vendredi, février 12, 2016
Home » T Y P E S » Articles » Fukushima, le Monde du Silence
Fuku

Fukushima, le Monde du Silence

Depuis que le choix ?nerg?tique nucl?aire a ?t? fait en France, et ailleurs, de par son implication dans le domaine militaire, et devant les risques que courent les populations, l?opacit? continue ? ?tre la r?gle.

Tchernobyl n?est pas le seul r?v?lateur de cette situation peu compatible avec l?esprit de la R?publique, car d?s le d?but, la transparence n?a que rarement, pour ne pas dire jamais, ?t? au rendez vous.

Au Japon, la catastrophe de Fukushima, qui a suivi le s?isme, ne faillit pas ? la r?gle.

Les informations arrivent au compte goutte, mais la pollution elle, s??chappe ? gros bouillons.

Les japonais, volontairement sous-inform?s par l?exploitant Tepco, conscients du risque d?une catastrophe, dans l?incapacit? d??valuer sa gravit?, sont, comme le reste du monde, dans l?inqui?tude.

Le lobby nucl?aire est pass? maitre dans l?art de verrouiller l?information. lien

Tepco a d?ailleurs d?j? ?t? condamn? par le pass? ? 27 reprises pour diffusion d?informations mensong?res. lien

On sait maintenant que Masataka Shimizu,?PDG de Tepco, g?rant des centrales nucl?aires japonaises, ? part un communiqu? laconique qu?il a publi? le 19 mars, a disparu purement et simplement sans laisser d?autres traces. lien

Au sujet de la catastrophe, Il aura fallu quasiment 15 jours pour connaitre une petite partie de la v?rit?.

Pour les 4 r?acteurs de Fukushima Daiishi, rien n?est r?gl?.

Le r?acteur n?1 est endommag? ? 70%, et si le refroidissement est toujours assur?, il y a une fuite probable de la piscine de stockage du combustible.

Le c?ur du r?acteur n??2 est rentr? en fusion, (vid?o) l?enceinte de confinement est endommag?e, la piscine est en ?bullition, une nouvelle fuite 100?000 fois plus importante que la norme a eu lieu le 27 mars, et la radio activit? dans l?air a atteint les 1000 mSv/h. lien

Une hypoth?se d?AREVA est sur ce lien.

Le r?acteur n??3 est celui qui a subi le plus de dommage, et h?las, c?est celui qui est le plus dangereux, puisqu?aliment? en Mox = plutonium et oxyde d?uranium. (Rappelons que la ??demi vie?? (p?riode) du plutonium est de 24?400 ans).

Son c?ur est entr? en fusion, et il y a des craintes d?incendie de la piscine contenant le Mox. vid?o

Pour le 4?me r?acteur, le niveau de radiation de la salle de commande est tr?s important, le b?timent est endommag?, et une premi?re ?bullition de la piscine a pu ?tre arr?t?e.

Ces photos parlent mieux que tous les discours.

Aux derni?res nouvelles, des mesures effectu?es en mer ? proximit? de la centrale ont prouv? que la radioactivit? en iode 131 est 1850 fois plus ?lev?e que la norme, et la radioactivit? autour du site est de l?ordre de 10?000 fois la norme. lien

A Tokyo, le 26 mars, la radioactivit? a ?t? mesur?e ? 0,22 mSv par heure, soit 6 fois la normale et 600 (? 700) int?rimaires tentent d??vacuer l?eau radioactive qui s?est accumul?e dans les b?timents nucl?aires, alors que le risque de fusion du c?ur des r?acteurs reste envisag?. lien

3 ouvriers, en bottines de caoutchouc, ont ?t? brul?s aux pieds apr?s avoir march? dans une ??flaque d?eau?? radioactive du r?acteur n?3. lien

Cette eau a ?t? mesur?e ? 1000 mSv/h, ce qui est la preuve que le c?ur ? fondu. lien

Olivier Isnard, (IRSN) commentant l?erreur de Tepco qui annon?ait une pollution des millions de fois sup?rieure ? la normale avant de se r?tracter, en tire la conclusion ?? c?est la preuve que le c?ur du r?acteur a fondu ?. lien

Il est probable aussi que le corium, magma issu des combustibles nucl?aires en fusion, d?une temp?rature extr?me (entre 2000 et 3000 degr?s) soit d?j? en train de perforer le b?ton, pouvant alors atteindre la nappe phr?atique. lien

C?est ce que Tepco a admis?: ?? la cuve pourrait ?tre perc?e, et le corium serait alors en train de s??chapper ?. lien

En tout ?tat de cause, si la situation s?aggrave, les rejets radioactifs de Fukushima pourraient ?tre nettement sup?rieurs ? ceux de Tchernobyl. lien

Steven Chu, secr?taire d?Etat am?ricain ? l??nergie s?en plaint?: ??nous ne savons pas r?ellement ce qui se passe sur la centrale ?. lien

Tout autant grave, les instances mondiales, CEA (Commissariat ? l?Energie Atomique), OMS (Organisation Mondiale de la Sant?), AIEA, (Agence Internationale de l?Energie Atomique), tout en promettant la transparence, continuent manifestement ? dissimuler la v?rit?.

La CRIIRAD, affirmant que les donn?es sur l?activit? des radionucl?ides sont transmises ? l?AIEA et ? l?OMS, en a demand? la communication sans r?ponse ? ce jour. lien

Un silence qui ne dit rien qui vaille.

Alors le citoyen lambda en reste ? consulter la carte de l?IRSN pour observer les chiffres propos?s sans trop savoir de quelle radioactivit? il s?agit (lien) et obtient un peu plus de pr?cisions sur ce lien.

Sur ce lien, on peut apercevoir les mouvements de la pollution radioactive du 12 au 18 mars.

Une des seules certitudes que nous ayons est que, la catastrophe n??tant toujours pas maitris?e, la pollution qui se d?gage aujourd?hui sera pour nous en principe 12 jours plus tard.

Si elle est importante, et s?il pleut, nous aurons toutes les raisons de nous inqui?ter.

En France, nous n?avons aucune raison de parader, car malgr? les d?clarations l?nifiantes des uns et des autres, de nombreux accidents graves nous ont ?t? cach?s pendant des ann?es.

Prenons l?exemple du grave accident qui s?est pass? ? St Laurent des Eaux, dans le Loir et Cher en 1969.

Il y a eu fusion partielle de 50 kilos d?uranium.

Mais plus grave, le m?me accident s?est produit dans la m?me centrale en 1980, avec 20 kilos de combustible radioactif en fusion, ce dernier ?tant beaucoup plus dangereux que le pr?c?dent.

411 employ?s d?EDF avaient ?t? envoy?s sur place pour nettoyer le site, avec des outils de fortune, et c?est ? la suite de ?a qu?EDF a d?cid? de faire appel pour ce genre d?intervention ? risque ? des sous-traitants, ?chappant ainsi aux contr?les s?v?res qui sont habituellement la r?gle chez EDF. lien

Depuis, ils sont actuellement 30?000 sous-traiteurs du nucl?aire, pay?s tr?s modestement, ? intervenir pour des ??op?rations de maintenance??, mettant leur vie en danger.

En effet, comme t?moigne Philippe Billard ??apr?s 22 ans d?exposition en centrale nucl?aire, je ne gagnais que 1496 ? brut en fin de carri?re ?. lien

Un autre exemple??

Qui sait aujourd?hui que le 27 d?cembre 1999 la ville de Bordeaux a failli ?tre ?vacu?e??

C?est pourtant la stricte v?rit?.

Suite ? la temp?te Martin, suivie d?une inondation, la centrale du Blayais se retrouve entour?e par les eaux, et 3 des 4 r?acteurs sont consid?r?s comme perdus. Il est 20h.

La centrale va se retrouver coup?e du monde pendant 13 heures, avec ses 50 employ?s.

Une surtension sur le r?seau ?lectrique va provoquer l?arr?t d?urgence de 2 r?acteurs, et il faut faire appel ? un groupe ?lectrog?ne pour assurer le refroidissement des 2 c?urs.

Une fois la route d?gag?e, la rel?ve arrive, et une heure plus tard le courant est r?tabli.

On se croit sauv?s, mais h?las ? 0h30 des d?bris charri?s par la Gironde bouchent une pompe de refroidissement, et les galeries techniques sont noy?es par une eau boueuse qui envahit le b?timent de stockage du combustible, provoquant la perte de 2 syst?mes essentiels ? la s?ret?. lien

Le local qui abrite les 2 stations de pompage du circuit de refroidissement du r?acteur est inond?.

Pourtant l?accident ne sera class? que 2 sur l??chelle qui compte 7 ?chelons. lien

On sera pass? ? deux doigts de la catastrophe, et Jupp?, alors maire de Bordeaux, avait envisag? l??vacuation de sa ville. lien

C?est ? mettre en parall?le avec la d?claration d?Eric Besson : ??toutes les centrales fran?aises ont ?t? con?ues en int?grant le risque sismique et le risque inondation ? appuy? dans cette d?claration par notre autocrate pr?sidentiel. lien

Ce que contestent de nombreux scientifiques lesquels affirment que 16 r?acteurs fran?ais courent le risque d?une inondation. lien

Quant aux risques sismiques, l?association ??sortir du nucl?aire ? a affirm? en 2007 ??qu?EDF avait falsifi? les donn?es sismiques, pour ne pas supporter des travaux de mise aux normes on?reux ?. lien

Tout comme pour Tokyo, les parisiens pourraient s?inqui?ter, car on apprend par la pr?fecture de police de Paris, qu?aucun plan n?est pr?vu pour la protection des habitants, en cas d?accident dans une centrale nucl?aire, alors que 7 sites regroupant 18 r?acteurs sont tous dans un rayon de 225 km. Lien.

Sur ce lien, on peut signer la p?tition qui r?clame un r?f?rendum pour la sortie du nucl?aire.

Combien faudra-t-il de Tchernobyl ou de Fukushima pour que les dirigeants de la plan?te se d?cident enfin ? abandonner cette ?nergie??

D?autant que si la d?cision ?tait prise dans les jours qui viennent, il faudrait encore 20 ou 30 ans avant que tout danger soit ?cart?, et qu?il est possible des demain de mettre en place un projet alternatif, sans le charbon, le p?trole, ou le nucl?aire, qui permette de fournir toute l??nergie suffisante aux habitants de cette plan?te. lien

Faudra-t-il un troisi?me accident majeur??

Comme dit mon vieil ami africain?:

??vivre dans la peur n?est que vivre ? moiti? ?

L?image illustrant l?article provient de ??latelelibre.fr??

Commentaires

commentaires

About

avatar

Check Also

gorille 3

SOS Gorilles des montagnes en Ouganda !

Les gorilles sont les êtres vivants les plus proches de l'homme, après le bonobo et le chimpanzé, puisque leur ADN est de 98 % à 99 % identique à celui des humains.
 
Une des deux espèces de gorille vivant actuellement en Afrique, les gorilles des montagnes (Gorilla beringei) sont en voie d'extinction. Menacés par la guerre, le braconnage et la déforestation, ces grands singes ne peuvent survivre que dans des forêts strictement protégées...


Les gorilles des montagnes vivent dans l’est de la République démocratique du Congo dans le parc des Virunga, au Rwanda dans le parc des Volcans et en Ouganda dans le parc national de Mgahinga et dans celui de la forêt impénétrable de Bwindi. 

Il ne reste aujourd’hui que 700 gorilles des montagnes. 400 d'entre eux environ vivent actuellement à l’intérieur du Parc national de Bwindi en Ouganda mais la destruction de la forêt voisine de Kafuga changerait la donne car cette zone forestière sert de tampon au Parc national et sa disparition pourrait menacer les gorilles…

La culture du thé ne doit pas mettre en cause la survie des gorilles

Véritable paradis naturel, la forêt de Kafuga abrite des centaines d’espèces d’oiseaux, de papillons, de petits rongeurs, de chimpanzés ainsi que deux cents espèces d’arbres, dont certaines endémiques. Cette zone boisée de 250 hectares, entourée de plantations de thé et de cultures vivrières, est aussi essentielle aux populations locales qui s’y approvisionnent en fruits, bois de chauffage et plantes médicinales.

 
Mais cette forêt semble vivre ses dernières heures. « Certains planteurs de thé ont déjà acheté des haches et des machettes » alerte Robert Tumwesigye Baganda, le directeur de l’organisation Probicou (Pro-biodiversity Conservationists in Uganda) pour étendre les surfaces cultivées. Les défrichements pourraient commencer en mars prochain avec la saison des pluies et faire ainsi de nouvelles terres agricoles.

 
La forêt de Kafuga pourrait donc disparaitre très bientôt et forcer les habitants à se procurer leurs moyens de subsistances à l’intérieur du Parc national voisin, la forêt Impénétrable de Bwindi, un des derniers refuges des gorilles des montagnes. Bien que ne faisant plus partie intégrante du Parc national, cette forêt joue encore aujourd’hui un rôle de tampon en tenant à distance les humains de l’habitat des gorilles.


 
Les militants de Probicou étaient sur le point de planter 30 000 arbres d’essences locales à l’intérieur et autour de la forêt de Kafuga afin d’assurer le futur de la forêt et des habitants juste avant que le projet de déboisement soit connu.

 
Les spécialistes estiment que les grands singes auront disparu d’ici 10 à 15 ans si rien n’est fait pour enrayer la destruction de leur habitat, d’autant plus que les braconniers continuent de chasser le gorille, pour sa viande, ses mains et son crâne qui rapportent énormément d’argent.

 
Quand on sait que le gorille est également victime de maladies telles que la pneumonie, la grippe ou d’autres maladies de l’homme qui lui sont mortelles, il reste peu de temps pour sauver les gorilles de montagne. C’est pourquoi il est urgent de demander au ministre de l’environnement ougandais et aux administrations locales de préserver la forêt de Kafuga...

  
Monsieur le Ministre,     

Madame, Monsieur,

 
L’Ouganda abrite un trésor inestimable : 400 gorilles des montagnes, parmi les derniers de la planète, qui vivent dans le Parc national de la Forêt Impénétrable de Bwindi. La surveillance et la protection de l’habitat des gorilles sont indispensables à leur survie. L’action menée par l’Ouganda est en ce sens exemplaire.

La forêt de Kafuga, dans le district de Kisoro, joue le rôle de tampon pour la Forêt Impénétrable de Bwindi. Sur place, les écologistes lui attribuent ainsi un rôle central dans la protection du Parc national.

Mais la forêt de Kafuga est menacée, et à très court terme. Des planteurs de thé veulent défricher la forêt pour y mettre en place leurs cultures.

Le thé est assurément un important produit d’exportation pour l’Ouganda. La survie des gorilles ne doit néanmoins pas être sacrifiée au nom du développement économique.

Nous vous exhortons à empêcher le déboisement de la forêt de Kafuga, afin de ne pas mettre en péril le trésor de votre pays, le gorille.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, Madame, Monsieur, l’expression de notre haute considération. 

 
Albert Ricchi

 


> Signer la pétition ICI



Lire toutes les infos du blog :  

> Les 25 derniers articles


> Tous les articles