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Glass-Steagle si peu important ? Un peu d’histoire…

s-BULL-largeIl est ?tonnant que Minarchiste, en commentaire ? un article r?cent de Gilles Gervais sur ce sites, ait jug? cet article, qui a un but bien pr?cis, en l’accusant de ce qui ne s?y trouve pas, comme si cela n’eut pas exist? ailleurs dans d?autres ?crits (voir le site web, www.larouchepub.com, notamment les articles de John Hoeffle). Par exemple, pour le bailout des banques, non seulement il ne faudrait plus en faire, Larouche est tout ? fait d?accord avec cela et le dit, mais en plus il n?aurait jamais d? ?tre fait dans un premier lieu, contrairement ? ce qu?affirment la plupart des ?conomistes, leurs ?mules dans les ?coles comme les HEC et les perroquets de la presse ?crite qui affirment qu?il ?tait absolument n?cessaire.

Une r?organisation bancaire similaire ? celle de Roosevelt en 1933 aurait du ?tre faite, avec une distinction entre les dettes l?gitimes d?entreprises et des particuliers et l??limination des ?dettes? impayables – qui ne sont en fait que des paris entre des brookers, mais certains appelle cela de la cr?ation richesse? voil? toute l?ab?me de sagesse qu?on apprend aujourd?hui dans les ?coles mon?tarismes n?olib?rales comme Havard, ou encore que propage l?imp?rialiste lib?ral Niall Ferguson. Dans l?optique de Larouche, le Glass Steagall n?est qu?une mesure, essentielle, dans ce moment historique pr?cis, parmi d?autres (et d?autres mesures eurent d? ?tre prises avant, comme il le pr?conisa, ce qui aurait ?vit? la crise, mais voil?, ce qui est fait, est fait).

Vieille de 75 ans? (? M.Allard) Mais ce qui encore plus vieux, c?est l?id?e que la pure d?r?glementation, que le ?march? financier? laisser ? lui-m?me, m?nera au paradis terrestre, ? l?utopie sur terre. Comme les communismes, si ?a marche pas, il faut socialiser encore plus disait-il? et aujourd?hui, si ?a marche pas, plus de ?laisser-faire? faut-il? Toutes les mesures prises dans les ann?es 30 pour emp?cher que la d?pression des ann?es trente provoqu?e par les bulles financi?res de l??poque ne revienne ont ?t? enlev?es une ? une au nom de la ?modernit??, avec pour r?sultat les m?mes types de cons?quences (bien s?r, il y des diff?rences avec aujourd?hui, l?histoire n??tant jamais exactement la m?me).

On pourra lire sur le sujet l?article de Nicolas Firzli, de la ?prestigieuse? revue Analyse financi?re : Orthodoxie financi?re et r?gulation bancaire : les le?ons du Glass-Steagall Act. On notera que de tous les pays, c?est la Chine qui s?en est sorti le mieux du point de vue financier, en ayant vot? en 1995 et 98, des lois s?inspirant du Glass Steagall. http://www.canadianeuropean.com/yahoo_site_admin/assets/docs/Bank_Regulation_and_Financial_Orthodoxy__RAF__Jan_2010.784613.pdf

Le Glass Steagall n?est pas important? Peut-?tre pas pour vous Minarchiste, mais tous les pontes de Wall Street, de Londres et bien s?r Obama, le relais de ces milieux sont absolument contre et de mani?re hyst?rique – qui soit dit en passant finance tous les groupes comme le Cato Institute, dont souvent les membres semblent ?tre les ?idiots utiles?. Ainsi dans les ann?es 30, JP Morgan finan?ait le fascisme italien tout en promouvant le ?American Liberty League? aux ?tats-Unis et le coup d??tat fascisme manqu? de 1934 contre FD Rooselvelt (voir le livre de Jules Archer, The Plot to seize the White House).

De m?me les mesures n?olib?rales des ann?es 70, suppos?ment fait au nom de la ?democracy and free market? ne furent qu?une mascarade; pour implanter l?utopie de Freeman et sa ?libert?? (sic) il a fallu l?instauration de r?gime dictatorial comme Pinochet, toujours plus efficace que la d?mocratie pour casser les syndicats, ces entit?s ignobles qui introduire des ?distorsions? dans le March?, cette si belle entit? th?orique et chim?rique?

Et quand ce n?est pas les dictatures, c?est l?exploitation de moment de crise (comme celle de la dette, catastrophe naturelle, etc.) qu?on exploite pour impl?menter les mesures n?olib?rales contre la volont? des gens, qui malheureusement ne suivent que leurs int?r?ts ?go?stes imm?diats, votant pour des gouvernements ?populistes?, si ignorant sont-ils des ?lois ?conomiques du march??. Voir l?excellent livre de Naomi Klein, The Shock doctrine, sauf sa tendance keyn?sienne, FDR n?ayant rien ? avoir avec le mon?tariste Keynes, o? elle d?montre clairement que l?ascension de la ?globalisation? n?a rien eu ? avoir avec la d?mocratie et la prosp?rit? comme un M. Wolf du Financial Time et du Von Hakek Instute a pu le clamer?

D?ailleurs, je suis surpris que vous n?appuyer pas les bailouts, il est vrai que ?a va contre l?orthodoxie de la non-intervention de l??tat, mais des fois, pour arriver au paradis il faut piler un peu sur les principes. On endette tellement les ?tats pour sauver la racaille financi?re qui tend avidement la main gauche, pour bien s?r de l?autre main promouvoir le libre-?change et la libert? d?exploiter la main-d’?uvre pas ch?re dans le tiers-monde, que vous pouvez maintenant justifier toutes les coupures radicales contre les services publics, imposer l?aust?rit? et tout privatiser au nom du remboursement de la dette; je suis s?r que Friedman aurait approuv? le plan.

Mais imposer l?aust?rit? pour ?quilibrer les budgets et baisser les salaires, cela pourrait provoquer du remous dans la population; la tentation autoritaire deviendra de plus en plus grande, comme dans les ann?es 30? Contrairement ? la fable historique de Hayek, ? moins de penser que Montagu Norman, Hjalmar Schacht (ministre des Finances de Hitler et tr?s proches de tous les milieux financiers anglo-am?ricains) et Prescott Bush furent des socialistes, c?est des milieux financiers (et certains industriels) que vinrent les r?gimes fascismes.

M?me un Evan Pritchard du Daily Teligraph semble mieux conna?tre son histoire (http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/7669443/Monetary-union-has-delivered-a-German-Europe-after-all.html):??What is undeniable is that Club Med and Ireland are being told to implement the same policies that crippled Europe in the early 1930s, that led to Laval’s « deflation decrees » in France, and led in different ways to Hitler, Franco, Antonescu, and Metaxas in Greece. Is that a good idea? ?

Paul Rabelais

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4 Commentaire

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    Il semble que l’article de Gilles Gervais soit disparu…

    Je recopie ici mon dernier commentaire:

    je persiste à affirmer qu’il est fallacieux de penser que le retour du Glass-Steagal act va sauver le système financier et prévenir les crises financières, ni la règlementation d’ailleurs. La prochaine crise ne fera que provenir d’ailleurs.

    Le système bancaire canadien est probablement celui qui s’en est le mieux tiré, et devinez quoi….nos 6 grandes banques ont à la fois des activités de retail banking et de wholesale banking (incluant trading), et donc ne respecteraient pas le Glass-Steagall.

    Ce que les banques font avec leur capital (hypothèques ou trading), je m’en fou comme de ma dernière chemise; c’est aux actionnaires à y voir car c’est leur argent qui est en jeu (du moins ce le serait dans un système libre non-subventionné par la banque centrale et l’État).

    Ce qui m’importe, c’est que les politiciens cessent de subventionner cette industrie sur le dos des contribuables et épargnants, notamment par des bailouts inutiles. Pour ce faire, il y a deux approches: l’approche totalitaire et l’approche libertarienne. Je préfère la liberté (et les responsabilités qui vont avec).

    Et non, le bailout des banques américaines n’était pas nécessaire, au contraire il est plutôt fort nuisible en plus d’être immoral.

    Le meilleur remède contre les problèmes du système aurait été de laisser le système en faillite. D’ailleurs, aux États-Unis, des centaines de petites banques « too-small-to-care » sont présentement restructurées et le tout se fait dans l’ordre, sans soucis pour les clients.

    On a tenté de nous faire avaler la pilule avec l’argument de la contagion. La seule chose qui a été contagieuse est le risque moral, suite aux bailouts précédents (Continental Illinois 1984, les S&Ls 1991, LTCM 1998, et j’en passe).

  2. avatar

    Le Glass-Steagle est des plus important et son abandon est une des grande raison pourquoi la crise économique actuelle a pu éclater, mis à part l’endettement infini engendré par la nature du système bancaire fractionnaire et la monnaie-dette.

    Par contre, vous faites fausse route en déclarant que les plans de sauvetage sont nécessaire. On ne s’aide pas à se sortir de l’endettement avec plus de dettes! De toute façon, cet argent est prêté par les banquiers privés aux gouvernements… pour sauver les banquiers privés!

    Come on!

  3. avatar

    La bataille pour un retour aux principes de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt est loin d’être terminée.
    Sous les pressions des lobbystes de Wall Street et de State Street de Boston, le Sénat américain a capitulé, tard jeudi soir le 20 mai, en adoptant le « Wall Street reform » d’Obama. – sans que soient débattues et votées les deux amendements clés, l’amendement Cantwell-McCain pour le Glass-Steagall et l’amendement anti-produits dérivés sponsorisés par les Sénatrices Maria Cantwell et Blanche Lincoln.
    Le tordage de bras de la part de Rahm Emanuel, le Chef de cabinet du Président Obama, des membres du caucus démocrate au Sénat fut sans précédent étant donné les enjeux. Le Président Obama affiche désormais au grand jour ses couleurs pro-Wall Street et pro-‘la city’ de Londres.
    Comme le mentionnait sur son U.S. News blog la commentatrice de télévision américaine bien connue, Bonnie Erbe : « Senate Democtrat’s Financial Reform Keeps Wall Street Happy.» : « …parce que cette législation n’a pu remettre en place Glass-Steagall.»
    Il faut se rappeler que des sondages récents indiquaient que 78% de la population américaine était favorable à la loi Glass-Steagall.
    Jeudi dernier, le Président Obama n’a fait que rajouter un autre chef d’accusation à une longue liste déjà existante de « crimes and misdemeanors » qui pourraient-être utilisés contre lui dans une procédure de destitution (impeachment) au Sénat.
    Attention Monsieur le Président, la colère grandie chez le peuple américain !
    Un chèque en blanc pour Wall Street évalué entre $13,000 et $24,000 milliards et pas cinq sous pour des investissements dans des technologies de pointe capables de rebâtir l’infrastructure nationale et une main d’œuvre qualifiée (trains maglev, centrales nucléaires, programme spatial compétent, etc.) ?
    C’est évident que les États-Unis ne pourront survivre à votre premier mandat monsieur le Président !
    Les manifestations de l’été 2010 aux États-Unis seront sans doute plus grandes et plus houleuses que lors de la grève de masse déclenchée à l’été 2009.
    L’agenda pour l’été 2010 n’est rien de moins qu’un Glass-Steagall global (1).

    Note : (1) (www.comiterepubliquecanada.ca) section Nouveau Bretton Woods/Glass-Steagall.

  4. avatar

    Pour une vision beaucoup plus complète du système financier américain, je recommande ceci:

    http://www.objectifliberte.fr/2009/01/credit-immobilier-us-1.html