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Gabon / P?che

A l’instar de tous les pays ayant une fa?ade maritime, le Gabon par le biais du minist?re de la P?che a institu? depuis quelques ann?es une p?riode de fermeture temporaire de l’exercice de la p?che en r?publique gabonaise pour une dur?e de quatre mois. Pour l’ann?e 2007, cette mesure qui est entr?e en vigueur depuis le premier janvier dernier et prendra fin le 31 avril prochain concerne la zone allant du Cap Lopez ? la fronti?re avec la Guin?e Equatoriale et dans la bande de z?ro ? douze mille du plateau continental.

En dehors de cette zone, l’op?ration s’?tend ?galement sur un certain nombre de bassins fluviaux et lacustres de notre pays, notamment les lagunes Etimbou? et Banio. Durant cette p?riode, tout chalutage est strictement interdit.

Cette mesure a pour objectif : la reconstitution des stocks car, les probl?mes de protection de la ressource halieutique rel?ve aujourd’hui d’un contexte international dans la mesure o? l’appauvrissement des stocks de poissons a des retomb?es sur la s?curit? alimentaire, le d?veloppement ?conomique, la qualit? de la vie et les ?cosyst?mes sous-marins.

Au Gabon c’est la loi 15/2005, portant Code des p?ches et de l’Aquaculture en R?publique Gabonaise qui, r?gule toutes ces questions et ? l’int?rieur duquel toutes les dispositions sont prise pour r?glementer l’exercice de p?che dans notre pays. Dans ce cadre, en 2006, la Direction G?n?rale des p?ches et de l’Aquaculture a recens? dans la cat?gorie de la p?che industrielle, 10 armements avec 62 navires de p?ches. Constitu? en majorit? des ?trangers, la p?che artisanale compte 8400 pratiquants dont 3500 en p?che maritime et 4900 en p?che continentale. Cette tendance devrait pouvoir ?tre renvers? dans un avenir tr?s proche avec l’ouverture d’un centre de formation des jeunes gabonais aux m?tiers de la p?che maritime, notamment.

SURVEILLANCE ET SANCTIONS

D’une mani?re g?n?ral, les 800 kilom?tres de c?te du pays sont s?curis? par les forces de d?fense : la marine nationale, la gendarmerie et la police nationale. De temps ? autre, la Direction G?n?rale des p?ches et de l’Aquaculture qui, travail en ?troite collaboration avec toutes ces structures de s?ret?, fait particip? certaines organisations non gouvernementales et parfois des armateurs eux-m?mes dans les activit?s de police de p?che.

En outre, la Direction G?n?rale des p?ches et de l’Aquaculture s’est dot?e d’un arsenal juridique et d’un programme vaste et complexe de surveillance et d’application des r?glements. Cette politique s’applique ? toutes les p?ches. A cet effet, elle a mis en place un syst?me de surveillance de navires de p?che par satellite. Pour compl?ter ce dispositif, la Direction G?n?rale des p?ches et de l’Aquaculture en partenariat avec le minist?re de la d?fense nationale est entrain de placer des radars sur l’ensemble de la c?te gabonaise.

Entre autres missions, le minist?re de la P?che a pour mandat de veiller ? la conservation et ? la protection des ressources halieutiques du Gabon. En effet, le poisson fait partie des ces richesses naturelles du Gabon, et cette ressource appartient ? tous les Gabonais. Le droit de l’exploiter est un privil?ge, et les titulaires des autorisations de p?ches savent que les r?gles de conservation doivent ?tre strictement appliqu?es pour pr?venir les abus et prot?ger les int?r?ts des gabonais au pr?sent comme ? l’avenir.

La loi portant Code des p?ches et de l’Aquaculture en R?publique Gabonaise a pr?vu un certain nombre de sanctions, allant des amendes jusqu’? la d?tention en milieu carc?ral en cas de r?cidive.

En mati?re de production annuelle de la p?che dans notre pays, elle s’?l?ve ? 45 000 tonnes. La p?che artisanale est la plus productive avec pr?s de 35 000 tonnes, et la p?che industrielle – 10 000 tonnes.

ALTERNATIVE

Aujourd’hui pr?s de 200 millions de personnes ? travers le monde d?pendent de la p?che et de ses activit?s connexes. En Afrique, la production de la p?che en eau douce s’?l?ve ? environ deux millions de tonnes par an. Mais il faut pr?lever de plus en plus de poissons pour nourrir une population en forte croissance et les ressources sont proches de la surexploitation. Quand le poisson se rar?fie, on utilise des filets ? petites mailles capturant surtout les juv?niles qui ne se sont pas encore reproduits. ? cela s’ajoute une r?duction des zones inondables, lieux de reproduction des poissons.

Dans ces conditions, la pisciculture est la solution toute indiqu?e. D’ailleurs de nombreuses recherches sont men?es pour s?lectionner les esp?ces de poissons africains les plus adapt?es ? l’?levage et les moins ch?res ? l’achat. Le tilapia, par exemple et le poisson-chat sont les esp?ces les plus utilis?es. L’aquaculture reste cependant marginale car, contrairement ? l’Asie, l’Afrique n’a pas de tradition dans ce domaine. La situation semble n?anmoins s’am?liorer et les initiatives se multiplient sur le continent.

C’est le cas dans notre pays o?, le gouvernement a pris des dispositions ? travers le plan de d?veloppement de l’aquaculture et des programmes sur le terrain – le programme sectoriel p?che aquaculture, financ? par la Banque Africaine de D?veloppement – l’appui au d?veloppement du secteur aquaculture en partenariat avec le Japon. La r?alisation de ces diff?rends projets permettra aux gabonais de continuer ? consommer du poisson ?tant entendu que, la consommation de poisson par les populations gabonaises est en perp?tuelle augmentation. Selon une r?cente ?tude, elle se situerait ? 37.5, un chiffre record comparativement ? certains grands pays consommateurs de poissons dont le chiffre avoisine les 25-30.

Aussi, sur le plan mondial la ressource halieutique naturel baisse d’ann?e en ann?e du ? une forte pression de technologie de p?che. A la lumi?re de cette ?volution et des tendances qui se dessinent actuellement, il est fondamental de diminuer cet effort de p?che et de continuer non seulement ? am?liorer l’am?nagement des stocks « sauvages » mais de d?velopper des activit?s aquacole pour continuer ? nourrir correctement les populations.

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4 Commentaire

  1. avatar

    Moi je pense que c’est une bonne initiative pourvu que cela soit respecter par les armateurs chinois et autres pirates qui continuent de piller nos richesses halieutique de manière illicite et en toute tranquilité même si, je comprends qu’ils bénéficient généralement d’une complicité au niveau local.
    Bref, il faut sanctionner fort en cas de fraude et de non respect à cette disposition, et cela devrait s’appliquer dans tous les pays du continent ayant une façade maritime.

  2. avatar

    je suis étudiante gabonaise à lyon et votre article m’a aidé dans mes
    recherches. je l’ai trouvé assez clair dans l’ensemble. Du courage !

  3. avatar

    nous voulons aussi avoir des inforations sur le potentiel halieutique du gabon par rapport au autre pays.la richesse de ces eaux et autres.

  4. avatar

    Bonjour,
    vous avez parler du système de surveillance par satellite.Serait-il possible d’avoir des informations sur ce nouveau système ?