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Histoire spirituelle et intellectuelle de l’humanit?, de la Tradition primordiale ? nos jours – Partie 5

Texte int?gral publi? le 28 octobre 2013:

http://centpapiers.com/histoire-spirituelle-et-intellectuelle-de-lhumanite-de-la-tradition-primordiale-a-nos-jours/

Apocalypse - CP

Premi?re partie publi?e le 9 novembre 2013

Deuxi?me partie publi?e le 16 novembre 2013

Troisi?me partie publi?e le 23 novembre 2013

Quatri?me partie publi?e le 1er janvier 2014

 

Cinqui?me partie:

Histoire spirituelle et intellectuelle de l?humanit?, de la Tradition primordiale ? nos jours

Voici le r?sultat de la d?ch?ance de la connaissance et des sciences ? notre ?poque, elle m?nent au mat?rialisme, ? l?esclavage du travail inutile et insignifiant, ? la surconsommation, ? la superficialit?, ? la haine, aux guerres, au malheur g?n?ralis??:

??Dans ces conditions, l?industrie n?est plus seulement une application de la science, application dont celle-ci devrait, en elle-m?me, ?tre totalement ind?pendante ; elle en devient comme la raison d??tre et la justification, de sorte que, ici encore, les rapports normaux se trouvent renvers?s. Ce ? quoi le monde moderne a appliqu? toutes ses forces, m?me quand il a pr?tendu faire de la science ? sa fa?on, ce n?est en r?alit? rien d?autre que le d?veloppement de l?industrie et du ? machinisme ? ; et, en voulant ainsi dominer la mati?re et la ployer ? leur usage, les hommes n?ont r?ussi qu?? s?en faire les esclaves, comme nous le disions au d?but : non seulement ils ont born? leurs ambitions intellectuelles, s?il est encore permis de se servir de ce mot en pareil cas, ? inventer et ? construire des machines, mais ils ont fini par devenir v?ritablement machines eux-m?mes. En effet, la ? sp?cialisation ?, si vant?e par certains sociologues sous le nom de ? division du travail ?, ne s?est pas impos?e seulement aux savants, mais aussi aux techniciens et m?me aux ouvriers, et, pour ces derniers, tout travail intelligent est par l? rendu impossible ; bien diff?rents des artisans d?autrefois, ils ne sont plus que les serviteurs des machines, ils font pour ainsi dire corps avec elles ; ils doivent r?p?ter sans cesse, d?une fa?on toute m?canique, certains mouvements d?termin?s, toujours les m?mes, et toujours accomplis de la m?me fa?on, afin d??viter la moindre perte de temps ; ainsi le veulent du moins les m?thodes am?ricaines qui sont regard?es comme repr?sentant le plus haut degr? du ? progr?s ?. En effet, il s?agit uniquement de produire le plus possible ; on se soucie peu de la qualit?, c?est la quantit? seule qui importe ; nous revenons une fois de plus ? la m?me constatation que nous avons d?j? faite en d?autres domaines : la civilisation moderne est vraiment ce qu?on peut appeler une civilisation quantitative, ce qui n?est qu?une autre fa?on de dire qu?elle est une civilisation mat?rielle.

Si l?on veut se convaincre encore davantage de cette v?rit?, on n?a qu?? voir le r?le immense que jouent aujourd?hui, dans l?existence des peuples comme dans celle des individus, les ?l?ments d?ordre ?conomique : industrie, commerce, finances, il semble qu?il n?y ait que cela qui compte, ce qui s?accorde avec le fait d?j? signal? que la seule distinction sociale qui ait subsist? est celle qui se fonde sur la richesse mat?rielle. Il semble que le pouvoir financier domine toute politique, que la concurrence commerciale exerce une influence pr?pond?rante sur les relations entre les peuples ; peut-?tre n?est-ce l? qu?une apparence, et ces choses sont-elles ici moins de v?ritables causes que de simples moyens d?action ; mais le choix de tels moyens indique bien le caract?re de l??poque ? laquelle ils conviennent. D?ailleurs, nos contemporains sont persuad?s que les circonstances ?conomiques sont ? peu pr?s les?uniques facteurs des ?v?nements historiques, et ils s?imaginent m?me qu?il en a toujours ?t? ainsi ; on est all? en ce sens jusqu?? inventer une th?orie qui veut tout expliquer par l? exclusivement, et qui a re?u l?appellation significative de ? mat?rialisme historique ?. On peut voir l? encore l?effet d?une de ces suggestions auxquelles nous faisions allusion plus haut, suggestions qui agissent d?autant mieux qu?elles correspondent aux tendances de la mentalit? g?n?rale ; et l?effet de cette suggestion est que les moyens ?conomiques finissent par d?terminer r?ellement presque tout ce qui se produit dans le domaine social. Sans doute, la masse a toujours ?t? men?e d?une fa?on ou d?une autre, et l?on pourrait dire que son r?le historique consiste surtout ? se laisser mener, parce qu?elle ne repr?sente qu?un ?l?ment passif, une ? mati?re ? au sens aristot?licien ; mais aujourd?hui il suffit, pour la mener, de disposer de moyens purement mat?riels, cette fois au sens ordinaire du mot, ce qui montre bien le degr? d?abaissement de notre ?poque ; et, en m?me temps, on fait croire ? cette masse qu?elle n?est pas men?e, qu?elle agit spontan?ment et qu?elle se gouverne elle-m?me, et le fait qu?elle le croit permet d?entrevoir jusqu?o? peut aller son inintelligence.

Pendant que nous en sommes ? parler des facteurs ?conomiques, nous en profiterons pour signaler une illusion trop r?pandue ? ce sujet, et qui consiste ? s?imaginer que les relations ?tablies sur le terrain des ?changes commerciaux peuvent servir ? un rapprochement et ? une entente entre les peuples, alors que, en r?alit?, elles ont exactement l?effet contraire. La mati?re, nous l?avons d?j? dit bien des fois, est essentiellement multiplicit? et division, donc source de luttes et de conflits ; aussi, qu?il s?agisse des peuples ou des individus, le domaine ?conomique n?est-il et ne peut-il ?tre que celui des rivalit?s d?int?r?ts. En particulier, l?Occident n?a pas ? compter sur l?industrie, non plus que sur la science moderne dont elle est ins?parable, pour trouver un terrain d?entente avec l?Orient ; si les Orientaux en arrivent ? accepter cette industrie comme une n?cessit? f?cheuse et d?ailleurs transitoire, car, pour eux, elle ne saurait ?tre rien de plus, ce ne sera jamais que comme une arme leur permettant de r?sister ? l?envahissement occidental et de sauvegarder leur propre existence. Il importe que l?on sache bien qu?il ne peut en ?tre autrement : les Orientaux qui se r?signent ? envisager une concurrence ?conomique vis-?-vis de l?Occident, malgr? la r?pugnance qu?ils ?prouvent pour ce genre d?activit?, ne peuvent le faire qu?avec une seule intention, celle de se d?barrasser d?une domination ?trang?re qui ne s?appuie que sur la force brutale, sur la puissance mat?rielle que l?industrie met pr?cis?ment ? sa disposition ; la violence appelle la violence, mais on devra reconna?tre que ce ne sont certes pas les Orientaux qui auront recherch? la lutte sur ce terrain.

Du reste, en dehors de la question des rapports de l?Orient et de l?Occident, il est facile de constater qu?une des plus notables cons?quences du d?veloppement industriel est le perfectionnement incessant des engins de guerre et l?augmentation de leur pouvoir destructif dans de formidables proportions. Cela seul devrait suffire ? an?antir les r?veries ? pacifistes ? de certains admirateurs du ? progr?s ? moderne ; mais les r?veurs et les ? id?alistes ? sont incorrigibles, et leur na?vet? semble n?avoir pas de bornes. L?? humanitarisme ? qui est si fort ? la mode ne m?rite assur?ment pas d??tre pris au s?rieux ; mais il est ?trange qu?on parle tant de la fin des guerres ? une??poque o? elles font plus de ravages qu?elles n?en ont jamais fait, non seulement ? cause de la multiplication des moyens de destruction, mais aussi parce que, au lieu de se d?rouler entre des arm?es peu nombreuses et compos?es uniquement de soldats de m?tier, elles jettent les uns contre les autres tous les individus indistinctement, y compris les moins qualifi?s pour remplir une semblable fonction. C?est l? encore un exemple frappant de la confusion moderne, et il est v?ritablement prodigieux, pour qui veut y r?fl?chir, qu?on en soit arriv? ? consid?rer comme toute naturelle une ? lev?e en masse ? ou une ? mobilisation g?n?rale ?, que l?id?e d?une ? nation arm?e ? ait pu s?imposer ? tous les esprits, ? de bien rares exceptions pr?s. On peut aussi voir l? un effet de la croyance ? la seule force du nombre : il est conforme au caract?re quantitatif de la civilisation moderne de mettre en mouvement des masses ?normes de combattants ; et, en m?me temps, l?? ?galitarisme ? y trouve son compte, aussi bien que dans des institutions comme celles de l?? instruction obligatoire ? et du ? suffrage universel ?. Ajoutons encore que ces guerres g?n?ralis?es n?ont ?t? rendues possibles que par un autre ph?nom?ne sp?cifiquement moderne, qui est la constitution des ? nationalit?s ?, cons?quence de la destruction du r?gime f?odal, d?une part, et, d?autre part, de la rupture simultan?e de l?unit? sup?rieure de la ? Chr?tient? ? du moyen ?ge ; et, sans nous attarder ? des consid?rations qui nous entra?neraient trop loin, notons aussi, comme circonstance aggravante, la m?connaissance d?une autorit? spirituelle pouvant seule exercer normalement un arbitrage efficace, parce qu?elle est, par sa nature m?me, au-dessus de tous les conflits d?ordre politique. La n?gation de l?autorit? spirituelle, c?est encore du mat?rialisme pratique ; et ceux m?mes qui pr?tendent reconna?tre une telle autorit? en principe lui d?nient en fait toute influence r?elle et tout pouvoir d?intervenir dans le domaine social, exactement de la m?me fa?on qu?ils ?tablissent une cloison ?tanche entre la religion et les pr?occupations ordinaires de leur existence ; qu?il s?agisse de la vie publique ou de la vie priv?e, c?est bien le m?me ?tat d?esprit qui s?affirme dans les deux cas.

En admettant que le d?veloppement mat?riel ait quelques avantages, d?ailleurs ? un point de vue tr?s relatif, on peut, lorsqu?on envisage des cons?quences comme celles que nous venons de signaler, se demander si ces avantages ne sont pas d?pass?s de beaucoup par les inconv?nients.?Nous ne parlons m?me pas de tout ce qui a ?t? sacrifi? ? ce d?veloppement exclusif, et qui valait incomparablement plus ; nous ne parlons pas des connaissances sup?rieures oubli?es, de l?intellectualit? d?truite, de la spiritualit? disparue ; nous prenons simplement la civilisation moderne en elle-m?me, et nous disons que, si l?on mettait en parall?le les avantages et les inconv?nients de ce qu?elle a produit, le r?sultat risquerait fort d??tre n?gatif. Les inventions qui vont en se multipliant actuellement avec une rapidit? toujours croissante sont d?autant plus dangereuses qu?elles mettent en jeu des forces dont la v?ritable nature est enti?rement inconnue de ceux m?mes qui les utilisent ; et cette ignorance est la meilleure preuve de la nullit? de la science moderne sous le rapport de la valeur explicative, donc en tant que connaissance, m?me born?e au seul domaine physique ; en m?me temps, le fait que les applications pratiques ne sont nullement emp?ch?es par l? montre que cette science est bien orient?e uniquement dans un sens int?ress?, que c?est l?industrie qui est le seul but r?el de toutes ses recherches. Comme le danger des inventions, m?me de celles qui ne sont pas express?ment destin?es ? jouer un r?le funeste ? l?humanit?, et qui n?en causent pas moins tant de catastrophes, sans parler des troubles insoup?onn?s qu?elles provoquent dans l?ambiance terrestre, comme ce danger, disons-nous, ne fera sans doute qu?augmenter encore dans des proportions difficiles ? d?terminer, il est permis de penser, sans trop d?invraisemblance, ainsi que nous l?indiquions d?j? pr?c?demment, que c?est peut-?tre par l? que le monde moderne en arrivera ? se d?truire lui-m?me, s?il est incapable de s?arr?ter dans cette voie pendant qu?il en est encore temps.

Mais il ne suffit pas de faire, en ce qui concerne les inventions modernes, les r?serves qui s?imposent en raison de leur c?t? dangereux, et il faut aller plus loin : les pr?tendus ? bienfaits ? de ce qu?on est convenu d?appeler le ? progr?s ?, et qu?on pourrait en effet consentir ? d?signer ainsi si l?on prenait soin de bien sp?cifier qu?il ne s?agit que d?un progr?s tout mat?riel, ces ? bienfaits ? tant vant?s ne sont-ils pas en grande partie illusoires ? Les hommes de notre ?poque pr?tendent par l? accro?tre leur ? bien-?tre ? ; nous pensons, pour notre part, que le but qu?ils se proposent ainsi, m?me s?il ?tait atteint r?ellement, ne vaut pas qu?on y consacre tant d?efforts ; mais, de plus, il nous semble tr?s contestable qu?il soit atteint. Tout d?abord, il faudrait tenir compte du fait que tous les hommes n?ont pas les m?mes go?ts ni les m?mes besoins, qu?il en est encore malgr? tout qui voudraient ?chapper ? l?agitation moderne, ? la folie de la vitesse, et qui ne le peuvent plus ; osera-t-on soutenir que, pour ceux-l?, ce soit un ? bienfait ? que de leur imposer ce qui est le plus contraire ? leur nature ? On dira que ces hommes sont peu nombreux aujourd?hui, et on se croira autoris? par l? ? les tenir pour quantit? n?gligeable ; l? comme dans le domaine politique, la majorit? s?arroge le droit d??craser les minorit?s, qui, ? ses yeux, ont ?videmment tort d?exister, puisque cette existence m?me va ? l?encontre de la manie ? ?galitaire ? de l?uniformit?. Mais, si l?on consid?re l?ensemble de l?humanit? au lieu de se borner au monde occidental, la question change d?aspect : la majorit? de tout ? l?heure ne va-t-elle pas devenir une minorit? ? Aussi n?est-ce plus le m?me argument qu?on fait valoir dans ce cas, et, par une ?trange contradiction, c?est au nom de leur ? sup?riorit? ? que ces ? ?galitaires ? veulent imposer leur civilisation au reste du monde, et qu?ils vont porter le trouble chez des gens qui ne leur demandaient rien ; et, comme cette ? sup?riorit? ? n?existe qu?au point de vue mat?riel, il est tout naturel qu?elle s?impose par les moyens les plus brutaux. Qu?on ne s?y m?prenne pas d?ailleurs : si le grand public admet de bonne foi ces pr?textes de ? civilisation ?, il en est certains pour qui ce n?est qu?une simple hypocrisie ? moraliste ?, un masque de l?esprit de conqu?te et des int?r?ts ?conomiques ; mais quelle singuli?re ?poque que celle o? tant d?hommes se laissent persuader qu?on fait le bonheur d?un peuple en l?asservissant, en lui enlevant ce qu?il a de plus pr?cieux, c?est-?-dire sa propre civilisation, en l?obligeant ? adopter des moeurs et des institutions qui sont faites pour une autre race, et en l?astreignant aux travaux les plus p?nibles pour lui faire acqu?rir des choses qui lui sont de la plus parfaite inutilit? ! Car c?est ainsi : l?Occident moderne ne peut tol?rer que des hommes pr?f?rent travailler moins et se contenter de peu pour vivre ; comme la quantit? seule compte, et comme ce qui ne tombe pas sous les sens est d?ailleurs tenu pour inexistant, il est admis que celui qui ne s?agite pas et qui ne produit pas mat?riellement ne peut ?tre qu?un ? paresseux ? ; sans m?me parler ? cet ?gard des appr?ciations port?es couramment sur les peuples orientaux, il n?y a qu?? voir comment sont jug?s les ordres contemplatifs, et cela jusque dans des milieux soi-disant religieux. Dans un tel monde, il n?y a plus aucune place pour l?intelligence ni pour tout ce qui est purement int?rieur, car ce sont l? des choses qui ne se voient ni ne se touchent, qui ne se comptent ni ne se p?sent ; il n?y a de place que pour l?action ext?rieure sous toutes ses formes, y compris les plus d?pourvues de toute signification. Aussi ne faut-il pas s??tonner que la manie anglo-saxonne du ? sport ? gagne chaque jour du terrain : l?id?al de ce monde, c?est l?? animal humain ? qui a d?velopp? au maximum sa force musculaire ; ses h?ros, ce sont les athl?tes, fussent-ils des brutes ; ce sont ceux-l? qui suscitent l?enthousiasme populaire, c?est pour leurs exploits que les foules se passionnent ; un monde o? l?on voit de telles choses est vraiment tomb? bien bas et semble bien pr?s de sa fin.

Cependant, pla?ons-nous pour un instant au point de vue de ceux qui mettent leur id?al dans le ? bien-?tre ? mat?riel, et qui, ? ce titre, se r?jouissent de toutes les am?liorations apport?es ? l?existence par le ? progr?s ? moderne ; sont-ils bien s?rs de n??tre pas dupes ??Est-il vrai que les hommes soient plus heureux aujourd?hui qu?autrefois, parce qu?ils disposent de moyens de communication plus rapides ou d?autres choses de ce genre, parce qu?ils ont une vie plus agit?e et plus compliqu?e ? Il nous semble que c?est tout le contraire : le d?s?quilibre ne peut ?tre la condition d?un v?ritable bonheur ; d?ailleurs, plus un homme a de besoins, plus il risque de manquer de quelque chose, et par cons?quent d??tre malheureux ;?la civilisation moderne vise ? multiplier les besoins artificiels, et, comme nous le disions d?j? plus haut, elle cr?era toujours plus de besoins qu?elle n?en pourra satisfaire, car, une fois qu?on s?est engag? dans cette voie, il est bien difficile de s?y arr?ter, et il n?y a m?me aucune raison de s?arr?ter ? un point d?termin?. Les hommes ne pouvaient ?prouver aucune souffrance d??tre priv?s de choses qui n?existaient pas et auxquelles ils n?avaient jamais song? ; maintenant, au contraire, ils souffrent forc?ment si ces choses leur font d?faut, puisqu?ils se sont habitu?s ? les regarder comme n?cessaires, et que, en fait, elles leur sont vraiment devenues n?cessaires. Aussi s?efforcent-ils, par tous les moyens, d?acqu?rir ce qui peut leur procurer toutes les satisfactions mat?rielles, les seules qu?ils soient capables d?appr?cier : il ne s?agit que de ? gagner de l?argent ?, parce que c?est l? ce qui permet d?obtenir ces choses, et plus on en a, plus on veut en avoir encore, parce qu?on se d?couvre sans cesse des besoins nouveaux ; et cette passion devient l?unique but de toute la vie. De l? la concurrence f?roce que certains ? ?volutionnistes ? ont ?lev?e ? la dignit? de loi scientifique sous le nom de ? lutte pour la vie ?, et dont la cons?quence logique est que les plus forts, au sens le plus ?troitement mat?riel de ce mot, ont seuls droit ? l?existence. De l? aussi l?envie et m?me la haine dont ceux qui poss?dent la richesse sont l?objet de la part de ceux qui en sont d?pourvus.?? (16)

 

A suivre: ?Partie 6 (derni?re partie)

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(16)??????????????????????Ibid. pp. 152 ? 163.

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