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Géo-ingénierie – La solution finale ?

 

Si dans quelques années tous les candides de la terre se rendaient compte que le réchauffement climatique n’était pas un mensonge. Nous serions tous bien obligés d’admettre que les bonnes résolutions de la Cop21 n’étaient qu’illusions, et que l’idiocratie mondiale a encore une fois été incapable de tenir ses promesses de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce qui ne serait pas très étonnant.

Mais rassurons-nous, des gens bien plus intelligents que nous autres, pauvres ignares, ont déja prévu un plan B… La géo-ingénierie ! Une « discipline réelle connue depuis la fin de la 2eme guerre mondiale ».

« Le physicien John Von Neumann commença à travailler sur les manipulations climatiques juste après la seconde guerre mondiale. À la fin des années quarante, le Département de la Défense américain investit dans ce domaine dans le cadre d’une « guerre de l’ombre » contre l’Empire soviétique, pour provoquer notamment des sécheresses susceptibles d’anéantir ses récoltes. En 1967, le projet « Popeye » appliqué au VietNam réussit à prolonger la saison des moussons en ensemençant les nuages avec de l’iodure d’argent pour détruire les cultures de l’ennemi, empêcher le mouvement de ses troupes et leur ravitaillement le long de la piste Ho Chi Min. »

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Les complotistes de tout poil nous avaient pourtant prévenu que le nouvel ordre mondial cherchait à réduire la population de la planète avec des poisons mortels dispersés dans l’atmosphère. Mais la géo-ingénierie c’est autre chose que du délire paranoïaque. C’est d’ailleurs peut-être encore pire, mais quelle autre solution s’offrirait à nous si les conditions de vie devenaient infernales dans le futur.

La géo-ingénierie (traduction de l’expression anglophone « geo-engineering ») est l’ensemble des techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l’environnement de la Terre en première intention et à grande échelle (Wikipédia)

Maintenant essayez d’imaginez qu’un pouvoir politique et démocratique impose un référendum sur la question…

Voulez-vous oui ou non, « lutter contre le réchauffement par des interventions technologiques de grande ampleur sur le système climatique terrestre ».

D’abord, nos élites nous demanderaient-il notre avis, mais si cela était le cas. Comment voulez-vous qu’un peuple qui survit dans des conditions épouvantables réponde non, à « l’envoi d’aérosols de sulfate dans la stratosphère pour assombrir le ciel et bloquer une partie de l’énergie solaire », et ainsi refroidir la planète.

Ainsi chaque pays pourrait s’offrir une météo à la carte. Enfin pas tous, seulement les plus riches, les autres pourront toujours mourir de chaud, de faim et de soif, sur un territoire calciné dans l’indifférence égoïste générale. Bien sûr des murs seraient élevés pour éviter de grandes migrations de sinistrés. Car encore plus qu’aujourd’hui, comment pourrait-on accueillir toute la misère du monde.

Mais qui a osé proposer l’idée qui semble démentielle « de larguer 1 million de tonnes de soufre dans l’atmosphère pour diminuer, en quelques années, la température moyenne de la planète… Un savant fou ?

Même pas, puisqu’il s’agit de Paul Crutzen, météorologue et chimiste, prix Nobel en 1995. Mais il n’est pas le seul scientifique à penser qu’en cas d’urgence absolue il faudra peut-être en arriver là. Par contre…

Si les hommes politiques utilisaient cette opération comme argument pour ne rien faire, ce serait criminel. Je le répète : cette solution n’est valable qu’en cas d’urgence, dans la mesure où l’élévation des températures serait supérieure à 0,2 °C par décennie, par exemple. Elle n’est pas simple à mettre en oeuvre, et ses conséquences d’un point de vue environnemental sont encore ignorées

Faudra-il en arriver là

« En pratique, deux grandes solutions face au changement climatique s’affrontent. Le plan A réside dans la décision collective, politique et citoyenne de changer de mode de production et de consommation (transition durable). C’est ce que tentent de faire sans succès les décideurs des grandes conférences internationales pour le climat. Le second plan, refusé jusqu’ici par les décideurs, mais encouragé par de puissants lobbies économiques, est la géo-ingénierie. Et pour cause, cette solution de facilité marquerait le triomphe des solutions industrielles, laissant par la même occasion la possibilité à l’ère pétrolière de perdurer de nombreux siècles. Par ailleurs, la géo-ingénierie, présentée comme miraculeuse, détruirait toute volonté de changer les modes de vie et de développer des alternatives durables, perpétuant la société de consommation comme nous la connaissons ».

La géo-ingénierie sera-t-elle la solution finale de l’humanité, bien malin qui pourrait le dire.

 

Commentaires

commentaires

A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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