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Centpapiers

  • Gomery : Tome II

    1 février 2006 | 0 commentaire(s) | vu 428 fois

    Aujourd’hui se concluait une touchante histoire d’amour entre toute une population et sa bien aimée coqueluche avec qui elle a traversé ses moments les plus pénibles. C’est effectivement aujourd’hui, le mercredi 1er février, que le juge John Gomery remettait aux Communes le dernier des deux tomes de son rapport à grands succès.

    Sur ce deuxième ouvrage, le monsieur le plus gentil et le plus patient de la province du Québec en entier donnait son avis sur les différentes choses à changer dans toute l’armature fédérale pour que ce beau pays soit non seulement plus propre, mais également plus juste envers ses contribuables.

    Ses recommandations sont plus que pertinentes et voici l’explication un peu simpliste de ce renouveau procédural de la part des analystes politiques de l’inouille, maintenant habitués des tribunes politiques populaires.

    Tout d’abord, moins de pouvoir pour le bureau du Premier Ministre qui était, il faut le dire, un monstre dans l’appareil fédéral. Régulièrement appelé par son petit surnom, le PMO (Prime minister office) était synonyme de puissance absolue et arrivait comme un éléphant dans un magasin de porcelaine à l’intérieur de n’importe quelle organisation et/ou événements concernant le gouvernement du Canada. Il cassait tout et ne ramassait rien. Charmante bête qu’il faisait bon parler contre comme on dit.

    Ensuite, redéfinition du rôle du Greffier du Conseil Privé. Ce dernier nommait les sous-ministres et était lui-même pas mal beaucoup conseillé par les instances politiques. Ce qui nous donnait, imaginez donc, des ministères pas mal beaucoup politisés grâce à ces sous-ministres, disons, étroitement surveillés. La proposition du juge Gomery de cesser la nomination des sous-ministres devrait également aider à améliorer cet aspect.

    Dans cette logique, les relations entre politique et fonction publique devraient être réduites au strict minimum. C’est-à-dire ? Relation unique entre ces deux corps entre le ministre lui-même et le sous-ministre. Point à la ligne. Ce n’était pas le cas avant nous demandez vous ? Sachez chers amis que le corps politique avait ses chaises très bien installées près des bureaux des fonctionnaires fédéraux et le téléphone en ligne presque directe…

    D’ailleurs, une autre des recommandations met au jour une autre fâcheuse habitude d’insertion politique au sein des organes de fonctions : arrêter la nomination de personnel politique au sein de la fonction publique. Il arrive encore fréquemment qu’un membre d’un cabinet ministériel était nommé dans un poste de fonctionnaire, court-circuitant ainsi le processus normal, privant ainsi un valeureux employé d’un poste depuis longtemps convoité, pour la simple raison qu’il venait directement du cercle politique. Inutile d’ailleurs de préciser qu’il arrivait fréquemment que ces derniers avaient souvent l’égo aussi gros que les mensonges de monsieur Jean Pelletier et que cette attitude n’aidait certainement pas l’intégration déjà suspecte de ces personnes au sein de la fonction publique fédérale…

    Évidemment ce ne sont pas les seules recommandations de la part du juge Gomery mais ces grandes lignes prouvent une fois de plus de quelle manière s’étaient immiscées les instances politiques dans les failles de la fonction publique au cours des dernières années.

    Voilà en gros la belle manière avec laquelle monsieur Gomery désire laisser sa marque dans l’histoire du Canada. Nous lui disons au revoir, en espérant que ces mesures seront adoptées, et que peut-être nos amis les députés fédéraux ne confondront plus Parti Libéral (ou Conservateur…) et Gouvernement fédéral, comme c’était si souvent le cas auparavant…

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  • Aucun commentaire

    • Olivier Niquet

    Tu devrais passer à la TV avec ça.

    Je te trouve un peu optimiste par contre… mais bon, « quand on change d’attitude, ça change tout ». Aussi, je me demande toujours pourquoi tu n’invoques pas sur cette tribune diverses anecdotes de ta vie de fonctionnaire fédéral, elles auraient ajouté du poids à cet article.

    T’as peur ? On peut te créer un compte pour que tu écrives sous un pseudonyme…

    • Amélie

    C’est risqué de mordre la main qui nous nourrit…

    Il ne faut pas sous-estimer l’impact du politique dans la vie d’un fonctionnaire. Au municipal, on le subit souvent.

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