l’ancien monde qui le plonge vers sa fin, et si on con?oit un syst?me modulaire et raisonnable, alors on sauve le monde.

Le monde promis par une gestion intelligente et informatique des ressources est un monde d’abondance et d’optimisation ? la fois, c’est ? dire, tout le contraire du monde actuel.

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