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Centpapiers

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    • Autodidacte, retraité, j'ai exercé des métiers très différents allant d’informaticien à responsable de formation. Actuellement, je vis en Bretagne. Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n’ai toutefois jamais appartenu à un parti politique ni à un syndicat, préférant le rôle de... franc-tireur. Ancien membre d’Amnesty International. Sur le plan sportif, j’ai encadré des jeunes durant des années en région parisienne ; grand amateur de randonnée pédestre, j’ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but.

    Géniale Artemisia

    4 décembre 2010 | 46 commentaire(s) | vu 1 959 fois

    Malgré les réticences et les freins culturels, la parité hommes/femmes est en passe d’être réalisée dans nos sociétés occidentales, et cela jusque dans la très frileuse classe politique. Une évolution qui a pourtant bien du mal à s’imposer dans les milieux artistiques traditionnels : peinture, musique et sculpture. Séraphine de Senlis, l’héroïne éponyme du film de Martin Provost sorti en 2008 sur les écrans, est là pour témoigner de la condescendance dont ont toujours souffert les femmes peintres. Séraphine ne fut pas la seule, loin de là, à être écartée d’une gloire méritée. Parmi ces oubliées du panthéon des arts, la géniale Artemisia…

    Artemisia Gentileschi est née à Rome le 8 juillet 1593. Fille du peintre caravagiste toscan Orazio Gentileschi, elle étudie la peinture dans l’atelier de son père en compagnie de ses frères cadets. Très douée, la jeune fille réalise à 17 ans un premier tableau, Suzanne et les vieillards, qui la place d’emblée parmi l’élite des peintres de son époque. Pas question pour autant d’entrer aux Beaux-Arts : l’accès en est formellement réservé aux garçons. Orazio confie alors Artemisia au peintre maniériste Agostino Tassi.

    Peu après survient le drame qui va marquer la vie d’Artemisia : elle est violée par son précepteur. Sommé d’épouser la jeune fille, Tassi promet dans un premier temps puis se dérobe. Orazio Gentileschi saisit le tribunal papal. S’ouvre alors une période difficile pour Artemisia, soumise à une véritable inquisition par les enquêteurs puis, sept mois plus tard, à un humiliant examen gynécologique durant le procès de Tassi. Le violeur est condamné à un an de prison puis à l’exil.

    La décapitation d’Holopherne

    Quelques mois plus tard, Artemisia épouse, en accord avec son père, le peintre Pietro Stiattesi. Ce mariage lui permet de recouvrer dans la société un statut d’honorabilité écorné par la flétrissure et le procès public.

    Artemisia n’en reste pas moins marquée par les humiliations et oriente son art, à la manière du Caravage, vers un réalisme crû et chargé de violence. En témoigne notamment sa décapitation d’Holopherne par Judith de 1613, tableau où le visage du général de Nabuchodonosor n’est autre que celui de… Tassi. Artemisia reprendra d’ailleurs ce thème en 1621 dans une seconde décapitation saisissante de réalisme où Holopherne retrouve les traits de Tassi tandis qu’Artemisia se représente elle-même en Judith.

    Durant les années qui suivent, Artemisia vit à Rome, à Naples, à Venise, mais surtout à Florence, au gré des commandes ou à la recherche de lieux où elle peut exercer son art et en vivre. C’est à elle que le neveu de Michel-Ange confie la réalisation d’un tableau destiné à décorer le plafond de la salle des peintures de la maison du Maître, le palais Buonarroti. Connue sous l’appellation d’Allégorie de l’Inclination, cette œuvre met en scène une jeune femme nue munie d’une boussole ; d’une grande beauté, le modèle n’est autre qu’Artemisia elle-même.

    En 1638, séparée de son mari, elle accompagne son père à Londres où elle est reçue à la cour de Charles 1er. Malade, Orazio Gentileschi décède l’année suivante. Durant son séjour en Angleterre, Artemisia réalise des peintures murales, des plafonds et de nombreux portraits de femmes de l’aristocratie. En 1642, elle quitte l’Angleterre alors que le climat social devient de plus en plus tendu. Peu après éclate la révolution (English Civil War) qui vaudra à Charles 1er d’être décapité.

    De retour en Italie, Artemisia s’établit à Naples où elle continue de peindre. Elle meurt en 1653, à l’âge de 60 ans.

    Un injuste oubli

    Volontaire, opiniâtre, courageuse, Artemisia laisse derrière elle une œuvre remarquable, caractérisée par un réalisme en filiation directe de la manière du Caravage et de son propre père. Au-delà des visages, particulièrement expressifs, le souci du détail est omniprésent dans ses tableaux, à tel point que l’on considère le soyeux de ses étoffes ou l’éclat de ses bijoux comme des références en la matière. Mais ce réalisme est aussi – et surtout – porteur de la rébellion des femmes devant les injustices de leur condition. En cela, Artemisia s’est montrée une féministe avant l’heure.

    Hélas ! l’Histoire est injuste et les milieux artistiques terriblement misogynes : insidieusement, Artemisia est reléguée dans les greniers poussiéreux de la mémoire, comme le sera plus tard chez nous – mais à un degré moindre – la très grande artiste que fut Elisabeth Vigée-Lebrun.

    Depuis, les choses ont évolué et les femmes peintres trouvent peu à peu leur place dans le panthéon des arts. Mais certainement pas à l’égal des hommes. Et si Tamara de Lempicka tire son épingle du jeu, Adelaïde Labille-Guiard, Anne Vallayer-Coster, Berthe Morisot, Rosa Bonheur ou Suzanne Valadon, pour ne citer que celles-là parmi les plus grandes, restent dans l’ombre de leurs homologues masculins.

    Le cinéma a mis Séraphine de Senlis en lumière, mais pour combien de temps ? En 1998, le très beau film Artemisia d’Agnès Merlet avait été nommé pour les Césars de la photographie et des costumes ainsi que pour le Golden Globe du meilleur film étranger. Qui se souvient aujourd’hui de ce film et de son sujet ? Bien peu de monde, hélas ! C’est pourquoi il était important de rendre hommage à cette grande figure de la peinture mais aussi de la condition féminine que fut Artemisia. Avec une pensée particulière pour le roman que lui a consacré Alexandra Lapierre et la biographie de Susan Vreeland. Deux livres très différents, la première ayant axé son propos sur la rivalité artistique entre Orazio et sa fille tandis que la seconde s’intéressait avant tout au point de vue féministe.

    Artemisia, première femme peintre de premier plan de l’Histoire de l’Art. Une vie à (re)découvrir !

    Vidéos :

    Artemisia, film d’Agnès Merlet, extraits

    Artemisia Gentileschi, court-métrage de Marta Bifano

    Galerie de tableaux, Web Gallery of Art

    Bibliographie :

    Artemisia, par Alexandra Lapierre, ed. Robert Laffont

    La Passion d’Artemisia, par Susan Vreeland, ed. L’Archipel

    ************************************

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  • 46 commentaires

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    • Fergus

    Bonjour.

    La tableau qui a été mis en illustration de cet article n’est pas le très violent « Judith décapitant Holopherne », tableau de 1613 conservé aux Offices de Florence, mais le beaucoup plus soft et moins représentatif « Jaël et Sisara », une oeuvre de 1620 conservée au Musée des Beaux-Arts de Budapest.

    Personnellement j’avais fait le choix du premier car peint dès l’âge de 20 ans et plus représentatif de la psychologie d’Artemisa après son viol par Tassi.

    avatar

    Gaëtan Pelletier a répondu:

    Bonjour,
    C’est moi qui ait placé l’image. Ne connaissant pas Artemisia j’ai dû fouiner.
    Si vous en désirez un autre, envoyez-moi un lien par email.
    gaetanpelletier@notmail.com
    Bonne journée!

    avatar

    Fergus a répondu:

    Bonjour, Gaëtan.

    Après plusieurs essais infructueux, je renonce à vous envoyer par e-mail la photo qui accompagnait mon texte initialement. Dommage car « Judith décapitant Holopherne » est beaucoup plus dur et plus représentatif du tourment de la jeune fille violée qui trouve dans ce sujet un moyen d’exprimer sa haine du violeur.

    Cordiales salutations.

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    Artemisia décapitant Tassi!

    Merci Fergus, je ne connais pas la peinture et son histoire, mais j’apprécie la beauté et l’histoire.
    Artémesia Gentileschi, grâce à vous, aura exposé une parcelle de son art et de son âme à mes piètres connaissances d’amateur d’arts plastiques.

    DG

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    Denis Gélinas a répondu:

    http://i62.servimg.com/u/f62/11/32/87/97/judith10.jpg

    avatar

    Fergus a répondu:

    Un grand merci pour le rétablissement de l’image d’origine, bien plus parlante qu’un long discours sur l’état d’esprit d’Artemisia, alors âgée, rappelons-le, de 20 ans.

    Bonne journée à tous.

    avatar

    Gaëtan Pelletier a répondu:

    Bienvenue!
    Hélas! Je suis trop occupé avec ma souffleuse à neige ces temps-ci.
    :-)
    Bonne journée!

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    • Fergus

    Sincèrement déçu de vous avoir déçu, Demian. Je prends néanmoins bonne note de votre appréciation sur la forme, moi dont le niveau d’études se situe plutôt à bac-2.

    Pour ce qui est du fond, vous avez sans doute raison d’attendre davantage, mais mon but n’était pas d’apporter une contribution universitaire plus fouillée sur le personnage d’Artemisia Gentileschi, mais de faire connaître cette femme et artiste remarquable à ceux qui, sans doute à l’inverse de vous, n’ont pas une connaissance universelle du monde de l’art et ne passent pas leur temps à fouiller les sites spécialisés sur le rôle des femmes dans la peinture de la Renaissance italienne.

    D’ores et déjà, je vous annonce de prochains opus sur Sofonisba Anguissola ou Lavinia Fontana. L’occasion pour vous de me renouveler ce type de critique. Pas de problème en ce qui me concerne car ce sont les béotiens (comme je l’étais naguère) que je souhaite intéresser au destin de ces femmes.

    Pour ce qui est de Rosa Bonheur, vous avez raison, elle n’a pas été mise sous l’éteignoir comme certaines de celles qui l’ont précédée au panthéon de l’art pictural. Mais de ce panthéon, elle n’a droit désormais qu’aux remises poussiérieuses, les places d’honneur étant toutes occupées par des hommes.

    Je vous souhaite, Demian, une excellente journée.

    « mais mon but n’était pas d’apporter une contribution universitaire plus fouillée sur le personnage d’Artemisia Gentileschi, mais de faire connaître cette femme et artiste remarquable »

    Merci pour le partage, je ne la connaissais pas et je suis actuellement en train de faire des recherches sur elle.

    avatar

    Fergus a répondu:

    Merci, Saby, d’apporter de l’eau à mon moulin.

    Vous comme moi ne sommes à l’évidence pas nés la culture infuse comme Demian West. Issu d’un milieu rural et tôt sorti de l’école, à 20 ans, je ne connaissais rien (ou presque) en peinture et en musique classique. Je me suis soigné en visitant les expositions et les musées d’une part, en écoutant des milliers de vinyles puis de CD d’autre part. C’est ainsi que j’ai découvert des artistes formidables qu’il me plait de faire connaître à ceux qui n’ont pas eu la chance de les rencontrer dans leur vie.

    Je vous souhaite une très bonne journée.

    Mr West, pourquoi ne pas écrire des articles vous aussi sur ses femmes hors du commun ? vous avez l’air d’être un puit de science dans le domaine.

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    • dailaibil

    Tout le monde se rappelle , il y a quelques années la somptueuse gourance d’un prétendu connaisseur .
    Près de 2000 ans d’erreurs, on entend encore les échos des éclats de rire même après plus de 2 ans.

    Ne soyons pas inquiet pour l’aplomb de notre artiste officiel autoproclamé. Il a conservé sa prétention et sa suffisance.

    On comprend qu’il soit venu objecter à l’article de Fergus, qui, lui, est toujours compréhensible et toujours passionnant.

    avatar

    Fergus a répondu:

    Un grand merci pour votre soutien, Dailaibil. Cela dit, rassurez-vous, les commentaires de Demian West ne réussiront pas à me déstabiliser ni à me faire dévier de ma démarche.

    Je vous souhaite une excellente journée.

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    • Fergus

    Bonjour, Demian.

    Encore une fois, vous faites erreur sur l’objet de ma démarche et sur le contenu de mon précédent commentaire. Je ne nie pas que Rosa Bonheur soit reconnue dans les milieux de l’Art mais elle reste terriblement méconnue du public, quoi que vous en pensiez.

    Je pourrais d’ailleurs dire la même chose d’Elisabeth Jacquet de la Guerre, femme compositeur du siècle de Louis XIV à laquelle j’ai consacré un récent article. Certes, elle est connue des musicologues (j’ai d’ailleurs parlé d’elle avec l’un d’eux il y a quelques jours), mais elle est ignorée du public, et même de l’écrasante majorité des amateurs de classique.

    Mon propos n’est pas élitiste mais vulgarisateur, et il vise à mettre en contact le public avec des artistes qu’il ne connaît pas forcément, de même que j’ai longtemps ignoré leur existence.

    • avatar
    • Fergus

    Re-Bonjour.

    Je vois que votre goût pour la polémique, y compris lorsqu’elle est quelque peu stérile, prend décidément le pas sur une démarche consensuelle ou un échange dénué de critiques élitistes qui ne sont pas de mise ici.

    Je connais bien le musée d’Orsay et quelques autres grands musées de la planète, et je vous renvoie à ma précédente réponse. De surcroît, ce n’est pas de Rosa Bonheur qu’il est question dans cet article, mais d’Artemisia Gentileschi. Inutile par conséquent de polémiquer sur la dame de Thomery.

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    • Fergus

    Vous avez raison, Demian, les oeuvres de Vigée-Lebrun sont même présentes dans certains livres d’école. Mais faite une enquête autour de vous, hors de votre cercle d’amis érudits en tous domaines, et vous constaterez à quel point sa personne et son oeuvre sont peu connues. Et que dire d’Adélaïde Labille-Guiard à laquelle je consacrerai également un article pour rendre hommage au prodigieux talent de celle qui fut l’égale de Vigée-Lebrun et qui est déormais quasisment oubliée de tous, mis à part les spécialistes ?

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    • Fergus

    Vous avez sans aucun doute une grande culture, Demian, mais aussi un grand talent pour polémiquer dans le vide : je n’ai cité ces noms d’artistes plus proches de nous que pour souligner le fait qu’elles restent en retrait des hommes dans la notoriété.

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    • Fergus

    Votre goût la polémique stérile est impressionnant, Demian.

    1)Je n’ai pas affirmé que Rosa Bonheur est inconnue du public, mais qu’elle reste dans l’ombre des artistes masculins de son époque.

    2)Je n’ai absolument pas utilisé Wikipedia pour rédiger cet article, pas plus que les autres, ma confiance dans cette source étant limitée.

    3)Pour ce qui est des visiteurs d’Orsay, il se trouve que dernièrement s’est tenue une exposition de dessins de Daumier à Dinard. Curieusement, nombre des visiteurs de cette exposition ignoraient totalement que des oeuvres de daumier étaient présentes à Orsay alors qu’ils avaient eux-mêmes visité ce musée. Etonnant, non ?

    Mais à la différence de vous, je n’en tire aucune conclusion définitive : ni que les visiteurs d’Orsay sont inattentifs à nombre d’oeuvres qui leur sont présentées, ni a contrario qu’ils digèrent tout ce qu’ils voient en devenant subitement des spécialistes de la peinture et de la sculpture.

    Salut Fergus !

    Merci de cet intéressant article qui – il faut y voir une chance – déchaîne les passions et met en lumière cet artiste méconnu. (Y) :-)

    Bien sûr, je ne connaissais pas du tout Artesmisia qui a pourtant un nom prédestiné pour passer sur Arte.

    Dommage que ce site ait cru bon de censurer l’oeuvre qui illustrait cet article. On se croirait aux temps de l’Inquisition. Le journalisme citoyen façon CentPapiers ou comment redevenir moyenâgeux… (N) :-(

    avatar

    Fergus a répondu:

    Salut, Paul, et merci de la visite et du soutien.

    Pour ce qui est du tableau, il est possible qu’il y ait eu un problème technique, désormais résolu.

    Cordiales salutations.

    avatar

    Gaëtan Pelletier a répondu:

    @Taverne des poètes.
    Comment ça censurer?
    Je n’ai rien censuré. C’est juste que pressé je n’avais pas mis le « bon » tableau.
    Drôle de censure…
    Bon! Je m’en retourne à ma souffleuse à neige!

    • avatar
    • Fergus

    @ Demian West.

    Décidément, votre condescendance n’a d’égale que votre pédanterie.

    Bonne journée quand même !

    • avatar
    • Fergus

    @ Demian West.

    J’ai déjà dit que mes sources ne sont jamais Wikipedia et je le réaffirme. J’ai en revanche lu les livres cités en bibliographie ainsi que des travaux universitaires et des extraits des crtitiques de Roberto Longhi.

    Ma parole n’ayant cependant aucun poids comparée à celle du puits de sciences et du donneur de leçons péremptoire que vous êtes, je vous laisse définitivement à vos élucubrations diffamatoires.

    • avatar
    • Fergus

    Vos propos, Demian West, relèvent manifestement d’une forme de délire frisant la pathologie et visant à dénigrer ce que font les autres, vous seul ayant, du haut de votre savoir universel, de vos diplômes et notes complaisamment étalés, du haut surtout de votre incommensurable pédanterie, la capacité à juger ce qui est pertinent, ce qui est recevable, ce qui est intelligent, bref ce qui mérite de paraître sur un site comme CentPapiers.

    Grand bien vous fasse, mais sachez que je me passerai de votre avis pour mes prochains opus, aussi médiocres soient-ils à vos yeux.

    Bonne fin d’après-midi !

    PS : Jamais je n’ai dénigré Rosa Bonheur pour qui j’ai une grande admiration. Il n’empêche que ses oeuvres, effectivement animalières pour l’essentiel, n’auront jamais la notoriété qu’elles méritent relativement à celles de ses contemporians masculins. Il suffit, à cet égard, de voir l’engouement pour les seuls nymphéas de Monet pour comprendre à quel point le chemin à parcourir pour l’égalité des sexes dans l’art reste grand. Mais il s’agit là d’un avis strictement personnel et sans aucun doute totalement dénué de pertinence à vos yeux.

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    Je n’y au lu aucun dénigrement envers Rosa Bonheur.
    Tenez, pour mettre un peu d’humour, admirez le maitre bourgeois.

    bonne journée M. Fergus.

    (C)

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    voici

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    décidément :-)

    < "http://i62.servimg.com/u/f62/11/32/87/97/bourge10.jpg" />

    avatar

    Denis Gélinas a répondu:

    p-e ce coup-ci?

    • avatar
    • Fergus

    Manifestement Demian West confond le film « Artemisa » d’Agnès Merlet, diffusé dans des salles d’Art et d’Essais et vu par un nombre (hélas !) peu élevé de spectateurs avec « la vérité si je mens », voire « Bienvenue chez les Ch’tis » !!!

    • avatar
    • Fergus

    Bonjour, Denis Gélinas, et merci de votre soutien. J’ai beaucoup apprécié votre Bourgeois gentilhomme !

    @Fergus : encore merci pour les pauvres ignorants que nous sommes :-)
    Quand à tout ces blablatages de soi-disant artistes à la noix qui zonent dans les galeries ou en rêvent, ils ont une habilité à toujours parler pour ne rien dire, un idiot ne perd jamais son temps, il perd toujours celui des autres, c’est en étant dans le milieu artistique que je l’ai compris.
    Bonne journée à vous !

    avatar

    Fergus a répondu:

    Bonjour, Saby.

    Eh oui, ainsi en va-t-il des « pauvres ignorants » que nous sommes lorsqu’ils sont confrontés au « vrai savoir », à la Lumière, devrais-je écrire, d’experts auto-proclamés et suffisants.

    Il n’y a d’aileurs pas que sur les sites internet que de telles personnes manifestent leur supériorité. Ayant un peu peint(mon avatar est une toile que j’ai réalisée en 1999), j’ai été membre, à la demande d’un couple de peintres de mes amis, d’une association finistérienne où se mêlaient amateurs et professionnels. J’ai pu y constater à quel point certains se poussaient du col, au point de tenir des propos d’un incroyable mépris sur les oeuvres de maîtres pourtant reconnus de manière indiscutable. Ainsi va la vie ! J’ai évidemment quitté l’association, imité par mes amis qui, eux, possédaient un talent bien réel mais emprunt d’une saine humilité.

    Merci de votre soutien.
    Cordiales salutations.

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    • Fergus

    Je reprends contact avec vous, Demian West, parce que vous venez de démontrer que vous affirmez (parfois au moins, et peut-être souvent) qu’il vous arrive d’affirmer n’importe quoi !!!

    « Ca fait longtemps qu’il n’y a plus de salles d’Art et d’Essai », écrivez-vous avec un aplomb extraordinaire.

    Non seulement ces salles existent encore, mais certaines d’entre elles bénéficient en plus du label « Recherche ». C’est précisément l’une de ces salles dont j’ai été administrateur durant plusieurs années dans le Finistère Nord. Je n’y suis plus, mais elle existe encore et bénéficie toujours du double label !!!

    Quant à Rennes, où je vis sésormais, il y a deux cinémas qui bénéficient du label Art et Essai : l’Arvor et le Ciné-TNB, tous deux adhérents de l’AFCAE (Association Fraçaise des Cinémas d’Art et d’Essai), de l’ACOR (Association des Cinémas de l’Ouest pour la Recherche) et du Groupement des Cinémas de Recherche !!!!!

    hey « votre éditeur », depuis quand t’autorises des gens à divulguer les Ip et les identités de leurs contradictuers dans un fil de commentaires ? tu L,as refusé à Panda y a pas longtemps, mais là tu l’acceptes comme..arguement positif dans un débat sur des croutes de peinture ???????

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    • Votre Editeur

    @ Marc Lafontaine

    Je ne l’autorise pas. Je fais sauter cette information – souvent fausse d’ailleurs, mise pour faire sortir la vraie – aussitôt que je la débusque. Je vais au four; j’étais au moulin.

    V.E

    A force de courir au four et au moulin, ça crame des deux bords…

    • avatar
    • Fergus

    Un grand merci à L’éditeur pour cette mise au point qui replace les choses là où elles devraient rester en toutes circonstances, les contributions au site n’ayant en effet pas vocation à faire des lecteurs des érudits du sujet abordé, mais à apporter, à un moment donné, un éclairage personnel sur un évènement, ou à faire partager l’intérêt que ressent l’auteur pour tel ou tel sujet.

    Cordiales salutations.

    je rêve que vous soyez maître en silence…

    :-)et les champignons poussent dans les endroits humides. C’est pourquoi ils ont la forme d’un parapluie.

    Bon! Je m’en retourne à ma souffleuse à neige!

    avatar

    Marc Lafontan a répondu:

    Tu viens m’aider à rentrer mo bois ? t’as l’air ben vaillant… (B) (B) (B) (B) (B) (B)

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    Gaëtan Pelletier a répondu:

    J’adore rentrer du bois, Marc.
    Tu ne me croiras pas, mais l’an passé, j’ai avalé un chat et un intellectuel avec ma souffleuse.
    Je m’ennuie du chat…

    @PJC Allard : une chance que le monde est monde et qu’il y a le décalage horaire ! Il n’y a que le soir (pour le canada) ou on peut parler entre gens sensés sur CentPapiers, les West and Co Zizistia dorment…pour notre plus grand plaisir.

    avatar

    Gaëtan Pelletier a répondu:

    @ Saby,
    C’est drôle. J’ai comme pas envie de contredire…
    Je « feel » souffleuse à neige…
    On annonce une tempête pour demain. Je demanderais aux hyper intello de ne pas s’habiller en blanc.
    Ah! Pis oui….
    Je ne « feel » pas contradiction… ;-)

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