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France – Education nationale: lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem

Lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education Nationale

 

Cette rentrée scolaire 2016 a été marquée par une grève le 8 septembre dernier, à l’appel du SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT, Sud et FO, pour protester contre la réforme des collèges.

 

Cette réforme va toujours dans le même sens : le laxisme, au prétexte de l’ouverture et du suivi personnalisé des élèves. Elle diminue les horaires des disciplines pour promouvoir des enseignements pratiques interdisciplinaires. Or, il n’y a de véritable interdisciplinarité que sur la base de savoirs disciplinaires maîtrisés. Le bilan est donc globalement négatif et va encore accroitre les inégalités, déjà très grandes.

 

Elle se double en outre d’un mépris de la profession à qui l’on demande de mettre en place les nouveaux programmes des quatre années du collège, simultanément et sans financer le renouvellement de la totalité des manuels scolaires.  

 

Devant cette situation, jamais vue sous la République, un professeur certifié de lettres classiques a adressé un courrier admirable à Madame Najat Vallaud-Belkacem mais celui-ci est resté sans réponse à ce jour…  

  

college

Albert Ricchi

https://reformeraujourdhui.blogspot.ca/

 

LETTRE OUVERTE

 

Madame le ministre,

 

En septembre 2016, je franchirai les portes de ma classe pour la 25e année…

Cela aurait pu être un bel anniversaire, n’est-ce pas ?

Vingt-cinq années au service de mes élèves, latinistes, pour la plupart…

Oui, je suis professeur de lettres classiques…

Enfin, j’étais…

J’aurais pu envisager cette rentrée avec joie comme je le fais depuis 25 ans…

Mon métier, une vocation, une passion…

Mais ça, c’était avant…

Avant que vous ne décidiez cette abjecte réforme du collège et la mort programmée de mon enseignement.

À vous qui portez cette réforme et la défendez, à vous qui prônez la réussite pour tous et déclarez la fin de l’élitisme au nom de l’égalité pour tous, à vous qui entendez défendre les valeurs de la République, je veux raconter l’histoire d’une enfant de l’École de la République, je veux raconter l’histoire de 25 ans de carrière au service de cette École de la République.

Je veux raconter mon histoire et ma vocation, que vous êtes en train de détruire.

Arrière-petite-fille d’un domestique qui ne savait ni lire ni écrire, petite-fille d’une femme de ménage, j’ai été élevée à l’école du courage, à celle de l’effort et du travail.

Je ne saurais vous dire combien de fois j’ai entendu mes parents me dire, ainsi qu’à mon frère cadet : « Il faut travailler à l’école, si vous travaillez, vous réussirez et vous aurez une meilleure situation que nous et vos grands-parents. Étudiez, les enfants, apprenez, lisez, ce sera cela votre vraie et seule richesse. »

J’ai été élevée à l’école de l’exemple : celui de mes parents qui, de simple ouvrière textile et ouvrier de chantier, ont fini leur carrière secrétaire médicale et technicien en électro-technique.

Il fut une époque où nous faisions nos devoirs ensemble à la maison, les enfants d’un côté, les parents de l’autre.

Alors, j’ai suivi leur exemple, par respect, par admiration, par devoir.

J’ai travaillé à l’école, j’ai aimé l’école, je m’y suis ennuyée aussi et je l’ai même détestée quelquefois, et il paraît qu’un jour, en rentrant de classe, alors même que j’étais encore en maternelle, j’aurais dit à mes parents : « Quand je serai grande, je serai maîtresse… »

Cette vocation, puisque c’en était bien une, m’a portée tout au long de mes études.

J’ai bénéficié de ce que vous appelez, Madame le ministre, comme tous ceux qui vous ont précédée, l’ascenseur social.

Moi, enfant du peuple, j’ai choisi de faire ce qu’on appelait à l’époque un bac B avec toutes les options que j’ai eu le « droit » de présenter : latin, sciences naturelles et musique…

Je partais au lycée pour 8 heures et en ressortais à 17 h 30, cinq jours par semaine, avec une pause méridienne qui n’existait pas, parce que, déjà à l’époque, latin et options se faisaient à des heures incongrues…

Mais j’avais le « droit » de les suivre, ces fameuses options élitistes.

Moi, enfant du peuple, je ne comptais pas mes heures de cours, je ne suis pas morte de ces emplois du temps surchargés, je me suis, au contraire, nourrie à l’École de la République, je me suis abreuvée à la source, je me suis repue de connaissances et de savoirs, d’auteurs classiques et d’humanités ; de tout ce qui fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

De tout ce que moi, enfant du Peuple, je ne pouvais espérer à la maison, de tout ce que mes parents voulaient offrir à leurs enfants.

J’ai eu le « droit », parce que j’y ai travaillé avec ardeur, de poursuivre cette recherche d’excellence, de connaissances et de savoirs en classe préparatoire de lettres à l’époque où aucun quota n’existait pour les enfants d’ouvriers ou des cités.

J’ai mérité ce droit simplement par mon travail et mon acharnement.

Mon parcours a continué à l’université en Licence et Maîtrise de Lettres classiques, jusqu’au moment tant attendu de mon premier poste de lettres classiques en collège, il y a bientôt 25 ans.

J’ai poussé la porte de ma première classe avec une volonté presque unique : rendre à l’École de la République ce qu’elle m’avait offert, donner à chacun des élèves qui passerait dans ma classe ce que tant de professeurs m’avaient offert, offrir à chaque enfant de quoi s’abreuver, se nourrir et se repaître à plus faim de savoirs, de connaissances, de repères, de valeurs…

Je l’ai fait longtemps et je le fais toujours…

J’y ai cru longtemps, et je n’y crois plus…

Je n’y crois plus, parce que ce parcours-là, Madame le ministre, qui n’est pas exceptionnel, et qu’ont connu et connaissent encore de nombreux élèves, ce parcours-là, qui au moins en partie a été le vôtre, vous avez décidé de le rendre impossible.

Vous allez tuer tous les parcours d’exception qu’offrait l’École de la République au nom d’une égalité égalitariste, parce que vous refusez de comprendre que, pour être équitable, l’École ne doit pas proposer la même chose à tous les enfants, parce qu’aussi ressemblants soient les enfants entre eux, il n’en est pas un qui ait le même besoin que son voisin.

Vous me faites disparaître, non parce que vous faites disparaître ma matière, vous me faites disparaître parce que vous faites disparaître tout ce en quoi je crois, tout ce pour quoi je suis professeur depuis 25 ans.

Je vous accuse, avec tant d’autres qui vous ont précédée, d’être responsable et coupable de la désespérance dans laquelle vous plongez notre jeunesse. Je vous accuse de refuser à mes prochains élèves toutes les richesses dont ont bénéficié les précédentes générations.

Je vous accuse de priver mes plus jeunes enfants de l’École de l’exigence et de l’excellence à laquelle, moi, enfant du peuple, j’ai eu droit et d’être ainsi responsable de leur inculture à venir !

Auraient-ils besoin d’Accompagnement Personnalisé en plus de leurs heures disciplinaires ?

Tant pis pour eux, ils en auront, mais en lieu et place de leurs heures de cours.

Voudraient-ils suivre un véritable enseignement du latin ?

Ils n’en auront pas le droit !

Auraient-ils, arrivés en 4e, envie de parfaire leur anglais et la volonté d’être bilingue au sortir du lycée comme leur sœur aînée ?

Pas de chance, c’est terminé !

Ils se débrouilleront pour l’être avec leur cours d’anglais en classe entière.

Souhaiteraient-ils découvrir les métiers et études vers lesquels ils voudraient se diriger après la 3e parce que l’enseignement général ne leur correspond pas ?

Ils auraient pu demander une option DP3.

Mais ça, c’était avant !

Combien de parents pourront ajouter l’école à la maison pour pallier les manquements de l’École ?

Combien de parents auront les moyens d’offrir des cours particuliers à leurs enfants pour qu’ils puissent continuer à avoir accès aux savoirs et aux connaissances ?

C’est cela votre conception de l’égalité pour tous ?

Ce n’est pas la mienne !

Et je sais d’où je le tiens : mes parents, avec la meilleure volonté de monde, n’auraient jamais pu remplacer l’École si elle n’avait pas été de qualité.

Au contraire, ils lui faisaient confiance et ils avaient raison…

Sans doute, suis-je de ces dernières générations non sacrifiées.

Je viens, aujourd’hui, de recevoir ma répartition horaire pour l’an prochain…

L’an prochain, Madame le Ministre, grâce à cette réforme que vous défendez si bien, je devrai enseigner 21 heures par semaine : 16 heures de latin, les seules qui survivront à la réforme (sur les 26 qui existaient jusqu’à présent) et 5 heures de français, soit 21 heures de présence en cours, 4 niveaux de classes différents, 4 nouveaux programmes à préparer contre un temps plein en latin cette année sur 2 niveaux…

Quelle reconnaissance de mon métier, n’est-ce pas ?

De mon investissement ?

Votre directrice générale de l’Enseignement, Madame Florence Robine, y a déjà répondu : « Les profs, ils auront leurs vacances pour préparer, et ils n’ont pas besoin de manuels, tout est sur Internet. »

Vous dites vouloir promouvoir le latin pour tous…

Il existait déjà, et bien avant vous !

L’interdisciplinarité, Madame le ministre, cela fait 25 ans que je la pratique !

Mes cours ne sont pas faits que de déclinaisons et de grammaire qui ennuient mes élèves !

Faut-il si peu connaître mon métier et me mépriser ?

Faut-il tant me mépriser pour me dire en formation que ma « position monolithique d’opposante à la réforme ne vaut que parce que je suis susceptible de perdre mon poste et qu’il faut avoir pour moi de la compassion jusqu’au mois de juin » ?

Faut-il tant mépriser notre langue et les élèves pour m’apprendre, toujours en formation, que l’an prochain, il serait judicieux que je tolère, dans les copies, « les petit-ENT filles » parce qu’il y a la sensation du pluriel ?

Faut-il tant mépriser le métier de professeur ou le méconnaître pour laisser dire que « l’enseignant ne transmet plus les connaissances liées à sa discipline, il aide l’élève à construire les compétences qui feront de lui un bon citoyen européen » ?

Oui, je crains que vous ne me méprisiez, que votre silence, une fois de plus, ne soit que mépris, que vos interventions médiatiques prochaines ne soient que mépris…

Pourtant, Madame le ministre, si vous preniez la peine de m’entendre, si vous preniez la peine d’écouter la désespérance et le cri du cœur de l’appel qui vous est lancé, vous y trouveriez bien plus que de simples « bruits de chiottes », vous y trouveriez le respect que j’ai pour mes élèves, vous y trouveriez le respect que j’ai de mon métier, vous y trouveriez la passion qui m’anime chaque fois que je passe le seuil de ma classe, vous y trouveriez cet amour que j’ai de mes élèves et que je suis en train de perdre de mon métier…

Et si vous preniez la peine d’entendre et d’écouter les 80 % de professeurs qui s’opposent aujourd’hui à cette réforme, à celle des rythmes scolaires et à celle du lycée, vous entendriez des femmes et des hommes de conviction, des femmes et des hommes de propositions, des femmes et des hommes convaincus que notre École est malade de sa refondation et des réformes qui se succèdent, des femmes et des hommes prêts à œuvrer de longues années encore pour une Réinstitution de l’École au service de tous les enfants de la République.

Continuez à nous mépriser encore, Madame le ministre, et vous entendrez bientôt le bruit de notre colère, vous entendrez gronder notre désespérance, parce qu’il n’y a rien de pire que de ne pas être entendus alors même que d’autres le sont.

J’aspire au jour où je pourrai de nouveau m’adresser à mon ministre de tutelle, avec tout le respect qui lui est dû, j’aspire au jour où mon ministre de tutelle aura pour moi, professeur, autant de respect que j’en ai pour mes élèves.

J’aspire au jour où mon ministre de tutelle aura pour mes élèves tout le respect qui leur est dû.

J’aspire au jour où mon ministre de tutelle saura réinstituer l’École de la République.

Alors, seulement, ma haute considération et mes salutations respectueuses seront sincères, alors seulement, la confiance reviendra.

Je vous prie donc d’agréer, Madame le ministre, mes salutations qui ne sont respectueuses que parce qu’elles sont formelles.

 

Isbergues, le 16 mars 2016

Isabelle Dignocourt
Professeur certifiée de lettres classiques

 

(publié sur lepoint.fr)

Image à la une:  AFP (image d’archives)

Commentaires

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A propos de Albert Ricchi

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Journaliste citoyen, mon blog est consacré à la politique, la démocratie, l'économie, l'environnement ainsi qu'à plusieurs réformes essentielles à entreprendre aujourd'hui afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale.

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8 Commentaire

  1. avatar

    « Devant cette situation, jamais vue sous la République, un professeur certifié de lettres classiques  » blah blah

    jamais les profs n’accepteront quelque réforme que ce soit.

    le bien être des élèves ne les intéresse pas.

    leur salaire et leurs vacances si.

    Je puis le dire sans état d’âme : je les ai eus comme collègues pendant 13 ans.

    Jamais vu personnes aussi refermées sur elles-mêmes, incapables de comprendre le monde qui les entoure, à quelques excellentes exceptions près, parmi d’ailleurs les plus jeunes, encore partants pour être les hussards de la République. Les autres sont tous des aigris déconnectés.

    Privilégiez donc les jeunes, dans ce métier, et cessez donc de les envoyer au casse-pipe à la place de ceux qui ont l’expérience mais plus vraiment le courage (j’ai évité de dire la foi, vous aurez remarqué).

    Belkacem est une une des plus courageuses que l’éducation ait pu avoir. Aucun avant elle n’avait parlé de réforme, sauf Haby, qui lui aussi s’était fait jeter par les mêmes dinosaures… pour d’autres raisons politiques, on va dire pour simplifier.

    L’école ne parle que des profs, pas des élèves, qui s’emmerdent en cours car rien ne correspond à ce qui les entoure dans leurs programmes, ou presque.

    l’école est déconnectée, tout bêtement, et le net n’arrange pas les choses ! toutes les rumeurs y circulent, et les gamins montent dans leur bus sans vérifier.. car les profs ne sont même pas au courant de ce qui s’y dit.

    les gamins, aujourd’hui, c’est Cyprien, Eddy Malou et Sylvain Durit

    ils connaissent ça par cœur… un BON prof devraif commencer par eux. Voyez l’ampleur de la tâche, pour associer Malou à du Corneille…

    tout le problème est là : l’absorption et la compréhension du vécu qui les entoure : APRES, on peut espérer les « éduquer ». Mais pas en ignorant ces zygotes qui occupent le 1/3 de leur savoir actuel !!!

  2. avatar

    Isbergues, ça me rappelle mon pote de « Radio Banquise » (Christophe, recordman en moto à Bonneville; lui)

    pas sûr que la dame Digncocourt sache où c’est, Bonneville, ni ce qu’on y fait…
    http://www.ecouterradioenligne.com/banquise-isbergues/

    ah ah ah !

  3. avatar

    ah oui au fait : la prof qui s’attaque à la réforme publique bosse dans une école …catho !!

    ah ah ah elle est encore meilleur celle-là !!

     » Isabelle Dignocourt est prof de lettres classiques au collège Sainte-Marie : « On a découvert récemment que la réforme nous concernait… » »

    http://www.croixdunord.com/reforme-du-college-les-profs-inquiets_5825/

    catho, ah ah ah, c’est trop drôle celle-là !

  4. avatar

    on aura corrigé Durif, bien sûr, auto-corrigé (stylo rouge !) par le CORRECTEUR du site…

  5. avatar

    dans le Facebook de l’école

    Ecole Saint Eloi Sainte Isbergue Isbergues
    11 septembre, 14:06 ·
    Notre célébration de rentrée
     » Mélanger toutes ces couleurs pour bâtir un monde meilleur ne peut se faire sans le souffle de l’Esprit d’amour.  »

    à l’église, la rentrée !! et ça critique Belkacem, c’est à se TORDRE cette histoire !

  6. avatar

    autre invité du collège (bizarre, y’a jamais de communistes !)
    Le Doyenné du Pays de la Lys vous invite
    le Vendredi 20 mai
    à 14h30 et à 20h
    A la chapelle Saint Jacques à Aire sur le Lys
    Conférence avec Michel Cool
    Les temps changent et nous aussi!
    Michel Cool fera un inventaire des changements qui se sont opérés dans le monde et les mentalités depuis, disons, les années 70 et la crise énergétique. Et, pour parler comme le pape François, de la  » crise de l’homme » qu’ils ont entraînée.
    Michel Cool est un journaliste français de presse écrite, radio et télévisée, spécialisé dans les affaires religieuses. Il a été rédacteur en chef à l’hebdomadaire La Vie (2011-2013). Il est actuellement éditeur chez Salvator (depuis février 2013) et chroniqueur au Jour du Seigneur sur France 2 et sur RCF (Radios chrétiennes francophones).

    l’invité est auteur d’ouvrages divers dont je vous ai trouvé un extrait

    Dans un livre d’entretiens rondement mené, seize responsables politiques plaident, chacun à sa manière, pour une sorte de spiritualisation de la politique : elle aiderait à humaniser « une vie moins faite que jamais pour laisser un peu de place à une certaine culture de l’âme qui a du mal à exister », regrette Philippe Séguin dans l’émouvant entretien posthume qu’il a accordé à l’auteur. Deux témoignages livrés par des quadras en vue m’ont épaté par leur franchise rafraîchissante et la savoureuse épaisseur de leur conviction. Valérie Pécresse, actuellement ministre de la Recherche et des Universités, est une catholique pratiquante bon teint. Pourtant, « croire est un combat », admet celle qui se frotte chaque jour au scepticisme scientifique, à l’athéisme de son mari et aux questions de ses enfants. Pourquoi résiste-t-elle ? Parce que son engagement politique s’origine dans sa foi : « Je fais le pari du pourquoi pas Dieu », argue la députée de la circonscription de Port-Royal… Manuel Valls cultive, quant à lui, les paradoxes qui caractérisent tout chercheur de sens sincère : agnostique, il administre Evry, ville interreligieuse par excellence ; fils de républicain laïc espagnol, il confie, « il y a quelque chose de foudroyant dans la figure du Christ et dans le christianisme » ; enfin, responsable socialiste, il considère que « notre société a besoin de sacré et de rites »…

    ah ah ah !

    il a aussi écrit :
    « Pour un capitalisme au service de l’homme. Paroles de patrons chrétiens », Albin Michel, Octobre 2009.

    et non pas à bas le capitalisme que la chrétienté à sû accepter (on a fait travailler des enfants le dimanche au début de l’ère industrielle sans qu’elle ne rechigne beaucoup..)

    aujourd’hui, ça les gêne davantage les cathos

    http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/02/travail-le-dimanche-alliance-opposants-catho-syndicats_n_4360712.html

    Egalement présents dans les cortèges défilant contre la loi Taubira, les catholiques font aussi partie de cette alliance contre le travail dominical. « Il faut tout faire pour préserver le dimanche », avance Mgr Podevin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Au delà de la question de la messe qui réunit ce jour là des millions de fidèles, il estime que c’est une question d’équilibre. « Ce n’est pas seulement le religieux qui vous parle, mais c’est un point d’équilibre comme journée de ressourcement et de repos », ajoute-t-il.

    ça s’appelle le cul entre deux chaises d’église, ça…

  7. avatar

    ah ah ah on en trouve de belles à Isbergues

    « Avec les témoignages de Mme Isabelle DIGNOCOURT et Mme Annie PODEVIN, Professeurs au collège Sainte-Marie d’Aire-sur-la-Lys (62)
    et membres du collectif Condorcet. »

    http://www.neoprofs.org/t100686-7-avril-2016-17h-brighelli-bulle-bellamy-et-le-collectif-condorcet-en-debat-a-l-assemblee-sur-la-reforme-du-college

    was ?

    http://collectifcondorcet.wixsite.com/collectifcondorcet

    le manipulateur du groupe de la FCPE

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-l-ecole-privee-s-effare-enfin-de-la-reforme-du-college-29-04-2016-2035863_1886.php

    Nous savons depuis longtemps, ici et ailleurs, ce qu’il en est. L’enseignement catholique vient de réaliser que les innombrables voix qui se sont élevées pour dénoncer le mauvais coup et la détermination strictement idéologique de Mmes Vallaud-Belkacem et Robine n’étaient pas inutilement alarmées. Isabelle Dignocourt, dont j’ai publié ici même la lettre indignée au ministre, et qui enseigne dans le privé, tente bien d’expliquer l’aveuglement des instances catholiques face à ce qui se préparait – et qui concerne à parts égales privé et public :

    qui c’est Brighelli ? C’est lui

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Brighelli

    ancien policier et corse, il avait tout pour devenir prof, non ?

    un détail de son parcours

    Lors du second tour des élections présidentielles de mai 2007, il préfère le candidat Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal : Xavier Darcos l’en remercie publiquement lors de la remise de sa Légion d’honneur en octobre 200942.

    pus ça

    En janvier 2008, Laurent Lafforgue, mathématicien et auteur de la préface de À bonne école, s’en prend avec virulence à Jean-Paul Brighelli. Il lui reproche d’insulter « la foi religieuse en général, la foi chrétienne en particulier, l’Église catholique et jusqu’à la personne du Christ », ainsi que de faire preuve d’« une pensée indigente » dans son ouvrage Une école sous influence ou Tartuffe-Roi43. Après l’avoir soutenu pendant plusieurs années, Laurent Lafforgue accuse Jean-Paul Brighelli d’avoir abusé sa confiance, et d’avoir exploité à son propre profit le problème du délabrement du système éducatif : « M. Brighelli avait trouvé dans la ruine de l’école une mine d’or à exploiter au moyen de livres faciles »44.

    plus ça

    Il rejoint Debout la France, le mouvement politique de Nicolas Dupont-Aignan, en janvier 2015, en tant que délégué national à l’École de la République47. Il affirme en outre qu’il « adhère à 80 % » au programme du FN sur l’école48.

    voilà vous savez tout sur l’école d’Isbergues qui se fout de la République !

  8. avatar

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