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Centpapiers

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    • Rédacteur en chef du magazine d'information et de sensibilisation Reflet de Société et directeur du Café-Graffiti pour les artistes urbains. Raymond Viger fait du journalisme depuis 1974, il est aussi écrivain et intervenant social spécialisés dans les milieux marginalisés et la crise suicidaire.

    Fondation Nathalie Simard : responsabilité de Paul Arcand et Julie Snyder

    18 mai 2008 | 3 commentaire(s) | vu 2 142 fois

    Raymond Viger   Dossier Nathalie Simard.

    Suite au billet du 14 avril que j’ai écris sur la fin de la carrière publique de Nathalie Simard, beaucoup d’encres et de nouvelles informations ont coulé.

    On a appris dans plusieurs médias que des boîtes de dons pour la fondation ont disparues. Plusieurs poursuites contre Nathalie Simard vont se faire entendre devant monsieur le juge. On apprend aussi que les administrateurs qui ont participé à la création de la fondation Nathalie Simard ne seraient plus administrateurs. Ils seraient parti, sans tambour, ni trompette.

    Je suis choqué de cette situation. Je dirais même insulté. Lorsque des gens tels que Julie Snyder, Paul Arcand, Bruny Surin ou Luc Lavoie participent à la création d’une fondation qui a fait un tel tapage médiatique, on s’attend à ce que leur présence soit gage de sérieux et de crédibilité. Il ne faut pas oublier que Paul Arcand avait été l’animateur vedette qui avait eu l’exclusivité de la première entrevue de Nathalie Simard. On ne peut pas faire abstraction que Julie Snyder est la conjointe du propriétaire des médias qui a bénéficié des entrevues exclusives de Nathalie Simard. Que Luc Lavoie est vice-président exécutif chez Québécor. C’était payant et intéressant pour tout ce monde de coller leurs noms à la création de la fondation Nathalie Simard.

    Mais quand tout va mal, on apprend que les administrateurs avaient disparu en douce sans en aviser le public. J’ai un gros malaise. Parce que le départ des administrateurs auraient dû se faire avec le même tapage médiatique que leur arrivée. Il fallait permettre aux citoyens de se poser la question. Si les administrateurs quittent la fondation Nathalie Simard, cette fondation était-elle encore crédible ? Les donations sont-elles encore sécures ?

    Le public aurait dû être mis au courant. C’était d’intérêt public. Avec le départ de ces administrateurs, cela questionnait déjà le devenir de la fondation Nathalie Simard. On ne peut pas bénéficier du tapage médiatique quand ça fait notre affaire et disparaître par la porte d’en arrière quand cela ne nous plaît plus. Être administrateur est une responsabilité : gardien de la mission et gardien des avoirs.

    Fait curieux, Michel Vastel affirme dans son article du 3 mai dans le Journal de Montréal que Nathalie Simard était “devenue seule maîtresse à bord”. Pourtant le registraire des entreprises, en date du 16 mai 2008, présente encore les noms de ces personnes comme administrateurs. Est-ce que Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin sont encore administrateurs de la Fondation Nathalie Simard ? Un citoyen qui aurait fait une recherche avant de faire un don pour s’assurer du sérieux de la Fondation aurait eu les noms de ces 4 administrateurs comme garantie de crédibilité.

    Jusqu’où les administrateurs sont responsables pour des fraudes possibles dans la Fondation Nathalie Simard ?

    Autres textes sur Nathalie Simard
    Les adieux de Nathalie Simard
    L’entrevue de Nathalie Simard avec Jean-Luc Mongrain, vue par Richard Martineau
    Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin dans la Fondation Nathalie Simard

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  • 3 commentaires

    • Pierre R.

    Raymond

    Question intéressante et très pertinente sur la responsabilité des administrateurs. Je partage votre malaise.

    Pierre R. Chantelois

    • lutopium

    J’ai ressenti un malaise lorsque Mme Simard décida de « sortir », dénonçant avec tambours et trompettes celui qui a abusé de sa jeunesse. Je ne sais pas, je trouvais ça un peu gros… Ce fut par la suite le retour dans les médias, le lancement d’une fondation, les entrevues, les spectacles…

    Oui, malaise il y a. Gros malaise.

    • labaz

    Bonjour monsieur Raymond heureux de vous retrouver ,vous et vos commentaires..Depuis le temps Monsieur Pierre est toujours pensif.Finalement rien n’a changé, je pense tout de même que l’être humain se lasse de la vie:elle n’a plus le même charme il ya cinquante ans..Lafibre optique ;le portable ne sont pasvenus à bout de cette tristesse et notre cher Demian..excuses pour ce désordre de mots.selmi

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