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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
16 septembre 2007 |
5 commentaire(s) |
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Le harcèlement moral : Quelques notions avancées par Marie-France Hirigoyen
S’il est un phénomène qui a surpris la communauté scientifique ces dernières années tant en sociologie, dans le domaine du droit, qu’en psychiatrie c’est celui qui s’intéresse au harcèlement collectif des personnes. Communément appelé « mobbing ou bullying » par les auteurs anglo-saxons, cette réalité représente une forme de harcèlement énormément destructeur chez les individus qui en sont victime. Il est question d’un groupe de personnes qui s’entraident à détruire un autre individu ou groupe d’individus.
La psychiatre : Marie-France Hirigoyen a rédigé un excellent ouvrage sur cette question qui s’est vu traduit dans plus de vingt-sept langues : HIRIGOYEN, Marie-France. Le harcèlement moral la violence perverse au quotidien, (Paris), La découverte et Syros, 1998, 252 p.
L’idée veut que certains protagonistes, que l’on qualifie de pervers narcissiques, soient responsables de délits graves contre la personne. À la lumière de ce livre, où la notion de perversité implique une stratégie d’utilisation puis de destruction d’autrui, sans aucune culpabilité, un pervers narcissique ne se construit, parait-il, qu’en assouvissant ses pulsions destructrices. (HIRIGOYEN, 1998, p.149).
La cible est choisie singulièrement parce qu’elle retire du plaisir dans son travail, parce qu’elle possède des dons, et surtout que ses proches semblent l’apprécier. Il est clairement démontré que c’est par envi qu’un harceleur développera une animosité vis-à-vis d’une cible spécifique.
Il est reconnu que l’emprise sur la cible est mise en place en utilisant des procédés qui donnent l’illusion de la communication, une communication distincte qui n’a pas pour but de relier, mais d’éloigner et empêcher l’échange. La méta communication ! Cette distorsion de la communication vise à utiliser l’autre afin de le maintenir dans l’incompréhension totale du processus en cours, ce qui ajoute à sa confusion. (HIRIGOYEN, 1998, p.117).
La psychiatre s’est rendu compte que la phase de haine apparait au grand jour lorsque la victime réagit, qu’elle essaie de se poser en tant que sujet et de récupérer un peu de liberté. (HIRIGOYEN, 1998, p. 139). On comprend ici que résister à l’emprise c’est s’exposer à la haine.
Dr Hirigoyen convient qu’« à ce stade, l’autre, qui n’existait que comme objet utile, devient un objet dangereux dont il faut se débarrasser par n’importe quel moyen. La stratégie perverse se dévoile au grand jour. » (HIRIGOYEN, 1998, p. 139). On estime que la haine était déjà là lors de la phase d’emprise, mais elle était détournée, masquée par le pervers, de façon à maintenir cette relation figée. (HIRIGOYEN, 1998, p. 140).
Tout ce qui existait déjà de façon souterraine apparait désormais au grand jour. L’entreprise de démolition devient systématique. L’auteur ajoute qu’il ne s’agit pas d’amour qui se transforme en haine comme on tend à le croire, mais d’envie qui se transforme en haine […] on peut même parler de haine de l’amour pour décrire la relation perverse […] Lorsque la haine s’exprime franchement, c’est avec le souhait de la destruction, de l’anéantissement de l’autre. (HIRIGOYEN, 1998, p. 141).
Ce qui illustre bien toute la gravité de ce phénomène. c’est la capacité des pervers de demeurer là, cachés, à tout faire exécuter leurs ordres par des tiers. On dit que les complices de ces attentats contre la personne sont le plus souvent de bonnes gens qui ne savaient pas ce qu’elles faisaient. Comme dans les expériences de Stanley Milgram (1961) les choses se déroulent sans que personne ne soit capable de faire cesser l’exécution des fautifs. La responsabilité étant différé en présence de figures d’autorité. Dans les vrais cas de HM, à la lumière de ces constats, les victimes n’ont aucune chance de s’en sortir.
Pensez à ça…
On s’en reparle.
Charles Marsan
Pour poursuivre dans cette ligne de pensée je vous invite à lire ce petit texte sur le phénomène du « mobbing » dans lequel la notion est assez bien présentée.
9:22, le Mercredi 26 septembre 2007Aussi, pour entendre madame Hirigoyen interviewé par Marie-France Bazzo sur la question du harcèlement moral à indicatif présent en Mai 2003, écoutez cet enregistrement.
9:41, le Mercredi 26 septembre 2007bonsoir un auteur remet ces questions au centre du debat et cartonne : une utopie privée comme il le dit mais qui commence a agiter les organisations, il est anonyme, se fait appeler tonvoisin debureau et combat a sa facon le harcelement et c’est redoutable son site ici, a consommer sans modération, enorme !!!!
http://www.travailleravecdescons.com
nicolas(92) fan
10:41, le Mardi 16 octobre 2007Merci Nicholas pour le lien et ton intérêt pour cette problématique bien contemporaine. Je ne manquerai pas d’aller voir cet auteur anonyme. Par contre, dans mon école à moi, être anonyme lorsque l’on affirme des choses comme celles-ci, fait perdre de la crédibilité à tout le discours.
Je regarde les chiffres (ici)… seulement 271 personnes ont visité cet article-ci en 45 jours. Ça me semble un peu faible. Je ne crois pas que le HM soit un sujet sans intérêt pour personne. Je trouve cela bizarre.
Bref, avant hier je présentais un livre sur le harcèlement moral dans un cours à l’université de Montréal et sur 23 personnes présentes, des intellectuels et professionnels de toutes disciplines… PERSONNE n’avait jamais entendu parler du harcèlement moral ni de Marie-France Hirigoyen. (0 % !)
Ce qui confirme mon affirmation en post-scriptum à la fin de cet article.
Mais la question demeure : pourquoi donc ?
Je vous invite, pour aller plus loin sur cette question, à visiter mon plus récent blogue. Je réponds, entre autre, à une internaute victime québécoise de harcèlement moral.
17:46, le Samedi 27 octobre 2007Aussi, cher Nicholas,
Connais-tu le livre : Objectif Zéro sale-con ?
J’ai trouvé un super blog sur cet ouvrage
Il y a même une version québécoise du livre :
Objectif : Zéro chien sale
Dans notre langage chien sale sonne mieux que sale con.
Au sommaire
Les sales cons (chiens sales) au travail :
en quoi ils sont nuisibles et pourquoi ils prolifèrent
Les ravages des sales cons (chiens sales) :
de la nécessité de l’Objectif zéro-sale-con
Adopter, appliquer et pérenniser
l’Objectif zéro-sale-con (chien-sale)
Comment maîtriser le sale con
(chien sale) qui est en vous
Quand les sales cons (chiens sales)
sont au pouvoir : la trousse de survie
Les sales cons (chiens sales) ont aussi leurs vertus
L’Objectif zéro-sale-con (zéro-chien-sale) :
un art de vivre
Au plaisir,
Charles :)
5:00, le Dimanche 28 octobre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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