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20 juin 2011 |
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vu 572 fois Par Spencer Delane (Genève), Mecanopolis
La définition de « patriotisme » et « nationalisme » faite par Xavier Schwitzguebel, lors de notre entretien sur la réunion Bilderberg, n’est pas sans rappeler la distinction que George Orwell faisait entre ces deux termes, juste après la deuxième guerre mondiale. Extrait.
« J’entends avant tout par « nationalisme » cette façon d’imaginer que les hommes peuvent être des objets d’une classification semblable à celles des insectes, et que des millions ou des dizaines de millions d’entre eux peuvent ainsi être, en bloc et avec une parfaite assurance, étiquetés comme « bons » ou « mauvais ».
Il ne faut pas confondre le nationalisme et patriotisme. Chacun de ces termes est habituellement utilisé de façon si imprécise que toute définition s’expose à la critique, car ils recouvrent en fait des notions distinctes et même opposées. Par « patriotisme », j’entends l’attachement à un lieu particulier et à une manière de vivre particulière, que l’on croit supérieur à tout autre mais qu’on ne songe pas pour autant à imposer à qui que ce soit. Le patriotisme est par nature défensif, aussi bien militairement que culturellement. En revanche, le nationalisme est indissociable de la soif de pouvoir. Le souci constant de tout nationalisme est de conquérir le pouvoir et le prestige, non pour lui même mais pour la nation ou l’entité au profit de laquelle il a choisi de renoncer à son individualité. »
Extrait de Notes sur le nationalisme, George Orwell, Editions de l’Encyclopédie des Nuisances
Publié sur Mecanopolis avec l’autorisation de l’éditeur
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