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Fadela Amara, une secr?taire d’?tat contest

La nomination de Fadela Amara au sein du gouvernement soul?ve deux types de critiques, dont l’une me semble justifi?e qui reproche ? l’?g?rie de Ni Putes Ni Soumises de trahir la gauche en lutte contre les attaques anti-la?ques et anti-f?ministes, en ce qu’elle est dor?navant amen?e ? travailler en compagnie de Christine Boutin. Elle ne diff?re pas, en cela, des reproches adress?s ? Eric Besson, Bernard Kouchner, et tous ceux qui, tout en affirmant demeurer socialistes, ont int?gr? la vision sarkozienne du pragmatisme r?publicain.

L’autre ?reintement de Fadela Amara me semble bien plus douteux, qui consiste d’une part ? l’accuser d’avoir « stigmatis? » (le mot est d?cid?ment en vogue) les populations masculines des « banlieues » ou « quartiers populaires » (je vais devoir r?viser mon dictionnaire des termes politiquement corrects et me renseigner sur ce qui est pronon?able ou non aujourd’hui pour d?signer les ensembles architecturaux p?ri-urbains aux environs des grandes m?tropoles fran?aises). Autrement dit ? l’accuser de sexisme invers?.

Interdits d’int?gration par ceux qui pr?tendent la d?fendre

Mais ce n’est pas tout. Fadela Amara se retrouve ?galement, sous les vibrations assourdissantes des cordes vocales de Houria Boutelja, fondatrice du mouvement des Indig?nes de la R?publique, non seulement coupable d’islamophobie* (quel succ?s ?galement pour ce n?ologisme, dont on doit l’enrichissement de notre lexique ? des islamistes radicaux) et de racisme*, car elle aurait insult? « les gens de (sa) communaut? d’origine ».

Fadela Amara serait donc une « tra?tre ? sa race » (expression commune employ?e en langage familier pour insulter les personnes issues de l’immigration principalement maghr?bine et qui n’intentent aucun proc?s aux valeurs de la R?publique). L’une de ces personnes dont, ? la suite de Marc-Edouard Nabe, islamo-gauchiste notoire et ?crivaillon s’autod?finissant comme rat?, ces identitaires d’un autre type que ceux d’extr?me-droite dont ils sont ? priori les ennemis id?ologiques mais avec qui ils partagent le repli essentialiste et le discours raciste et haineux affirment au fond qu’ils sont des « collabeurs ». Pour ceux qui n’oseraient comprendre l’horreur du concept, ce court mais ?difiant extrait :

« J’en veux ? ces « Arabes » fran?ais (c’est « Arabes » qu’il faut mettre entre guillemets, pas « fran?ais » !) qui pourraient ouvrir leur gueule et qui la ferment. Plus ces l?ches, colonis?s dans l’?me au point de se laisser traiter de « beurs », sont connus, plus ils se taisent. Ils ?coutent sans sourciller — et quelquefois sans moustacher – leurs patrons r?p?ter que les attentats en Irak et en Palestine sont inspir?s par la haine reli?gieuse pour l’Occident, que ce sont les Musulmans d’abord qui en font les frais et en particulier les femmes, et autres conneries d?magocratiques… Les Arabes int?gr?s sont des esclaves volontaires qui participent ? l’entreprise industrielle de d?sislamisation g?n?ralis?e. Moins de Coran et repli identi?taire sur des traditions injustifi?es. Voil? pourquoi je les appelle d?sormais des Collabeurs. Les Arabes, les Fran?ais ne les emploient que pour dire du mal de leurs fr?res. C’est le seul boulot au fond qu’on daigne leur trouver. Faire de la propagande contre les Musulmans. Chacun ? son niveau y va de sa petite d?solidarisation. Avant, on exploitait les Arabes en leur mettant un marteau-piqueur entre les mains pour qu’ils d?foncent la chauss?e. Maintenant, ils doivent eux-m?mes ?tre les marteaux-piqueurs qui d?foncent l’islam v?ritable. C’est toujours de la main-d’oeuvre, ni plus ni moins. Quel que soit le statut social auquel on fait semblant de le laisser acc?der, l’Arabe le plus lettr?, le plus professoral, le plus universitaire, se retrouve au service du La?c. »

Autrement dit, toute « personne issue de l’immigration » se consid?rant comme Fran?aise et int?gr?e ? la soci?t? trahit sa cause et n’est au fond que l’esclave des Hexagonaux dont l’arbre g?n?alogique, je suppose, prouve qu’ils vivent sur le territoire depuis des temps imm?moriaux.

Ils repr?sentent donc des tra?tres ? la lutte qu’entend conduire Houria Boutelja lorsqu’elle estime que, instrumentalis?s par Nicolas Sarkozy, ils neutralisent « les mouvements issus de l’immigration » qu’elle ose tenter de comparer ? des mouvements sociaux quand il ne s’agit que de revendiquer un victimisme et des particularismes communautaristes, sous couvert d’intentions politiques « de gauche ».

Que l’on se rassure, cependant, la soupe hargneuse vaut pour tous ceux qui ne ressemblent pas, d’une mani?re ou d’une autre, ? la demoiselle. Lors de l’excellente ?mission de Fr?d?ric Tadd?? Ce soir ou jamais du 21 juin dernier, elle a pu prononcer sans soulever la moindre interrogation, le doux n?ologisme de « souchiens » : « (…) les privil?ges de la soci?t? occidentale, de ce qu’on appelle, nous, les souchiens, parce qu’il faut bien leur donner un nom, les Blancs ».

Trop habile pour ?tre honn?te, Houria Boutelia n’ignore sans doute pas qu’? l’oral il est impossible de faire la distinction entre « souchiens » (suffisamment ?loquent en soi) – ces, je suppose, « Fran?ais de souche » que seule la droite populiste ou extr?me qualifie de tels – et « sous-chiens » – c’est-?-dire « moins que chiens », ce qui r?f?re forc?ment ? ces « chiens de m?cr?ants », elle qui affectionne le terme de « sous-citoyens », d?signant par l? les populations issues de l’immigration, etc.

Rien d’?tonnant, cela dit, lorsque l’on d?couvre que la jeune femme en question affirme sans sourciller que, depuis la naissance du mouvement suite au fameux Appel, celui-ci a rencontr? « un succ?s ph?nom?nal, tout simplement parce qu’on a d?cid? d’avoir un discours radical en rupture avec les cat?gories (sic) qu’on nous impose, c’est-?-dire la R?publique, la la?cit?, l’universalisme fran?ais, etc. (re-sic) ».

A propos de « cat?gories impos?es », que doit-on penser de cette posture selon laquelle tous les « Noirs » (? partir de quel pourcentage de m?lanine ?) et « Maghr?bins » de France seraient d’une part forc?ment musulmans (puisque Fadela Amara serait « islamophobe »), et d’autre part forc?ment unis dans les d?lices d’un islam dont la coh?sion uniciste (l’oumma) est de l’ordre du mythe ?

* « C’est quand m?me extraordinaire, il y a une promotion ? l’islamophobie et au racisme. Les gens qui sont issus de l’immigration et qui crachent litt?ralement sur leur communaut? d’origine sont promus. »

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    Oh la réac tu n’as pas fini ta propagante ?
    Tu omets d’inclure dans ton article le communiqué des indigènes à l’attention des malentendants de ton espèce !

    http://www.indigenes-republique.org/spip.php ?article920

    Emanant de certains milieux réactionnaires bien connus, une campagne de presse a pris pour cible notre porte parole Houria Bouteldja. Ce qui lui est reproché ? Officiellement, l’usage qu’elle a fait au cours d’une émission de télé du néologisme « souchien », désignant de façon humoristique d’hypothétiques Français de souche. En réalité, jouant sur une ridicule homophonie et prétendant que la véritable signification de cette expression serait « sous-chien », certains de ces écorchés vifs du drapeau, de droite comme de gauche, ont trouvé là une occasion inespérée pour évacuer le débat de fond : à savoir le développement d’une conception raciale de l’identité française caractérisée notamment par l’expression « Français de souche ». Une aubaine pour eux…La réaction d’Houria Bouteldja :
    Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants
    jeudi 5 juillet 2007

    par Houria Bouteldja

    SOUCHE, subst. fém.

    A. Usuel Base du tronc d’un arbre (ou d’un grand arbuste) prolongée par ses racines.

    B. P. anal. De souche. D’origine. Français de souche.

    C. Biologie Ensemble des individus de même espèce provenant d’un ancêtre unique.

    SOUCHIEN, SOUCHIENNE, adj. et nom, de souche.

    Néologisme, formé par des descendants d’immigrés post-coloniaux qui après avoir été désignés successivement par les expressions : « Français musulmans », « nord-africains », « immigrés », « deuxième, troisième… cent trente et unième génération », « issus de l’immigration maghrébine ou africaine » puis à nouveau « Français musulmans » et enfin « issus de la diversité » sans parler dans un registre moins soutenu par les « sidis », « bougnoules », « rats », « ratons », « crouilles », « melons », « bicots », « gris » ou encore l’intemporel « négros », ont constaté que ce raffinement dans la péjoration raciste dont ils sont l’objet trouve son optimum savant dans un autre néologisme, banalisé et valorisant lui : « Français de souche ». Cette dernière expression utilisée publiquement pour la première fois, semble-t-il, par un certain Jean-Marie Le Pen en 1979, institutionnalisée depuis par des chercheurs ou démographes de l’INED, mais repris aussi par tout un chacun, est censée désigner ceux qui, parce que blancs, sont considérés comme les authentiques et légitimes habitants de ce pays par opposition avec les descendants de colonisés, sans racine ni attaches particulières, qui de ce fait ne constitueraient eux qu’une variété aérienne, délétère et volatile de l’espèce humaine.

    Ainsi l’adjectif « souchien » construit en toute francophonie à partir de « Français de souche » constitue une première contribution indigène à l’enrichissement de la langue que désormais doivent maîtriser ceux qui prétendent venir vivre au Paradis. Il permet de mettre en évidence le caractère inerte, pesant et figé de cette conception raciale des Français. Exactement comme a pu le faire l’humoriste Djamel Debouze avec son expression « Icissiens » (sans doute à partir du concept des « Gens d’Ici » cher au philosophe Alain Badiou) afin d’établir l’évidence de la légitimité pour tous à vivre dans ce pays à égalité de droit et de considération.

    Evidemment « souchien » ne peut pas être confondu, comme le font volontairement certains philosophes médiatiques, journaux nationaux-républicains comme Marianne [1] ou autres officines laïco-intégristes comme Respublica [2]], à la trompe d’Eustache décidément bien emboutie, avec l’expression « sous-chiens », sinistre jeu de mot, révélateur tout à la fois de l’ état d’esprit de ceux qui prétendent l’avoir entendu autant que des méthodes malveillantes auxquelles ils ont recours puisque qu’ils tentent ensuite d’en attribuer la paternité au MIR. On ne sera pas étonné d’apprendre que parmi ces malentendants anti-indigènes qui assurent avoir compris « sous-chien » au lieu de « souchien » figure l’inénarrable Alain Finkielkraut [3]] dont tous les sonotones de la terre ne pourront jamais corriger l’oreille désespérément sélective. En terme clairs lui et tous ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraies ne s’indignent guère du traitement sémantique administré à leurs concitoyens basanés. En revanche, si la notion de « Français de souche », en 27 ans d’existence, n’a toujours pas heurté leurs oreilles délicates, c’est parce qu’elle traduit bien une certaine acception ethnique qu’ils se font de l’identité française. Celle-ci est une façon élégante de dire Français blanc. Ainsi pour tous, il est bien clair que Kanaks, Antillais et autres Réunionnais ne sauraient être qualifiés de « Français de souches ». Leurs ancêtres pourtant n’étaient-ils pas formellement Français il y a au moins deux siècles à un moment où ceux de Messieurs Sarkozy, Finkielkraut, Devedjian ou Gallo étaient encore sujets Ottoman, austro-hongrois ou italien ?

    Le plus indécent dans cette histoire, c’est que parmi les véritables « sous-chiens » (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figurent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques. On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie « Beneath the Underdog » : « en-dessous du sous-chien » !

    Houria Bouteldja

    [1] Marianne n° 532, « Petite leçon de racisme », signé J.D.

    [2] Le lettre de Respublica n° 550 [http://www.gaucherepublicaine.org/,article,1547,,,,,_Houria-Bouteldja-un-racisme-de-moins-en-moins-voile.htm

    [3] Emission « Répliques » dans laquelle A. Finkielkraut affirme à F. Taddéi avoir entendu le tiret de « sous-chien »

    [http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/

  2. avatar

    Ah, revoilà ma harceleuse attitrée, celle qui m’a contrainte à fermer mon blog aux commentaires.

    Cette progressiste démocrate truqueuse de votes et spammeuse, simplement désireuse d’imposer le silence.

    Elle me pourchasse partout.

  3. avatar

    Puisque ma harceleuse a par ailleurs contribué à ce que le fil de cet article, également publié sur Agoravox, pollué par divers racistes de tous bords et curieusement géré par une modération qui a supprimé toutes les interventions modérées et intelligentes pour ne conserver que les pires, ou quasiment, soit fermé au débat, je me fais un plaisir de publier ici quelques remarques relatives à la réponse que Mlle Bouteldja a publiée sur le site des Indigènes de la République.

    Et ce sera tout, Mademoiselle « Pomponette ».

    La réponse de Houria Bouteldja à la bronca dont elle serait victime de la part, selon ses termes, « de certains philosophes médiatiques, journaux nationaux-républicains comme Marianne ou autres officines laïco-intégristes comme Respublica, à la trompe d’Eustache décidément bien emboutie » pour avoir utilisé le terme « souchien » a ceci de passionnant, en dehors du fait que bien peu de médias interrogent le sens de sa diatribe et de la « rééducation » qu’elle préconise, qu’elle confirme l’aspect revanchard du néologisme relativement à cette « notion de « Français de souche » » qui, « en 27 ans d’existence, n’a toujours pas heurté leurs oreilles délicates [ndlr : aux souchiens ? aux laïco-intégristes ?] », « parce qu’elle traduit bien une certaine acception ethnique qu’ils se font de l’identité française ».

    Extraordinaire rhétorique qui distille en une phrase l’intégralité de la formule du poison communautariste. Suivez le raisonnement :

    1. Ceux que le terme « souchien » a interloqués, en tant que tel et/ou en tant, phonétiquement, que « sous-chiens » sont membres d’ »officines laïco-intégristes ». Deux remarques : toute parole s’élevant contre la sienne émane donc d’interlocuteurs infréquentables issus d’officines obscures ; et il existe en outre des « laïco-intégristes ».
    Rappelons que le néologisme oxymorien d’ »intégrisme laïc » est l’apanage des ennemis de la laïcité, principe républicain de séparation de l’Eglise et de l’Etat – où chaque religion et leur culte peuvent être exercés dans la sphère privée, et où aucune n’a de prééminence sur d’autres, pas plus qu’elles n’en ont sur la société civile. Il consiste à faire dériver cette valeur républicaine vers le choix philosophique de l’athéisme ou la posture supposée de négation du fait religieux, travestissant ainsi non seulement le concept même de laïcité mais aussi la pensée de tous ceux qui s’y réfèrent – croyants de toutes obédiences, athées et agnostiques confondus. Respect !

    2. « La trompe d’Eustache bien emboutie » (sic) de ses contradicteurs ne se serait tendue que sur l’emploi de « souchien ». Mlle Bouteldja évite ainsi de rappeler à son lectorat l’équivalence, audible avec ou sans sonotone, qu’elle a formulée sur le plateau de l’émission de Frédéric Taddéi le 21 juin 2007 entre « souchiens » et « Blancs » (ces « Blancs » qu’il faut « rééduquer »). Le droit de réponse focalise ainsi habilement sur la part la plus saillante de sa prestation télévisuelle, non sur l’idéologie qu’elle véhicule. En concentrant sa démonstration sur ce point d’orgue, et en le décontextualisant (« le reste de la société occidentale, ce qu’on appelle, nous, les souchiens, parce qu’il faut bien leur donner un nom, les Blancs »), espère-t-elle voiler la racialisation qu’elle opère ?

    3. En qualifiant elle-même de « sinistre jeu de mot » le terme « sous-chiens », elle se défend d’avoir pu l’induire et en attribue dans le même temps la paternité à ceux qui l’interrogent – ces intégristes laïcs durs d’oreille. Théorie du boomerang chère à sa cause.

    4. Car ces intégristes laïcs qui devraient se précipiter chez l’ORL usent de « méthodes malveillantes » révélées par cette question cruciale et tronquée. Ils « prétendent » en effet « l’avoir entendu ». Fieffés hâbleurs ! Ce « néologisme formé par des descendants d’immigrés post-coloniaux » et inconnu au bataillon lexical de ses contradicteurs gisait sans aucun doute dans les méandres de leur inconscient et ils ont refusé de l’entendre tel qu’il était orthographié oralement. De quelle mauvaise foi sont-ils capables…
    Pire encore, cet assourdissement volontaire recelait en réalité une volonté d’agression et de stigmatisation « puisque qu’ils tentent ensuite d’en attribuer la paternité au MIR ».

    5. Mlle Bouteldja reconnaît à Jean-Marie Le Pen la paternité de l’expression « Français de souche ». Soit. Approfondir l’évocation d’idiomes racistes depuis longtemps remisés par une grande majorité de nos concitoyens et désamalgamer les références au colonialisme et à l’immigration qu’elle mêle à ses accusations nécessiterait pratiquement l’écriture d’un ouvrage complet. Sa cuisine idéologique nécessite en effet un nombre d’ingrédients infinis et non épluchés jetés pêle-mêle dans la gamelle. Indigeste.

    Je serais les officines laïques ainsi soupçonnées d’hypoacousie et de sous-intelligence, je conseillerais à Mlle Bouteldja la lecture d’Histoire de la laïcité d’Henri Pena-Ruiz, de Contre le communautarisme de Julien Landfried et du Puzzle de l’intégration de Malika Sorel.

    Et pour tout dire, les vociféractions de la demoiselle et le comportement hargneux de ses soutiens m’indifféreraient prodigieusement s’ils n’étaient un symptôme de plus du mal causé par leur déviance à l’universalisme républicain.

    Ce d’autant moins que l’auteur du chapô de cette « petite leçon de français » publiée sur le site des Indigènes de la République (2) se gargarise à l’idée d’enflammer un pseudo-débat (cette dernière commissure serait « une aubaine » pour « certains écorchés vifs du drapeau ») dont le pseudo-intérêt consisterait à en masquer un pseudo-autre.

    Quand le règne de la vacuité se double d’un orgueil vain, le néant de la pensée ne vise plus que le crachoir dans l’espoir que tout flambe.

    Une dernière remarque, en passant.

    Tout bon typographe (1) ne commet jamais l’erreur (2) d’oublier une majuscule initiale sur « Noir », « Arabe » (elle ne l’oublie pas, en revanche, sur « Français », « Kanaks », « Antillais » et « Réunionnais ») et de ne pas en mettre sur « musulman », pour la simple raison que l’on n’assimile pas des « peuples, ethnies… » à des « adeptes d’une religion ».

    1. « Prennent la capitale initiale les noms de peuples, de races [notion que je trouve, pour ma part, contestable] et d’habitants employés substantivement : les Américains, les Chinois, les Russes, les Jaunes, les Noirs, les Peaux-Rouges… »
    « On composera en bas de casse [ndlr : lettres minuscules] les noms des doctrines, écoles, groupements, religions, sectes, ainsi que ceux de leurs adeptes, adhérents, disciples, fidèles ou membres : les anglicans, les chrétiens, les hindous… » (Source : Code typographique de l’Imprimerie nationale.)

    2. « Le plus indécent dans cette histoire, c’est que parmi les véritables « sous-chiens » (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figurent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques. » (Source : Houria Bouteldja, Petite leçon de français d’une sous-chienne aux souchiens malentendants.)

  4. avatar

    Truqueuse de vote ? :o) La parano te ronge :o))

    Les docteurs pour la tête soignent ce genre de délires !

    Tiens tu as changé ton titre, lSouchiens et collabeurs, ismalogauchistes ont disparu ;

    N’accuse pas les autres de tes propres fautes, n’est pas toi qui harcèle une seule religion en prenant l’alibi du féminisme ?

    Il n’y a qu’à lire tes sujets préférés…

    L’ l’interprétation que tu as fais du terme souchiens , en te ruant sur le sujet préférés des réacs habituels le racisme anti blancs, démontre ton fond.

    Tu te sers des réactions à la nomination de Fadela la Chorba, pour noyer le fond.
    Alors que cette nomination est ressentie comme une trahison
    point barre.

    Ton interprétation d’un mot que tu transformes en terme racisme n’est que le reflet de tes propres fanfasmes.

    Tu nies la stigmatisation d’une population mais tu es la première à pratiquer cette technique pour preuve !

    Tu y liras prochainement un droit de réponse de cette association.

    Ne te gausse pas du fait que certains aient eu la même interprétation que toi, le maljournalisme sévit partout et les réacs sont dans les rédactions de droite comme de gauche.

    Je suis curieuse de connaitre le famille du journaliste qui a signé courageusement son article sous des initiales ;

  5. avatar

    Je ne ferai pas l’affront aux lecteurs de Cent Papiers de copier ce commentaire dans lequel tu expliques à ton ami Paradisial, pourvoyeur de sourates interminables sur tous les articles d’Agoravox, la manière de se déconnecter pour voter plusieurs fois de suite.

    Ce serait une perte de temps considérable et sans aucun intérêt.

    Pourquoi ne lis-tu les analyses autrement plus poussées, donc complexes (trop, pour toi ?) de Malika Sorel, dont le lien figure sur mon blog (car je ne sais pas comment le mettre ici en commentaire) ?

    Tu ne les lis pas parce qu’elles t’obligeraient à penser au lieu de vociférer et de ressasser des insultes et des diffamations.

    Je te l’accorde, ça prend du temps.

  6. avatar

    Quant au titre, il a été changé par la rédaction de Cent Papiers (à qui je dois tout de même signaler que Fadela Amara n’est pas ministre, mais secrétaire d’Etat), que je suis confuse d’importuner par ta présence que je traîne partout comme une croix. Ou un boulet. Comme on préfère.

  7. avatar

    Tu manipules encore comic :o),

    A savoir que j’ai expliqué la technique qu’utilisaient  » plusieurs pseudos racistes  » friands de ce genre de sujets et qui te suivent avec amour et dont je reconnaissaient la syntaxe.

    Je peux te coller quelques commentaires de tes fans racismes et orduriers à l’égard des arabes.

    Ma pauvre , j’ai passé l’âge de ce genre de jeux puerils, je n’ai qu’un seul pseudo.
    Et si tu savais comment je me moque de ce genre de notes …

    Où un simple bonjour à un pseudo que vous détestez, vaut un -8 :))

    Je n’ai pas besoin d’analyse, il parait que mon instinct est assez bon 😉

    Tu as eu l’occasion d’écrire sur de vrais sujets de racisme.

    Mais tu n’as réagi sur ce thème parce que cela te donnait une occasion de faire déversion de la trahison d’une NPNS.

    J’ai lu les comptes- rendus , des réunions des NPNS qui font état de rivalités, violence, autoritarisme coptation de la part des amis de Fadela la chorba, de menaces.
    Du refus du proche de fadela amara de signer la pétition contre le ministère de l’intégration et de l’identité nationale !

    Et, le fond c’est la mise une nue d’une personnalité qui s’est servie de la banlieue pour ses propres intérêts en stigmatisant une partie de cette population.

    Voilà ce qui te gène, alors sauter sur l’occasion d’attaquer Houria Bouteldja sur un mot en l’interprétant comme une insulte raciste, te permet de faire diversion.

    Parce que ceux que tu appelles les ismalo gauchistes ont la preuve qu’ils avaient raison quant à ces représentants de la diversités contestables et constestés.

    Et, je te rappelle aussi que tes réactions sont à l’instar des réacs qui ont leur place d’honneur sur les sites sionnistes israeliens.

  8. avatar

    Les fameux comptes -rendus des comportements des proches de Fadela Amara qui avait le contrôle de l’association des ni putes ni soumises et qui tente de le garder avec ses petits amis ….
    400 000 euros de subventions pour cette association épinglée par la cour des comptes.
    Aucun pamplet de ta part, sur un sujet aussi intéressant avec beaucoup + de substance que l’utilisation d’une expression prononcée par par Houria Bouteldja et que tu as interprété à ta sauce .

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/06/26/1667

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/06/28/1671-mise-au-point-entre-prochoix-et-la-direction-actuelle-de-ni-putes-ni-soumises

    Mise au point entre ProChoix et la direction actuelle de Ni putes ni soumises
    Suite au compte-rendu de Caroline Brancher concernant le déroulement préoccupant et agité du Conseil National de Ni putes ni soumises (auquel elle a assisté), ProChoix a reçu un message d’intimidation de la part de Sihem Habchi, pressentie pour succéder à Fadela Amara après son entrée au gouvernement de Nicolas Sarkozy comme secrétaire d’Etat de Christine Boutin, dans le but notamment d’éviter une contestation voire une réelle indépendance du mouvement face à cette décision de l’une des fondatrices de NPNS…

  9. avatar

    On a évoqué à la radio la chronique d’un auteur inconnu, Karim Sarroub, sur fadéla Amara, publié dans le Libé de ce week-end. Il n’a pas tout à fait tort, ce Karim.
    « Fadela Amara a trouvé un vrai taf » :
    Notre antimachos, qui s’engage à « taffer » comme secrétaire d’État, trouve le besoin de préciser ceci, dans la cour de l’Elysée : « Moi, en tant que musulmane, je. » On a envie de l’interpeller comme on le fait avec une cousine : « Fet’hia ! Mais qu’est-ce qu’on s’en fout, de ton foutu islam. Tu essaies de rassurer qui, les cousins ? » Est-ce que sa ministre, qui, naguère, brandissait la Bible dans les rangs de l’Assemblée nationale, proclame : « Moi, Christine Boutin, chrétienne non évangéliste » ? La même Christine Boutin a affirmé chez Karl Zéro que les attentats du 11 Septembre ont été fomentés par Bush, et ça n’a choqué personne. Précisons que Fadela est d’origine kabyle, et que la plupart des Kabyles sont attachés aux valeurs de la laïcité. Peut-être que son tort, à elle, est d’être née à Clermont ? Elle devrait demander conseil aux Kabyles vivant en Algérie (pardon, en Kabylie.) Jusque-là, j’avais le souvenir d’un petit bout de fille révoltée, décidée à en découdre avec les machos des cités, ce qui l’honore. Apprenons à l’ex-présidente de Ni putes ni soumises que le plus grand macho contre lequel elle devrait guerroyer n’est personne d’autre que son Dieu à elle, même si elle ne le voit pas. Avant de les intégrer, on devrait, par prudence, interroger les élus sur Darwin, Copernic et Freud, au moins ces trois-là. Elle qui affirme qu’elle ne gardera pas sa langue dans la poche, supplions la de garder son cher islam pour elle face aux caméras les prochaines fois. Un ministre croyant, en France, on peut presque tolérer. Mais qui affiche sa religion haut et fort, je vous le dis, ça devrait être strictement interdit dans la France républicaine.
    Source :
    http://www.liberation.fr/transversales/weekend/269483.FR.php

  10. avatar
    un "souchien" comme elle dit

    Bravo Cosmic Dancer ! tu a de la patience, ce ne serra peut être pas mon cas, ton interlocuteur (ou cutrice) a le courage de discuter de façon anonyme, ce qui prouve sa bonne foie et son aptitude a assumer ses propos.

    Pour ma part, je suis de gauche depuis toujours, mais là je me sent insulté par Mlle houria-bouteldja. En effet, elle peut jouer sur l’orthographe, j’ai vu la vidéo

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/sous+chiens/video/x2nasm_houria-bouteldja-les-souschiens_news

    et elle est suffisamment explicite.
    De noyer la polémique dans du blabla pseudo-réalisto-révolutionnaire ne la sauvera pas car une personne (et bien d’autres je pense) a porté plainte contre elle, moi aussi j’ai bien envie de l’attaque pour incitation a la haine raciale, ça ne lui ferrait pas de mal.
    Donc attaquez messieux dames, attaquez !!! Plus il y aura de plaintes, plus elle fermera sa salle gueule

  11. avatar
    Chien d’incomprenant

    C’est étonnant de constater que le racisme ordinaire est certainement le sentiment le mieux partagé par toutes les communautés.
    Je trouve toutefois que ce terme de sous chien / souchien est peut être injustement monté en épingle. La violence du discours sous jacent est à mon sens bien plus néfaste.
    Question : Fadela Amara a t elle toujours le coeur à gauche ? Quelles sont les réalisations que l’on peut porter à son crédit depuis son accession au pouvoir républicain ? Doit on considérer que cette nomination se concoit en droite ligne d’un exemple de success story individuelle ? Quid de l’action de NPNS dans ce cadre ? Dans quelle mesure ce transfert cautionne à bon compte une politique gouvernementale reposant par ailleurs sur l’affrontement communautariste ? Ne peut on y voir un comble de cynisme ?

  12. avatar

    LETTRE envoyée à votre bien aimée Malika Sorel.


    Permettez-moi de vous dire madame que je ne vous tire pas mon chapeau. Peut-être ne bénéficiez-vous pas du peu de conscience qui pourrait vous faire rougir, vous faire honte mais quand on s’appelle Malika, on ne commet pas ce genre de livre, celui que vous avez osé publier.

    A lire vos adorateurs, vous seriez en train de rompre avec le politiquement correct, alors que vous ne faites qu’enfoncer des portes ouvertes en cette période de stigmatisation de l’émigré en général et de l’arabe et du musulman en particulier.

    Bravo, alors oui, bravo. Crachez sur les votres, il en restera toujours quelque chose. Et par ce biais vous pourrez – si vous vous y prenez bien – « intégrer » le gouvernement comme votre copine Fadela la Chorba.

    Et vous quel est votre pracours d’intégration ???? Malika Sorel, ?!? sic… Une intégration horizontale, est-ce là votre « prestigieuse école » non citée dans la brève présentation de vous, en 4eme de couverture… ?… Vous faites partie de l’enseignement supérieur ??? je serais curieux de savoir où ??? car de pensée, vous ne dévellopez que poncifs et platitudes, teintés d’une arrogrance et d’une suffisance telle qu’elle transparait dans vos écrits.

    Enfin je suis sûr que vous vous sentez bien intégrée puisque il me semble que vous êtes une belle collabo, ou du moins une belle collabeur…

    Honte à vous.

    Je vous laisse méditer sur vos actes.