• Gouvernement mondial (G.M) pour qui ?

    22 décembre 2007 | 5 commentaire(s) | 337 affichage(s)

    Nous pouvons raisonnablement fixer la naissance de la G.M au début de la naissance de la Société des nations (S.D.N), à la monté de la multinationalisation des firmes, et à l’émergence des ONG transnationales. Certains tentent de la fixer dans les périodes plus anciennes comme, l’ère Égyptienne, Romaine avec à son passif près de 600 ans de G.M impériale assortie d’abomination de tout genre voire même de destruction de civilisations entières, de pillage de richesse (ex. richesse de la cité juive de Jérusalem a permis au romains de construire le colisée de Vespasien bien que les dix (10) années de règnes de Titus Flavius Vespasianus soit reconnu aujourd’hui comme ceux de la rigueur budgétaire dans l’empire), la traite négrière, etc. Juste après la deuxième guerre, cette gouvernance s’est traduite par la signature des accords entre alliés, d’une part, et jugement des dirigeants fascistes et nazis, d’autre part. L’issue de la guerre, c’est-a-dire, la victoire du camp alliés a signé l’enterrement de la S.D.N et le début de la guerre froide. La S.D.N fut donc sacrifiée sur l’Autel de l’égocentrisme des Hommes, pourtant tous égaux en droits, indépendamment de leur race, sexe et orientation sexuelle, pays, idéaux, etc.. Deux blocs de la G.M, à savoir le bloc libéral et le bloc socialiste, ont concurremment subsistées jusqu’à ce que la Perestroïka donne le coup de grâce à l’U.R.S.S, marquant ainsi l’avènement d’un monde unipolaire, que certains dissidents au système néolibéral qualifient d’Impérialisme américain.

    Dans le Bas monde, la G.M s’est traduite, entre temps, par une colonisation généralisée, sous prétexte d’apporter la civilisation, mais, en effet, dans le seul but de contrôler les ressources pétrolières et naturelles au niveau global. Les indépendances apparentes accordées à la fin de deuxième guerre mondiale n’ont pas pourtant résolu la question de la colonisation économique et la colonisation des mentalités. Rappelons ici que l’esclavage a aussi représentée une forme de G.M, à une certaine époque ou les Consciences humaines n’étaient pas assez éclairées. Cela dit les raisons spirituelles qui président à la fondation d’un G.M restent les meilleures qui puissent être, à savoir que les hommes sont des frères et des sœurs, indépendamment de leur race, de leur religion, de leur classe sociale, de leur pays, de leur idéaux et que tous nous méritons le même respect et la même considération. Cette vision du G.M qui prévalait dès les débuts de l’idéologie du Village Global n’a-t-elle pas tendance, aujourd’hui, à être éclipsée par les penchants les plus égocentriques du mouvement ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre dans notre conclusion.

    L’Organisation des Nations Unis (O.N.U)

    Après la dissolution de la S.D.N, le monde avait besoin d’une nouvelle structure qui tiendrait compte des lacunes de cette dernière. Ainsi, la conférence de Yalta de 1947 a jeté les bases de la création de Nation Unis comme une version améliorée de la G.M. 

    Mais quelques temps après son avènement l’ONU a essuyé certaines des reproches faites à la défunte S.D.N.

    Les Faiblesses de l’O.N.U et la structure actuelle de la G.M.

    Analysons le Communiqué de presse IHA/1071 de l’O.N.U datant de 2005.

    VIENNE, 8 août (Service d’information de l’ONU) — Les catastrophes naturelles comme le tsunami dans l’Océan Indien ou l’invasion des crickets ou encore la sécheresse ainsi que les conflits de grande ampleur comme ceux en Afghanistan, en Iraq, au Darfour et en République démocratiques du Congo (RDC), ces dernières années, ont mis à l’épreuve la capacité des Nations Unies à mener une action humanitaire conforme aux besoins. Cette année, les crises qui ont secoué une vingtaine d’endroits dans le monde ont précipité dans le besoin quelque 26 millions de personnes qui nécessitaient une assistance humanitaire de l’ordre de 4,5 milliards de dollars.
    Les situations d’urgence qui requièrent une réponse mondiale ont gagné en complexité, prévient le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Jan Egeland qui cite cinq ingrédients du succès : un haut degré de préparation et une bonne évaluation des risques, un financement prévisible, une appropriation nationale des efforts, un équilibre entre les efforts à court terme et à long terme, et une bonne coordination entre les différents acteurs. En matière d’assistance humanitaire, le bilan de l’ONU est plutôt positif. Le nombre total des réfugiés dans le monde est à son niveau le plus bas depuis 1980 et les perspectives de paix se multiplient dans un certain nombre de pays, en particulier en Afrique.
    D’après les observateurs, le tsunami a suscité des marques sans précédent de solidarité, de générosité et de coopération de la part de la communauté internationale. « Aujourd’hui, dans les zones affectées, les infrastructures de santé sont probablement bien meilleures qu’elles ne l’étaient avant la catastrophe » constate, par exemple, le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU. Ce tour de force ne saurait cacher de réelles faiblesses dans la réponse humanitaire.

    On peut citer le manque d’expertise dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, de la gestion des abris et des camps et de la protection. La coordination entre les ONG, et entre ces dernières et les Nations Unies n’a pas non plus été à la hauteur des défis, en particulier dans le secteur de la santé. Ces faiblesses ont démontré la nécessité pour le système de l’ONU de pouvoir miser sur l’expertise régionale et nationale. Elle est la plus à même de faire des évaluations rapides de la situation et de coordonner les premières réponses. De l’expérience du tsunami, il ressort que l’augmentation du degré de préparation locale est la clé d’une réponse humanitaire plus efficace.
    Sans une bonne préparation aux urgences et à l’évacuation, les réseaux les plus sophistiqués de détection et d’évaluation des risques ne serviront à rien. Ce principe de base de l’alerte rapide a démontré toute sa pertinence lors du tsunami qui a provoqué la mort de plus 240 000 millions de personnes et gravement touché plus de 158 millions d’autres personnes de la région. Pour prévenir de telles situations, la Commission océanographique de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a créé, en juin dernier, un groupe de coordination du système d’alerte fait d’un réseau de systèmes nationaux qui, à terme, seraient reliés par une base régionale.

    Au titre des autres faiblesses viennent la question des capacités financières, question d’autant pressante que l’assistance ne se limite pas, selon les mots du Secrétaire général de l’ONU, aux efforts de secours ; l’une des tâches les plus importantes étant de créer une rampe de lancement pour le développement. Les défis principaux sont donc la reconstruction, la prévention d’autres catastrophes et l’application des enseignements tirés de l’expérience.

    Selon l’ONU elle-même, le monde manque d’une Surveillance environnementale global (SEG) pour prévenir des catastrophes climatiques comme les tsunamis. Une telle surveillance serait à notre sens plus efficace si elle s’inscrivait dans un cadre plus global, plus cohérent en définitive mieux cordonné. Nous pensons qu’il est nécessaire de se situer dans une ONUE pour mieux défendre et prémunir l’humanité contre les effets du réchauffement climatique. L’absence d’une telle organisation pose le problème de coordination globale de la lutte contre les changements climatiques. L’ONU devrait souscrire à une démarche consistant à la mise en place d’une organisation mondiale de l’environnement (OME).

    L’une des faiblesses de l’ONU, selon l’ONU elle-même, est son incapacité financière de à répondre aux catastrophes mêmes celles provoquées par les guerres notamment en Afrique. En marge des guerres, il faut tenir compte des questions de réintégrations et de réinstallation des refugiés dans leur régions d’origine. La guerre aggravant la pauvreté, l’ONU passe d’un problème de sécurité et humanitaire à un problème de développement économique bien que ses instances satellites soient dévolues à de telles tâches. De même, après une catastrophe environnementale, l’ONU se retrouve avec des problèmes de pauvretés sur le bras. Il est souhaitable que les questions environnementales soient soustraits de l’agenda de l’ONU et confiées à une autre organisation. Il est nécessaire de remarquer que le point commun entre guerre et catastrophes climatiques est que les deux phénomènes génèrent des refugiés, normaux dans le cas des guerres et environnementaux dans le cas des catastrophes climatiques. Le rôle de l’ONU consiste à s’occuper des normaux en terme préventif et curatif, et des environnementaux seulement en terme curatif. L’aspect préventif des cas environnementaux ne relève donc pas des compétences onusiennes mais d’une autre qui n’existe pas encore.

    L’un des problèmes de la G.M est que le plus souvent des organisations comme l’ONU manque d’expertise pour les questions locales voire nationales, au lieu de tenir compte des expertises locales beaucoup d’organisation se sont longtemps limitées à concocter les formules dans des bureaux situés en Occident. Cela expliquerait en partie les échecs de développement. En plus, les agences de développements ne tiennent pas compte souvent de la dimension socio-culturelle des pays qui accueillent les différents projets. Par exemple, rien ne prouve que les africains lissent leur consommation, freedmaniennement parlant, comme le soutiennent implicitement certaines formules de développement économique.

    La guerre en Irak, sans le consentement de l’ONU, a montré clairement que les pays qui finançaient plus l’organisation avaient le plein droit de jouer sur l’échiquier international selon des méthodes qui leur sont propres sans être inquiétés par la communauté internationale et par l’ONU elle-même au détriment de l’opinion public mondiale. Cette guerre non encore justifiée contre le régime de Saddam Hussein qui été jugé et crucifié par la suite, a contribué à fragiliser l’ONU. Ce genre de comportement d’État délinquant ne devrait pas se répéter si les U.S tiennent compte de l’évolution actuelle des Consciences à moins de soutenir que les Conscience n’ont pas suffisamment évoluées de ce coté de l’Atlantique. Si cela se répétait le monde pourrait entrer dans une phase de troisième guerre mondiale, rappelons que l’Allemagne détenait un pouvoir semblable à celle qu’exerce les U.S aujourd’hui à la veille de la seconde guerre mondiale. Le changement dans le pouvoir économique au niveau global a amené certains pays émergents à revendiquer une reforme de l’organisation notamment son conseil de sécurité, le Cœur de la G.M. 

    Tous ces éléments soulignent les faiblesses de la structure et des canaux de transmission de la G.M au sein de l’ONU.

    a) Les pôles politico-financiers & les puissances spirituelles

    L’évolution dans notre monde s’est manifestée par la naissance de groupe de pression depuis les années 70. Au chapitre des pôles politico-financiers on peut citer, le Siècle (un think thank français), l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI), la fondation saint Simon, le Groupe Bilderberg chapeauté par David Rockefeller, etc.

    Selon le site internet SYTI.NET, l’IFRI est un « club de réflexion » consacré à la politique internationale, ce qui inclut des questions comme l’économie, la mondialisation, ou les méthodes de « gouvernance ». L’IFRI rassemble des personnalités politiques de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, et quelques universitaires, maîtres à penser.

    Selon toujours le site internet SYTI.NET, la fondation Saint-Simon serait un autre « club de réflexion » qui a rassemblé l’élite dirigeante française de 1985 à 1999. C’est l’organisation qui a le plus œuvré pour la conversion idéologique de la gauche française au libéralisme économique. Au vue de ces éléments, il est clair que depuis deux décennies, le pouvoir semble avoir changé de main compte tenu de l’apparition de ces nouveaux pouvoirs, celui des réseaux politico-économiques et politico-financiers.

    Le Groupe de Bilderberg, selon SYTI.NET, rassemble l’élite mondiale de la finance, de l’économie, de la politique et des médias. C’est le plus puissant des réseaux d’influence, au point d’être considéré comme un véritable gouvernement mondial par certains théoriciens de la Conspiration. Le Forum Économique Mondial peut être considéré comme une extension ou une image de ce Groupe au vue de la nature de ses partenaires.

    Au chapitre des pouvoirs spirituels, on peut citer le Vatican et les différents Ordres qui lui jurent implicitement ou explicitement allégeance, notamment, l’Opus Dei, l’Ordre de Malte, les Jésuites pour ne citer que ceux-ci. D’autres groupes ont été classés comme nouvelles formes de religion, l’Ordre des Maçons, la Rose-Croix (regroupe ceux qui se réclament de la Christie et ceux qui ne s’en réclament pas), les Lucis Trust, les Théosophes, etc…La grande ligne qui se dégage de ces groupes spirituels est l’idée que les hommes sont des frères et qu’ils peuvent fonder une Fraternité mondiale dirigée par un seul gouvernement, le Gouvernement mondial….Cette idée serait donc préférable à l’autodétermination des nations telle que connue dans les siècles derniers…

    b) Dissidences et limites du système de Brettons Woods

    Selon Tapsoba (APEM, 1er novembre 2007), le peu d’intérêt que manifeste envers le système Fond monétaire international (FMI) & Banque mondiale (BM) a jeté les bases d’une terrible dissidence dans le système monétaire et financier international. Le succès apparent de la Banque du sud dont la naissance s’est faite sous les auspices d’Hugo Chavez, un anti-néolibéral endurci ne facilite pas les choses pour le FMI et la BM. Le projet de l’Union africaine de fonder le Fonds monétaire africain est également une preuve que les dirigeants africains en sont venus à la conclusion que le FMI ne satisfait plus suffisamment leur besoin de refinancement auprès du système financier international, système envers lequel la majorité des États africains sont lourdement endettés. Heureusement, la dissidence est prise au sérieux par le nouveau patron du Fonds, l’ancien ministre français de l’économie et des finances de 1997 à 1999, Dominique Strauss-Kahn (DSK). Même la prise de fonction de l’Européen DSK a été critiquée par les pays émergents à travers une déclaration du G24 demandant à ce qu’on révise la règle tacite de la nomination d’un Européen à la tête du FMI et d’un Américain à la tête de la BM. Ce que soutient le Financial Time dans son éditorial du 24 août 2007 en stipulant que cette tradition n’a plus lieu d’être.

    Pour DSK, le FMI connaît une crise identitaire comme on peut lire dans ce communiqué de DSKteam du 28 septembre 2007 : « Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vient de me choisir pour succéder à Rodrigo de Rato au poste de Directeur général. C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité. Je veux remercier Jean-Claude Juncker, grâce à qui tout a commencé ; Nicolas Sarkozy, qui au nom de la France a appuyé avec force ma candidature ; les ministres de l’Union Européenne qui m’ont fait confiance et plus largement tous ceux qui m’ont apporté leur voix. Fort de la puissante légitimité que me donne le très large soutien dont j’ai bénéficié, notamment dans les pays émergents et les pays à bas revenus, je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi ». Deux formules méritent d’être analysées dans le communiqué de DSKteam ; en premier, engager sans tarder les reformes, et deuxièmement, aux services des peuples en favorisant la croissance et l’emploi.

    Ces formules soulignent tout simplement que le Fonds est en crise. Cette crise peut s’expliquer de la façon suivante : après la seconde guerre mondiale, les besoins de reconstruction des pays d’Europe couplés au vif souvenir de la crise financière des années trente (30) avaient légitimé la création du Fonds avec pour objectif de favoriser la croissance économique et le développement du commerce par le biais de la stabilité financière.

    Il faut cependant reconnaitre que notre monde a beaucoup changé et que le Fonds doit s’adapter en conséquence. Le FMI ne peut plus se contenter de prêter seulement de l’argent en contrepartie des règles dures pour des pays en difficulté financière. La complexité de la finance internationale actuelle à travers des événements comme la crise hypothécaire aux U.S ; le FMI doit de nos jours maîtriser un Serpent qui interconnecte les marchés et diffuse les crises à grande vitesse. Aussi, le changement des rapports de force économique manifesté par le poids de plus en plus grand des pays émergents dans l’économie mondiale, doit être considéré pour restructurer le conseil d’administration du Fonds. De plus, le besoin de combiner croissance économique et équité social par ces pays affaiblit le Fonds dont l’orthodoxie est différente. Par ailleurs, la quasi-absence de pays en crise a surement contribuer au tarissement des recettes du Fonds puisse ce dernier vit des intérêts des ressources prêtées aux pays. Le Fonds a également donc besoin d’une reforme budgétaire. Faut-il liquider le stock d’or du Fonds pour lui redonner une santé budgétaire ? Il est clair que l’orthodoxie financière internationale doit être redéfinie et cette redéfinition doit tenir des changements dans le pouvoir économique des pays émergents.

    Si les reformes promis par DSK venaient à prendre réellement forme, la G.M n’en sera que meilleure car elle en sortirait renforcée mais plus démocratique grâce à une institution qui pèse encore lourd sur l’échiquier mondial. La B.M devrait, elle aussi, amorcer des reformes profondes afin de la rapprocher plus des pays émergents et des pays à faibles revenus.

    Le G8 versus G24

    Depuis quelques temps, on a constaté le phénomène des groupes, les gouvernements se regroupent tenant compte d’un critère explicite d’homogénéité de niveau de développement ou de puissance. Lancé en 1975, le sommet du G7 devenu G8 par élargissement à la Russie en 1998, regroupe les pays les plus puissants de la planète économiquement parlant. Le G24 a été créé en 1971 par le groupe des 77, groupe de pays en développement, pour coordonner les positions de ceux-ci devant la puissance du G8. Dans le but de mieux contrôler ce groupe, le FMI lui a fournit un secrétariat. L’agenda du G24 se prépare donc en fonction de celui du Fonds puisse les rencontres du groupe ont lieu généralement deux fois par an, préalablement aux réunions du FMI. Bien que le G24 soit strictement limité à 24 pays membres, n’importe quel pays du G77 peut joindre les discussions. L’exemple le plus probant de cette flexibilité est l’invitation « spécial » de la Chine depuis les réunions de 1981.

    L’existence du G8, du G77, et du G24 prouve bien que la G.M n’est pas encore au point sinon, il n’y aurait qu’un seul G. Cette pléthore de Gs. justifie la naissance d’un autre pouvoir, l’Alter-mondialisme.
    Les Altermondialistes, un bruit blanc dans la G.M

    Le sommet du G8 n’attire pas que des sympathies. Elle est très souvent couplée aux manifestations des altermondialistes. Ce bruit dans la G.M doit être pris en compte et non rejeté. À notre avis, il s’agit d’un bruit blanc parce qu’il ne s’arrêtera jamais, il continuera tant que ces revendications, au vue de la mondialisation, ne seront pas satisfaites. Il ne s’estompera pas… Infatiguables, les altermondialistes ont réagit violemment au Forum Économique Mondial en créant le Forum Social Mondial qui est un lieu d’articulation des mouvements qui ne se retrouvent pas dans la G.M actuelle. Ils réclament entre autre l’avènement d’un monde meilleur, plus humaniste…une économie mondiale au service de l’Humain, etc.

    Conclusions & remarques

    Nous constations par cette analyse que la G.M n’est pas cohérente. Il y a du bruit dans le système. L’origine du bruit vient du fait qu’il existe plusieurs conceptions ou plusieurs façons de définir la G.M. Tandis que les groupes spirituelles définissent la G.M comme un gouvernement supranational en devenir avec le rêve d’une Fraternité mondiale, les groupes politico-financiers et idéologiques la perçoivent implicitement comme une puissance financière aux mains d’une poignée d’hommes et de femmes. Cela expliquerait-il que 4/5 des richesses mondiales soient détenus par 1/5 de personnes sur la planète en 1997 in Les Grandes Questions de l’Économie Internationale, 1ere Édition.

    Le problème actuel auquel, tous, sommes confrontés est celui de l’orientation de cette Force supranationale qu’est la G.M. Qui en prendra le contrôle ? Les Altermondialistes, les Politico-financiers, les Gouvernements, ou les Spirituelles ? Répondre à cette question, de mon humble avis, c’est répondre à la question qui a été posée dès le titre de cet article.

    Notes de l’auteur : G.M peut designer dans cet article Gouvernement mondial ou Gouvernance mondiale .

  • 5 commentaires

    Merci pour votre analyse intéressante et pertinente.

    2 questions…

    Au delà des structures gouvernementales (e.g. G8) le vrai pouvoir de G.M. n’est-il pas dans les mains de la haute finance et des corporations ? Faute de démocratie et de transparence dans le modèle de G.M. actuel…

    Et quelles seraient selon vous les premiers obstacles à franchir pour se rapprocher d’un G.M., comme vous semblez le favoriser, fondé sur la justice sociale ?

    HJ

    • Delwinde-Hermann Tapsoba

    Les limites des pouvoirs politico-financiers résident comme je l’ai mentionné dans l’article dans la force des nouveaux pouvoirs, ceux qui gouvernent le FORUM SOCIAL MONDIAL.

    Nous devrions nous attendre à ce que ce le FORUM SOCIAL soit de plus en plus courtisé par ces financiers dans le but d’en prendre le contrôle.

    Comme l’a dit David Rockefeller, LE MONDE EST DESORMAIS PRES A MARCHER VERS UN G.M, au sens bien entendu des politico-financiers, mais il suffit que l’une et l’autre des forces dominent pour faire basculer cette Fièvre.

    Le premier obstacle est que l’abetisation des masses n’est pas l’effet escompté et que le FSM ne soit pas infiltré, si ce n’est deja fait. Ensuite, il faut conscientisé ces masses, ce qui est difficile, car chacun veut sa part du gateau qu’est l’économie mondial.

    Ce n’est qu’une analyse, je n’ai rien contre aucune de ses forces en presence…

    • Delwinde-Hermann Tapsoba

    Les limites des pouvoirs politico-financiers résident comme je l’ai mentionné dans l’article dans la force des nouveaux pouvoirs, ceux qui gouvernent le FORUM SOCIAL MONDIAL.

    Nous devrions nous attendre à ce que ce le FORUM SOCIAL soit de plus en plus courtisé par ces financiers dans le but d’en prendre le contrôle.

    Comme l’a dit David Rockefeller, LE MONDE EST DESORMAIS PRES A MARCHER VERS UN G.M, au sens bien entendu des politico-financiers, mais il suffit que l’une et l’autre des forces dominent pour faire basculer cette Fièvre.

    Le premier obstacle est que l’abetisation des masses n’est pas l’effet escompté et que le FSM ne soit pas infiltré, si ce n’est deja fait. Ensuite, il faut conscientisé ces masses, ce qui est difficile, car chacun veut sa part du gateau qu’est l’économie mondial.

    Ce n’est qu’une analyse, je n’ai rien contre aucune de ses forces en presence…

    • Delwinde-Hermann Tapsoba

    De ma precedente reponse, mon cher HERVÉ, l’écologie reste à mon sens le seul espoir de l’Humanité.

    • Demian West

    Sans vouloir faire mon intello qui change de spirale pour faire le malin, je me demande si le concept de monde voudrait encore dire quelque chose de la totalité.

    Gloupsitude des études.

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