Accueil / A C T U A L I T É / En Libye, les forces spéciales US, c’est aussi « The (Textile) Empire strikes back » !

En Libye, les forces spéciales US, c’est aussi « The (Textile) Empire strikes back » !

Ouh là, drôle de titre allez-vous me dire. Bon d’accord, du Star Wars on en mange du matin au soir en ce moment, ce n’est pas une raison pour se laisser autant envahir. Attendez, vous allez vite comprendre pourquoi. Les deux éléments de ce curieux intitulé, ce sont en effet d’un côté l’annonce de la découverte de soldats des forces spéciales US, en Libye, dont les photos détaillées qui ont fuité montrent qu’ils ressemblent à des mercenaires, habillés en civils. Et de l’autre la photo de l’avion dont ils sont descendus pour effectuer leur mission. Un drôle d’avion, en fait. Quand les russes, comme on a pu le voir, envoient leurs vieux coucous parader en Syrie, les américains, beaucoup plus discrètement, déploient des appareils ultra-récents, qui préfigurent même parfois le nec plus ultra de la fabrication d’avions de transport. Oh, ça ne se distingue pas au premier coup d’œil, à vrai dire. Le bimoteur contentant les soldats des opérations spéciales de l’US Air Force (AFSOC) paraît bien banal, de prime abord. Et pourtant… mais laissez moi donc vous expliquer la deuxième partie de ce titre biscornu.

dornier 1La photo qui est la clé de l’énigme est celle-ci à droite. Comme vous le savez, il ne me faut pas beaucoup de temps pour déterminer de quel appareil il s’agît. Ici, il est vrai j’ai été aidé par la livrée…. en trois tons de bleus… celle si fréquente sur les avions contenant de la coke, quelle coïncidence, et aperçus un peu partout en Amérique du Sud ou Centrale, notamment. Mais là, ça n’a pas de rapport. Non, l’avion est un bimoteur (une pale dépasse du moteur droit) et son raccord Karman d’aile haute est fort prononcé est déjà une indication intéressante. Le fait que le fuselage s’incline aussi vers l’avant, au repos, laisse vite entrevoir un engin connu, dont on retrouve vite l’un des petits frères, visible iciAvec une différence notable, observable d’emblée : l’exemplaire N35EF est immatriculé au registre de la FFA (1) et porte en même temps son numéro militaire, à savoir le 23050. alors que notre avion des sables libyens n’arbore que le numéro 13097, ce qui nous fais encore plus vite découvrir qui il est. Un Dornier 328, dont l’Air Force dispose de 17 exemplaires à ce jour (2). A noter que les forces spéciales aperçues disposent aussi de véhicules qui leur sont propres, et que le 328 n’a pas pu leur apporter, notamment des «  tactical buggy » de type Polaris MRZR reconnaissable sur les photos à leur « panier » arrière. L’engin est en fait… parachutable… à partir ici d’un C-27 Spartan Joint Cargo Aircraft (JCA).

slyc9mipbvtzonruppguUn avion récent, en effet, dans l’inventaire de l’armée. L’US Air Force a en effet pris livraison de l’avion en trois lots distincts, le premier  reçu en 2009 et le dernier en juillet 2013. Aujourd’hui, le 524e Escadron des Opérations Spéciales, une partie de l’aile 27  des opérations spéciales installée à Cannon AFB, au Nouveau-Mexique, exploite les derniers 328 reçus, destinés au marché civil au départ et appelés C-146S chez les militaires. Selon le cas, certains endossent une livrée grise, et d’autres sont peints comme des avions civils. Car ce sont des avions destinés à des tâches bien particulières. Selon le site de la base de Cannon AFB,  en effet ces avions ont été sélectionnés « pour accomplir l’ensemble des opérations spéciales dans une composante de la Force aérienne membre de l’USSOCOM. Les équipages, planifient, préparent et exécutent des opérations non-standard (NSAv), des missions de soutien aux forces interarmées des opérations spéciales, tout en soutenant directement sur le théâtre des opérations les commandants de ces opérations en procédant grâce aux lunettes de vision nocturnes  (NVG) l’infiltration, l’exfiltration, le réapprovisionnement et d’autres affectations de combat sur des pistes non aménagées ». Pour passer plus inaperçu, on a donc déguisé quelques exemplaires en avions civils banals, mais ce qui n’a pas empêché des spotters de le repérer un peu partout dans le monde  : « plutôt discret devant les caméras, les avions quasi-civils arborent un schéma de peinture bleu-blanc et  ne portent juste qu’un numéro de série à cinq chiffres sur la queue.tribune news Ils ont été aperçus dans de nombreuses régions du globe, mais surtout en Amérique latine, en Extrême-Orient et en Afrique. L’un d’eux fait une apparition indésirable dans les manchettes locales en mai de cette année quand il a demandé d’atterrir à Banda Aceh en Indonésie sur la route des Maldives à destination de Singapour. Les rapports suggèrent que l’on a ordonné à l’avion de se poser car il n’aurait pas eu l’autorisation de survol correcte, mais aussi parce qu’il aurait dû faire un atterrissage d’urgence car ces réserves de carburant étaient devenues faibles » (ce ne serait pas la première fois qu’un avion-espion US oublie de remplir son réservoir, en effet…). Les avions ont été surnommés « Wolfhounds » (chien-loup). L’avion détenu quelque temps par les autorités indonésiennes portait le numéro… 13075… (photo Tribune News, ci-contre), preuve que les 328 de l’Air Force déguisés en avions civils sont plusieurs (ici il a été photographié le 15 mars 2013 au Bangladesh). Ici à l’atterrissage le N°92106, avec une immatriculation provisoire qui semble avoir été rapportée sous forme d’adhésif et non peinte. Ici, le 03026 photographié le 1er juin 2013 à Larnaca, à Chypre. Là le 13031, qui s’appelle aussi N975EF chez les civils… déclaré comme appartenant alors à Sierra Nevada. L’avion provenait en 2011 de chez Dornier où il s’intitulait D-CAAF, Dornier qui l’avait racheté à DANA Nigeria, où il était immatriculé 5N-DOZ. Ici encore le 53058 vu à Stuttgart en août 2013. Et en sus le 03068 à Lajes, aux Acores le 14 avril 2012, repéré comme étant auparavant le N565EF. : « un avion déjà vu plusieurs fois ici, note le spotteur). Ces avions-espions ont vraiment débarqué partout !!!

328 bis libyeCes avions bien particuliers (ici une autre vue du même appareil qu’au début de cet article, toujours en Libye) ont tous subi une mise à niveau chez une entreprise spécialisée, qui bénéficie de la manne du Pentagone depuis des années, Sierra Nevada Corporation. A noter que sur 17 avions, 15 ont été fournis par le groupe allemand Dornier, qui est allé les chercher  parmi les 110 construits dans des entreprises civiles disséminées dans le monde, et deux seulement ont été acquis directement par Sierra Nevada. Les cousins du Dash 8 du Centcom destinés à la surveillance sont équipés d’un radar doppler multi-mode construit par  la firme israélienne Elta, d’Israël, et emportent un système FLIR Star SAFIRE III à vision Infra-Rouge, installé près du bossage gauche du logement de train d’atterrissage. Ces avions emportent aussi également un scanner infrarouge, et peuvent emporter des équipements électroniques supplémentaires grâce à une ouverture – de secours- sous l’appareil et la porte de charge large, qui coulisse en vol (pour les parachutages par exemple). Sierra Nevada est en fait aujourd’hui le propriétaire des droits de fabrication ce type d’avion, qui a connu une carrière plus que sinueuse. Le Dornier 328 a en effet dernier lui une histoire mouvementée en termes de propriété de l’entreprise. Le programme a d’abord débuté chez Dornier, avant d’être repris par Fairchild Dornier, puis par AvCraft qui aussi acheté les droits de production du 328JET après  que Fairchild Dornier se soit effondré en décembre 2002. C’est ensuite Support Services GmbH qui avait repris le contrôle des droits de production en 2006, et c’est finalement SNC qui en a hérité en rachetant la firme allemande en février dernier seulement.

dornier desertspecial ops en civilA gauche, ce qui est descendu du Dornier en Libye : on peut constater que les militaires US des Spécial Ops savent parfaitement se déguiser en mercenaires… brouillant encore un peu plus les pistes, avec leur avion lui aussi peint de couleurs civiles…. Si SNC s’est intéressé au 328, ce n’est pas un hasard. Elle s’est lancée dans la recherche spatiale, et dans la réalisation d’un vaisseau fabriqué en composite,  le « Star Chaser« , à partir d’un ancien projet de chez Boeing (le HL-20, jamais finalisé). Se faisant, la firme a suivi les traces d’une firme bien plus grande qu’elle. La particularité du D-328 est en effet aussi d’exister en deux versions: une à turbopropulseurs est une à réacteurs. Celle-ci s’appelle C-146, car elle remplace dans l’armée US les petits C-145, ces anciens Antonov STOL fabriqués en Pologne, qui ont été retirés du service en juin dernier. Des U-28A Skytruck, basés au 318th Special Operations Squadron, aperçus eux au… Mali. Or ces fameux 146, s’ils ont été construits encore de manière traditionnelle pourraient bientôt se voir fabriquer de tout autre manière. Tout est parti d’une conférence donnée le 10 avril 2012 par Peter D. Dornier, le CEO de Lindauer Dornier GmbH, l’entreprise d’aviation bien connue de Lindau en Bavière, qui avait alors prononcé cette phrase étrange « the (Textile) Empire strikes back » lors d’une conférence, où il expliquait le virage important pris par la firme allemande : « depuis le premier gros avion tout métal en 1916 jusqu’au premier avion à réaction produit en masse avec des composants en fibre de carbone dans sa structure primaire en 1973, Dornier a toujours été un pionnier dans l’utilisation de nouveaux matériaux de conception légère. Son histoire unique en aviation comme dans la production de de machines textiles et plastiques lui a permis  d’avoir une vue inspirée et visionnaire dans les développements matériels des 100 dernières années et au-delà… »

x55_1

… »Aujourd’hui, Lindauer Dornier GmbH situé à Lindau, Bavière, est une entreprise familiale qui produit exclusivement « made in Germany », ne fabrique plus de pièces d’aéronefs, mais c’est un leader du marché technologique dans les systèmes de tissage pour les textiles techniques ainsi que pour les grandes tissages polyester bi-orienté et pour films polypropylène. Ayant fait partie du groupe Dornier GmbH jusqu’en 1985, Lindauer DORNIER GmbH a livré ses premiers métiers à tisser dans l’industrie des composites en fibre de carbone il ya déjà 40 ans lors du lancement de deux projets aérospatiaux importants – le Dornier- Dassault « Alpha Jet » et le programme de satellite Dornier  » Aeros « . Depuis lors – et surtout ces cinq dernières années – un nombre sans cesse croissant d’entreprises ont pénétré ce marché en pleine croissance, qui est principalement alimenté aujourd’hui par de nouvelles applications de fibre de carbone (FC) dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’automobile et de l’énergie du vent. Les composites, ayant un rapport résistance-poids plus de 10 fois supérieur par rapport aux matériaux métalliques comme l’acier ou même l’aluminium, donnent des perspectives prometteuses pour la conception de structures légères à venir, comme les automobiles, les trains, les camions et les plus grandes éoliennes ou les plus puissantes turbines, aidant en cela à réduire les émissions de CO2″.

328 composite

Ce virage, a été récupéré, à l’évidence. Et ce qui est sidérant de constater, c’est que la firme Dornier, devenu tôt le pionnier des matériaux composites en aviation, n’a pas eu le temps de les transmettre à son unité de fabrication d’aviation. Mais une autre firme, américaine, s’en est chargée à sa place. C’est en effet Lockheed-Martin et son célèbre atelier des Skunk Works qui en 2007 a commencé à réfléchir à un « Advanced Composite Cargo Aircraft (ACCA) », à savoir un avion-cargo au fuselage fait entièrement de carbone, en réalisant une coque de… Dornier 328 à réaction, quel hasard, entièrement dans ce matériau. Il y a gros à parier que les chercheurs de Dornier y avaient pensé avant : elle avait fabriqué l’original et était devenue reine de la production de composites. Le but recherché outre le gain de poids étant la facilité de fabrication : l’avion en composite n’a plus que 300 pièces structurelles pour son fuselage, contre 3 000 en métal et environ 4 000 rivets contre 40 000 à poser !! Ici un reportage sur sa construction et son changement de hangar pour recevoir son aile (en aluminium). On peut voir que le modèle présente en prime une rampe d’accès arrière que ne possède pas le modèle classique. Là, on peut admirer son premier vol. L’appareil sorti des ateliers est devenu le X-55A, comme modèle expérimental, et il a volé pour la première fois le 2 juin 2009. Après cinq ans d’essais, l’avion immatriculé N807LM a été déposé pour y être exposé au Joe Davies Heritage Airpark de Palmdale, en Californie, au milieu d’autres cellules beaucoup plus anciennes, dont le 747 porteur de navette de la NASA. Il n’y risque pas de rouiller, en tout cas. Restera-t-il comme une tentative réussie mais difficile à reproduire à grande échelle, ou bien aura-t-il servi à élaborer des techniques permettant de traiter de gros volumes de composites capables de reproduire rapidement des modèles d’avions jusqu’ici fabriqués de façon traditionnelle ? L’avenir le dira, ou plutôt la firme qui détient les brevets de Dornier le dira…

19945997872_a7ec94a8d7Car pour le C-146, un 328 Jet, donc; ça a été la même chose que pour la gamme des 328 : le N3220U à livrée grise militaire (ici à droite, en photo prise au Smith Reynolds Airport, et là vu de l’arrière) n’est autre que l’ancien TF-NPA blanc et doré de Icejet-Landsflug, l’ex D-BDXC, le modèle 3220 de production : c’est le dernier produit, car depuis la chaîne de production a été arrêtée, à moins que SNC, détenteur des plans, n’arrive à la relancer, comme on l’a laissé entendre. Pour cela, c’est simple; il lui faut trouver des partenaires. Et dans la famille Ozmen, c’est vite trouvé. C’est ainsi que l’on a appris récemment, le 3 juillet 2015, via notamment le magazine Air et Cosmos que c’était comme si c’était déjà fait :  « l’entreprise américaine Sierra Nevada Corporation (SNC) annonce la création d’une filiale turque, TRJet Havacilik Teknolojileri Anonim Sirketi (TRJet), basée à Ankara et chargée du développement et de la production d’un avion régional turc, le T/TRJ328.  Cette annonce rentre dans le cadre du programme national d’avion régional turc. Le maître d’œuvre de ce programme s’appelle Savunma Teknolojileri Mühendislik ve Ticaret A.S. (STM). Plusieurs partenaires locaux, dont Turkish Aerospace Industries (TAI), participeront en tant que sous-traitants. Eren-Ozmen-John-Travolta_0-da31eL’avion turc sera un dérivé de l’avion de transport Dornier 328, un bituropropulseur construit dans les années 1990 à une centaine d’exemplaires par Dornier Luftfahrt. Le rachat de Dornier par l’américain Fairchild en 1996 a permis le développement d’une version 328JET (deux turboréacteurs PW306), dont 83 exemplaires ont été vendus. Dans un premier temps seront fabriquées les versions TRJ328 (jet) et T328 (turboprop) de 32 sièges. L’étude du TRJ628 offrant une capacité de 70 places sera lancée en parallèle. Il est prévu que le TRJ328 effectue son premier vol dans le courant de l’année 2019. La version 70 places devrait voir sa conception terminée en 2020, avec un premier vol projeté en 2023. » Le magazine ayant vite trouvé pourquoi donc la Turquie : « pourquoi SNC, plus connu actuellement pour sa proposition d’avion spatial Dream Chaser, s’intéresse-t-il à l’avion régional turc ? Elément de réponse : les propriétaires de SNC, le couple Eren et Fatih Ozmen, respectivement présidente et directeur général de l’entreprise, sont d’origine turque ». Et ils savent y faire, question image de réussite industrielle… et financière, à se faire prendre le portrait avec les stars d’Hollywood…

Antonov_An-178_UR-EXPLes prochains soldats américains déguisés en civils descendront-ils de jets eux aussi déguisés en civils, venus de en Turquie, et fabriqués en matériaux composites ??? En face, on se bouscule aussi pour en vendre, des avions-cargos à tout faire de taille moyenne, mais fabriqués de manière conventionnelle, encore. Embraer a sorti son KC-390, et les russes eux-mêmes sont présents avec l’arrivée inattendu de l’An-178, qui a fière allure. Un An-148 civil amélioré, qui a volé pour la première fois le 7 mai dernier et qui est annoncé déjà à 30 exemplaires pour l’Arabie Saoudite. L’appareil ressemble fort au Dornier 328… Comme quoi aussi les russes ne font pas que des vieux coucous (euh, l’An-148 provient en fait du de Antonov-74TK-300D, une version de l’An-74 dont on avait déplacé les réacteurs vers le bas de l’aile, l’avion étant lui même déjà dérivé de lAn-72 apparu en…1977 !!!).

GhostofMomo

(1) e répertoire des 17 appareils Dornier 328 de l’armée US (plus deux de Sierra Nevada Corporation) : à noter un avion qui a été.. belge, et sappelait même le Paloma Blanca !

11-3013 ex N645HM (Sierra Nevada), Berry Aviation lsd, Great Plains AL lsd,United Expr-Air Wisconsin,Lone Star AL lsd ex N355PH (Horizon Air )

11-3016 ex N941EF (Sierra Nevada)  ex 5N-SAG (DANA Nigeria)

11-3026 ex N929EF (Sierra Nevada)  ex 5N-IEP DANA-Dornier Avtn Nigeria

11-3031  ex N975EF  (Sierra Nevada) ex 5N-DOZ DANA Nigeria ret ex D-CDXL Dornier/Avcraft

11-3040 ex N340LS (Sierra Nevada)  ex United Express-Air Wisconsin ex N340LS Lone Star AL

12-3047 ex N347EF (Sierra Nevada) ex OY-NCASun-Air of Scandinavia lsd ex US AW Expr-PSA AL nn

12- 3050 ex N355EF (Sierra Nevada) ex D-CIRK (Cirrus AL) ex N350AD (United Express-Air Wisconsin) ex G-BYHF (Suckling AW) ex N350AD (Lone Star AL) ex D-CAOT (Dornier rr)

95-3058 ex N570EF (Sierra Nevada) ex D-CIRE (Cirrus AL) ex N440JS (US AW Expr-PSA AL nn, USAir Ex/Jetstream Int AL)

12-3060 ex N360EF (Sierra Nevada) ex D-CAAJ (RVB AF1 B) ex OO-ELI (ASL-Air Service Liège) et ex PH-SOX (Solid-Air)

paloma blanca10-3068 ex N565EF (Sierra Nevada) et ex N458PS (US AW Expr-PSA AL)

10-3070 ex 5N-DOW (DANA Nigeria ret) ex OY-NCS (Sun-Air of Scandinavia ret, Loganair slsd, Sun-Air of Scandinavia lsd) ex N459PS  (US AW Expr-PSA AL)

11-3075 ex N953EF (Sierra Nevada) ex US Border Guard, ex D-CIRL (Cirrus AL)

10-3077 ex N577EF (Sierra Nevada) ex D-CIRA  (Cirrus AL lsd) ex Air Switzerland lsd, Swisswings tfd,  ex HB-AEJ (KLM Alps), ex N328CP (Monsanto) ex D-CHIC (Suckling AW lsd), ex HC-BXP (Club Vuelos Int Priv),

10-3085 ex N385EF (Sierra Nevada) Cirrus AL ret, Air Dolomiti lsd, Cirrus AL, ex D-COSA (Cosmos Air)

97-3091 ex N391EF  (Sierra Nevada) ex D-CIRQ (Cirrus AL), ex TF-CSA (City Star AL slsd), Suckling AW lsd, Eagle Air lsd, CityStar AL ex D-CPRU (Minerva AL)

97-3093 ex N545EF (Sierra Nevada) ex D-CIRT (Cirrus AL) ex TF-CSB (City Star AL slsd), Air Alps lsd, ex D-CPRV (Minerva AL)

10-3097 ex N307EF (Sierra Nevada), Cirrus AL, Excellent Air lsd, Euromanx lsd, ex  D-CPRW (Minerva AL)

11-3104 ex N907EF (Sierra Nevada) ex OY-NCD (Sun-Air of Scandinavia rr), Sun-Air of Scandinavia ex D-CIAA (Dornier Luftfahrt GmbH)

99-3106 ex N525EF (Sierra Nevada) ex OY-NCE (Sun-Air of Scandinavia rr), Sun-Air of Scandinavia ex D-CPRY (Minerva)

(2) un simple numéro permet de remonter la filière : c’est ainsi que j’avais trouvé celle des avions suisses Pilatus transformés en avions espions en Afrique; à Ouagadougou, au Burkina Faso  : il m’avait permis, déjà de retrouver la famille Ozmen !!!

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-victor-jara-a-guantanamo-la-129816

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Hommage aux bénévoles de la SNSM

  La main tendue du fond de la bîme … Il était une fois deux ...