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Grand guignol à Punta Cana (1)

Le retour rocambolesque des deux pilotes français du Falcon d’Afflelou, intercepté en 2013 sur l’aéroport de Punta Cana avec presque 700 kilos de cocaïne à bord, n’est que la suite d’une longue histoire, au final. Celle qui avait vu un épisode tout aussi retentissant en plein désert malien, avec la découverte des restes calcinés d’un Boeing 727 ayant amené sur place entre 6 et 10 tonnes de cocaïne, Car là aussi des français y étaient mêlés. Je reviendrai bientôt sur cet épisode, avec des informations récentes assez surprenantes, mais aujourd’hui, je vais simplement vous entretenir de la faune barbouzarde qui a permis aux deux pilotes français de fuir une décision de justice prononcée dans un autre pays. Ce qui est fort mal joué de leur part, à vrai dire. Devenus des fuyards aux yeux des dominicains , et affirmant vouloir s’en remettre à la justice française, les deux hommes viennent de commettre une grave erreur, entraînés par une équipe qui mérite notre attention, tant ils viennent sans s’en rendre compte de les déclarer coupables d’avoir été de mèche avec les deux autres personnes arrêtées, dont une a été victime d’un bien étrange accident là-bas; et qui eux se retrouvent larrons de l’histoire. Tout le dossier baigne dans une ambiance barbouzarde, la DGSE ayant été avertie des aller-retours de l’appareil bien avant le dernier vol en question comme l’enquête l’a démontré sans toutefois intervenir, ce qui laisse entrevoir de possibles compromissions, un phénomène relayé par l’affaire de 2009, où on avait retrouvé des individus similaires… dont l’avocat Dupond-Moretti, venu défendre en Mauritanie le plus grand trafiquant français de cocaïne, toujours en fuite lui aussi.

Aujourd’hui, c’est bien en effet la petite phrase lâchée par le ténor du barreau Dupont-Moretti qui m’a fait tiquer. Venu assister l’un des deux pilotes en fuite lors d’une conférence de presse surréaliste (un fuyard venant expliquer que ce n’est pas vraiment une fuite… son expédition de retour express bien aidé par quelques »amis ») le ténor du barreau a eu en effet ces trois phrases liminaires : « Ce n’est pas la peine de fantasmer. Ce n’est pas une équipe barbouzarde qui a été payée par l’Etat français. Ce sont des initiatives personnelles. » barbouzeEt pourtant… Pourquoi donc venir au plus vite tenter de disculper une fine équipe dissimulée derrière cette incroyable invasion? Car la seule observation des faits (sur le bateau de l’évasion un des « amis » tient en main un téléphone satellitaires et un autre (*), sui peut aussi être un GPS Garmin portable !) et de ce que l’on sait déjà à propos de ce retour rocambolesque tend à montrer qu’il y aurait bien eu derrière cette exfiltration des éléments issus de la DGSE, ou en tout cas « d’anciens membres » selon la presse, pour rester dans un flou artistique, associés à une nébuleuse d’extrême droite proche de l’armée, ce qui est beaucoup plus inquiétant, à vrai dire. Ces gens-là ont tenu, via la voix de l’avocat, à couper tout de suite toute inquisition cherchant à déterminer jusqu’à quel point certains services secrets français, minés par cette idéologie extrémiste, auraient pu participer à cette expédition de sauvetage de deux anciens pilotes de l’armée française. A bien observer les faits, c’est en fait très, très inquiétant. Ce n’est pas moi qui vais vous expliquer ici l’amateurisme flagrant du gouvernement actuel de gauche. Il semble bien que là il se soit fait berner, en effet, et en prime par des individus dont un qui a déjà revendiqué en photo sa proximité avec les deux exfiltrés. Affirmant par la même une gloriole revendiquée. Un individu proche de Marine LePen (enfin qui l’a été et semble toujours l’être, malgré les apparences) comme on peut le voir sur son propre blog. Mais il y en a eux d’autres, dans le lot. Et tous liés à l’extrême droite, comme par hasard ! Et c’est bien cela l’inquiétant : les abonnés de la dénonciation des complots chez les autres qui en fabriquent un eux-mêmes, avouez que c’est plutôt… savoureux. Et à la fois inquiétant, en effet !

Avant d’évoquer cet individu, je vais en effet vous en décrire un autre, qui vaut le détour lui aussi. Lors du procès qui s’était terminé par la condamnation à 20 ans de toute l’équipe à bord de l’avion, j’avais noté l’apparition sur scène d’un autre personnage étonnant. Un des deux « témoin » venu « aider » les deux pilotes surtout (les deux autres à bord étant visiblement tenus comme étant donc des trafiquants) et pas un inconnu. Christophe Naudin, c’est son nom, l’autre étant Philipe Eneman, est commandant de bord chez Air France, mais est lui aussi un ancien militaire (1). Ce dernier, comme défense des deux pilotes avait affirmé qu’ils étaient dignes de fois et des hommes responsables, salués  « comme pilotes de chasse transportant l’arme nucléaire sur les porte-avions français ». C’est lui qui en fait avait fondé « l’Association pour le retour de Pascal et Bruno ». Le procureur Milciades Guzman,  avait moyennement apprécié leur venue, affirmant d’emblée que « Ce monsieur n’était pas en République dominicaine au moment des faits et intervient comme expert, non comme témoin ». Il n’avait pas tort, tout en ne sachant pas qui était ce monsieur Naudin. imagesLe procureur dominicain ne peut pas en effet regarder BFM-TV, antenne émettrice en France de certaines idées de droite, dans laquelle Naudin s’est fait une niche comme expert en aviation, venant parler de toutes les catastrophes survenues, souvent pour ne rien dire de consistant. Ou parfois pour étaler une expertise discutable, comme lors de l’affaire du morceau de MH-370 retrouvé à la Réunion :  « les premières photographies que j’ai pu analyser, mais qui n’étaient pas de très bonne qualité, me font plutôt penser à un morceau d’aile gauche d’un avion léger. Je suis incapable de dire à quel type d’appareil cela peut correspondre. Mais il pourrait s’agir d’un bi-moteur léger que je ne serais pas surpris », avance-t-il.chute_piper_23_2006-6aa32 S’il n’exclut pas que le débris pourrait correspondre au Piper qui s’est abîmé au large de Saint-Pierre en 2006, il affirme que « cela ne ressemble pas du tout à un morceau d’aile qui appartiendrait à un 777 ou 767. Je ne crois pas que cela puisse être un morceau de l’avion de la Malaysia Airlines ».  Ce jour-là, il s’était présenté comme « criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne » chez BFM-TV. A voir la taille du morceau, on pouvait déjà conclure d’emblée que le fameux expert avait mauvaise vue… ou qu’il ne savait pas distinguer un Piper Aztec d’un Boeing 777, ce qui peut paraître inquiétant, là aussi.  L’avion dont il parlait étant le Piper Aztec de 1968, modèle PA 23-250 immatriculé  F-OHSA  – un Aztec étant petit comme ça…, tombé à moins d’1 km de la côte réunionnaise le 4 mai 2006, il y a presque 10 ans (voir extrait du rapport d’accident ici à droite) !!!

Christophe Naudin, défenseur des deux pilotes de Punta Cana, présente en effet comme surprenant CV ceci : « Christophe Naudin est directeur de la société Sûreté-International, spécialisée dans la protection du transport aérien commercial ; chercheur au MCC, il y assure le suivi des mémoires des étudiants. En 1995, il a fait son mémoire du MCC sur le thème des fausses identités et de la fraude documentaire (un volume de 350 pages). » Un CV évoquant une société qui mérite toute notre attention, comme j’avais déjà pu le dire dès  2012 en effet car il nous plonge directement au cœur de l’extrême droite française.  Le fameux MCC étant l’organisation des « Menaces Criminelles Contemporaines » celui de Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bongain ; dont la bio figure aussi chez… « Voltairenet.org« , étonnante proximité avec  Meyssan !), ancien membre et dirigeant du mouvement d’extrême droite Occident et grand admirateur de Siegfried Müller, le chef mercenaire (blanc) en Rhodésie, qu’il ira même interviewer sur place (l’homme, visible ici à gauche, se fera appeler « Kongo Müller). kongo_10-274a3L’ancien officier de la Wehrmacht, Siegfried Müller, devenu mercenaire dans l’ex- Congo belge (RDC), où il arborait toujours sa croix de fer, sous les ordres de Mike Hoare ! Raufer, ce candidat d’Ordre nouveau aux élections municipales dans le IXe arrondissement de Paris en 1970, dont les brochures d’extrême droite sont alors payées par par l’UIMM, syndicat patronal de la métallurgie, grâce à son trésor de guerre. On nage en plein marigot fascisant. Il deviendra ensuite le bras droit de François Duprat, « l’homme qui a inventé le FN » (et qui est mort dans l’explosion de sa voiture, tant certains l’appréciaient !). Duprat « le premier à diffuser des ouvrages négationnistes en France ». Devenu depuis chercheur en criminalité, Raufer dirige les études de… Christophe Naudin (2) Ces gens-là sont bien tous de droite, et de droite extrême. Et ce sont ceux-là qui ont influencé depuis cinq années le discours de la majorité présidentielle sarkozienne, et celui du président Sarkozy en même temps, dont la droitisation n’est plus à prouver. Ils le font via des billets, ou des interviews, notamment dans les sites penchants fortement à droite, tel celui du magazine Ring ; dont un des éditeurs sera reçu en petit comité lors d’un bien étrange repas à l’Elysée, tenu le 14 novembre 2010. Le dada de l’extrême droite a toujours été la stigmatisation sur des groupes : l’intitulé de la thèse de Naudin est « La criminalité identitaire depuis 1950 : vecteur de destabilisation de la société« . Et depuis plusieurs semaines, à l’unisson, réglé comme du papier à musique par Etienne Mougeotte, le Figaro nous assomme d’articles sur les « bandes » de « jeunes délinquants » : c’est exactement le même discours (et les mêmes titres) que ceux qui ont émaillé la campagne de 2007 ! Faire peur, une constante des groupes de pression de droite extrême ; une constante indubitable.

alias-2-82fc2Raufer, qui travaillait directement pour le gouvernement et s’en targuait ici dans sa brochure en rappelant au passage qu’il édite les livres de Naudin :

-durant l’année universitaire 2004-05, la Direction des Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense a confié au Département MCC, après appel d’offres, deux études portant sur divers aspects de géopolitique criminelle et de sécurité du territoire national.

– durant l’année universitaire 2004-05, trois livres ont été publié par des enseignants et conférenciers du MCC (avec Xavier Raufer comme conseiller éditorial) :

Septembre 2004 : « Finance Criminelle », 2° édition revue et augmentée, Marie-Christine Dupuis, aux PUF,

-Février 2005 : « Alias – du terrorisme international aux fraudes massives, le nouvel empire des crimes d’identité », Christophe Naudin, à La Table Ronde.

Le fameux MCC comporte des anciens de l’extrême droite, auto-bombardés experts en « criminologie ». L’organisme comprend en effet aussi François Haut, Ancien membre du mouvement Occident, lui aussi et qui a rejoint par la suite le Front national. Et lui aussi enseignant comme Naudin à Panthéon-Assas (Paris II), le fief connu de l’extrême droite. Le « spécialiste » des « bandes », qui place depuis longtemps le même texte dans la presse, sur les voitures qui brûlent et les banlieues qui remuent. Bref, l’expert en aviation a un cursus bien chargé, penchant très fortement à droite. Mais ce n’est pas tout. C’est le même homme qui a défrayé la chronique en février 2012 en faisant l’objet d’un article fort moqueur du Canard Enchaîné, qui n’avait pas raté un des ses exploits pendables. Celui d’une de ses sociétés, appelée  « Sûreté International », sous le nom de laquelle Ikea avait signé en 2003 des contrats… de flicage éhonté de ses propres employés. Un flicage qui passait par le dépouillement direct du fichier STIC, réservé exclusivement à la Police, et auquel Naudin avait eu accès… grâce à ses amitiés au sein de la même police.  Selon le Canard Enchaîné, les contrats d’Ikea consistaient manifestement à aller puiser directement dans les fiches du STIC, « réservée aux policiers », précisait l’hebdo, qui y ajoutait la consultation du fichier des cartes grises, avec l’exemple d’un détenteur de Porsche Carrera venu acheter un bidule au nom imprononçable en bouleau de Suède. Manifestement et indubitablement, des policiers, à un stade ou à un autre, avaient participé à l’action. On n’est pas très loin de l’affaire Neyret… Tout cela ne pouvant s’expliquer que par des liens… politiques, ceux menant aux policiers penchant eux  aussi fort à droite… à l’évidence. Dans l’incroyable brochure du MCC, on note les intervenants : Alain Bauer, bien sûr, mais aussi Bernard Lugan, celui qui adore l’Afrique du Sud au temps d’Eugene Terre Blanche, ce néo-nazi assassiné en 2010, l’homme qui voulait assassiner Mandela, Alain Juillet, un ex ds commandos parachutistes dans le service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le SDECE, il réorganisera la DGSE en 2002, et il est aussi… franc-maçon !) ou Michel Gandilhon, « chargé d‘études à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) « que l’on retrouve ici comme éditorialiste chez… Riposte Laïque !!! Un Gandilhon qui écrivait il n’y a pas si longtemps que  « les Antilles françaises jouent maintenant un rôle important dans le trafic, compte tenu de leur proximité géographique avec le Venezuela, qui a une large côte sur les Caraïbes, et dont l’Etat est très affaibli. Parallèlement, les Antilles deviennent un marché de gros secondaire pour les trafiquants. Ceux-ci y trouvent de la cocaïne en gros deux à trois fois moins chère au kilo qu’en Espagne ou qu’aux Pays-Bas. Des organisations issues des cités de métropole font même du troc de résine de cannabis contre de la cocaïne (…). La corruption va évidemment de pair avec le trafic. La cocaïne permet de dégager beaucoup de cash. Les dockers, par exemple, sont susceptibles d’être achetés. On sait qu’il y a des complicités dans certains milieux pour passer de la marchandise contre quelques milliers d’euros ».

experts

Le plus amusant, avais-je relevé à l’époque, c’est que Naudin, sorte de « spin-doctor » à la française, n’a pas cessé de participer à des tas de forums… sur la sécurité. Là-aussi j’avais déjà découvert le pot aux roses, il y a trois ans déjà : ces forums avant tout destinés à faire mousser une idée, celle du danger des banlieues, une idée chère aux Sarkoziens, toujours prêts à dégainer leur Karcher… Sous le nom de Reso-Club, se cache en effet une association de « spin doctors », justement, association sous le régime de la loi 1901 (par le dépôt des statuts en date du 26 février 2009) présidée par Christian Jacquier, « Coordinateur du programme STEP, BIT, Genève », venu ici faire une conférence sur « la protection sociale dans les pays émergeants »… C’était lors du « Forum européen sur la fraude » des 9 et 10 novembre, à Marseille auquel participait Émile Perez, le Directeur de la coopération internationale au Ministère de l’Intérieur de l’époque Sarkozy,un  ancien inspecteur général des services actifs de la Police nationale (et directeur de Francopol, la formation des policiers). Mais aussi Gilles Leclair, préfet de Marseille, écarté depuis (et parti en vacances aussitôt en Colombie, lui, qui avait dirigé les « stups » pendant des années ). Le thème étant « Comment la cybercriminalité renouvelle la fraude » !!!  En somme se tenait la »convention identitaire de la fraude à la carte d’identité » : une sorte de meeting à la Riposte Laïque ; où le montré du doigt n’a pas de voile mais une carte vitale prétendue falsifiée… (ce qui n’a jamais été fait, même si certains ont clamé l’avoir fait à une époque, les autres n’étant pas des « fausses » mais des cartes obtenues sur de faux papiers). Jacquier évoquant en interview (repris dans un site d’extrême droite) un « observatoire de la fraude ? « qui serait un outil très précieux, qui manque cruellement au paysage pour mieux identifier les victimes et des réponses les plus adaptées. On pourrait s’inspirer du modèle anglais, dont la récente National Fraud Authority a évalué la fraude outre-Manche à 48 milliards d’euros »… idée annoncée la veille dans les mêmes termes par Marine LePen, associée au dada biométrique signé Naudin !! Un Naudin qui revendique lui aussi depuis hier l’exfiltration (sa « la partie opérationnelle »selon lui) en en fixant même le coût : 100 000 euros, selon lui, payés par des « dons »…  on nage en plein rocambolesque !

naudin figaroComment donc quelqu’un qui n’a pas su reconnaître un petit bimoteur d’un gros porteur aurait-il pu organiser la logistique d’une pareille fuite ? A BFM, a-t-on pris conscience de son implication ? Va-t-il pour autant continuer à venir nous donner des explications sur les catastrophes aériennes ou la sécurité dans le monde ? Cela, nous pourrons le vérifier très bientôt… à l’antenne ! Il serait dommage de se priver de ses lueurs en aéronautique, notamment (on ne le savait pas yachtman à ses heures, il est vrai… comme on va le découvrir demain, si vous le voulez bien)..

(1) dans sa lettre de création du comité de défense il l’annonce tout de go comme ancien de l’Aéronavale :

« Je vous écris ce courriel à propos de la situation de Bruno Odos et Pascal Fauret. Employés comme pilotes par la société lyonnaise d’aviation d’affaires SN THS, Bruno et Pascal ont effectué le 20 mars un vol en FALCON 50 en république dominicaine (Punta Cana) et se sont retrouvés entraînés dans une affaire qui les dépasse complètement. Au moment de repartir de PUNTA CANA, près de 700 kgs de cocaïne ont été retrouvés dans les bagages de leurs passagers à l’occasion d’un contrôle qui ne doit rien au hasard puisque le réseau de narcotrafiquants avait été infiltré par la DEA (agence américaine antidrogue). La plus grande partie du personnel de l’aéroport était complice (douaniers, personnel sol, commandant de l’aéroport…) ce qui explique que les valises aient pu arriver jusqu’à l’avion. La justice dominicaine n’a pas distingué l’équipage des trafiquants et pour l’instant ils sont sous le coup d’une condamnation à un an de prison préventive ; un appel a été interjeté par leur avocate locale, le résultat est attendu ces jours-ci mais l’espoir est mince d’une libération… Eric Guérin et moi-même pour l’aéronavale, Jean-Philippe Belen pour l’aviation d’affaires avons décidé de constituer une association pour aider leurs familles et mener toutes les actions possibles pour les aider à se sortir de cette « atrocité juridique » comme le déclare leur avocate au Point (voir article du 4/4 en pièce jointe). » Mais il y a mieux encore, car Eneman fait aussi appel ce jour-là à plus haut placé que lui :  « dans le cadre de mes fonctions de CDB à Air France, je viens juste d’emmener l’Amiral Guillaud, le Chef d’État-Major des Armées. Nous avons échangé sur notre expérience du porte-avions (où il exerçait comme officier de manoeuvre dans les années 90), et loué ces belles années à naviguer au sein d’une confrérie qui, bien sûr, avait ses tiraillements, mais qui reste exceptionnelle par la solidarité indéfectible de ses membres. Je n’oublie pas l’armée de l’air, dans laquelle Bruno a passé la deuxième partie de sa carrière et où il compte aussi de nombreux amis. » La « solidarité indéfectible appelée de ses vœux est-elle remontée jusque Guillaud ? Guillaud, un marin mal aimé des aviateurs (il avait commandé le porte-avions Charles de Gaulle) qui depuis février 2014 à laissé sa place à… Pierre de Villiers. Guillaud, parti faire autre chose :  « à 60 ans, il quitte son poste plusieurs mois avant l’échéance prévue pour aller diriger l’Odas, une société publique chargée de développer les exportations militaires en Arabie saoudite ».

thèse(2) en parlant d’études, Naudin a écrit à 46 ans une thèse de doctorat (ici à droite), en … Géographie, parue en 2008 à Paris IV Paris-Sorbonne, réputée comme étant fort à droite depuis 1968,  en effet, sous l’autorité de Michel Korinman. Le thème en est « la criminalité identitaire », et la solution proposée par Naudin de « copier l’identité animale »… avec la « biométrie »… Korinman est l’auteur d’un très intéressant ouvrage « Deutschland über aller » sur les origines du nazisme. Il est présenté comme « Professeur de langue et civilisation germaniques à l’université de Marne-la-Vallée, co-directeur de la revue franco-italienne de géopolitique Limes, spécialiste de la géopolitique allemande »  

* Image à la une:  BFM TV

Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi Agoravox (« Retour à St-Domingue, via st-Trop », que vous lirez bientôt ici même), qui m’avait à plusieurs reprises interdit de publier des articles sur les barbouzes françaises (lors de la mort de Patrick McGoohan, acteur que j’admirais tant !) m’avait aussi interdit de mettre en ligne un article fort documenté sur l’aéroport de la Môle, où devait se poser le Falcon à son retour (ils l’avaient fait paraître après, une deuxième fois proposé, mais pas pendant le procès !).

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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5 Commentaire

  1. avatar

    Excusez le retard de parution, dû à un imbroglio dont je suis seul responsable, et un grand merci à Elyan pour son efficacité… d’autres épisodes vont suivre : cette histoire est plus que passionnante en effet !