• Interpellation d’un ancien employé de Libération pour un commentaire sur le site du journal

    2 décembre 2008 | 1 commentaire(s) | 543 affichage(s)

    On apprend ce matin qu’un ancien directeur de publication (Vittorio de Filippis) du quotidien Français Libération a été arrêté parce qu’il n’avait pas modéré un commentaire sur le site du journal :

    Menottes aux poings, il a été entraîné dans un commissariat de police voisin, laissant son garçon et son autre enfant de 10 ans seuls à la maison. Il a alors appris qu’il faisait l’objet d’un «mandat d’amener» émis par un juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris.

    M. de Filippis a été transféré dans les geôles du tribunal et soumis, en deux heures, à deux fouilles corporelles complètes avant d’être amené devant la magistrate Muriel Josié.

    Cette dernière souhaitait donner suite à une plainte déposée par un homme d’affaires qui s’estimait lésé par un commentaire affiché par un lecteur de Libération sur le site du journal en 2006. À titre de directeur de la publication à l’époque, M. de Filippis est légalement responsable du contenu du site. source

    L’Élysée se mêle maintenant de l’affaire :

    L’Elysée a fait savoir que «le président de la République comprenait l’émoi suscité par les conditions d’exécution d’un mandat de justice à l’occasion d’une affaire de diffamation». Sans constituer un démenti cinglant, le communiqué de Nicolas Sarkozy contredit les déclarations successives de Rachida Dati, garde des Sceaux, et de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, intervenues dans la journée pour soutenir la magistrate qui avait délivré le mandat d’amener et les policiers. Nicolas Sarkozy a rappelé avoir demandé à la garde des Sceaux de «mettre en œuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation». source

    Il faut rappeler que même au Canada, l’éditeur d’un site Web est responsable des commentaires publiés sur ledit site. On n’a qu’à se rappeler la saga des blogues de Ste-Adèle mis en demeure en novembre 2006.

  • Un commentaire

    Oui, j’en ai parlé sur mon blog le samedi 29 novembre.

    Cette dérive résulte d’une mauvaise ambiance en France dont NS est responsable.

    Cette affaire reste choquante et triste même si le suspect n’était pas un journaliste.

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