Espace-Temps 46

 

Conclusion :

J’avoue que j’ai été très étonné, lors du dernier article, par le résultat obtenu grâce à ma décision de me lancer dans le « vide » comme un écureuil obligé de sauter. Par contre, il devait s’agir d’un écureuil volant, parce que l’atterrissage s’est fait beaucoup plus loin que je ne l’avais prévu, comme vous le verrez plus bas.

Peu à peu, au cours de la rédaction du dernier article, j’ai pu assez bien identifier l’accumulation d’énergie versus la flèche du Temps (ère de Planck), l’apparition de l’espace (Big bang), l’avènement de la « topologie gravitationnelle » (Gluon), la concentration d’énergie au « centre de gravité » (champs gravitationnels) produisant différents quarks dont l’association « trinitaire » résultant en Proton.

Par la suite, toute l’évolution subséquente s’est produite exclusivement à l’intérieur de ces « champs gravitationnels ».

Cette évolution adopta alors deux « embranchements » différents mais complémentaires:

1) la matière produite par les différents éléments chimiques, suite à l’ajout progressif d’un Proton dans les noyaux d’atomes, et

2) l’information énergétique « immatérielle »  captive à différents niveaux de densité, dans le champ gravitationnel de ces noyaux d’atomes (couches électroniques).

Qu’on le veuille ou non, on ne peut pas refuser de considérer ces informations « immatérielles » comme étant des « renseignements sur des connaissances »; autrement dit : de « l’esprit », dont l’unique caractéristique, on le sait très bien, est de « cogiter » des infos « immatérielles » que celles-ci soient binaires ou autre.

Donc, j’étais parvenu à donner une explication scientifique confirmant l’existence de la « matière » et de « l’esprit immatériel ».

Et ce résultat était obtenu grâce à l’implication « conjointe » de la « Raison » et de « l’objectivité » utilisant leur influence d’une façon équivalente et « équilibrée ».

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi je ne peux que m’étonner de la justesse scientifique des données religieuse que j’ai reçues durant mon enfance. Évidemment, ces données étaient des « dogmes » que la religion ne pouvait pas « expliquer ». Tout cela faisait partie de « l’omniscience divine » inaccessible à l’homme. Eh bien, dans ce cas, « Zut » à l’omniscience divine; car l’explication est, dorénavant, très claire et d’origine humaine.

Par contre, « l’omniscience divine » inclut un troisième volet que je n’ai pas encore solutionné; c’est-à-dire : l’existence de « l’Âme ». Alors voyons ça.

Le mot « âme » dérive du mot latin « animus » qui représente un concept développé par le philosophe grec Platon (en fait, le concept venait de Socrate). Ce concept représentait tout simplement un principe vital. C’est-à-dire, quelque chose qui animait « l’inanimé ». Autrement dit, Platon ne savait pas trop ce que c’était, mais comprenait qu’il se devait y avoir quelque chose.

Il est assez clair, aujourd’hui, que ce concept n’a pas pu être défini plus spécifiquement après l’époque de Platon, malgré toutes les contorsions psychologiques pratiquées depuis son époque.

Chez  plusieurs écoles philosophiques, le Bouddhisme entre autre, l’Esprit précède l’Âme. La raison en est que ces écoles adoptent la définition d’Animus comme étant ce qui donne la vie à la matière inanimée. Mais l’Âme ne donne pas la vie à la matière; l’Âme (état primordial) est la source de l’Esprit (énergie) qui, lui, est l’origine de la matière (Proton). L’Âme, selon le dogme trinitaire chrétien, est l’équivalent de Dieu le Père (primordial), suivit de l’Esprit-Saint (énergie) d’où découle Dieu le Fils (fait homme-matière).

Nous avons l’explication scientifique de l’Esprit immatériel ainsi que celle de la matière; mais qu’en est-il de cette inexplicable source de l’Esprit (énergie) que la religion appelle l’Âme?

La réponse est assez simple si on continue d’impliquer la Raison et l’Objectivité de façon équilibrée. La source de l’énergie (information) est l’état « instant Zéro » qui précède l’apparition de cette énergie.

Ceci dit, la religion affirme que chacun de nous possède une Âme; et il est indubitable, objectivement, que nous possédions, a tout le moins, un esprit tout autant qu’un corps.

L’indice pour trouver la solution se trouve dans ce verbe possédions. Nous possédons un esprit et un corps; et, comme nous en sommes les propriétaires, il nous est indispensable d’être avant même d’en prendre possession. Donc le propriétaire de l’Esprit et du corps est notre être.

Et comme « être » n’est pas autre chose qu’un « état inactif » notre identité personnelle est également un état inactif, identique à l’état « instant zéro » source de l’univers.

Notre – Je – n’est pas quelque chose ou quelqu’un; il est plutôt l’état source de ce quelque chose ou ce quelqu’un.

Dans cette optique, notre Âme s’identifie exactement avec notre Je, avec notre être, ou encore, avec notre entité fondamentale.

Mais qu’en est-il de notre « conscience »?

La conscience est nécessairement formée de la somme d’informations accumulées. C’est donc dire qu’au départ, la conscience n’a aucune information et se retrouve alors dans un état Zéro. Cette conscience a donc nécessairement évolué au fur et à mesure de l’acquis d’informations.

Nous avons vu que l’information en question est tout simplement de l’énergie. La conscience s’est donc développée au même rythme que l’accumulation d’énergie. Et comme toute l’énergie de l’univers a atteint son summum au moment du Big bang sans jamais augmenter ni réduire par la suite, la conscience a atteint son maximum d’information au moment du Big bang. Ce qui confirme que l’univers possède une conscience contenant toutes les informations disponibles existantes, sans possibilité d’ajout. D’où le dogme religieux de l’omniscience divine. Dieu (celui qui « est ») possède toutes les connaissances.

Je me dois donc de nuancer quelque peu cet extraordinaire dogme divin et le rendre un peu plus « ordinaire », si possible.

Ce « dogme » est certainement exact au niveau de l’espace plat de l’univers; mais ne l’est certainement pas au niveau des champs gravitationnels. Je m’explique :

Nous avons vu qu’au moment du Big bang existait deux formes d’énergie cinétique; 1) l’énergie centrifuge et 2) l’énergie centripète.

Nous avons également vu que l’énergie centrifuge est celle qui fut projetée dans toutes les directions produisant l’espace plat et que la centripète se recroquevilla en une nouvelle unité qui adopta le sens de rotation contraire au sens précédent en retournant à l’ère de Planck.

Ce qui nous indique que seulement la moitié de l’énergie existante à ce moment-là, a servi à créer l’univers plat (l’espace). L’autre moitié d’énergie (la centripète) n’est apparue qu’avec l’avènement du Gluon et toute cette deuxième moitié d’énergie resta confinée à l’intérieur des champs gravitationnels qui ont suivi et plus précisément, fut accumulée au centre de gravité.

Je ne peux pas vous dire, pour l’instant, s’il existe un échange réciproque d’information entre la conscience de l’univers plat et celle des centres de gravité, mais je peux vous confirmer que les informations (électrons) originaires de l’univers plat se retrouvent confinées dans les couches électroniques des atomes; donc dans les molécules et tous les organismes des champs gravitationnels.

Ayant pris conscience (sic) de ce fait, il devient évident que la « conscience universelle » n’est pas apte à comprendre l’entièreté de l’univers; car il lui manque les informations élaborées dans les « champs gravitationnels ». Mais, par contre, l’homme tient à sa disposition tout ce qui lui est nécessaire pour atteindre cette compréhension.

Peut-on aller plus loin dans le sens de cette réflexion?

On peut certainement essayer, en tous les cas.

Revenons à notre être.

Quelle est sa condition, son état réel?

Nous avons déterminé que notre « être » est dans le même état que l’état zéro du début de l’univers. Nous avons également vu que cet état zéro s’est manifesté en énergie (esprit) dont l’accumulation détermina l’écoulement du temps, produisant la flèche du temps.

Il est donc opportun de situer « l’état zéro » en question, versus cette flèche du temps, puisque c’est pour lui, ou plutôt, en fonction de sa manifestation, que le temps s’écoule.

On sait également que cet état zéro possède intrinsèquement la « potentialité » de devenir une certaine « réalité ». C’est d’ailleurs la seule raison d’être de son évolution, parrainée par l’instinct de survie détectée dans cette nécessité à se garder constamment en équilibre avec son environnement énergétique changeant continuellement à cause de l’expansion universelle.

Il devient alors assez évident que cet « état zéro » a développé une conscience jusqu’au moment du Big bang, pour ensuite « incorporer » la flèche du temps.

Nous avons également conscience que notre propre « identité fondamentale » voyage, elle aussi, sur  cette flèche du temps. Et nous avons parfaitement conscience, durant ce voyage, que nous sommes suivi du passé et que nous précédons le futur. Ce qui installe notre « Je » sur l’instant présent voyageant vers le futur.

Comment, alors, peut-on nous comparer à « l’instant présent » perçu par la « conscience universelle » de l’ancien instant zéro?

Pour bien comparer les deux sujets il faut bien identifier chacun d’eux.

La conscience universelle est celle de l’univers entier; autrement dit : celle de « tout ce qui est ». Son « état » est une unité totale qui ne perçoit que sa totalité. Elle ne vit aucune « expérience » puisqu’elle n’a aucun « environnement » qui l’entoure pour le faire. Cette conscience totale ne perçoit aucun passé, ni aucun futur; elle se retrouve dans un « instant présent » constant et ne perçoit que ce continuel « instant présent ». parce que le temps s’écoule à l’intérieur de sa totalité universelle. Hors de cette totalité, même le temps n’existe pas. L’univers …EST… tout simplement.

Quant à pour nous, c’est complètement différent. Individuellement, nous parcourons la flèche du temps en vivant des expériences différentes pour chacun. Chacune de nos « identités fondamentales » vit sa propre histoire traînant son propre passé tout en étant orienté vers son propre futur. Nous avons beaucoup plus conscience du passé et du futur que du présent, parce que nous sommes en mouvement sur la flèche du temps. D’ailleurs, il nous est impossible de capter un « moment présent »; il nous échappe continuellement vers le passé.

Finalement, on constate que nous sommes ceux chargés de vivre des expériences de plus en plus complexes, en réalité, de plus en plus « précises » qui détermineront la seule « viabilité finale » que l’univers doit adopter pour réaliser sa survie indiscutable.

Conséquemment, je peux maintenant stipuler, sans une trop grande marge d’erreur, que les résultats de nos expériences de vie individuelle s’ajoutent effectivement aux connaissances de la conscience universelle.

Il ne reste donc qu’une seule question à répondre au sujet des dogmes religieux et philosophiques, qui est celle de « l’immortalité de l’Âme ».

La question répond d’elle-même si on accepte la notion que notre « identité fondamentale » est un « état » source de notre esprit qui manifeste notre corps. Car si le but de l’évolution est d’éliminer tous les choix « non viables » contenus dans les innombrables probabilités et possibilités de la potentialité initiale, il devient évident que chacun de nos « états » individuels n’est qu’une simple portion de « l’état universel ».

Chacune de nos consciences individuelles serait alors une facette de la conscience universelle. Conséquemment, chacun de nos « états » individuels est une facette de « l’état universel ».

Il ne vous reste qu’à déterminer, personnellement, si l’univers « tout ce qui est » baignant constamment dans un « instant présent » peut devenir « néant » dans un futur qui n’existe pas « en réalité » pour lui.

Mon neurone est saturé d’énergie; je dois m’arrêter.

De toute façon, j’estime que mon enquête sur l’origine et la nature de la vie est, pour moi, complétée. La matière « animée » (la vie) n’est qu’une réaction tout à fait normale et naturelle, résultant de l’accumulation d’informations électroniques « immatérielles » transmise génétiquement dans la conscience de chacun des « êtres » trinitaires humains.

En d’autres mots, la « vie » est une période évolutive qui appartient à l’énergie (esprit) en route vers la réalisation de « l’être ». La mort n’a aucune relation avec la vie puisqu’elle appartient strictement au corps. Pour preuve, la vie est toujours constante puisqu’elle se transmet d’une génération à l’autre. La mort ne concerne que la partie matérielle de « l’être trinitaire » que nous sommes tous.

Amicalement

André Lefebvre

 

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

Le tout dernier livre, paru en novembre 2016 (version gratuite):

Histoire de ma nation

Tous mes livres sont offerts GRATUITEMENT chez:

http://manuscritdepot.com/a.andre-lefebvre.7.htm#menu

 

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