Accueil / T H E M E S / CULTURE / Littérature / anecdotique / Janis Joplin, la vie à outrances

Janis Joplin, la vie à outrances

« Cette voix, aiguë, rauque, terreuse, explosive, reste parmi les plus distinctives et galvanisantes de l’histoire de la pop. Mais Janis Joplin ne possédait pas seulement un grand instrument ; elle se jetait dans chaque syllabe, témoignant du plus fond de son être. » (Introduction du site officiel).

Il y a cinquante ans, le 4 octobre 1970, quinze jours après Jimi Hendrix, la très célèbre chanteuse américaine Janis Joplin fut retrouvée sans vie dans sa chambre d’hôtel à Los Angeles. Elle n’avait que 27 ans, un âge qui semble être maudit pour certains artistes, née le 19 janvier 1943 à Port Arthur, dans le Texas. Une vie ultra-accélérée, qui a complètement flambé. Alcool, drogues, autres substances…

« Rockeuse psychédélique », très inspirée par la chanteuse de blues Bessie Smith (1894-1937), « fan » de Tina Turner, Janis Joplin, avec sa voix « rockailleuse », a autant marqué les esprits par ses chansons que par sa manière de vivre. Habillée toujours très exotique, proche de Hare Krishna, Janis Joplin s’est sentie humiliée lors de ses études à Austin (la capitale du Texas), où elle fut sacrée « le garçon le plus laid ». Elle commença à chanter à San Francisco en 1962, où elle tomba dans plusieurs addictions.

Elle a commencé à percer en 1966, d’abord comme chanteuse du groupe Big Brother and the Holding Company, puis, elle s’en est affranchie et s’est lancée seule à partir de 1969 en créant le Kozmic Blues Band. En quatre ans, Janis Joplin a participé à un très grand nombre de concerts autour du monde, et a enregistré quatre disques. Elle est morte le lendemain de l’enregistrement de son dernier disque, qu’elle n’a pas pu écouter. Une des chansons est restée instrumentale puisqu’elle n’a pas eu le temps d’enregistrer sa voix. Elle a aussi chanté une chanson pour l’anniversaire de John Lennon, le 9 octobre 1970 (il allait avoir 30 ans).

Bien qu’ayant la capacité à écrire les paroles, on la découragea et l’incita à chanter des textes d’hommes, considérés comme plus efficaces, mais une fois la confiance en elle venue, pour son dernier disque, elle a chanté ses propres textes.

Le site janisjoplin.com a décrit ainsi son art : « Elle a revendiqué le blues, la soul, le gospel, le country et le rock avec une autorité et une verve incontestables, habitant sans crainte des jams sessions de guitare psychédéliques, des racines d’arrière-porche et tout le reste entre les deux. Ses performances volcaniques ont laissé le public stupéfait et sans voix, tandis que son magnétisme sexuel, son comportement mondial et son style flamboyant ont brisé tous les stéréotypes sur les artistes féminines, et ont essentiellement inventé le paradigme de la « rock mama ». ».

Comment imaginer qu’un si grand talent puisse autant s’autodétruire ? Le talent vient-il de cette rapide descente aux enfers ? La vie à outrances. Synonyme de météore. Elle est entrée dans la légende. Laissons-la chanter aux nouvelles générations, de là où elle s’en est allée…

1. « Summertime » à Stockholm le 7 avril 1969.

2. « Kozmic Blues » à Honolulu le 6 juillet 1970.

3. Concert à Francfort le 12 avril 1969.

Sylvain Rakotoarison (27 septembre 2020)
http://www.rakotoarison.eu

Commentaires

commentaires

A propos de Sylvain Rakotoarison

avatar

Check Also

Les milices au Michigan, une vieille histoire… d’extrême droite (5)

Alors que les groupes de milices se sont répandus aus USA, et notamment au Michigan ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.