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Je hais les patrons !

Je hais les patrons !Les temps sont durs et les agissements des patrons appellent dans ce contexte particulier de crise des d?clarations proportionnelles ? leur cynisme. Sergio Marchionne, directeur g?n?ral du groupe Fiat et successeur de la famille Agnelli, n?y va pas par le dos de la cuill?re. Ila ainsi annonc? au cours de la pr?sentation des plans du groupe que les usines europ?ennes de la marque Fiatallaient d?localiser ? terme 15 % de leurs productions tout en essayant de se tourner vers le haut de gamme. Ce voyou en cravate nous rappelle avec d?lice ce qu?avait dit Edoardo Sanguinetti, ?crivain italien peu connu jusque-l? pour ses d?clarations tonitruantes, ? l?occasion des ?lections municipales de G?nes, en 2007. Ces d?clarations, que nous vous livrons (quasiment) in extenso, avaient fait scandale ? l??poque. Elles semblent aujourd?hui parfaitement justifi?es.

??Nous ne devons pas avoir peur d’appeler ces b?tes (les capitalistes, NDLR) par leur nom. Elles font partie de la race des patrons, celle qui exploite les travailleurs et tend ? les diviser, celle qui leur soutire la plus-value depuis des d?cennies et qui prend la poudre d?escampette ? la premi?re difficult? venue, celle qui souhaite d?chirer les contrats de travail et qui m?prise ses ouvriers au nom du profit??.

Pris dans son ?lan?: ??nous devons restaurer la haine de classe. Parce qu?ils (toujours les patrons, NDLR) nous ha?ssent, nous devons leur rendre la pareille Ils sont les capitalistes, nous sommes les prol?taires d’aujourd’hui… Plus les travailleurs de Marx ou les paysans de Mao, mais toutes celles et tous ceux qui travaillent pour un capitaliste et qui ? ce titre se font exploiter. De nos jours, peu de gens sont enclins ? parler de prol?tariat. Il n?y a au contraire aucune honte, ni d?en ?tre, ni de s?en r?clamer??.

Edoardo Sanguinetti finit par conclure?: ??c?est un secret de polichinelle : le prol?tariat existe. C’est un probl?me que la conscience de classe soit laiss?e ? la droite pendant que la gauche se d?politise ou s?embourgeoise. Il faut imposer une politique de lutte des classes, mais pas seulement pour gagner telle ou telle conqu?te sociale?: pour renverser ce syst?me d?exploitation de l?homme par l?homme. Distiller la conscience de classe au prol?tariat d’aujourd’hui est une priorit?, tout comme il est essentiel de r?affirmer l’existence du prol?tariat, compos? aujourd?hui d?ouvriers mais aussi d?ing?nieurs, d??tudiants, de travailleurs temporaires ou de retrait?s. Nous devons malheureusement reconna?tre l?existence en marge d?un sous-prol?tariat qui doit lutter pour sa survie mais que le pouvoir en place maintient ? dessein dans le d?nuement intellectuel le plus complet de peur qu?il ne se r?volte un jour??.

Lisez, pratiquez et luttez?: la victoire est au bout du fusil?!

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-je-hais-les-patrons-112028466.html

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One comment

  1. avatar

    C’était pas prévu :-[

    On ne prend pas les mêmes mais ils font IDEM 😉