8 novembre 2007 |
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De toutes les stratégies qui sont actuellement développées au Gabon pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, le secteur de la pêche et de la pisciculture présente de meilleures perspectives. La pêche artisanale notamment est source de revenus et de nourriture pour un grand nombre de personnes. Mais la pêche commerciale moderne dans les eaux gabonaises est essentiellement le fait de navires étrangers.
A ce jour, les statistiques montrent que le pays compte plus 60 points de débarquement, très dispersés sur les 800 km de côte. Du fait de la forte concentration des pêcheurs étrangers dont la plupart d’entre eux vivent en communauté dans la zone côtière, l’Estuaire apparaît comme la province la plus active du pays.
Le gouvernement gabonais qui s’est fixé des objectifs bien précis pour permettre l’émergence de la pêche dans le pays est accompagné dans cette voie par plusieurs partenaires au développement.
Au nombre de ces acteurs, le Japon qui participe activement à la mise en œuvre des objectifs du gouvernement gabonais dans le secteur de la pêche – assurer la sécurité et l’autosuffisance alimentaire des populations.
Avec la diversification de l’économie, « la pêche fait partie des domaines les plus prometteurs. Elle est donc un domaine privilégié dans la coopération économique et technique entre le Japon et le Gabon », a affirmé dans un entretien accordé à « Littoral Gabon », le magazine de la mer sur la RTG 1, M. Motoi Kato, Ambassadeur du Japon à Libreville.
PROJETS REALISES PAR LA COOPERATION JAPONAISE.
A cet effet, depuis 1977, le Japon s’est investi dans le cadre de l’ « Aide non-remboursable dans le domaine de la pêche » par la réalisation des Centres Communautaires des Pêches Artisanales de Port-Gentil (Ogooué Maritime) en 2002 et de Lambaréné (Moyen Ogooué) en 2005, et dans la réhabilitation du Centre Communautaire des Pêches d’Owendo (Estuaire) en 2003, puis celui d’Omboué (Ogooué Maritime). A titre indicatif, le montant total des aides japonaises dans le développement de la pêche artisanale au Gabon s’élève à ce jour à plus de 6 milliards de francs CFA.
PROJETS EN COURS.
En outre, les experts japonais, les responsables de la Direction Générale des Pêches et de l’aquaculture et des représentants de l’Organisation non gouvernementale World Promus Gabon, viennent de boucler à travers le pays une étude socio-économique du plan directeur de développement de la pêche artisanale et de l’aquaculture continentale au Gabon. Cette étude dont les conclusions devraient déboucher sur la définition des villages et autres communautés pilotes à travers le pays pour abriter des projets de développement rural a été entièrement financée par la coopération japonaise. Le montant total de ce projet s’élève à 1 milliard de francs CFA. Présent dans les eaux africaines au côté des pays comme la France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume Uni, le Portugal, la Grèce, la Chine, l’Italie et même la Fédération de Russie, le Japon est en train de finaliser un accord de pêche avec la république gabonaise par l’entremise d’une société japonaise.
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