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Google Spreadsheet : Microsoft trop forte ?

Apr?s le traitement de texte enti?rement en ligne Writely, voil? que Google remet ?a avec Spreadsheet. Il s’agit cette fois d’un tableur ? la Excel de Microsoft et, tout comme son fr?rot Writely, il est ?galement enti?rement en ligne.

Je me r?jouis de cette annonce, car je crois que l’?volution des logiciels passera t?t ou tard par Internet. Bon, peut-?tre pas tous, mais plusieurs comme le courriel, les traitements de texte et les tableurs. En effet, la vitesse de la bande passante et la capacit? des serveurs d’aujourd’hui peuvent supporter ce genre d’applications, m?me sur un large volume. De plus, beaucoup de traitements se font du c?t? client, directement sur le navigateur.

Mais par-dessus le fait que le logiciel soit 100% web, c’est surtout la comp?tition entre Google et Microsoft qui m’int?resse. Microsoft, qui faisait la pluie et le beau temps avec sa suite Office, a maintenant un concurrent s?rieux qui pourrait lui faire du tort.

Google a maintenant dans sa bo?te ? outils de bureautique un traitement de texte, un tableur, un calendrier, le courrier ?lectronique et la messagerie instantan?e. Bref, le kit de comp?tition parfait.

Mais Microsoft n’entend pas regarder le train passer. Elle investit consid?rablement dans sa strat?gie Windows Live et Office Live qui consiste ? mettre les produits Microsoft en version 100% web.

La lutte n’est cependant pas une mince affaire pour Google. Bien que celle-ci soit g?n?ralement plus aim?e que son adversaire, elle est bien moins ?quip?e. Microsoft ? des quantit?s incroyables de liquidit?s de l’ordre de 60 milliards de dollars US. ? ceci, s’ajoute 1 milliard chaque mois ! Alors ? ceux qui croient que Microsoft est perdue face ? Google, ne r?vez pas de voir Bill ? la soupe populaire trop rapidement !

?galement, Microsoft a plusieurs ann?es d’expertise dans les outils bureautiques en plus d’avoir un r?seau de partenaires solidement ?tabli. Elle sait en outre ce que ces clients veulent puisqu’elle est connect?e avec ce milieu depuis fort longtemps. Google doit construire sa cr?dibilit? aupr?s des entreprises avant de se lancer ? l’assaut de Microsoft.

D’un autre c?t?, les versions web sont pour l’instant beaucoup moins compl?tes que celles install?es sur un poste de travail. Bien que ce soit amusant ? essayer, je ne crois pas que les entreprises d?laisseront leur suite Office du jour au lendemain pour les outils de Google.

En plus, Microsoft entend bien jouer dans les plates-bandes de Google puisque celle-ci se repositionne pour manger une part du g?teau de la publicit? qui est le pain et le beurre de Google.

Aussi, je n’ai pas pu trouver de vision claire et pr?cise qui dit o? Google s’en va avec tout ?a. Il s’agit surtout s’applications qui sortent de Google Lab, le laboratoire incubateur d’innovations web, et donc elles ne feraient pas parti, pour l’instant, d’une suite d’applications.

?videmment, je ne donne pas non plus Google battue d’avance. On a d?j? cru un jour que Yahoo ! ne pourrait ?tre d?log?e de son tr?ne dans le secteur de la recherche sur Internet… On peut s’attendre ? quelques bonnes surprises de sa part dans les prochaines ann?es et s?rement que les gens chez Microsoft les surveilleront de pr?s.

Ce que j’ai surtout h?te de voir, c’est le mod?le d’affaires derri?re tout ?a. C’est bien beau d?velopper des outils, acheter des compagnies, avoir des millions d’utilisateurs, mais tout ceci ? un co?t. Un co?t que l’on peut supposer gigantesque quand c’est d’envergure mondiale.

Il semblerait que le mod?le qui ressortira sera celui de l’abonnement premium. Il y aurait donc une version de base gratuite et une payante pour utiliser des options plus avanc?es.

C’est mon mod?le d’affaires de pr?dilection puisque la version gratuite permet de se cr?er une base d’utilisateurs et qu’on peut esp?rer qu’un certain pourcentage de ceux-ci paiera pour les fonctions suppl?mentaires. Il ne d?pend donc pas du march? de la publicit? qui conna?t des sautes d’humeur. Et est-ce que ceci am?nerait Google ? diversifier ses sources de revenus pour ?tre moins d?pendant de la publicit? ? Ce n’est s?rement pas une mauvaise id?e !

Bref, il y a l? une histoire ? suivre. J’ai r?ellement h?te d’en savoir plus, car lorsque deux g?ants se battent, ?a am?ne souvent des opportunit?s ou de nouvelles id?es pour les web entrepreneurs.

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    Les suites bureautique en ligne, n’ont qu’un avenir limité pour une simple et très bonne raison : la confidentialité des données.

    Certains services se portent facilement sur le WEB sans trop de problèmes ou de questions de sécurité : courriel personnel, gestion de temps, etc…

    Mais, j’ai de gros doute que les compagnies accepteront que des contenus sensibles (contrat, finance, comptabilité) soit hébergé par une tierce personne qui offre un service public via un simple interface WEB.

    L’avenir de ces services, sera le modèle client-serveur. Une entreprise va acheter un software qui hébergera les services de bureautique de façon centralisé, plus de licenses utilisateurs à gérer, un seul point de support, facilité de gestion des accès usagers, backup, etc… Un seul « logiciel » sur le PC utilisateur… Le browser. De plus, ça rend les employés indépendant du PC à leur poste. Donc, finis la non-productivité parce que le PC de l’usager est en panne. De plus rien n’empêchera les entreprises de donner accès à distance à ces services (via VPN ou https).

    Cette façon de faire permettra de maximiser flexibilité et sécurité.

    Du côté de l’usager domestique tant que MS-Office sera aisément piratable et que les alternatives gratuites existeron (OpenOffice), il est peu probable que des services comme writely ou Google SpreadSheets réussissent à convaincre. Encore une fois, c’est une question de ocnfidentialité et de sécurité. Je n’ai personnelement pas envie de gérér la valeur de mes placements/actifs à l’externe, ces informations doivent rester sur mon disque dur. Par contre, ce genre de service pourrait être utile pour de l’information plus « générique »… Exemple : listes de prix, liste d’items à partager (CD, DVD, livres…).

    Mais, je crois que nous devrons attendre au moins 1 an, avant de bien juger ce marché. Les Web Services manquent encore de maturités et les usagers/entreprises doivent apprivoiser ces nouveaux outils.