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Centpapiers

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    • Journaliste principal depuis 1989 et producteur de plusieurs magazines notamment "Littoral Gabon", le magazine de la mer sur les antennes de la Radio Télévision Gabonaise Chaîne 1. Ferdinand DITENGOU MBOUMI a occupé pendant quelques années, les fonctions de Conseiller en communication au sein de certaines institutions. Actuellement, il est le Rédacteur en Chef du site Web de la RTG 1.

    Gabon / Pêche

    1 mars 2007 | 4 commentaire(s) | vu 1 463 fois

    A l’instar de tous les pays ayant une façade maritime, le Gabon par le biais du ministère de la Pêche a institué depuis quelques années une période de fermeture temporaire de l’exercice de la pêche en république gabonaise pour une durée de quatre mois. Pour l’année 2007, cette mesure qui est entrée en vigueur depuis le premier janvier dernier et prendra fin le 31 avril prochain concerne la zone allant du Cap Lopez à la frontière avec la Guinée Equatoriale et dans la bande de zéro à douze mille du plateau continental.

    En dehors de cette zone, l’opération s’étend également sur un certain nombre de bassins fluviaux et lacustres de notre pays, notamment les lagunes Etimboué et Banio. Durant cette période, tout chalutage est strictement interdit.

    Cette mesure a pour objectif : la reconstitution des stocks car, les problèmes de protection de la ressource halieutique relève aujourd’hui d’un contexte international dans la mesure où l’appauvrissement des stocks de poissons a des retombées sur la sécurité alimentaire, le développement économique, la qualité de la vie et les écosystèmes sous-marins.

    Au Gabon c’est la loi 15/2005, portant Code des pêches et de l’Aquaculture en République Gabonaise qui, régule toutes ces questions et à l’intérieur duquel toutes les dispositions sont prise pour réglementer l’exercice de pêche dans notre pays. Dans ce cadre, en 2006, la Direction Générale des pêches et de l’Aquaculture a recensé dans la catégorie de la pêche industrielle, 10 armements avec 62 navires de pêches. Constitué en majorité des étrangers, la pêche artisanale compte 8400 pratiquants dont 3500 en pêche maritime et 4900 en pêche continentale. Cette tendance devrait pouvoir être renversé dans un avenir très proche avec l’ouverture d’un centre de formation des jeunes gabonais aux métiers de la pêche maritime, notamment.

    SURVEILLANCE ET SANCTIONS

    D’une manière général, les 800 kilomètres de côte du pays sont sécurisé par les forces de défense : la marine nationale, la gendarmerie et la police nationale. De temps à autre, la Direction Générale des pêches et de l’Aquaculture qui, travail en étroite collaboration avec toutes ces structures de sûreté, fait participé certaines organisations non gouvernementales et parfois des armateurs eux-mêmes dans les activités de police de pêche.

    En outre, la Direction Générale des pêches et de l’Aquaculture s’est dotée d’un arsenal juridique et d’un programme vaste et complexe de surveillance et d’application des règlements. Cette politique s’applique à toutes les pêches. A cet effet, elle a mis en place un système de surveillance de navires de pêche par satellite. Pour compléter ce dispositif, la Direction Générale des pêches et de l’Aquaculture en partenariat avec le ministère de la défense nationale est entrain de placer des radars sur l’ensemble de la côte gabonaise.

    Entre autres missions, le ministère de la Pêche a pour mandat de veiller à la conservation et à la protection des ressources halieutiques du Gabon. En effet, le poisson fait partie des ces richesses naturelles du Gabon, et cette ressource appartient à tous les Gabonais. Le droit de l’exploiter est un privilège, et les titulaires des autorisations de pêches savent que les règles de conservation doivent être strictement appliquées pour prévenir les abus et protéger les intérêts des gabonais au présent comme à l’avenir.

    La loi portant Code des pêches et de l’Aquaculture en République Gabonaise a prévu un certain nombre de sanctions, allant des amendes jusqu’à la détention en milieu carcéral en cas de récidive.

    En matière de production annuelle de la pêche dans notre pays, elle s’élève à 45 000 tonnes. La pêche artisanale est la plus productive avec près de 35 000 tonnes, et la pêche industrielle – 10 000 tonnes.

    ALTERNATIVE

    Aujourd’hui près de 200 millions de personnes à travers le monde dépendent de la pêche et de ses activités connexes. En Afrique, la production de la pêche en eau douce s’élève à environ deux millions de tonnes par an. Mais il faut prélever de plus en plus de poissons pour nourrir une population en forte croissance et les ressources sont proches de la surexploitation. Quand le poisson se raréfie, on utilise des filets à petites mailles capturant surtout les juvéniles qui ne se sont pas encore reproduits. À cela s’ajoute une réduction des zones inondables, lieux de reproduction des poissons.

    Dans ces conditions, la pisciculture est la solution toute indiquée. D’ailleurs de nombreuses recherches sont menées pour sélectionner les espèces de poissons africains les plus adaptées à l’élevage et les moins chères à l’achat. Le tilapia, par exemple et le poisson-chat sont les espèces les plus utilisées. L’aquaculture reste cependant marginale car, contrairement à l’Asie, l’Afrique n’a pas de tradition dans ce domaine. La situation semble néanmoins s’améliorer et les initiatives se multiplient sur le continent.

    C’est le cas dans notre pays où, le gouvernement a pris des dispositions à travers le plan de développement de l’aquaculture et des programmes sur le terrain – le programme sectoriel pêche aquaculture, financé par la Banque Africaine de Développement – l’appui au développement du secteur aquaculture en partenariat avec le Japon. La réalisation de ces différends projets permettra aux gabonais de continuer à consommer du poisson étant entendu que, la consommation de poisson par les populations gabonaises est en perpétuelle augmentation. Selon une récente étude, elle se situerait à 37.5, un chiffre record comparativement à certains grands pays consommateurs de poissons dont le chiffre avoisine les 25-30.

    Aussi, sur le plan mondial la ressource halieutique naturel baisse d’année en année du à une forte pression de technologie de pêche. A la lumière de cette évolution et des tendances qui se dessinent actuellement, il est fondamental de diminuer cet effort de pêche et de continuer non seulement à améliorer l’aménagement des stocks « sauvages » mais de développer des activités aquacole pour continuer à nourrir correctement les populations.

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  • 4 commentaires

    • lethon

    Moi je pense que c’est une bonne initiative pourvu que cela soit respecter par les armateurs chinois et autres pirates qui continuent de piller nos richesses halieutique de manière illicite et en toute tranquilité même si, je comprends qu’ils bénéficient généralement d’une complicité au niveau local.
    Bref, il faut sanctionner fort en cas de fraude et de non respect à cette disposition, et cela devrait s’appliquer dans tous les pays du continent ayant une façade maritime.

    • Anonyme

    je suis étudiante gabonaise à lyon et votre article m’a aidé dans mes
    recherches. je l’ai trouvé assez clair dans l’ensemble. Du courage !

    • makanzo

    nous voulons aussi avoir des inforations sur le potentiel halieutique du gabon par rapport au autre pays.la richesse de ces eaux et autres.

    • anonyme

    Bonjour,
    vous avez parler du système de surveillance par satellite.Serait-il possible d’avoir des informations sur ce nouveau système ?

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