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Histoire spirituelle et intellectuelle de l?humanit?, de la Tradition primordiale ? nos jours ? Partie 2

Texte int?gral publi? le 28 octobre 2013:

http://centpapiers.com/histoire-spirituelle-et-intellectuelle-de-lhumanite-de-la-tradition-primordiale-a-nos-jours/

Apocalypse - CP

Premi?re partie publi?e le 9 novembre 2013:

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Deuxi?me partie:

Histoire spirituelle et intellectuelle de l?humanit?, de la Tradition primordiale ? nos jours

??Les rois schismatiques amenaient avec eux une civilisation corrompue, la mollesse ionienne, le luxe de l?Asie, les moeurs du harem, une idol?trie grossi?re.?L?existence nationale de l??gypte ?tait compromise, son intellectualit? en danger, sa mission universelle menac?e. Mais elle avait une ?me de vie, c?est-?-dire un corps organis? d?initi?s, d?positaires de l?antique science d?Herm?s et d?Ammon-R?. Que fit cette ?me? Elle se retira au fond de ses sanctuaires, elle se ramassa sur elle-m?me pour mieux r?sister ? l?ennemi. En apparence le sacerdoce se courba devant l?invasion et reconnut les usurpateurs qui apportaient la loi du Taureau et le culte du boeuf Apis. Cependant, cach?s dans les temples, les deux conseils y gard?rent comme un d?p?t sacr? leur science, leurs traditions, l?antique et pure religion et avec elle l?espoir d?une restauration de la dynastie nationale. C?est ? cette ?poque que les pr?tres r?pandirent dans la foule la l?gende d?Isis et d?Osiris, du d?membrement de ce dernier et de sa r?surrection prochaine par son fils Horus, qui retrouverait ses membres ?pars emport?s par le Nil. On excita la foule par la pompe des c?r?monies publiques. On entretint son amour pour la vieille religion en lui repr?sentant les malheurs de la d?esse, ses lamentations sur la perte de son ?poux c?leste et l?espoir qu?elle pla?ait dans son fils Horus, le divin m?diateur. Mais en m?me temps les initi?s jug?rent n?cessaire de rendre la v?rit? ?sot?rique inattaquable en la recouvrant d?un triple voile. ? la diffusion du culte populaire d?Isis et d?Osiris, correspond l?organisation int?rieure et savantes des grands et petits Myst?res. On les entoura de barri?res presque infranchissables, de dangers terribles. On inventa les ?preuves morales, on exigea le serment du silence, et la peine de mort fut rigoureusement appliqu?e contre les initi?s qui divulguaient le moindre d?tail des Myst?res. Gr?ce ? cette organisation s?v?re, l?initiation ?gyptienne devint non seulement le refuge de la doctrine ?sot?rique, mais encore le creuset d?une r?surrection nationale et l??cole des religions futures. Tandis que les usurpateurs couronn?s r?gnaient ? Memphis, Th?bes pr?parait lentement la r?g?n?ration du pays. De son temple, de son arche solaire sortit le sauveur de l??gypte, Amos, qui chassa les Hyksos apr?s neuf si?cles de domination, restaura dans ses droits la science ?gyptienne et la religion m?le d?Osiris.?Ainsi les Myst?res sauv?rent l??me de l??gypte sous la tyrannie ?trang?re, et cela pour le bien de l?humanit?.? (5)

Schur? parle ici d?une religion m?le, mais je ne suis pas d?accord, selon ce qu?il indique lui-m?me plus haut. Le mythe d?Isis et d?Osiris indique que la d?esse (qui repr?sente la spiritualit? vraie et naturelle) est malheureuse de la perte de son ?poux,le pharaon, qui repr?sente le pouvoir politique. Le malheur est donc que l?autorit? spirituelle ne puisse plus se servir du pouvoir temporel pour le bien du peuple et de l?humanit?. C?est ainsi que l??lite spirituelle ?gyptienne pu continuer de transmettre l?h?ritage le plus pur de la Tradition primordiale qui fut conserv? ? cette ?poque. L??gypte a longtemps conserv?e cet h?ritage pour l?humanit?. Plusieurs traditions spirituelles, telle l?Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, se revendiquent des ?coles de myst?res ?gyptiennes pour donner de la cr?dibilit? ? leur mouvement. L??lite spirituelle d??gypte reprend donc le pouvoir vers 1100 avant J-C- jusqu?? sa chute finale au VIe si?cle avant J-C., apr?s avoir ?t? le rempart de la lumi?re spirituelle pour l?humanit? pendant des milliers d?ann?es. Ce fut la plus longue p?riode connue de ce genre dans l?histoire de l?humanit?. ? l??poque de Pythagore, alors qu?il ?tait en ?gypte et terminait son apprentissage aupr?s de son ?lite spirituelle, le gouvernement spirituel des pharaons subit sa chute finale, ce qui allait acc?l?rer la d?cadence spirituelle de l?humanit? et acc?l?rer l?emprise des mensonges du juda?sme et un peu plus tard du christianisme d?origine juive.

??Depuis longtemps les despotes de l?Asie m?ditaient la perte de l??gypte (ainsi que le dieu d?Isra?l et son peuple). Leurs assauts r?p?t?s pendant des si?cles avaient ?chou? devant la sagesse des institutions ?gyptiennes, devant la force du sacerdoce et l??nergie des pharaons.??Mais l?imm?morial royaume, asile de la science d?Herm?s, ne devait pas durer ?ternellement. Le fils du vainqueur de Babylone, Cambyse, vint s?abattre sur l??gypte avec ses arm?es innombrables et affam?es comme des nu?es de sauterelles, et mettre fin ? l?institution du pharaonat, dont l?origine se perdait dans la nuit des temps. Aux yeux des sages, c??tait une catastrophe pour le monde entier. Jusque-l?, l??gypte avait couvert l?Europe contre l?Asie. Son influence protectrice s??tendait encore sur tout le bassin de la M?diterran?e par les temples de la Ph?nicie, de la Gr?ce et de l?Etrurie, avec lesquels le haut sacerdoce ?gyptien ?tait en relation constante. Ce boulevard une fois renvers?, le Taureau allait se fondre, t?te baiss?e, sur les rivages de l?Hellenie. Pythagore vit donc Cambyse envahir l??gypte. Il put voir le despote persan, digne h?ritiers des sc?l?rats couronn?s de Ninive et de Babylone, saccager les temples de Memphis et de Th?bes et d?truire celui d?Ammon. Il put voir le pharaon Psammenit conduit devant Cambyse, charg? de fers, plac? sur un tertre autour duquel on fit ranger les pr?tres, les principales familles et la cour du roi.?Il put voir la fille du pharaon, v?tue de haillons et suivie de toutes ses filles d?honneur pareillement travesties, le prince royal et deux milles jeunes gens amen?s, le mors ? la bouche et le licol au cou, avant d??tre d?capit?s; le pharaon Psammenit refoulant ses sanglots devant cette sc?ne affreuse; et l?inf?me Cambyse assis sur son tr?ne, se repaissant de la douleur de son adversaire terrass?. Cruelle, mais instructive le?on de l?histoire, apr?s les le?ons de la science. Quelle image de la nature animale d?cha?n?e dans l?homme, aboutissant ? ce monstre du despotisme, qui foule tout ? ses pieds et impose ? l?humanit? le r?gne du plus implacable destin par sa hideuse apoth?ose!?? (6)

La parenth?se est de moi. La voie ?tait maintenant ouverte ? la destruction des pa?ens qui restaient, comme les gnostiques et leurs ?coles de myst?res, car ils ne pouvaient plus compter sur la protection du gouvernement ?gyptien. Les chr?tiens furent ma?tre dans cet art. Non seulement ils traqu?rent les gnostiques et en assassin?rent, comme Hypatia, ils en diabolis?rent, comme Simon le magicien, mais en plus ils prirent soin d??radiquer leurs ?crits, leurs enseignements. Les chr?tiens ont gagn?s par l?utilisation de la violence physique et spirituelle, donc par la terreur et le mensonge. Ils ont continuer longtemps d??tre les ma?tres de la violence et du g?nocide et les p?res de l??glise, l?institution chr?tienne et les missionnaires ont un r?le ? jouer dans cette catastrophe. Ils r?p?t?rent leurs exploits funestes contre les Celtes, ? travers l?empire romain, et contre les Am?rindiens apr?s 1492, avec une violence inou?e.

Un documentaire qui d?montre bien l?avance grandiose des connaissances scientifiques et math?matiques de l??lite intellectuelle ?gyptienne de l?antiquit?, et surtout de l??gypte pr?historique, est la r?v?lation des pyramides. Nous pouvons en d?duire une avance dans les domaines technologique et spirituel. Nous pouvons facilement pr?sumer que l??lite intellectuelle et spirituelle de l??gypte ancienne ?tait grandement sup?rieure ? celle d?aujourd?hui, m?me au niveau mondial. Les avantages ?taient sup?rieurs pour le peuple ?gyptien et l?humanit? de cette ?poque.

http://www.youtube.com/watch?v=-_RSEhaaozE

http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/egypte/

http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/place-femme-egypte-antique/

Ren? Gu?non nous dit que, selon la tradition de l?Hindouisme, nous sommes pr?sentement dans l??ge du Kali Yuga (?ge sombre) qui est la derni?re phase du cycle actuel. Et cela Gu?non le disait en 1927, alors que c??tait moins ?vident qu?aujourd?hui. Dans son livre,?La crise du monde moderne, il ?crit ? propos de cet ?ge sombre?:

??La doctrine hindoue enseigne que la dur?e d?un cycle humain, auquel elle donne le nom de?Manvantara, se divise en quatre ?ges, qui marquent autant de phases d?un obscurcissement graduel de la spiritualit? primordiale ;?ce sont ces m?mes p?riodes que les traditions de l?antiquit? occidentale, de leur c?t?, d?signaient comme les ?ges d?or, d?argent, d?airain et de fer. Nous sommes pr?sentement dans le quatri?me ?ge, le?Kali-Yuga?ou ? ?ge sombre ?, et nous y sommes, dit-on, depuis d?j? plus de six mille ans, c?est-?-dire depuis une ?poque bien ant?rieure ? toutes celles qui sont connues de l?histoire ? classique ?. Depuis lors, les v?rit?s qui ?taient autrefois accessibles ? tous les hommes sont devenues de plus en plus cach?es et difficiles ? atteindre ; ceux qui les poss?dent sont de moins en moins nombreux, et, si le tr?sor de la sagesse ? non-humaine ?, ant?rieure ? tous les ?ges, ne peut jamais se perdre, il s?enveloppe de voiles de plus en plus imp?n?trables, qui le dissimulent aux regards et sous lesquels il est extr?mement difficile de le d?couvrir. C?est pourquoi il est partout question, sous des symboles divers, de quelque chose qui a ?t? perdu, en apparence tout au moins et par rapport au monde ext?rieur, et que doivent retrouver ceux qui aspirent ? la v?ritable connaissance ; mais il est dit aussi que ce qui est ainsi cach? redeviendra visible ? la fin de ce cycle, qui sera en m?me temps, en vertu de la continuit? qui relie toutes choses entre elles, le commencement d?un cycle nouveau.?? (7)

Il y a environ 6000 ans, donc autour de 4000 ans avant J-C, il semble y avoir eu une transition importante, d?cisive dans la d?cadence de l?humanit?. C?est le d?but de l??ge sombre selon la tradition hindouiste. C?est l?arriv?e de la civilisation sum?rienne avec ses dieux masculins qui ont supplant?s les d?esses, mais surtout la Grande D?esse, qui est un symbole de la Nature terrestre, autant la nature mat?rielle que celle du monde des esprits. C?est donc l?arriv?e du patriarcat et de toutes ses aberrations. C?est aussi l?arriv?e de l??criture. Il est possible qu?avant cette ?poque l??criture ait ?t? inutile, puisque l??lite spirituelle utilisait la t?l?pathie et les annales akasiques (source d?information infaillible contrairement ? l??criture) pour s?informer et communiquer l?information entre eux. Ainsi, l??criture est rendu n?cessaire pour une raison n?gative, mais elle a son importance dans les circonstances afin de conserver la connaissance d?une certaine fa?on, quoique inf?rieure ? la pr?c?dente. La date importante suivante dans la d?cadence spirituelle de l?humanit? semble ?tre le VIe si?cle avant J-C.

??Il est un fait assez ?trange, qu?on semble n?avoir jamais remarqu? comme il m?rite de l??tre : c?est que la p?riode proprement ? historique ?, au sens que nous venons d?indiquer, remonte exactement au VIe si?cle avant l??re chr?tienne, comme s?il y avait l?, dans le temps, une barri?re qu?il n?est pas possible de franchir ? l?aide des moyens d?investigation dont disposent les chercheurs ordinaires. ? partir de cette ?poque, en effet, on poss?de partout une chronologie assez pr?cise et bien ?tablie ; pour tout ce qui est ant?rieur, au contraire, on n?obtient en g?n?ral qu?une tr?s vague approximation, et les dates propos?es pour les m?mes ?v?nements varient souvent de plusieurs si?cles. M?me pour les pays o? l?on a plus que de simples vestiges ?pars, comme l??gypte par exemple, cela est tr?s frappant ; et ce qui est peut-?tre plus ?tonnant encore, c?est que, dans un cas exceptionnel et privil?gi? comme celui de la Chine, qui poss?de, pour des ?poques bien plus ?loign?es, des annales dat?es au moyen d?observations astronomiques qui ne devraient laisser de place ? aucun doute, les modernes n?en qualifient pas moins ces ?poques de ? l?gendaires ?, comme s?il y avait l? un domaine o? ils ne se reconnaissent le droit ? aucune certitude et o? ils s?interdisent eux-m?mes d?en obtenir. L?antiquit? dite ? classique ? n?est donc, ? vrai dire, qu?une antiquit? toute relative, et m?me beaucoup plus proche des temps modernes que de la v?ritable antiquit?, puisqu?elle ne remonte m?me pas ? la moiti? du?Kali-Yuga, dont la dur?e n?est elle-m?me, suivant la doctrine hindoue, que la dixi?me partie de celle du?Manvantara?; et l?on pourra suffisamment juger par l? jusqu?? quel point les modernes ont raison d??tre fiers de l??tendue de leurs connaissances historiques ! Tout cela, r?pondraient-ils sans doute encore pour se justifier, ce ne sont que des p?riodes ? l?gendaires ?, et c?est pourquoi ils estiment n?avoir pas ? en tenir compte ; mais cette r?ponse n?est pr?cis?ment que l?aveu de leur ignorance, et d?une incompr?hension qui peut seule expliquer leur d?dain de la tradition ; l?esprit sp?cifiquement moderne, ce n?est en effet, comme nous le montrerons plus loin, rien d?autre que l?esprit antitraditionnel.

Au VIe si?cle avant l??re chr?tienne, il se produisit, quelle qu?en ait ?t? la cause, des changements consid?rables chez presque tous les peuples ; ces changements pr?sent?rent d?ailleurs des caract?res diff?rents suivant les pays. Dans certains cas, ce fut une r?adaptation de la tradition ? des conditions autres que celles qui avaient exist? ant?rieurement, r?adaptation qui s?accomplit en un sens rigoureusement orthodoxe ; c?est ce qui eut lieu notamment en Chine, o? la doctrine, primitivement constitu?e en un ensemble unique, fut alors divis?e en deux parties nettement distinctes : le Tao?sme, r?serv? ? une ?lite, et comprenant la m?taphysique pure et les sciences traditionnelles d?ordre proprement sp?culatif ; le Confucianisme,?commun ? tous sans distinction, et ayant pour domaine les applications pratiques et principalement sociales. Chez les Perses, il semble qu?il y ait eu ?galement une r?adaptation du Mazd?isme, car cette ?poque fut celle du dernier Zoroastre. Dans l?Inde, on vit na?tre alors le Bouddhisme, qui, quel qu?ait ?t? d?ailleurs son caract?re originel, devait aboutir, au contraire, tout au moins dans certaines de ses branches, ? une r?volte contre l?esprit traditionnel, allant jusqu?? la n?gation de toute autorit?, jusqu?? une v?ritable anarchie, au sens ?tymologique d?? absence de principe ?, dans l?ordre intellectuel et dans l?ordre social. Ce qui est assez curieux, c?est qu?on ne trouve, dans l?Inde, aucun monument remontant au-del? de cette ?poque, et les orientalistes, qui veulent tout faire commencer au Bouddhisme dont ils exag?rent singuli?rement l?importance, ont essay? de tirer parti de cette constatation en faveur de leur th?se ; l?explication du fait est cependant bien simple : c?est que toutes les constructions ant?rieures ?taient en bois, de sorte qu?elles ont naturellement disparu sans laisser de traces ; mais ce qui est vrai, c?est qu?un tel changement dans le mode de construction correspond n?cessairement ? une modification profonde des conditions g?n?rales d?existence du peuple chez qui il s?est produit.

En nous rapprochant de l?Occident, nous voyons que la m?me ?poque fut, chez les Juifs, celle de la captivit? de Babylone ; et ce qui est peut-?tre un des faits les plus ?tonnant qu?on ait ? constater, c?est qu?une courte p?riode de soixante-dix ans fut suffisante pour leur faire perdre jusqu?? leur ?criture, puisqu?ils durent ensuite reconstituer les Livres sacr?s avec des caract?res tout autres que ceux qui avaient ?t? en usage jusqu?alors. On pourrait citer encore bien d?autres ?v?nements se rapportant ? peu pr?s ? la m?me date : nous noterons seulement que ce fut pour Rome le commencement de la p?riode proprement ? historique ?, succ?dant ? l??poque ? l?gendaire ? des rois, et qu?on sait aussi, quoique d?une fa?on un peu vague, qu?il y eut alors d?importants mouvements chez les peuples celtiques ; mais, sans y insister davantage, nous en arriverons ? ce qui concerne la Gr?ce. L? ?galement, le VIe si?cle fut le point de d?part de la civilisation dite ? classique ?, la seule ? laquelle les modernes reconnaissent le caract?re ? historique ?, et tout ce qui pr?c?de est assez mal connu pour ?tre trait? de ? l?gendaire ?, bien que les d?couvertes arch?ologiques r?centes ne permettent plus de douter que, du moins, il y eut l? une civilisation tr?s r?elle ;?et nous avons quelques raisons de penser que cette premi?re civilisation hell?nique fut beaucoup plus int?ressante intellectuellement que celle qui la suivit, et que leurs rapports ne sont pas sans offrir quelque analogie avec ceux qui existent entre l?Europe du moyen ?ge et l?Europe moderne.?Cependant, il convient de remarquer que la scission ne fut pas aussi radicale que dans ce dernier cas, car il y eut, au moins partiellement, une r?adaptation effectu?e dans l?ordre traditionnel, principalement dans le domaine des ? myst?res ? ; et il faut y rattacher le Pythagorisme, qui fut surtout, sous une forme nouvelle, une restauration de l?Orphisme ant?rieur, et dont les liens ?vidents avec le culte delphique de l?Apollon hyperbor?en permettent m?me d?envisager une filiation continue et r?guli?re avec l?une des plus anciennes traditions de l?humanit?. Mais, d?autre part, on vit bient?t appara?tre quelque chose dont on n?avait encore eu aucun exemple, et qui devait, par la suite, exercer une influence n?faste sur tout le monde occidental : nous voulons parler de ce mode sp?cial de pens?e qui prit et garda le nom de ? philosophie ? ; et ce point est assez important pour que nous nous y arr?tions quelques instants. »???? (8) (8)

Un autre fait important du VIe si?cle avant J-C est, comme nous l?avons vu plus t?t, la chute finale de la tradition des pharaons (dernier rempart d?une politique en accord avec les vrais principes essentiels et universels de la Tradition primordiale) et de la supr?matie spirituelle de l??gypte sur le monde. La domination politique dont fut victime l??gypte ? partir de cette ?poque fut plus brutale envers l??lite religieuse et son organisation, ce qui donna un coup plus dur ? la spiritualit? ?gyptienne que les neuf si?cles de domination des Hyksos. ? partir de ce moment c?est comme si tout ?tait permis envers la vraie spiritualit?, puisque son royaume n??tait plus en mesure de la d?fendre. Les attaques contre elles ?taient de plus en plus efficace, malgr? la r?sistance d?une ?lite spirituelle chez plusieurs peuples pa?ens, dont les Celtes et les Germains, ainsi que chez les Gnostiques.

 

A suivre:

Troisi?me partie publi?e le 23 novembre 2013

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(5)???Ibid. pp. 165 ? 167.

(6)???Ibid.p p. 335-336.

(7)???Gu?non, Ren?,?La crise du monde moderne, ?d. Gallimard, 1946, p. 21-22.

(8)???Ibid. pp. 25 ? 30.

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