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Jamais un pied devant l’autre: les marcheurs aux gros godillots

Jamais un pied devant l’autre.

Qu’ils sont formidables nos marcheurs si pleins de bonnes intentions. À les écouter, la main sur le cœur, nous jurant leur grand Dieu qu’ils sont là pour défendre la Planète, l’écologie, la nature, nous en viendrions à les croire sur parole. Il est vrai que néophytes en politique, ils n’ont pas encore appris l’art consommé du mensonge de l’ancienne classe qu’ils ont boutée des allées du pouvoir sans ménagement.

Puis, à y regarder de plus près, leur naïveté les pousse à avaler des couleuvres sans même s’en rendre compte. Ils sont, à ce titre, bien plus drôles que leurs prédécesseurs qui eux, n’étaient jamais dupes de leurs propres sornettes. C’est un bonheur que d’écouter leurs déclarations, quand sur le terrain, ils vantent la politique verte, le développement durable, la défense de la nature. Je les crois sincères en ces instants, où loin de Paris, ils ne sont plus sous le charme envoûtant de leur cher gourou.

Puis il leur faut mieux remplir leur mission. Ils montent à la capitale et votent les yeux fermés, le nez pincé, les oreilles bouchées, des lois qui vont diamétralement à l’opposé de leurs convictions intimes. L’attrait de la gamelle qui, nous le savons depuis l’affaire de Rugy, est fort copieuse, le besoin de jouir encore un temps des privilèges de la fonction, leur impose de trahir leur conscience.

Je sais, certains doutent qu’ils en aient encore une. Je crois tout au contraire que c’est ce qui les distingue encore des dinosaures ou mammouths des partis anciens. Ils ne sont pas les survivants d’une course au couteau destinée à sélectionner les plus retors, les moins honnêtes, les tueurs en somme, qui seront alors envoyés au parlement. Non, ils avaient été choisis sur catalogue pour leur fraîcheur, leur sympathique allure, leur virginité politique.

Hélas, la virginité ne dure qu’un temps dans cet univers impitoyable. Jupiter les a tous dépucelés, sans distinction de genre, c’est là la grande force de notre admirable Freluquet premier. Ils ont voté sans honte des lois iniques, des traités honteux, des promesses de catastrophes multiples dans tous les domaines qu’ils valident sans même un regard critique. La grande casse des droits sociaux mais aussi de la planète par le CETA par exemple est grâce à eux en marche.

Alors, pourquoi reviennent-ils dans leur circonscription nous jouer du violon et laisser croire que la nature, l’écologie, les humains les préoccupent encore ? Ils ont vite appris de ce côté-là. Ils nous font simplement des grimaces anesthésiantes tandis qu’ils participent activement à la grande destruction de l’État providence, garant des libertés et de l’avenir de tous.

Jamais plus ridicule n’avait été donné à un mouvement politique. Si mouvement il y a d’ailleurs, c’est une grande marche à recul qui nous est imposée dans tous les secteurs de notre vie collective. La plus grande farce est à coup sûr celle de la défense de l’environnement, un prétexte de campagne si je peux dire, pour leur laisser les mains libres dans leur vaste dessein : « Inféoder le pays aux thèses libérales les plus sauvages ! »

Nous nous sommes laissé leurrer par le nom de ce mouvement. Nous avions le regard focalisé sur les pieds des godillots alors qu’il fallait surveiller les mains sales de leurs responsables idéologiques. Nous aussi sommes coupables de naïveté quoique de mon côté, je n’ai jamais cru à l’illusion de cette comète qui brûle tout sur son passage.

Le temps est venu de remettre les pieds sur Terre. Celle qui nous nourrit et doit, pour quelque temps, permettre aux humains d’y vivre encore. Les partis politiques, sans aucune distinction, ne sont pas nos représentants. Ils ne sont que les courroies de transmission de tous les lobbys qui ont provoqué le désastre actuel. Une seule attitude convient désormais : « En arrière toute ! »

Marcheusement leur.

 

C’est Nabum

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    L’adage de Pierre Lazareff (patron de presse français légendaire qui n’a pas connu le web) semble s’appliquer parfaitement ici ::

    « Une phrase c’est un sujet, un verbe, un complément. Pour un adjectif, me prévenir. Au premier adverbe vous êtes viré ! »

    Ainsi donc « vous », oui VOUS », êtes déçu de votre vote pour Macron que vous craignez de nommer ! Ce n’est pas grave et vous n’etes probablement pas seul…mais humblement, quelque soit votre analyse du passé, du présent et du futur, évitez de généraliser en employant avec emphase la première et aussi la seconde personne du pluriel…Le « JE » convient parfaitement ici…
    Simple remarque sur votre acrimonie, dites vous bien que l’état des lieux, la marche de la planète, sans sélection d’un temps ou d’un autre, ne résulte que du choix de chacun…et qu’il n’y a pas besoin ni d’excuse ni d’argutie pour en assumer la responsabilité : c’est trop facile d’imputer aux autres…Une chose est sûre, la Nature est éternelle et l’Homme n’est qu’un avatar d’un processus qui l’a toujours interrogé et dépassé !
    Discuter du mérite des uns et des autres dans ce processus, c’est encore ce qui caractérise le mieux l’espèce humaine !

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