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Je me souviens

Juin. Le mois des Qu?b?cois et des Qu?b?coises. C’est ?galement l’occasion de prendre un coup autour d’un feu de camp ou encore d’un feu d’artifices. Et, puisque le 25 juin arriv?, plusieurs diront « je ne me souviens pas », pour signifier qu’ils ont trop bu, le moment est opportun de rappeller au peuple qu?b?cois de quoi il devrait se souvenir.

D’abord, il faut pr?ciser qu’aucune nouvelle th?orie ne sera amen?e aujourd’hui ? propos de la devise qu?b?coise, seulement des restants r?chauff?s. Qu’? cela ne tienne, il est parfois bien agr?able et pertinent de se rappeler de vieux souvenirs.

C’est en 1978 que le Minist?re des transports du Qu?bec d?cide de remplacer le slogan « La belle province », sur les plaques d’immatriculation, par « Je me souviens ». Sur le coup, personne ne s’est r?ellement questionn? puisque tout le monde votait bleu. Mais apr?s quelques ann?es, on s’est mis ? se poser de s?rieuses questions sur la r?elle signification de cette devise provinciale.

On a d’abord convenu que les Qu?b?cois se souvenaient qu’ils formaient une province distincte dans la f?d?ration. On en a ensuite rajout? en parlant de la langue, de la culture, du p?t?-chinois et de la poutine. Bref, nous nous souvenons que malgr? l’abandon de la m?re patrie et des nombreuses d?faites, nous survivons ? l’assimilation.

De l’autre c?t?, il y a ceux qui disent que notre devise est revancharde. Que l’on cherche par celle-ci ? maintenir le cap sur la souverainet?. Peut-?tre. D’autres ont fouill? suffisamment longtemps pour d?couvrir que notre charmant slogan se retrouve dans un po?me qui parle de la victoire anglaise de 1759 et qui dit « Je me souviens que je suis n? sous le lys, mais que je cro?s sous la rose ». Nous serions donc un petit peuple de vaincus…

On se souviens de quoi alors ? Aucune r?ponse n’est bonne. En fait, chacun est libre de se souvenir de ce qu’il veut, selon ses convictions L’important sera surtout de se rappeler d’une chose le soir de la Saint-Jean-Baptiste : Si vous buvez, laissez vos clefs !

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  1. avatar

    Je ne savais pas que juin était le mois des Québécois et des Québécoises. Depuis quand ? Il n’a jamais été le mien en tout cas, mais, j’aime bien quand il arrive, parce qu’il annonce la belle saison et les vacances. C’est ce que jadis signifiait la St-Jean-Baptiste : la fin des classes, le début de l’été. On fêtait l’arrivée de l’été.

    Au fil des ans, le sens de la St-Jean-Baptiste a évolué. Aujourd’hui, le 24 juin on fête le Québec. Tout prétexte est bon au Québec pour fêter, on n’a qu’à voir dérouler devant nous, tout au long de l’été, le bon nombre de festivals qui nous tiennent le coeur en fête de juin à la rentrée scolaire.

    Au Québec, on fête, mais qui dit fête, dit bière et alcool. Il faudrait que les Québécois apprennent à fêter avec
    « modération ». À quoi bon fêter, si on se souvient de rien le lendemain ?

    - Carole Tapin
    13 juin à 20 h 10

  2. avatar

    Ah, les légendes urbaines, c’est fort quand même.

    Svp, un peu de rigueur ! Avant de publier n’importe quoi, il faut vérifier ses sources et connaître le fond de l’histoire.

    L’article en lien ci-dessous explique une fois pour toute l’origine de ce pseudo complément à notre devise nationale…

  3. avatar

    Bravo pour vos articles.
    J’aimerais apporter une petite précision sur la devise en question. Il n’a jamais été démontré que la suite « né sous le lys, je crois sous la rose » s’appliquait au « Je me souviens ». Cette dernière a été créée par Eugène-Étienne Taché vers 1880 tandis que la suite vers 1908 lors du tricentenaire de la ville de Québec par le même personnage. (Voir : http://pages.videotron.com/histoire/)
    Enfin, comment peut-on se souvenir de ce que l’on a jamais appris ? Commeçons par donner toute l’importance qui revient à notre histoire, dans les écoles et dans notre quotidien.