Inscrivez-vous pour participer au site : commentez, rédigez et communiquez !
http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
29 juillet 2010 |
7 commentaire(s) |
vu 1 717 fois Éric Duhaime a décidé, à l’instar des journaux populistes détenus par Quebecor, de faire du populisme pour attaquer ses ennemis idéologiques. Il accuse dans un billet signé du 27 juillet 2010 sur le réseau Canoë, Amir Khadir de fricoter avec les «communistes», comme s’il y avait de quoi d’illégal dans le fait de vouloir nationaliser les moyens de production… Mais encore, il va plus loin.
Il accuse Amir Khadir et le Parti communiste du Québec, dont j’ai fait partie, de faire, comme lui fait l’apologie du Coup d’État d’Augusto Pinochet (de sa dictature, de ses enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats, etc..), de faire l’apologie de l’Union Soviétique –tout en ne mettant que le contexte stalinien, dépourvu de l’historique de l’avant-révolution, la révolution elle-même, et l’après-révolution (prise de pouvoir par Staline et la suite par exemple)-. Or, je sais que le Parti communiste du Québec condamne d’emblée tout ce qui ne serait pas respectueux des lignes du communisme, et donc par conséquent, les dérives autoritaires et dictatoriales d’un seul homme exerçant SA dictature sur le prolétariat, plutôt que la dictature de celui-ci sur l’ensemble du peuple. Bref, rien n’indique que le PCQ ou Amir Khadir n’ait donné quelconque appui à la dictature de Joseph dit «Staline» sur le prolétariat en Russie, ni les conquêtes impérialistes qu’ont ensuite imposé cette dictature et cet homme.
Ainsi, nous, communistes ou socialistes respectant les principes du communisme, condamnons fermement la dictature de Staline en Union Soviétique (Les soviets y ont été remplacés par des faux-soviets soumis au diktat de Staline), qui aurait en réalité du être celle du prolétariat, et non celle d’un seul homme. Il serait donc opportun pour Éric Duhaime de corriger le tir, lui qui devrait savoir que le communisme (l’absence de l’État, la dictature du prolétariat…) n’a jamais existé sur Terre, ni en Russie, ni à Cuba et ni dans aucune prétention de la sorte munie de l’«habit du moine».
Quant à Amir Khadir, le fait qu’il ait des «contacts socialistes» ne l’oblige pas à soutenir des crimes commis en Russie dite soviétique –mais où le soviétisme n’existait pas…- (et où elle a mis les pieds), perpétrés par des États –pas de communisme s’il y a État…-, contrôlés eux par des hommes uniques, et non par des conseils démocratiquement élus et révocables en tous temps. Éric Duhaime devrait donc revoir son argumentaire d’une autre époque, digne des commentaires disgracieux, mais surtout erronés du grand tueur de masse que fut Ronald Reagan et ses comparses à l’endroit de ceux qui voulaient partager les richesses.
Les communistes ne veulent qu’une chose, débarrasser l’humanité de toute exploitation faite par les humains, sur d’autres humains. Il importe donc, pour nous, de nationaliser les moyens de production pour que cela ne soit tout simplement pas possible. Ce qu’ont fait les Russes sous la dictature de Staline n’a rien à voir –Sauf dans les cas de défense, où par exemple la Russie a dû se défendre dès sa révolution accomplie, d‘une attaque des grands amis d’Éric Duhaime, la bourgeoisie de l’Ouest.- avec le socialisme, encore moins avec le communisme, sauf peut-être du temps de Lénine –Que Duhaime nous raconterait encore hors contexte, en parlant des meurtres de masse… Mais qui est Duhaime, lui qui soutient les mêmes meurtres de masse chez Pinochet, ou ceux perpétrés lors de la révolution bourgeoise, pour condamner les meurtres commis lors de la révolution russe de 1917 –Et autant de meurtres étaient commis à l’endroit des Bolcheviks à cette époque.- ?-. La Russie a exercé une dictature d’un seul homme. Ses prétentions, ensuite, ne sont que cela, des prétentions. Sous Staline et ses successeurs, les soviets n’ont jamais remplacé l’État et n’ont jamais obtenu les pouvoirs qui devaient leur être décrétés par la voie même du socialisme.
Éric Duhaime, pour se conforter dans son argumentaire biaisé, cite aussi le régime de Pol-Pot et des Khmers rouges au Cambodge. Or, ce régime fut lui aussi financé, comme Al-Qeada et les Talibans (Monsieur Duhaime sera étonné! Même le PKK Kurde est financé par Washington!) et bien d’autres groupes terroristes par Washington (Source : L’État voyou de William Blum). Pourquoi? Parce que Pol-Pot détestait les Vietnamiens et les communistes. Contre de l’aide médicale, logistique et financière, le dictateur unique –Où est passé le communisme monsieur Duhaime?- Pol-Pot a accepté de liquider tous les ressortissants Vietnamiens, et le soutien local aux «rouges». Pol-Pot n’était pas communiste, comme Kim-Jong-Il ne l’est pas non plus, et comme Maurice Thorez ne l’était pas non plus…, etc.. L’habit ne fait pas le moine. Éric Duhaime devrait le savoir, lui qui parle de «liberté» -Celle d’entreprendre surtout! Et, étant donné le mauvais partage des richesses, ce sont des libertés que toutes et tous ne partagent pas.-, tout en soutenant un Coup d’État suivi de meurtres de masse, de torture et de disparitions multiples. La double-mesure n’est jamais loin d’Éric Duhaime.
Éric Duhaime cite ensuite la Chine, où le communisme n’a jamais mis les pieds non plus. Il y a eu, et il le dit lui-même, la dictature d’un seul homme, Mao. Mais jamais la dictature de conseils populaires, dont les élus étaient révocables en tout temps, n’a vu le jour en Chine –mise à part dans quelques villages et villes («Quelques» en Chine, c’est plus que 2 ou 3…), où des Chinois ont cru au système de Marx et d’Engels. Cependant, jamais l’État ne s’y est dissous. Mais Éric Duhaime se trouve encore dans l’erreur historique et patauge un peu plus chaque fois, dans le totalitarisme de ses propres affirmations, par exemple en affirmant que la «Chine était communiste», où par exemple en affirmant que «nationaliser des moyens de production», ce serait «INQUIÉTANT –ce sont ses dires- ».
Cuba… Éric Duhaime choisit mal ses cibles. Cuba utilise une forme de socialisme, très près de ce que prônaient Marx, Engels, et leurs successeurs. Mais ce sont surtout les statistiques qui démentent ici les propos accusateurs du populiste. Cuba, en comparaison aux pays de son calibre économique, s’en tire mieux que tous. Cuba n’a pas à envier la République dominicaine ou la Jamaïque quant à l’accessibilité à la santé ou aux hautes études. Cuba n’envie aucun pays d’Amérique du sud ou centrale en ce qui concerne les soins de santé ou l’éducation. Éric Duhaime voudrait citer l’Argentine ou le Chili, mais ces pays ont aussi subi les malheurs du capitalisme et n’ont pas en priorité, donc, la santé et l’éducation de leur peuple. Et ces pays ne sont pas du calibre de Cuba quant à leur économie. Et notons qu’en privatisant leur pays d’un bout à l’autre, en suivant les conseils magiques du FMI, les Argentins ont fait faillite. Il serait impératif que monsieur Duhaime s’informe de ce qu’il avance. Comme son acolyte maladroit Éric Caire, il attaque un pays qui n’a rien à envier quant à la productivité de son système de santé et d’éducation à notre propre «province du Québec».
À Cuba, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins pour 10 000 habitants. Et les médecins de Cuba sont compétents. Monsieur Duhaime ne contredira tout de même pas l’OMS sur la situation.) Il y a un taux de mortalité infantile en de ça de celui des États-Unis d’Amérique et comparable au nôtre du Canada. Tout le monde a accès à un médecin, et aux études supérieures dans des régimes universels financés par l’effort collectif. En contrepartie, les pays du calibre économique de Cuba n’offrent guère de soins de santé à qui n’a pas les moyens de s’en payer. Il en est généralement de même pour la question des études. En République dominicaine, on remercie les vedettes comme Jennifer Lopez qui passent par là et financent une école, alors qu’à Cuba, les études universitaires sont payées par l’effort collectif. Les dogmes économiques des capitalistes fanatiques comme Éric Duhaime ont de réelles répercutions sociales, qui font véritablement mal à une partie de l’humanité, majoritaire, malheureusement pour ses prétentions. Ensuite, l’individualisme prôné par ces égoïstes avoués dissout les efforts d’humaniser nos collectivités et proposent plutôt le retour aux massues et aux roches comme moyens de hiérarchiser notre société. Je m’explique. En proposant un pouvoir relatif aux capitaux, dans un système où les capitaux ne sont tristement pas partagés, les capitalistes proposent en fait de concentrer ces pouvoirs chez ceux qu’ils nomment maladroitement, ou vainement en tout cas lorsque je suis dans les parages, «les méritants». Or, nous voyons qu’ils ne sont point méritant d’autre chose que d’avoir possédé les capitaux nécessaires, au bon moment, dans un système où ces capitaux valent même le droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production.
Et notons, surtout, que Cuba n’a jamais été l’ombre des pays impérialistes comme les États-Unis d’Amérique. Cuba n’a pas envahi de pays souverain, Cuba n’a pas torturé des étrangers, Cuba n’assassine pas des gens à l’extérieur de son pays, Cuba ne pratique pas le terrorisme et Cuba permet bien plus de libertés –Seulement, ce ne sont pas les libertés défendues par Duhaime et ses comparses «-putes à bourgeois.- que bien des pays de son calibre économique, que défendrait ici Éric Duhaime. Il faudrait par exemple prendre en considération que les pays Européens accusant Cuba de ne pas respecter les droits humains, ont eux-mêmes contrevenus aux droits humains de plusieurs êtres humains, comme le rapportait Salim Lamrani dans plusieurs de ses travaux. Et que dire des «dissidents» cubains pratiquant le terrorisme avec le support des inconditionnels valets de la bourgeoisie, tel Éric Duhaime qui ne se gêne pas d’excuser rapidement le Coup d’État perpétré par Augusto Pinochet au Chili –l’autre 11 septembre!-, avec l’aide de l’entité terroriste la mieux financée du monde, la CIA –made in USA- (Et à ce moment précis du Coup d’État, Salvador Allende était plus populaire que jamais et avait, pour la troisième fois, augmenté son «score démocratique» à la présidentielle! Éric Duhaime parle ensuite de liens inquiétants, lui qui défend les crimes de Pinochet! Quelle cohérence!)? Cuba n’a rien à se reprocher aujourd’hui. Elle n’est en rien le danger que posent les bourgeois sur l’ensemble de l’humanité, ces mêmes bourgeois que le valet Duhaime sert tel un chevalier.
Autrement dit, Éric Duhaime condamne Amir Khadir et le Parti communiste du Québec sur des prétentions qu’il ne peut pas prouver. Il dit du PCQ qu’il ne s’est jamais autocritiqué, mais j’ai personnellement participé à des réunions où la condamnation des évènements «staliniens» était unanime. Je peux donc ici, contrer les prétentions d’Éric Duhaime et l’accuser de faire aux autres, des procès –des procès tout court aussi -d’intentions.
Amir Khadir et le PCQ n’ont jamais affirmé qu’ils soutiennent les crimes perpétrés par les staliniens, les maoïstes ou de quelconque autre religion se prétendant du communisme. Et je peux certainement condamner ces actes en leur nom, car j’en suis certain, ils les condamnent, tout en les remettant dans leur contexte, contrairement au propagandiste et populiste crasse Éric Duhaime. Quant à Éric Duhaime, on sait à tout de moins, et il le dit lui-même, qu’il a appuyé le Coup d’État et le régime d’Augusto Pinochet. Et Duhaime ne trouvera certes pas de contestation du régime de Pinochet –malgré qu’il y en ait, maintenant…- au Chili, car elle a été liquidée.
Les attaques personnelles de monsieur Duhaime cachent mal la peur que partagent, lui et les autres valets de la bourgeoisie, des communistes qui gagnent sur le terrain, visiblement, des points en s’associant à l’ensemble des forces de gauche. Et il fait bien d’avoir peur. Ce n’est toutefois pas des communistes qu’il devrait avoir peur, mais d’un prolétariat conscient de l’existence des classes, de la sienne et des intérêts qui y sont reliés. Et à ce titre, il faut continuer de travailler dans Québec-solidaire, démocratiquement, et nous verrons si les capitalistes fanatiques comme Duhaime accepteront notre élection démocratique, ou s’ils feront comme Augusto Pinochet a fait aux socialistes chiliens!
D’abord, commençons ce paragraphe en résumant ce que l’on vient de dire ci-haut, pour éviter les totalitarismes.
Éric Duhaime ne sait pas ce que c’est que le communisme, ou fait semblant de ne pas le savoir, lorsqu’il pointe la Russie, le Cambodge et la Chine quand il parle du communisme. Les communistes sont dangereux au Canada ou au Québec, pour les bourgeois seulement. Et c’est ceux-ci que sert officiellement Éric Duhaime, quand il parle des dangers que l’on pourrait représenter, où que ce soit. Pourquoi?
Parce que les communistes sont contre l’exploitation du labeur des êtres humains par d’autres êtres humains et ne reconnaissent pas la propriété privée comme juste en cela. Pourquoi?
Parce que des conditions précises vous amènent aux capacités d’acquérir des moyens de production privés, vous permettant par ailleurs d’exploiter le labeur d’autrui et que ces conditions, sont issues de conditionnements, eux-mêmes amenés par d’autres conditions et conditionnements, et cela, sans cesse. Bref, la richesse d’un être humain X, par rapport au Y, est explicable. Ce n’est pas comme ça, que parce que c’est comme ça, mais bien parce que des conditionnements existent derrière chaque condition et que les processus, ainsi, s’expliquent par d’autres processus, quoiqu’en disent les capitalistes «croyant» au contraire, qu’une «main invisible contrôle le tout».
Voilà ce que pensent les socialistes et les communistes. Et en somme, nous ne sommes des dangers que pour ceux qui sont avantagés dans ce système parasitaire qu’est le capitalisme. Car le capitalisme permet cette appropriation des moyens de production et excuse de la sorte l’exploitation du labeur d’autrui. Et il n’est pas étonnant par conséquent, d’observer les valets de la bourgeoisie tel Éric Duhaime proposer que l’on privatise la santé, car la clinique privée, ici, doit être perçue comme un moyen de production, soit donc de faire des profits, autant cette fois, sur le labeur d’autrui que sur les maladies d’autrui. Pareil pour l’éducation…, et les autres services. Tout ce qui compte pour Duhaime et ses semblables, c’est l’enrichissement personnel d’une minorité –la bourgeoisie- au détriment d’une majorité, le prolétariat.
Mais ironiquement, c’est sur les «liens inquiétants» que m’étonne le plus ce populiste crasse qu’est Éric Duhaime. Lui qui est complaisant des massacres commis par les capitalistes à l’étranger, comme par exemples les nombreux Coup d’État de Ronald Reagan et les mises en place d’écoles de torture – la torture des socialistes spécifiquement!- à travers l’Amérique latine, dont au Chili, vient ensuite accuser, à tort en plus, Amir Khadir et le PCQ de soutenir les horreurs commises par des dictatures Sur le prolétariat, et non par des dictatures DU prolétariat. C’est en fait, pathétique!
Qui n’est pas au courant des horreurs commises par les fascistes chiliens sous Pinochet? Qui n’est pas au courant des assassinats commis avant, pendant et après la dictature de Pinochet au Chili? Savez-vous quoi? Éric Duhaime dit que c’est une bonne chose que ce soit arrivé. Conséquent qu’il est, il n’a jamais condamné les meurtres de masse commis par Pinochet. Ni les politiques sociales et économiques qui furent imposées sous ce régime, par les armes. Pire encore, il ne condamne même pas le Coup d’État lui-même, qui pourtant, relevait du pouvoir d’un homme démocratiquement élu par le peuple, cela, en augmentant ses appuis aux trois élections successives de plus! Éric Duhaime est un putchiste, comme ses idoles, de par ses appuis à ses idoles! Quand les socialistes prendront le pouvoir démocratiquement, vous pourrez compter sur lui pour appuyer le massacre des nôtres, qui ne seront pas d’accord avec un retour de force du capitalisme sauvage par les armes! S’il est capable d’appuyer ces horreurs au Chili, j’ai confiance qu’il soit capable d’y participer ici, au Québec!
Éric Duhaime peut bien cracher son sale venin sur les socialistes –à partir d’un blogue sur Canoë, où les modérateurs de Quebecor se font une joie de censurer toute opinion divergente de leur «ligne éditoriale»-, et sur les soit disant liens inquiétants qu’entretiendraient les membres de Québec-solidaire, mais il est lui-même adorateur d’un dictateur qui a fait des milliers de morts et qui a été soutenu par les États-Unis d’Amérique, qui eux, en ont fait des millions à travers plus de 45 Coups d’État sur la planète entière, cela, en moins d’un siècle! Comme cohérence, on pourrait difficilement trouver pire. La guerre du Vietnam, contre des «socialistes», a fait plus de 4 millions de morts à elle seule et les Vietnamiens souffrent encore de l’Agent Orange, répandu dans leurs nappes phréatiques ou des multiples bombes qui n’ont pas explosé, parmi les 22 000 000 de tonnes de bombes qui ont été larguée «contre des idées» et qui constituent aujourd’hui un champs de mine. L’Anticommunisme, inconditionnellement au fait que le communisme n’a jamais existé, détrône aisément ce dernier quant aux atrocités commises contre des êtres humains! Duhaime a de quoi être fier de ses chums! Il peut bien défendre ses idées là où elles ne seront jamais débattues! J’ai hâte de voir «Sunshit» à l’ouvrage dans l’Ouest!
Éric Duhaime devrait donc se poser la question suivante. « Moi qui suis de droite et qui ne condamne pas les crimes d’Augusto Pinochet, ne suis-je pas l’égal de ceux qui n’ont pas condamné ceux de Staline?» Sa morale, c’est à son miroir qu’il devrait la faire, le soir, avant de se coucher…
Éric Duhaime est probablement l’un de ces dinosaures, issu, par des conditionnements tels, d’autres dinosaures. Éric Duhaime, d’abord confondant le stalinisme avec ce qu’il ne connait point du communisme et du socialisme, en arrive au point où, au Canada, ou en Amérique même, il ne devrait être permis de s’associer aux communistes et leurs idées obscures –de vouloir nationaliser les moyens de production-. Selon lui, mais il ne le dit pas clairement, ça devrait être illégal, comme «au bon vieux temps» sous Duplessis.
Si je suis la logique de monsieur Duhaime, et que je prenais la Russie pour un vestige du communisme, et que je l’accusais des crimes qu’elle a commis sous le stalinisme –ce que je ne nie point qu’elle ait fait en tant qu’État stalinien…-, je pourrais en arriver aux mêmes conclusions sur l’OTAN et questionner ce populiste crasse sur ses liens avec les pays de l’OTAN. Car l’OTAN commet des tas de crimes, renverse des États, y installe des dictatures pétrolières amies, etc.. Et que l’OTAN commet des actes de terrorisme au passage, possède des arsenaux nucléaires et bien d’autres ADM, etc.. Et alors, je pourrais donc arriver aux conclusions suivantes : Éric Duhaime a des liens douteux et appuie la dictature de Pinochet et les Coups d’État et des tas d’autres salauds qui font des tas de crimes partout dans le monde avec l’appui armé de l’OTAN qui tue, elle, en tant qu’organisation, plus de civils que de terroristes! Assez douteux merci! Mais pour Duhaime, si ces crimes sont faits au nom du capital, ils en valent la peine! Quant aux humains et leurs besoins…, pas un sou!
Mais au Québec, ce n’est plus vrai que les gens croient encore au discours de l’Église sur le communisme. Éric Duhaime devrait revoir son argumentaire, et sa propagande censée épeurer les masses populaires. Nous ne mangeons pas d’enfant non plus. Nous voulons simplement la fin de l’exploitation des humains par les humains. Seulement, partout où nous allons de l’avant démocratiquement –Et nous l’avons vu spécifiquement au Chili!-, les amis d’Éric Duhaime, les putchistes et les dictateurs, suivis des tortionnaires et des meurtriers de masse, viennent contrecarrer nos desseins pacifiques, justes, mais surtout légitimes, de par leur appui démocratique. Et légitimement, les socialistes peuvent aussi parfois prendre les armes. Je ne vais tout de même pas condamner les Vietnamiens d’avoir résisté aux impérialistes États-uniens ou les Cubains d’avoir foutu dehors les opportunistes ne voulant pas suivre le pas ou de se défendre contre Washington. Et je trouve sur cela, Éric Duhaime bien muet quant aux terroristes à la solde des capitalistes tel, Luis Posada Carriles qui a fait exploser un avion Cubain avec ses civils abords. Duhaime possède deux codes d’honneur. Un pour les capitalistes. Et un autre pour les communistes.
C’est bien simple en fait! Éric Duhaime, comme ses comparses de merde, utilise deux poids, deux mesures! Ce qui est bon pour l’OTAN, ne l’est pas nécessairement pour les socialistes ou les communistes. Si l’OTAN bombarde 52 civils avec des ADM, elle n’est pas en faute, les civils n’avaient qu’à se tasser après tout! Mais si les socialistes Cubains par exemple, repoussent un ennemi bourgeois hors de leur territoire souverain, là, c’est une toute autre histoire -Baie des cochons 1961-! Pareil comme pour la démocratie, sur laquelle Éric Duhaime crache sans retenue, si les putchistes sont ses amis idéologiques! Bien entendu!
La peur qu’ont de nous, les capitalistes tel Éric Duhaime est explicable. Éric Duhaime, valet de la bourgeoisie, défendant les intérêts de celle-ci, voit en notre projet la fin des siens, et de celui des bourgeois minoritaires et parasitaires de s’enrichir sur le labeur et les besoins d’autrui.
Nous, socialistes, croyons que le labeur peut être géré par des travailleurs conditionnés pour ce, tout comme le bourgeois est conditionné pour gérer lui-même ses moyens de production. En effet, nous ne croyons pas que le bourgeois soit d’une quelconque indispensabilité et en ce sens, désirons mettre fin à la possibilité du parasitisme, en mettant fin au salariat. Rien n’empêchera jamais quiconque de démontrer ses compétences en la matière et donc, rien n’empêchera quiconque de se présenter dans un conseil ouvrier à titre de «leader» quelconque de sa localité. La peur des capitalistes n’est donc justifiée que par ses intérêts économiques, relatifs eux, au système permettant l’exploitation du labeur d’autrui, ce qui est très payant pour la minorité au sommet de la pyramide, personne ne peut le nier. Il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente en tout 0.15% de la population mondiale environ. Il n’y a jamais eu de partage de la richesse sous le capitalisme et les dogmes menant à ce dogme que de croire en ce système, sont eux-mêmes issus de seules prétentions bourgeoises et de leurs valets, des valets comme Éric Duhaime. Aussi, les conditions sociales observées sont dramatiques à travers le monde, et tout ne s’annonce pas bien pour le futur tant qu’on aura à suivre religieusement des dogmes à la con ne respectant aucunement les mérites de toute la population. Mais elles sont elles-mêmes relatives à des conditionnements, indéniablement. Une pomme ne tombe pas du ciel, elle tombe d’un pommier. En général. Or, ces mêmes tristes conditions sociales se creusant, elles n’en sont pas moins l’issue d’un long processus, elles aussi. Et le capitalisme n’y est pas étranger.
Ayant la «possibilité» de faire fructifier plus rapidement qu’un autre ses capitaux, vous ne me ferez pas croire, chers capitalistes, que le premier fils de Céline Dion part du même départ que ceux issues des familles pauvres du Québec. Et pourtant, n’expliquerait-on pas, quelque part dans l’argumentaire capitaliste relatif à la défense de leur système, le mérite par l’effort? Par les sacrifices? Bien que nous ayons déjà démentis ces prétentions premières, j’aimerais quand même souligner qu’un enfant n’est en rien responsable de sa situation, de sa condition, issue elle, d’un conditionnement qui lui échappait indéniablement à son âge de naissance. Ou, comme les Palestiniens, ils n’avaient qu’à éviter les mauvais coups de leurs parents, comme les Palestiniens, selon les sbires d’Israël et des sionistes comme Éric Duhaime, auraient du, eux, éviter les trajectoires des armes de destruction massive larguées par Israël -violant les frontières d’un État souverain, ce, armé d’ogives nucléaires sans vouloir signer le TNP d’armes nucléaires!-! Mais quand même, tout le monde n’a pas les mêmes conditions à la naissance, et cela, le capitalisme n’en tient que compte, sans toutefois tenir aussi compte des processus expliquant ces situations. En cela, le capitalisme est un système totalitaire en soi. Éric Duhaime défend le totalitarisme de ses propres dogmes.
Je dis que nous avons fait le tour de la question du mérite et des sacrifices, mais l’ai-je fait avec monsieur Duhaime? J’en doute, alors je vais le refaire, pour tout le monde cette fois.
Les capitalistes prétendent que le droit à la propriété privée des moyens de production s’explique par le mérite et les sacrifices. Or, je peux ici prouver que tel n’est pas souvent le cas et que les mérites et les sacrifices plus amples des prolétaires ne sont en cela, aucunement reconnus par cette bourgeoisie prétentieuse.
Par exemple, je pourrais à titre de sacrifice dénombrer les accidentés du travail et ceux qui en sont morts. Même en proportion, les statistiques de la CSST et celles des pays du monde entier me seraient favorables. La bourgeoisie ne sacrifie que très rarement une partie de son corps pour son moyen de production, encore plus rarement donne t-elle sa vie promptement pour celui-ci. Et quel sacrifice peut dépasser celui de sa vie ou même de sa santé? Nommez m’en.
Quant au mérite, je défie les bourgeois d’aller à la pelle et au pic. Il sera pour eux, aussi difficile que c’est pour un prolétaire de gérer une entreprise sans conditionnement pour ce, d’effectuer un acte qu’ils ne seront pas conditionnés à effectuer. Il n’y a pas de méritomètre, et honte à celui qui méprise quelconque labeur. Je ne méprise pas celui du gestionnaire pour ma part, mais je me questionne quant aux possibilités que ce gestionnaire puisse posséder les moyens de production. J’ai beaucoup plus de respect pour le prolétaire qui crée la richesse, que pour le bourgeois qui ne fait qu’en profiter. Et ce n’est pas le fait qu’il possède, qui rend le bourgeois utile, mais le fait qu’il investisse les capitaux qu’il possède préalablement, grâce à des moyens qui malheureusement, ne partagent pas le capital fructifié pourtant, par celui qui le quémande. Autrement dit, c’est le système capitaliste qui rend le bourgeois utile, rien d’autre. Le système capitaliste confère des pouvoirs aux détenteurs du capital, qui pourtant, n’ont pas plus de mérite ou fait plus de sacrifices que les autres habitants de cette Terre. Pour se mériter le droit d’exploiter le labeur d’autrui, le fait de posséder le capital suffit, qu’il soit issu d’un héritage, d’une loterie ou de quoique ce soit d’autre. Et encore, qui donc a statué que ce capital valait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sauf les valets du capitalisme et la bourgeoisie?
En cela, aucun prolétaire n’est moins méritant que la bourgeoisie. Aucun. Les bourgeois deviennent donc par conséquent, dispensables, du moment qu’on se dispense du salariat, excusant donc leur existence par des lois en ce sens.
Le capitalisme n’a donc plus aucune raison d’exister, car nous savons que le capital dans ce système n’est pas partagé, et que les pouvoirs sont relatifs aux capitaux que vous possédez, indéniablement. Le système, ne partageant pas les richesses, ne peut donc pas partager les pouvoirs non plus. Il permet l’élaboration de corporations, comme Marx nous en avertissait dès le 19e siècle.
Le capitalisme est la plaie d’où émanent les horreurs sociales et c’est aussi lui qui mène à l’impérialisme indéniablement, dans notre ère. Nous voyons d’ailleurs comment Éric Duhaime applaudit l’impérialisme, en applaudissant le Coup d’État de la maison blanche au Chili (et partout ailleurs!) et la dictature sanguinaire qu’elle a mise en place. Éric Duhaime a peur de nous, car nous dénonçons les ratées de sa secte capitaliste. Les fidèles de cette secte ne remettent d’ailleurs jamais en question leur système qui fait faillite aux 30-40 ans –Les capitalistes disent qu’on peut enrayer ces faillites, en omettant le social! Bonne chance! C’est peut-être pour ça qu’Éric Duhaime appuie la solution finale que Pinochet mettait en place avec sa dictature!-. Le capitalisme mène inévitablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité appauvrie, mais laborieuse. Même s’il semble créer des classes moyennes, le capitalisme crée également des fossés de pauvres. Et la classe moyenne n’en est pas moins exploitée, elle n’est que mieux rémunérée, car elle produit plus de richesse au sens des capitalistes.
En privatisant par exemple les soins de santé, cela permettrait à un parfait non-méritant de démarrer une entreprise basée sur le profit fait sur la maladie d’autrui et sur le labeur des professionnels y pratiquant leur métier. Il y a donc naissance de deux nouveaux problèmes. L’accessibilité est réduite et il y a encore concentration de richesse. Personne n’est mieux soigné –Ce n’est pas la qualité des services notre problème, mais les capitaux (relatifs au coût dans ce système), le manque de relève et l’obstruction du privé -En déshabillant Pierre pour habiller Paul, Pierre a plus froid. C’est logique.-!
Éric Duhaime a peur de nous parce qu’il sait qu’un prolétariat plus conscient de sa classe et des intérêts de sa classe serait manifestement plus dangereux pour les pouvoirs qu’Éric Duhaime tente d’octroyer aux bourgeois. Avec un prolétariat conscient de sa classe, on peut passer aux choses sérieuses. On peut parler de nationalisation des moyens de production, ce qui est évidemment et relativement plus alléchant pour le prolétariat, qui désormais, partagerait entre lui-même, les fruits de son propre labeur et cela, sans intermédiaire bourgeois qui de fait, ne sert strictement à rien d’autre que de parasiter le labeur d’autrui en bon paternaliste. Oui, je veux plus d’autonomie des travailleurs, et je ne suis pourtant pas un «lucide». Du moins, je ne le prétendrai pas moi-même.
Bref, les moyens de production nationalisés, les profits reviennent à l’État, et non à des individus dont les mérites ne sont issus que d’affirmations.
Mais encore, une autre approche fut prise par des travailleurs et récemment, ma région en a exprimé plusieurs concepts déjà vus ailleurs. Les coopératives. Celles-ci appartiennent aux travailleurs, mais les profits y étant fait sont partagés dans un réseau social d’entre-aide entre coopératives. Ainsi, il n’est plus possible d’y posséder solitairement les capitaux ou d’en décider l’avenir, et les travailleurs ne peuvent que s’y sentir plus concernés. Les sacrifices à faire pour les moyens de production sont relativement bien accueillis chez les propriétaires de ces moyens de production, les travailleurs. Et en cela, on y perçoit encore l’inutilité du bourgeois, sauf en son aspect de détenteur de capitaux, dans un système en étant dépendant.
Éric Duhaime est contradictoire. Il condamne d’une part, le «bashing» d’Israël, mais «bash» Cuba, la Chine, le Cambodge et la Russie. Il condamne d’une part les régimes dictatoriaux, mais soutient ironiquement la dictature menée par Augusto Pinochet, mise en place par un Coup d’État contre Salvador Allende, qui a lui, remporté trois fois ses élections, ce, en augmentant chaque fois sa cote. Il condamne le socialisme, qui veut partager les richesses, mais appuie son système capitaliste, qui tient à les concentrer chez une minorité parasitaire et inutile à l’évolution de l’humanité. Éric Duhaime condamne les gens qui dénoncent Israël, mais ne reconnait pas qu’Israël commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du terrorisme, et qu’elle possède illégalement un arsenal nucléaire sans que quiconque ne lui impose quelconque sanction économique –ALLÔ LAWWRENCE CANNON, LA COHÉRENCE VOUS APPELLE! YA QUELQU’UN LÀ-DEDANS?-.
Éric Duhaime est un clown. Mais un clown dangereux pour la démocratie, surtout si les socialistes gagnent démocratiquement le pouvoir au Québec! Gare à vous! il aura certainement des amis pour financer sa cause! Je ne suis pas inquiet pour Éric Duhaime, il y a toujours des donateurs généreux pour défendre les intérêts de la bourgeoisie.
(Ceux qui veulent débattre avec moi du contenu de ce texte seront priés de le faire sur Reactionism Watch , où je ne manquerai pas de répondre à quelconque commentaire. À basse vitesse (56k), il est difficile de suivre tout ce qui se passe sur internet.)
Sylvain Guillemette
Cet article a été présenté par son auteur sous le titre : » Éric Duhaime et Augusto Pinochet »
@ Hengxi
«comme vous le savez, le communisme pur et dur tel qu’il est décrit dans ses textes de base n’a jamais fonctionné nulle part, et n’a d’ailleurs jamais été appliqué nulle part pour la simple raison qu’il est inapplicable sans tenir compte des particularité humaines, ce qui oblige cette idéologie à s’adapter aux spécificités de chaque peuple.»
Cher Hengxi, jamais on a tenté d’appliquer ce système et nulle part ne vous est donnée en exemple pour appuyer vos dires. La Chine de Mao fut maoïste et n’a pas tenté de remplacer Mao par les soviets (conseils populaires). La Russie l’a tenté sous Lénine, mais dès lors que Staline a pris le manche, il a fait exécuter tous ses opposants et en a envoyé un autre bon lot, pendant plusieurs années, dans les goulags. Staline a lui aussi exercé SA dictature sur le prolétariat, et les pays satellites de l’URSS de l’époque ont copié cette ratée monumentale et des plus contrerévolutionnaires.
Votre argumentaire selon lequel la nature humaine fausse le tout ne fonctionne pas. Pourquoi? Parce que le capitalisme ne fait pas mieux. Il n’a pas plus de respect pour la nature humaine qu’une tapette à mouche ne respecte les envies de la mouche de fouiller dans votre assiette. Le capitalisme est totalement contre nature. Tout le monde a besoin de soins de santé, d’éducation, etc.. Mais le capitalisme brime une partie de la population de ces services, lorsque le capitalisme est mis en application pure et dure.
Si le capitalisme respectait la nature humaine, il n’y aurait pas de vendeurs de drogue, ni de violeurs, de voleurs, de meurtriers, etc.. Le capitalisme ne la respecte pas plus, cette nature. Le socialisme n’est pas moins humain, au contraire –entraide-, que le capitalisme.
En fait, en réalité, le socialisme n’a jamais dépassé cette phase. Tout simplement. Car dans les faits, dans la réalité, le socialisme était fait pour durer plusieurs décennies, voire des générations, le temps que le conditionnement fasse son chemin et son œuvre. Il n’était pas question d’instaurer un «communisme» non approuvé, et le communisme signifie l’étape où l’État n’est plus indispensable, et où les soviets remplacent cet État. Autrement dit, il est parfaitement normal qu’il n’y ait jamais eu de communisme. Ce n’était pas le moment. Non pas que les prolétaires n’étaient pas mûrs pour le socialisme, mais pour le communisme, c’est une toute autre histoire.
Mais vous avez raison de dire que ce système doit s’appliquer à chaque peuple et culture par conséquent, car effectivement que le socialisme du Québec ne serait pas le même qu’à Cuba. Nous, ici, ne manquons de rien. Ce n’est pas le Québec et ses industries, ses ressources qui iront ensuite quémander de l’aide ailleurs, nous n’en avons point besoin. Le Québec socialiste ne serait pas un Cubec. Ce serait un Québec socialiste à la québécoise. Pareil en Chine, en France ou ailleurs, tant que l’essentiel et le dessein final sont les mêmes.
«Qu’est ce qui pourrait donc faire que le communisme, qui rappelons-le n’est pas une maladie honteuse, pourrait fonctionner dans votre pays ?»
Son arrivée démocratique! Jusqu’à ce que mes amis de droite organisent un Coup d’État avec leurs amis de Washington! Les armes, c’est la suite –malheureusement- normale des choses. Regardez Hugo Chavez, il a été élu démocratiquement et a du se défendre d’une tentative ratée de Coup d’État en 2002. Ce serait pareil ici. Ils ne nous laisseraient pas gérer l’économie. Ils commenceraient par le sabotage de notre économie. Par des lock-out forcée et orchestrés. Et s’en suivraient les propagandes haineuses dans les journaux-poubelles de Montréal et de Québec, avec le soutien des fascistes de l’Ouest. Etc..
Alors c’est difficile de répondre à votre question en réalité. Il y a tellement de possibilités après une élection démocratique que je ne saurais vous répondre. Mais «pourquoi ça ne marcherait pas», serait la question à poser en fonction des réponses que je vous ai données.
«Je connais un eu l’histoire du pays où je vis, et la période collectiviste n’a guère brillé par son efficacité, et se révèle de plus inappropriée dès que les pays fonctionnant sous ce système veulent ou doivent s’ouvrir vers l’extérieur (Chine, URSS).»
Ce n’était pas une dictature collective non plus. Les décisions ont toujours été prises là-haut, sans connaître ce qui se passait en bas. Les soviets sont les mieux placés, comme des conseils municipaux, pour savoir ce que les gens de cette localité veulent. Ce n’est pas l’État central d’un pays qui peut prétendre savoir plus que la mairie ce qu’a besoin une municipalité par exemple.
Mao a fait faire du fer, pendant que les gens voulaient du blé. Mao était au-dessus de tout. Le culte de la personnalité est fort en Asie, d’ailleurs. Regardez comment les nord-coréens ont louangé, «avant même qu’il naisse», Kim-Jong-Il, fils de Kim-Il-Sung. Paraît-il, Kim-Jong-Il serait descendu d’une montagne lors d’une avalanche sur un cheval blanc! Ouf! Là non plus, les efforts collectifs n’ont pas l’air d’aider le peuple après tout!
«ce système est il donc viable que si un pays vit en totale autarcie, et si oui, pourquoi ?»
Au contraire. Comme un système sanguin ne peut être constitué dans une seule jambe, l’économie socialiste ne peut pas non plus tenir en seul pays. Et comme le capitalisme, le socialisme de Cuba se sent un peu isolé et a besoin de partenaires pour avancer. Prenez le capitalisme, isolez-le sur Cuba, et jamais les capitaux ne seront fructifiés, ils ne feront que se promener entre habitants de l’île, et finiront, logiquement et relativement au système capitaliste, par se concentrer dans les poches d’une minorité qui détient les moyens de production.
En fait, sous la dictature de Batista avant 1958, on voyait exactement de ce qu’aurait l’air l’île, sous l’emprise capitaliste, isolée de toute autre économie! C’est le parfait exemple! N’oublions pas que le capitalisme s’est répandu par les armes, et non par l’envie des peuples de se faire exploiter.
Aujourd’hui, si l’Amérique latine n’avait pas subi l’impérialisme de Washington sous Reagan, celle-ci serait socialiste quasiment d’un bout à l’autre, car naturellement, les majorités populaires ont voulu se défaire de l’exploitation bourgeoise en Amérique latine, mais ce fut impossible! Ronald Reagan a mis des milices un peu partout en Amérique latine et des .écoles de torture. Il a rétabli la dictature des Somoza au Nicaragua en parlant de retour à la liberté et la démocratie –Somoza régnait depuis 45 ans! Sans élections!-, etc..
Le problème n’est donc pas le socialisme, mais ses embuches. Quand un peuple choisit par lui-même, comme au Chili par exemple, de prendre la voie socialiste et qu’un autre pays impérialiste vient lui dire «non», on ne peut pas interpréter cela comme un refus populaire au socialisme! Mais comme une ingérence des États-Unis d’Amérique dans ce qui ne les regarde pas. Et Washington n’a pas que dit NON. Elle a mis le Chili à feu et à sang parce qu’un socialiste avait gagné ses élections trois fois de suite, ce, en augmentant ses appuis! N’importe quoi! Les États-Unis d’Amérique sont des putchistes! Des terroristes et des impérialistes!
07:11, le Jeudi 29 juillet 2010D’ailleurs, il n’existe aucun endroit sur Terre où le socialisme a eu la voie libre -des embuches des capitalistes-, aucun!
07:17, le Jeudi 29 juillet 2010@ l’équipe de CentPapiers
Merci, soit dit en passant, pour cette parution vedette!
Désolé Hengxi si je vous ai offusqué. Ce n’était pas là mon intention, je vous le jure.
Et je suis d’accord avec vous pour dire que la Chine pourrait très bien entreprendre ce virage. D’ailleurs, quand je dénonce les positions de la Chine, je parle là de l’État chinois, et non pas des Chinois eux-mêmes. Je crois que sous Mao, les Chinois avaient l’impression qu’ils donnaient cour à ce en quoi ils croyaient, le «communisme maoïste», tout comme Cuba a appliqué son socialisme «à la Fidel». Un peuple décidé d’avancer, avance. Ce qui a brimé les Chinois de cette possibilité, de cette liberté qu’ils auraient dû avoir, c’est l’État chinois lui-même, et la dictature de Mao sur le prolétariat.
Et je ne suis pas anti chinois, je vous le confirme. J’ai confiance que plusieurs Chinois (ce qui veut dire pas mal en Chine, on s’entend… ) croient aux possibilités du socialisme, mais savent également que l’État ne leur permettra jamais d’établir de véritables bases appelant à abolir l’État, pour le remplacer par des conseils populaires. Et une telle pratique, pour être franc, serait vite déstabilisée dans le contexte actuel, par les impérialistes d’autres pays, comme de l’U-E ou des États-Unis d’Amérique et leurs sbires. Elle ne serait pas profitable, malheureusement, cette pratique aujourd’hui… Il faudrait d’abord que cette pratique se mette en place dans les gros Empires, avec un soutien constant de l’État en ce sens. Ce n’est pas pour demain en Chine. Mais j’avoue que l’idée est attrayante!
«Je tiens à vous signaler qu’ici existent des « expériences » très intéressantes sur le sujet, et pour les vivre, fonctionnent assez bien.»
Oui, je sais. J’ai vu de bons reportages sur le «socialisme» dans certains villages chinois et villes chinoises. C’était très intéressant! Mais ce n’est pas vanté sur FAUX NEWS! Ni même en Chine! Dommage! Si vous avez des éléments, ou des reportages sur le dossier du socialisme en Chine, je serais très heureux de pouvoir les lire. Je n’ai pas les moyens d’aller en Chine, hé hé! Pas pour l’instant en tout cas!
Question :
Comment faites-vous pour aller sur la bloguosphère? N’est-elle pas bloquée en Chine?
09:13, le Jeudi 29 juillet 2010Oui, je viens de lire votre article. Vous êtes bien Pierre Haski?
Très intéressant. C’est que vous voyez maintenant ce qui se passe de l’intérieur. Mais pour un véritable socialiste, se disant marxiste comme moi, l’État chinois (pas les Chinois) est une gêne.
09:26, le Jeudi 29 juillet 2010Si vous voulez jaser hors blogue, voilà mon courriel sylvain-pcq-@hotmail.com.
09:31, le Jeudi 29 juillet 2010Hé hé! Passionnant! Sérieusement! la censure n’existe que pour excuser les sanctions suivantes. Hé hé!
Pas fous ces Chinois censés représenter le peuple!
10:40, le Jeudi 29 juillet 2010Ha ha! Mais ça sert malheureusement les capitalistes contre nous, les véritables socialistes! Ha ha!
Les salauds! Hé hé!
11:29, le Jeudi 29 juillet 2010Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
15
vu 10 916 foisTous droits réservés, Cent Papiers 2006-2011 | Roule sous Wordpress