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Gouvernement mondial (G.M) pour qui ?

Nous pouvons raisonnablement fixer la naissance de la G.M au d?but de la naissance de la Soci?t? des nations (S.D.N), ? la mont? de la multinationalisation des firmes, et ? l’?mergence des ONG transnationales. Certains tentent de la fixer dans les p?riodes plus anciennes comme, l’?re ?gyptienne, Romaine avec ? son passif pr?s de 600 ans de G.M imp?riale assortie d’abomination de tout genre voire m?me de destruction de civilisations enti?res, de pillage de richesse (ex. richesse de la cit? juive de J?rusalem a permis au romains de construire le colis?e de Vespasien bien que les dix (10) ann?es de r?gnes de Titus Flavius Vespasianus soit reconnu aujourd’hui comme ceux de la rigueur budg?taire dans l’empire), la traite n?gri?re, etc. Juste apr?s la deuxi?me guerre, cette gouvernance s’est traduite par la signature des accords entre alli?s, d’une part, et jugement des dirigeants fascistes et nazis, d’autre part. L’issue de la guerre, c’est-a-dire, la victoire du camp alli?s a sign? l’enterrement de la S.D.N et le d?but de la guerre froide. La S.D.N fut donc sacrifi?e sur l’Autel de l’?gocentrisme des Hommes, pourtant tous ?gaux en droits, ind?pendamment de leur race, sexe et orientation sexuelle, pays, id?aux, etc.. Deux blocs de la G.M, ? savoir le bloc lib?ral et le bloc socialiste, ont concurremment subsist?es jusqu’? ce que la Perestro?ka donne le coup de gr?ce ? l’U.R.S.S, marquant ainsi l’av?nement d’un monde unipolaire, que certains dissidents au syst?me n?olib?ral qualifient d’Imp?rialisme am?ricain.

Dans le Bas monde, la G.M s’est traduite, entre temps, par une colonisation g?n?ralis?e, sous pr?texte d’apporter la civilisation, mais, en effet, dans le seul but de contr?ler les ressources p?troli?res et naturelles au niveau global. Les ind?pendances apparentes accord?es ? la fin de deuxi?me guerre mondiale n’ont pas pourtant r?solu la question de la colonisation ?conomique et la colonisation des mentalit?s. Rappelons ici que l’esclavage a aussi repr?sent?e une forme de G.M, ? une certaine ?poque ou les Consciences humaines n’?taient pas assez ?clair?es. Cela dit les raisons spirituelles qui pr?sident ? la fondation d’un G.M restent les meilleures qui puissent ?tre, ? savoir que les hommes sont des fr?res et des sœurs, ind?pendamment de leur race, de leur religion, de leur classe sociale, de leur pays, de leur id?aux et que tous nous m?ritons le m?me respect et la m?me consid?ration. Cette vision du G.M qui pr?valait d?s les d?buts de l’id?ologie du Village Global n’a-t-elle pas tendance, aujourd’hui, ? ?tre ?clips?e par les penchants les plus ?gocentriques du mouvement ? C’est ? cette question que nous allons tenter de r?pondre dans notre conclusion.

L’Organisation des Nations Unis (O.N.U)

Apr?s la dissolution de la S.D.N, le monde avait besoin d’une nouvelle structure qui tiendrait compte des lacunes de cette derni?re. Ainsi, la conf?rence de Yalta de 1947 a jet? les bases de la cr?ation de Nation Unis comme une version am?lior?e de la G.M. 

Mais quelques temps apr?s son av?nement l’ONU a essuy? certaines des reproches faites ? la d?funte S.D.N.

Les Faiblesses de l’O.N.U et la structure actuelle de la G.M.

Analysons le Communiqu? de presse IHA/1071 de l’O.N.U datant de 2005.

VIENNE, 8 ao?t (Service d’information de l’ONU) — Les catastrophes naturelles comme le tsunami dans l’Oc?an Indien ou l’invasion des crickets ou encore la s?cheresse ainsi que les conflits de grande ampleur comme ceux en Afghanistan, en Iraq, au Darfour et en R?publique d?mocratiques du Congo (RDC), ces derni?res ann?es, ont mis ? l’?preuve la capacit? des Nations Unies ? mener une action humanitaire conforme aux besoins. Cette ann?e, les crises qui ont secou? une vingtaine d’endroits dans le monde ont pr?cipit? dans le besoin quelque 26 millions de personnes qui n?cessitaient une assistance humanitaire de l’ordre de 4,5 milliards de dollars.
Les situations d’urgence qui requi?rent une r?ponse mondiale ont gagn? en complexit?, pr?vient le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Jan Egeland qui cite cinq ingr?dients du succ?s : un haut degr? de pr?paration et une bonne ?valuation des risques, un financement pr?visible, une appropriation nationale des efforts, un ?quilibre entre les efforts ? court terme et ? long terme, et une bonne coordination entre les diff?rents acteurs. En mati?re d’assistance humanitaire, le bilan de l’ONU est plut?t positif. Le nombre total des r?fugi?s dans le monde est ? son niveau le plus bas depuis 1980 et les perspectives de paix se multiplient dans un certain nombre de pays, en particulier en Afrique.
D’apr?s les observateurs, le tsunami a suscit? des marques sans pr?c?dent de solidarit?, de g?n?rosit? et de coop?ration de la part de la communaut? internationale. « Aujourd’hui, dans les zones affect?es, les infrastructures de sant? sont probablement bien meilleures qu’elles ne l’?taient avant la catastrophe » constate, par exemple, le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU. Ce tour de force ne saurait cacher de r?elles faiblesses dans la r?ponse humanitaire.

On peut citer le manque d’expertise dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, de la gestion des abris et des camps et de la protection. La coordination entre les ONG, et entre ces derni?res et les Nations Unies n’a pas non plus ?t? ? la hauteur des d?fis, en particulier dans le secteur de la sant?. Ces faiblesses ont d?montr? la n?cessit? pour le syst?me de l’ONU de pouvoir miser sur l’expertise r?gionale et nationale. Elle est la plus ? m?me de faire des ?valuations rapides de la situation et de coordonner les premi?res r?ponses. De l’exp?rience du tsunami, il ressort que l’augmentation du degr? de pr?paration locale est la cl? d’une r?ponse humanitaire plus efficace.
Sans une bonne pr?paration aux urgences et ? l’?vacuation, les r?seaux les plus sophistiqu?s de d?tection et d’?valuation des risques ne serviront ? rien. Ce principe de base de l’alerte rapide a d?montr? toute sa pertinence lors du tsunami qui a provoqu? la mort de plus 240 000 millions de personnes et gravement touch? plus de 158 millions d’autres personnes de la r?gion. Pour pr?venir de telles situations, la Commission oc?anographique de l’Organisation des Nations Unies pour l’?ducation, la science et la culture (UNESCO) a cr??, en juin dernier, un groupe de coordination du syst?me d’alerte fait d’un r?seau de syst?mes nationaux qui, ? terme, seraient reli?s par une base r?gionale.

Au titre des autres faiblesses viennent la question des capacit?s financi?res, question d’autant pressante que l’assistance ne se limite pas, selon les mots du Secr?taire g?n?ral de l’ONU, aux efforts de secours ; l’une des t?ches les plus importantes ?tant de cr?er une rampe de lancement pour le d?veloppement. Les d?fis principaux sont donc la reconstruction, la pr?vention d’autres catastrophes et l’application des enseignements tir?s de l’exp?rience.

Selon l’ONU elle-m?me, le monde manque d’une Surveillance environnementale global (SEG) pour pr?venir des catastrophes climatiques comme les tsunamis. Une telle surveillance serait ? notre sens plus efficace si elle s’inscrivait dans un cadre plus global, plus coh?rent en d?finitive mieux cordonn?. Nous pensons qu’il est n?cessaire de se situer dans une ONUE pour mieux d?fendre et pr?munir l’humanit? contre les effets du r?chauffement climatique. L’absence d’une telle organisation pose le probl?me de coordination globale de la lutte contre les changements climatiques. L’ONU devrait souscrire ? une d?marche consistant ? la mise en place d’une organisation mondiale de l’environnement (OME).

L’une des faiblesses de l’ONU, selon l’ONU elle-m?me, est son incapacit? financi?re de ? r?pondre aux catastrophes m?mes celles provoqu?es par les guerres notamment en Afrique. En marge des guerres, il faut tenir compte des questions de r?int?grations et de r?installation des refugi?s dans leur r?gions d’origine. La guerre aggravant la pauvret?, l’ONU passe d’un probl?me de s?curit? et humanitaire ? un probl?me de d?veloppement ?conomique bien que ses instances satellites soient d?volues ? de telles t?ches. De m?me, apr?s une catastrophe environnementale, l’ONU se retrouve avec des probl?mes de pauvret?s sur le bras. Il est souhaitable que les questions environnementales soient soustraits de l’agenda de l’ONU et confi?es ? une autre organisation. Il est n?cessaire de remarquer que le point commun entre guerre et catastrophes climatiques est que les deux ph?nom?nes g?n?rent des refugi?s, normaux dans le cas des guerres et environnementaux dans le cas des catastrophes climatiques. Le r?le de l’ONU consiste ? s’occuper des normaux en terme pr?ventif et curatif, et des environnementaux seulement en terme curatif. L’aspect pr?ventif des cas environnementaux ne rel?ve donc pas des comp?tences onusiennes mais d’une autre qui n’existe pas encore.

L’un des probl?mes de la G.M est que le plus souvent des organisations comme l’ONU manque d’expertise pour les questions locales voire nationales, au lieu de tenir compte des expertises locales beaucoup d’organisation se sont longtemps limit?es ? concocter les formules dans des bureaux situ?s en Occident. Cela expliquerait en partie les ?checs de d?veloppement. En plus, les agences de d?veloppements ne tiennent pas compte souvent de la dimension socio-culturelle des pays qui accueillent les diff?rents projets. Par exemple, rien ne prouve que les africains lissent leur consommation, freedmaniennement parlant, comme le soutiennent implicitement certaines formules de d?veloppement ?conomique.

La guerre en Irak, sans le consentement de l’ONU, a montr? clairement que les pays qui finan?aient plus l’organisation avaient le plein droit de jouer sur l’?chiquier international selon des m?thodes qui leur sont propres sans ?tre inqui?t?s par la communaut? internationale et par l’ONU elle-m?me au d?triment de l’opinion public mondiale. Cette guerre non encore justifi?e contre le r?gime de Saddam Hussein qui ?t? jug? et crucifi? par la suite, a contribu? ? fragiliser l’ONU. Ce genre de comportement d’?tat d?linquant ne devrait pas se r?p?ter si les U.S tiennent compte de l’?volution actuelle des Consciences ? moins de soutenir que les Conscience n’ont pas suffisamment ?volu?es de ce cot? de l’Atlantique. Si cela se r?p?tait le monde pourrait entrer dans une phase de troisi?me guerre mondiale, rappelons que l’Allemagne d?tenait un pouvoir semblable ? celle qu’exerce les U.S aujourd’hui ? la veille de la seconde guerre mondiale. Le changement dans le pouvoir ?conomique au niveau global a amen? certains pays ?mergents ? revendiquer une reforme de l’organisation notamment son conseil de s?curit?, le Cœur de la G.M. 

Tous ces ?l?ments soulignent les faiblesses de la structure et des canaux de transmission de la G.M au sein de l’ONU.

a) Les p?les politico-financiers & les puissances spirituelles

L’?volution dans notre monde s’est manifest?e par la naissance de groupe de pression depuis les ann?es 70. Au chapitre des p?les politico-financiers on peut citer, le Si?cle (un think thank fran?ais), l’Institut Fran?ais des Relations Internationales (IFRI), la fondation saint Simon, le Groupe Bilderberg chapeaut? par David Rockefeller, etc.

Selon le site internet SYTI.NET, l’IFRI est un « club de r?flexion » consacr? ? la politique internationale, ce qui inclut des questions comme l’?conomie, la mondialisation, ou les m?thodes de « gouvernance ». L’IFRI rassemble des personnalit?s politiques de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, et quelques universitaires, ma?tres ? penser.

Selon toujours le site internet SYTI.NET, la fondation Saint-Simon serait un autre « club de r?flexion » qui a rassembl? l’?lite dirigeante fran?aise de 1985 ? 1999. C’est l’organisation qui a le plus œuvr? pour la conversion id?ologique de la gauche fran?aise au lib?ralisme ?conomique. Au vue de ces ?l?ments, il est clair que depuis deux d?cennies, le pouvoir semble avoir chang? de main compte tenu de l’apparition de ces nouveaux pouvoirs, celui des r?seaux politico-?conomiques et politico-financiers.

Le Groupe de Bilderberg, selon SYTI.NET, rassemble l’?lite mondiale de la finance, de l’?conomie, de la politique et des m?dias. C’est le plus puissant des r?seaux d’influence, au point d’?tre consid?r? comme un v?ritable gouvernement mondial par certains th?oriciens de la Conspiration. Le Forum ?conomique Mondial peut ?tre consid?r? comme une extension ou une image de ce Groupe au vue de la nature de ses partenaires.

Au chapitre des pouvoirs spirituels, on peut citer le Vatican et les diff?rents Ordres qui lui jurent implicitement ou explicitement all?geance, notamment, l’Opus Dei, l’Ordre de Malte, les J?suites pour ne citer que ceux-ci. D’autres groupes ont ?t? class?s comme nouvelles formes de religion, l’Ordre des Ma?ons, la Rose-Croix (regroupe ceux qui se r?clament de la Christie et ceux qui ne s’en r?clament pas), les Lucis Trust, les Th?osophes, etc…La grande ligne qui se d?gage de ces groupes spirituels est l’id?e que les hommes sont des fr?res et qu’ils peuvent fonder une Fraternit? mondiale dirig?e par un seul gouvernement, le Gouvernement mondial….Cette id?e serait donc pr?f?rable ? l’autod?termination des nations telle que connue dans les si?cles derniers…

b) Dissidences et limites du syst?me de Brettons Woods

Selon Tapsoba (APEM, 1er novembre 2007), le peu d’int?r?t que manifeste envers le syst?me Fond mon?taire international (FMI) & Banque mondiale (BM) a jet? les bases d’une terrible dissidence dans le syst?me mon?taire et financier international. Le succ?s apparent de la Banque du sud dont la naissance s’est faite sous les auspices d’Hugo Chavez, un anti-n?olib?ral endurci ne facilite pas les choses pour le FMI et la BM. Le projet de l’Union africaine de fonder le Fonds mon?taire africain est ?galement une preuve que les dirigeants africains en sont venus ? la conclusion que le FMI ne satisfait plus suffisamment leur besoin de refinancement aupr?s du syst?me financier international, syst?me envers lequel la majorit? des ?tats africains sont lourdement endett?s. Heureusement, la dissidence est prise au s?rieux par le nouveau patron du Fonds, l’ancien ministre fran?ais de l’?conomie et des finances de 1997 ? 1999, Dominique Strauss-Kahn (DSK). M?me la prise de fonction de l’Europ?en DSK a ?t? critiqu?e par les pays ?mergents ? travers une d?claration du G24 demandant ? ce qu’on r?vise la r?gle tacite de la nomination d’un Europ?en ? la t?te du FMI et d’un Am?ricain ? la t?te de la BM. Ce que soutient le Financial Time dans son ?ditorial du 24 ao?t 2007 en stipulant que cette tradition n’a plus lieu d’?tre.

Pour DSK, le FMI conna?t une crise identitaire comme on peut lire dans ce communiqu? de DSKteam du 28 septembre 2007 : « Le Conseil d’administration du Fonds mon?taire international vient de me choisir pour succ?der ? Rodrigo de Rato au poste de Directeur g?n?ral. C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilit?. Je veux remercier Jean-Claude Juncker, gr?ce ? qui tout a commenc? ; Nicolas Sarkozy, qui au nom de la France a appuy? avec force ma candidature ; les ministres de l’Union Europ?enne qui m’ont fait confiance et plus largement tous ceux qui m’ont apport? leur voix. Fort de la puissante l?gitimit? que me donne le tr?s large soutien dont j’ai b?n?fici?, notamment dans les pays ?mergents et les pays ? bas revenus, je suis d?termin? ? engager sans tarder les r?formes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilit? financi?re au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi ». Deux formules m?ritent d’?tre analys?es dans le communiqu? de DSKteam ; en premier, engager sans tarder les reformes, et deuxi?mement, aux services des peuples en favorisant la croissance et l’emploi.

Ces formules soulignent tout simplement que le Fonds est en crise. Cette crise peut s’expliquer de la fa?on suivante : apr?s la seconde guerre mondiale, les besoins de reconstruction des pays d’Europe coupl?s au vif souvenir de la crise financi?re des ann?es trente (30) avaient l?gitim? la cr?ation du Fonds avec pour objectif de favoriser la croissance ?conomique et le d?veloppement du commerce par le biais de la stabilit? financi?re.

Il faut cependant reconnaitre que notre monde a beaucoup chang? et que le Fonds doit s’adapter en cons?quence. Le FMI ne peut plus se contenter de pr?ter seulement de l’argent en contrepartie des r?gles dures pour des pays en difficult? financi?re. La complexit? de la finance internationale actuelle ? travers des ?v?nements comme la crise hypoth?caire aux U.S ; le FMI doit de nos jours ma?triser un Serpent qui interconnecte les march?s et diffuse les crises ? grande vitesse. Aussi, le changement des rapports de force ?conomique manifest? par le poids de plus en plus grand des pays ?mergents dans l’?conomie mondiale, doit ?tre consid?r? pour restructurer le conseil d’administration du Fonds. De plus, le besoin de combiner croissance ?conomique et ?quit? social par ces pays affaiblit le Fonds dont l’orthodoxie est diff?rente. Par ailleurs, la quasi-absence de pays en crise a surement contribuer au tarissement des recettes du Fonds puisse ce dernier vit des int?r?ts des ressources pr?t?es aux pays. Le Fonds a ?galement donc besoin d’une reforme budg?taire. Faut-il liquider le stock d’or du Fonds pour lui redonner une sant? budg?taire ? Il est clair que l’orthodoxie financi?re internationale doit ?tre red?finie et cette red?finition doit tenir des changements dans le pouvoir ?conomique des pays ?mergents.

Si les reformes promis par DSK venaient ? prendre r?ellement forme, la G.M n’en sera que meilleure car elle en sortirait renforc?e mais plus d?mocratique gr?ce ? une institution qui p?se encore lourd sur l’?chiquier mondial. La B.M devrait, elle aussi, amorcer des reformes profondes afin de la rapprocher plus des pays ?mergents et des pays ? faibles revenus.

Le G8 versus G24

Depuis quelques temps, on a constat? le ph?nom?ne des groupes, les gouvernements se regroupent tenant compte d’un crit?re explicite d’homog?n?it? de niveau de d?veloppement ou de puissance. Lanc? en 1975, le sommet du G7 devenu G8 par ?largissement ? la Russie en 1998, regroupe les pays les plus puissants de la plan?te ?conomiquement parlant. Le G24 a ?t? cr?? en 1971 par le groupe des 77, groupe de pays en d?veloppement, pour coordonner les positions de ceux-ci devant la puissance du G8. Dans le but de mieux contr?ler ce groupe, le FMI lui a fournit un secr?tariat. L’agenda du G24 se pr?pare donc en fonction de celui du Fonds puisse les rencontres du groupe ont lieu g?n?ralement deux fois par an, pr?alablement aux r?unions du FMI. Bien que le G24 soit strictement limit? ? 24 pays membres, n’importe quel pays du G77 peut joindre les discussions. L’exemple le plus probant de cette flexibilit? est l’invitation « sp?cial » de la Chine depuis les r?unions de 1981.

L’existence du G8, du G77, et du G24 prouve bien que la G.M n’est pas encore au point sinon, il n’y aurait qu’un seul G. Cette pl?thore de Gs. justifie la naissance d’un autre pouvoir, l’Alter-mondialisme.
Les Altermondialistes, un bruit blanc dans la G.M

Le sommet du G8 n’attire pas que des sympathies. Elle est tr?s souvent coupl?e aux manifestations des altermondialistes. Ce bruit dans la G.M doit ?tre pris en compte et non rejet?. ? notre avis, il s’agit d’un bruit blanc parce qu’il ne s’arr?tera jamais, il continuera tant que ces revendications, au vue de la mondialisation, ne seront pas satisfaites. Il ne s’estompera pas… Infatiguables, les altermondialistes ont r?agit violemment au Forum ?conomique Mondial en cr?ant le Forum Social Mondial qui est un lieu d’articulation des mouvements qui ne se retrouvent pas dans la G.M actuelle. Ils r?clament entre autre l’av?nement d’un monde meilleur, plus humaniste…une ?conomie mondiale au service de l’Humain, etc.

Conclusions & remarques

Nous constations par cette analyse que la G.M n’est pas coh?rente. Il y a du bruit dans le syst?me. L’origine du bruit vient du fait qu’il existe plusieurs conceptions ou plusieurs fa?ons de d?finir la G.M. Tandis que les groupes spirituelles d?finissent la G.M comme un gouvernement supranational en devenir avec le r?ve d’une Fraternit? mondiale, les groupes politico-financiers et id?ologiques la per?oivent implicitement comme une puissance financi?re aux mains d’une poign?e d’hommes et de femmes. Cela expliquerait-il que 4/5 des richesses mondiales soient d?tenus par 1/5 de personnes sur la plan?te en 1997 in Les Grandes Questions de l’?conomie Internationale, 1ere ?dition.

Le probl?me actuel auquel, tous, sommes confront?s est celui de l’orientation de cette Force supranationale qu’est la G.M. Qui en prendra le contr?le ? Les Altermondialistes, les Politico-financiers, les Gouvernements, ou les Spirituelles ? R?pondre ? cette question, de mon humble avis, c’est r?pondre ? la question qui a ?t? pos?e d?s le titre de cet article.

Notes de l’auteur : G.M peut designer dans cet article Gouvernement mondial ou Gouvernance mondiale .

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4 Commentaire

  1. avatar

    Merci pour votre analyse intéressante et pertinente.

    2 questions…

    Au delà des structures gouvernementales (e.g. G8) le vrai pouvoir de G.M. n’est-il pas dans les mains de la haute finance et des corporations ? Faute de démocratie et de transparence dans le modèle de G.M. actuel…

    Et quelles seraient selon vous les premiers obstacles à franchir pour se rapprocher d’un G.M., comme vous semblez le favoriser, fondé sur la justice sociale ?

    HJ

  2. avatar
    Delwinde-Hermann Tapsoba

    Les limites des pouvoirs politico-financiers résident comme je l’ai mentionné dans l’article dans la force des nouveaux pouvoirs, ceux qui gouvernent le FORUM SOCIAL MONDIAL.

    Nous devrions nous attendre à ce que ce le FORUM SOCIAL soit de plus en plus courtisé par ces financiers dans le but d’en prendre le contrôle.

    Comme l’a dit David Rockefeller, LE MONDE EST DESORMAIS PRES A MARCHER VERS UN G.M, au sens bien entendu des politico-financiers, mais il suffit que l’une et l’autre des forces dominent pour faire basculer cette Fièvre.

    Le premier obstacle est que l’abetisation des masses n’est pas l’effet escompté et que le FSM ne soit pas infiltré, si ce n’est deja fait. Ensuite, il faut conscientisé ces masses, ce qui est difficile, car chacun veut sa part du gateau qu’est l’économie mondial.

    Ce n’est qu’une analyse, je n’ai rien contre aucune de ses forces en presence…

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    Delwinde-Hermann Tapsoba

    Les limites des pouvoirs politico-financiers résident comme je l’ai mentionné dans l’article dans la force des nouveaux pouvoirs, ceux qui gouvernent le FORUM SOCIAL MONDIAL.

    Nous devrions nous attendre à ce que ce le FORUM SOCIAL soit de plus en plus courtisé par ces financiers dans le but d’en prendre le contrôle.

    Comme l’a dit David Rockefeller, LE MONDE EST DESORMAIS PRES A MARCHER VERS UN G.M, au sens bien entendu des politico-financiers, mais il suffit que l’une et l’autre des forces dominent pour faire basculer cette Fièvre.

    Le premier obstacle est que l’abetisation des masses n’est pas l’effet escompté et que le FSM ne soit pas infiltré, si ce n’est deja fait. Ensuite, il faut conscientisé ces masses, ce qui est difficile, car chacun veut sa part du gateau qu’est l’économie mondial.

    Ce n’est qu’une analyse, je n’ai rien contre aucune de ses forces en presence…

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    Delwinde-Hermann Tapsoba

    De ma precedente reponse, mon cher HERVÉ, l’écologie reste à mon sens le seul espoir de l’Humanité.