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Centpapiers

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    • Conférencier Agréé International. Groupe du « Le Panda Vous Parle » – « Les Voix du Panda ». Universitaire, études effectuées à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand. Formation complémentaire: 4 années de médecine à la Faculté de Médecine de Clermont-Ferrand en Anatomie. Certificat de fin de formation. Auteur de multiples ouvrages éducatifs, culturels, sociaux, médicaux. Parcours des 5 continents dans le cadre de prévention des M.S.T. et de la prophylaxie. Correspondant de Presse Internationale (Le Matin, L’Opinion, Maroc, Espagne, Italie, Angleterre). Un combat permanent contre toutes formes d’exclusions. Le Panda précise que sans le concours des plus éminents spécialistes des villes et pays traversés, les films qui vous sont offerts à la vision n’auraient pas éxistés. Que les dirigeants de ces pays soits des Présidents, des Monarques, des Amis, ceux dont il se sent le plus proche sont les gens de la terre. Dans une conception humaniste avant tout de citoyen du monde.

    FURIA A PRESUME COUPABLE

    10 septembre 2011 | 0 commentaire(s) | vu 674 fois

    Avant sa sortie sur les écrans : Présumé coupable, de Vincent Garenq, a été présenté à des parlementaires à des magistrats.

    Ce film, qui raconte le calvaire d’Alain Marécaux, accusé à tort, a créé un débat salutaire.

    Mais avec quelques arrière-pensées politiques. 

    12 avril 2011, le député socialiste André Vallini se rend au Club 13, une salle de projection privée de l’avenue Hoche, à Paris.

    Il doit y voir Présumé coupable, de Vincent Garenq, avec Philippe Torreton dans le rôle d’Alain Marécaux, un des accusés à tort de pédophilie dans l’affaire d’Outreau, qui date de 2001.

    André Vallini connaît bien le sujet : il a présidé la commission d’enquête chargée de rechercher les causes de ce naufrage judiciaire.

    Accompagné de membres de cette commission, il a été invité par le producteur Christophe Rossignon.

    Il voulait m’associer à la promotion du film, se souvient André Vallini.

    Il sort de la séance emballé.

    A tel point qu’il accepte de parrainer une avant-première exceptionnelle à l’intention des parlementaires et des magistrats. 

    L’événement a lieu le 14 juin, dans un cinéma des Champs-Elysées où se pressent 1 200 personnes, dont l’ex-juge d’instruction Eric Halphen, l’ex-médiateur de la République Jean-Paul Delevoye U M P, l’ex-garde des Sceaux Pascal Clément U M P et l’actuel ministre de la Justice Michel Mercier en congé du MoDem.

    Du beau monde ! se réjouit André Vallini.  

    Outreau en dates

    Novembre 2001 Arrestation d’Alain Marécaux et de 17 autres personnes.
    Mai 2003 Fin de l’instruction.
    Mai 2004 Procès à Saint-Omer.
    Juillet 2004 Sept personnes sont acquittées.
    Novembre 2005 Procès en appel.
    Décembre 2005 Six autres personnes sont acquittées.
    Janvier 2006 Mise en place de la commission d’enquête chargée de rechercher les dysfonctionnements de la justice dans l’affaire dite d’Outreau

    Mettre les intéressés face à leurs responsabilités.

    Et pour cause : l’affaire les concerne tous, de près ou de loin.

    Les dysfonctionnements de l’instruction, d’après les uns, ou ses aberrations, selon les autres, ont jeté l’opprobre sur la justice.

    Présumé coupable est d’abord là pour rappeler cette dramatique affaire. 

    Faire témoignage. Laisser une trace.

    Dire que le cinéma peut aussi servir de piqûre, de rappel ou pas, contre un monde politique qui, parfois, s’aveugle à force de se battre pour son camp plutôt que pour le bien public.

    Et remettre en débat les 80 propositions de la commission Vallini pour une réforme judiciaire. Présumé coupable n’aura pas été qu’un film réussi. 

    Parce que, oui, il est réussi.

    Décrit avec une intense précision l’enfer vécu par Alain Marécaux, huissier de justice.

    Les seules allégations d’un enfant qu’il ne connaît pas et un témoignage déformé de son plus jeune fils suffisent au juge d’instruction Fabrice Burgaud pour le jeter en prison.

    Le mariage de Marécaux est détruit, sa mère meurt de chagrin, ses enfants sont placés en foyer. Tentatives de suicide, grève de la faim.  Le calvaire dure quatre ans.

    Libre, Alain Marécaux écrit son histoire dans Chronique de mon erreur judiciaire (Flammarion), dont est tiré le scénario de Présumé coupable.

    Le film est une oeuvre salutaire qu’on prend dans l’estomac, déclare André Vallini. 

    Christophe Rossignon est ravi. Le but était de mettre les intéressés face à leurs responsabilités, explique-t-il. De ce côté-là aussi, c’est une réussite.

    Produire un film engagé, et qu’on s’en empare, d’une façon ou d’une autre.

    Présumé coupable provoque, secoue, interroge.

    D’ailleurs, André Vallini et Pascal Clément, politiquement opposés, se rejoignent sur un point : Un nouvel Outreau peut se reproduire à tout instant.

    Présumé coupable met les points sur les i et les dossiers sur la table.

    Les questions sont posées mais les réponses se teintent inévitablement aux couleurs des partis de chacun. Il faut absolument faire en sorte que la procédure pénale protège les droits de la personne, assène André Vallini.

    Un juge seul ne peut instruire à charge et à décharge, pointe Pascal Clément quel que soit le dossier.

    Il faut deux regards au lieu d’un. Ou quand la politique reprend ses droits. 

    Déjà un argument de campagne électorale? Coup dans l’estomac, disait André Vallini.

    Une image, sans doute. Mais pas pour tout le monde.

    Les magistrats sortiront meurtris de la projection, affirme Pascal Clément.

    Eric Halphen, désormais vice-président du tribunal de grande instance de Paris, s’en fait l’écho La vision des juges est caricaturale.

    Lors du procès, on a l’impression qu’ils ne fouillent pas le fond de l’affaire.

    Par ailleurs, ce n’est pas le juge Burgaud qui a transformé l’enfant de Marécaux en accusateur.

    L’acquitté appréciera. Son avocat a pourtant démontré comment ce témoignage avait été manipulé.  La Méprise, projet avorté

    En 2006, Yves Boisset annonçait une adaptation de La Méprise, de Florence Aubenas, récit de l’affaire d’Outreau. Le scénario était signé Hugues Pagan, ex-policier devenu écrivain.

    Béatrice Dalle devait jouer Myriam Badaoui, inculpée et témoin à charge, et Fabrice Luchini le juge Burgaud. Faute de financement, le film ne s’est pas fait. 

    Une chose est sûre : La standing ovation à l’issue de la projection du 14 juin était réelle et sincère.

    Plusieurs minutes d’applaudissements de la part des magistrats et des politiques.

    Un accueil qui a touché Alain Marécaux et Philippe Torreton.

    Le film émeut et frappe par son dépouillement, soulignait justement Eric Halphen.

    Le jeu d’acteur est tout à fait impressionnant, ajoutait un Jean-Paul Delevoye tout à coup transformé en critique.

    On ne peut sortir de la salle totalement indemne, lançait Michel Mercier.

    Il y a d’abord de l’émotion.

    Et puis aussi le souci, en tant que responsable politique, de se demander ce qu’il faut faire pour qu’un tel drame ne se reproduise plus. 

    Il y avait, ce soir-là, comme un petit goût de début de campagne électorale.

    C’est de saison. Et André Vallini n’y résista pas : Ce film ne va sans doute pas améliorer l’image de la justice et de la police.

    Mais il peut aider la gauche à faire comprendre à ses électeurs les enjeux d’une réforme judiciaire en profondeur.

    Si François Hollande est choisi, après la primaire, comme candidat à la présidentielle, je m’en servirai dans sa campagne.

    Ce qui devait arriver arriva, donc : Présumé coupable utilisé comme argument de campagne. Pour la bonne cause dira-t-on.

    L’important n’est-il pas qu’un tel film, si formidable soit-il, n’ait jamais de suite?

    Sources Christophe Carrière

    De tout le palmarès de Christophe Carrière, je retiendrais surtout : Présumé Coupable.

    Je m’en sers en qualité d’introduction sur les thèmes qui vont suivre.

    Une chose ne ressort pas suffisamment à la vue et la réaction de la majorité des spectateurs.

    J’ai vécu des situations similaires, j’ai fais des interviews à la sortie de la salle où je me suis rendu ce jour.

    Une rage presque folle que la douceur du temps et le soleil calma sous ma tête presque en feu.

    Je n’ai pas donc pas voulu écrire sous le feu de l’action LA REALITE du ressenti que la vision ne traduit pas.

    Ce morceau ne sera que l’entrée en matière qui démontre incontestablement la main mise des pouvoirs non séparés sur le peuple.

    Je l’ai ressenti comme un passé récent, une torture que jamais aucune indemnité ne lavera, car ce type de pouvoir continu.

    Je vous livrerai le courrier reçu de François Mitterrand avant son élection en 1981, ainsi que  celui de Nicolas Sarkozy, plus de 30 ans après.

    Chacun se fera sa juste part des faits et du manque de rapprochement des condamnations sans preuve qui continuent de tomber tous les jours ou presque.

    A suivre :

    La masse du justiciable et de la main mise de la dite justice avec la complicité de L’Etat et pas uniquement en France étouffe la vérité des prétoires et le salpêtre des maisons d’arrêt.

    Le Panda

    Patrick Juan

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