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Centpapiers

  • Gonzo

    5 octobre 2005 | 0 commentaire(s) | vu 415 fois


    Lundi soir, mes joyeux compagnons et moi avons eu la chance d’assister au « Dernier grand événement » de Pop Montréal pour le spectacle de Gonzales. La première partie était assurée par l’énergique nonagénère Irving Fields, un pianiste américain digne des grandes années du Music Hall, avec demandes spéciales et bonnes blagues à l’appui. M. Fields a bien impressionné son public en massacrant à vitesse grand V tout plein de pièces connues et moins connues de son répertoire, en ne manquant pas une occasion de vanter ses réalisations : 91 disques par-ci, 2 millions d’albums vendus par là, dommage que ses plus grands succès m’aient échappé… M’enfin, je me rappelerai longtemps de la série « Bagels & Bongos », « Pizza & Bongos », « Champagne & Bongos » et les autres. Comme quoi c’est le grand Fields qui a initié le mélange des genres dans les années 50. C’est sûr que le bonhomme connaît son piano mais un manque de nuance et son insistance à jouer vite vite vite ont fini par me lasser, j’avais hâte que Irving aille se coucher.

    En deuxième partie, mais non la moindre, un grand gaillard présenté comme étant Jason Beck s’installe à un vieux piano droit à moitié accordé et sans panneau… Je regarde mon amoureux en me disant : ah non, pas une autre première partie platte. Mais l’oeil protecteur de l’Homme me rassure : c’est bien Gonzales, lui-même en personne. Gonzales commence donc son tour de piano solo tout doucement. Quelle différence ! Un p’tit cul de même pas 50 ans ( !!), qui suit Fields, sait jouer tout en nuance, en couleur, en douceur. Oui, il sait jouer vite aussi, ça impressionne toujours les gens, mais il le fait avec une finesse fine et que dire de sa revisitation en mineur de pièces connues en majeur… Un délice ! Et puis, cerise sur le sundae, il nous parle en français alors que l’imbécile animateur de la soirée s’est exprimé en unilingue anglais… Quel réflexe d’aliéné à Montréal, deuxième ville francophone au monde… J’en reviens jamais….. Mais bon, comme Gonzales, lui, parle bien français (il vient d’ici après tout), il a racheté la soirée à lui seul. Et je ne vous parle même pas de son rap en français à saveur politique… C’est incroyablement charmant un anglo qui parle français….

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  • Aucun commentaire

    • Olivier Niquet

    Très bon résumé d’une excellente soirée… surprenant que tu n’aies pas cité le « vive le Québec libre » du petit gars de Ville Mont-Royal !

    • Sandrine Turcotte

    Il a pas dit : vive le Québec libre, il a dit Québec libre… Et comme tu me le faisais remarquer, le petit gars a pas mis les pieds au Québec depuis 10 ans alors faudrait pas y lire grand chose…

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